Maspalomas
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Ufuk K

629 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juin 2026
"Maspalomas" bien noté par la critique, qui a obtenu 9 nominations aux Goya Awards dont 1 victoire est un drame espagnol qui touche au cœur. Les réalisateurs basques Jose Mari Goenaga et Aitor Arregi proposent un film à la fois moderne, trash et sensible, qui explore la vie d'un homme de 76 ans, ouvertement gay, forcé de se cacher à nouveau après son entrée en EHPAD suite à un AVC. José Ramón Soroiz (récompensé aux Goya Awards comme meilleur acteur) livre une performance remarquable, soutenue par d'excellents seconds rôles. J'ai apprécié l'histoire et l'univers du film pour leur résonance avec la situation des personnes âgées dans la communauté gay et la quête désespérée de jeunesse d'un homme confronté à la déchéance.
norman06

433 abonnés 1 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2026
Un très touchant portrait sur l'homosexualité au troisième âge. Utilisant le contraste de décors et décrivant des personnages complexes et nuancés, le film est une réussite totale.
Direct-actu.fr

410 abonnés 588 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2026
Maspalomas est un film rare sur les écrans contemporains. Rare par son sujet, rare par son protagoniste, mais surtout rare par son regard profondément humain sur une génération qui a vécu une grande partie de son existence entre silence, compromis et adaptation permanente. À travers Vicente, homme âgé installé depuis des années aux Canaries, le récit explore la manière dont une identité peut continuer à se construire bien après l'âge où la société estime généralement que tout est déjà joué.

Un film de réconciliation. On trouve l'alignement entre qui l'on est et ce qu'on veut. Difficile d'être soi-même dans une Espagne conservatrice. Le monde change avec les générations, mais les anciennes ont un pied entre deux mondes. En somme : passer d'une prison au paradis et se retrouver en prison à commencer à devoir vivre avec soi-même.

Cette idée traverse l'ensemble du récit. Le film ne parle pas uniquement d'homosexualité. Il interroge plus largement la manière dont les normes sociales s'inscrivent durablement dans les individus. Même lorsque les lois changent, même lorsque la société paraît plus ouverte, certaines peurs demeurent. Elles deviennent des réflexes, parfois invisibles, qui accompagnent les personnages pendant des décennies.

L'une des grandes forces de Maspalomas réside dans son refus de réduire son personnage principal à une fonction narrative ou à un symbole. Vicente apparaît comme un homme complexe, traversé par des contradictions, des regrets et des aspirations qui dépassent largement la seule question de son orientation sexuelle. Le film montre comment les choix passés continuent d'influencer les relations familiales, la manière d'aimer, de se raconter et d'occuper sa place parmi les autres.

Cette réflexion s'étend également au rapport entre générations. Les plus jeunes héritent souvent de libertés conquises par ceux qui les ont précédés, sans toujours mesurer le prix humain de ces avancées. Le récit rappelle avec finesse que derrière chaque droit acquis se trouvent des parcours individuels marqués par la peur du rejet, l'isolement ou l'effacement de soi.

À cela s'ajoute une réflexion particulièrement pertinente sur le vieillissement. Le film refuse les représentations habituelles d'une vieillesse privée de désir, d'élan ou de transformation personnelle. Au contraire, il montre que les questionnements identitaires ne disparaissent jamais complètement. Ils changent simplement de forme au fil du temps.

Porté par l'interprétation remarquable de José Ramón Soroiz, Maspalomas propose ainsi un regard sensible sur la liberté, l'acceptation de soi et le poids des héritages sociaux. Une œuvre qui parle d'homosexualité, certes, mais qui touche surtout à quelque chose de profondément universel : la difficulté d'habiter pleinement sa propre vie.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

239 abonnés 1 563 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2026
Vincente, à la retraite, vit la vie hédoniste dont il a rêvée aux Canaries.
Mais une hospitalisation va devoir le faire re-rentrer dans le placard dont il était sorti 25 ans auparavant.
Une œuvre salvatrice qui n’a pas peur de filmer les corps flétris, quelque soit leur orientation sexuelle et qui parle aussi de ces vies gâchées par la société, par le regard de l’autre ou par la peur tout simplement.
Un joli film plein de tendresse et émouvant.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

193 abonnés 629 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 juin 2026
Ai vu « Maspalomas » des réalisateurs basques espagnols Aitor Arregi et Jose Mari Goenaga. Décidément le cinéma espagnol est en plein essor actuellement de par la quantité mais surtout la qualité de sa production qui est distribuée en France. « Maspolomas » est un film d’une grande intensité et qui propose de développer un sujet totalement inédit dans l’histoire du cinéma. Vicente, 75 ans, vit son homosexualité tardive à Maspalomas , ville balnéaire des Canaries. Il partage ses journées entre la plage naturiste, les bars gays où il retrouve des copains et les boites de nuit très achalandées. Suite à un AVC, Vicente est placé par sa fille, dans une maison de retraite médicalisée. Du jour au lendemain, Vicente se retrouve ré-enfermé dans le placard dans lequel il a vécu pendant 50 ans car il lui est impossible de parler de son homosexualité dans ce type de structure où la sexualité est uniquement hétéro-normative… et encore ! Avec énormément de délicatesse, de subtilité et d’ellipses, le film nous surprend à multiples reprises tant son scénario est inventif et imprévisible. Le film est aussi politique et relate à travers Vicente, la génération des baby boomers qui a ouvert les voix de la visibilité et de la revendication, (de plus dans une Espagne pré-franquiste) qui a subit de plein fouet l’épidémie du Sida et qui s’est battue également pour le mariage pour tous. Cette génération d’octogénaire, au moment de la perte d’autonomie doit presque faire un « coming inside » et redevenir invisible. Cette situation dramatique est filmée avec légèreté, un certain humour et beaucoup de tendresse. José Ramon Soroiz qui est de tout les plans est fascinant et son interprétation remarquable. Vicente doit faire face à son passé, mettre des mots sur ses silences, ses peurs, ses absences auprès de sa fille Nerea (Nagore Aranburu). Il faut noter aussi la belle présence de Kandido Uranga dans le très beau rôle de Xanti. Un film qui fait profondément du bien et qui ose mettre de très belles images sur la vieillesse dans le milieu gay qui est encore un énorme tabou encore de nos jours.
Aubert T.
Aubert T.

148 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2026
Grande simplicité de la narration, personnages qui existent vraiment, le film offre à comprendre ce qu'est l'invisibilité des gays vieillissants.
Humaniste et émouvant.
brunocinoche
brunocinoche

142 abonnés 1 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2026
un film juste et touchant sur un septuagénaire homosexuel qui doit de nouveau se confronter au regard des autres. c est reussi et toujours juste car bien écrit. mais l atout principal du film est l acteur principal, omniprésent et vraiment attachant.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 678 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2026
Sea, sex and sun and…

Les noms des deux réalisateurs, Aitor Arregi et José Mari Goenaga, de ce superbe drame ne trompent pas, il s’agit d’un film basque, en langue basque. 115 minutes superbes qui vous arrachent le cœur et les larmes. Sous le soleil brûlant de Maspalomas, aux îles Canaries, Vicente savoure depuis vingt-cinq ans une retraite insouciante. Mais un accident l’arrache à son paradis. Rapatrié à Donostia, il est placé par sa fille dans une maison de repos où le temps semble figé et où ressurgissent les fantômes du passé. À nouveau contraint de masquer son identité, une seule idée l’obsède : s’évader… et retrouver la liberté de Maspalomas. Au-delà du sujet de la sexualité des personnes âgées, on s’attache à la relation père / fille, nourrie de non-dits et de rancœur. Un film à voir absolument avec les avertissements d’usage.
Une station balnéaire située au sud de l'île de Grande Canarie, est un haut lieu du tourisme LGBTQ+. Son carnaval est célèbre, tout comme celui de Sitges en Catalogne. Après 20 minutes dans ce cadre réservé à la fête et au sexe, qui fait beaucoup penser à l’atmosphère de L’inconnu du lac de Guiraudie, l’histoire bascule vers un tout autre décor et une histoire beaucoup plus intime et dramatique. Relation père / fille houleuse, contexte du Covid qui se répand, viennent s’ajouter à la thématique première. Enfin, se se confronter au tabou de l’homosexualité chez les séniors, était un défi relevé ici, haut la main, avec beaucoup de délicatesse, bien que souvent sur le fil du rasoir. Le film ose franchement, d'emblée, sans choquer, sans provoquer, mais sans hésiter et c’est là qu’il excelle.
Le film a été cité 9 fois aux Goya, - les César ibériques – et l’acteur principal, José Ramón Soroiz, a reçu le prix du meilleur acteur pour ce rôle écrasant qu’il assume tout en finesse et en nuances. Mais, Nagore Aranburu, Kandido Uranga et Kepa Inasti ne sont pas en reste. Le spectateur est pris par la main, l'empathie nous envahi et c’est le sentiment qui prédomine largement. Vicente est incroyablement humain, sympathique, faible et fort et beau malgré son âge. Un vrai coup de cœur pour une réelle prouesse. Sans jamais rien céder à la facilité ou à la simplification, ce film brise le tabou de la sexualité des personnes âgées. Et un immense acteur…
Christian RZ
Christian RZ

101 abonnés 368 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juillet 2026
Cmme on peut s’y attendre c’est une vie un peu sinistre que celle de ce vieil homosexuel solitaire ,  pas tout à fait représentatif du genre car il est non seulement veuf mais pourvu d’une fille acariâtre qui ne veut que son bien…
Jerome
Jerome

50 abonnés 214 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2026
Une histoire délicate et émouvante jouée avec finesse, pudeur et sensibilité par de trés bons acteurs.
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juin 2026
Un film étonnant qui aborde beaucoup de sujets sensibles avec beaucoup de finesse et un scénario remarquable qui évite toutes les facilités du genre.
Vince
Vince

50 abonnés 79 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2026
Vu en avant-première au Festival du Cinéma Espagnol de Nantes, Maspalomas comporte de belles idées, porté par une belle interprétation, mais ne parvient pas à aller au-delà du sujet, qui reste malheureusement en surface. Une belle scène de fin toutefois !
Mélany T
Mélany T

49 abonnés 859 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2026
La mise en scene est soignée et le recit très beau et singulier. Il est dommage que des longueurs conséquentes fassent jour notamment vers la fin. L'ensemble reste joli, intelligent et émouvant.
Domvill
Domvill

44 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juillet 2026
Le film débute par des scènes de dragues homos dans les buissons qui bordent une plage naturiste ...et se termine au même endroit après que le personnage principal ait fait tout un cheminement ..après avoir fait un avc en pleine partouze, il est pris en charge par sa fille et se retrouve dans un epad.
cette partie est effectivement la plus intéressante et la mieux décrite elle souleve les non dits et les ruptures familiales. pourtant on arrive pas à trouver ce personnage sympathique: autocentre, replié sur lui même , narcisse incapable de se projeter vers l'autre , obsédé par sa quête du sexe...
Laurencesarah
Laurencesarah

35 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juillet 2026
J’avais vraiment envie d’aimer ce film, mais je ressors frustrée :)
Malgré une belle photographie, des jeux d’acteurs formidables, un sujet triplement passionnant: la liberté de choix de son orientation sexuelle, la vie des gens tres âgés et la norme sociale, les non-dits familiaux, il y a cependant des choses qui clochent dans ce film. Une certaine mauvaise foi sur le monde gay. Ce vieux monsieur bedonnant de 76 ans n’est jamais rejeté par tous ces hommes gays beaux jeunes sexy bienveillants, si bienveillants jamais dans le jugement… Le sujet aurait été plus profond s’il se cognait aussi à cette réalité de la fin de la séduction. Aussi, je ne sais pas si les 15/20 premières minutes de porno étaient nécessaires pour le propos du film. Puis la fille, que le film regarde dans sa douleur en la méprisant grossièrement.
Dans un genre similaire, mais plus fin et plus drôle, j’avais adoré Swan Song, une pure merveille ()
Dommage pour Maspalomas, qui semble manquer de peu ses divers objectifs.
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