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Adelme D.Otrante
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3,5
Publiée le 2 juillet 2026
Vincente, à la retraite, vit la vie hédoniste dont il a rêvée aux Canaries. Mais une hospitalisation va devoir le faire re-rentrer dans le placard dont il était sorti 25 ans auparavant. Une œuvre salvatrice qui n’a pas peur de filmer les corps flétris, quelque soit leur orientation sexuelle et qui parle aussi de ces vies gâchées par la société, par le regard de l’autre ou par la peur tout simplement. Un joli film plein de tendresse et émouvant.
Ai vu « Maspalomas » des réalisateurs basques espagnols Aitor Arregi et Jose Mari Goenaga. Décidément le cinéma espagnol est en plein essor actuellement de par la quantité mais surtout la qualité de sa production qui est distribuée en France. « Maspolomas » est un film d’une grande intensité et qui propose de développer un sujet totalement inédit dans l’histoire du cinéma. Vicente, 75 ans, vit son homosexualité tardive à Maspalomas , ville balnéaire des Canaries. Il partage ses journées entre la plage naturiste, les bars gays où il retrouve des copains et les boites de nuit très achalandées. Suite à un AVC, Vicente est placé par sa fille, dans une maison de retraite médicalisée. Du jour au lendemain, Vicente se retrouve ré-enfermé dans le placard dans lequel il a vécu pendant 50 ans car il lui est impossible de parler de son homosexualité dans ce type de structure où la sexualité est uniquement hétéro-normative… et encore ! Avec énormément de délicatesse, de subtilité et d’ellipses, le film nous surprend à multiples reprises tant son scénario est inventif et imprévisible. Le film est aussi politique et relate à travers Vicente, la génération des baby boomers qui a ouvert les voix de la visibilité et de la revendication, (de plus dans une Espagne pré-franquiste) qui a subit de plein fouet l’épidémie du Sida et qui s’est battue également pour le mariage pour tous. Cette génération d’octogénaire, au moment de la perte d’autonomie doit presque faire un « coming inside » et redevenir invisible. Cette situation dramatique est filmée avec légèreté, un certain humour et beaucoup de tendresse. José Ramon Soroiz qui est de tout les plans est fascinant et son interprétation remarquable. Vicente doit faire face à son passé, mettre des mots sur ses silences, ses peurs, ses absences auprès de sa fille Nerea (Nagore Aranburu). Il faut noter aussi la belle présence de Kandido Uranga dans le très beau rôle de Xanti. Un film qui fait profondément du bien et qui ose mettre de très belles images sur la vieillesse dans le milieu gay qui est encore un énorme tabou encore de nos jours.
Grande simplicité de la narration, personnages qui existent vraiment, le film offre à comprendre ce qu'est l'invisibilité des gays vieillissants. Humaniste et émouvant.
un film juste et touchant sur un septuagénaire homosexuel qui doit de nouveau se confronter au regard des autres. c est reussi et toujours juste car bien écrit. mais l atout principal du film est l acteur principal, omniprésent et vraiment attachant.
Les noms des deux réalisateurs, Aitor Arregi et José Mari Goenaga, de ce superbe drame ne trompent pas, il s’agit d’un film basque, en langue basque. 115 minutes superbes qui vous arrachent le cœur et les larmes. Sous le soleil brûlant de Maspalomas, aux îles Canaries, Vicente savoure depuis vingt-cinq ans une retraite insouciante. Mais un accident l’arrache à son paradis. Rapatrié à Donostia, il est placé par sa fille dans une maison de repos où le temps semble figé et où ressurgissent les fantômes du passé. À nouveau contraint de masquer son identité, une seule idée l’obsède : s’évader… et retrouver la liberté de Maspalomas. Au-delà du sujet de la sexualité des personnes âgées, on s’attache à la relation père / fille, nourrie de non-dits et de rancœur. Un film à voir absolument avec les avertissements d’usage. Une station balnéaire située au sud de l'île de Grande Canarie, est un haut lieu du tourisme LGBTQ+. Son carnaval est célèbre, tout comme celui de Sitges en Catalogne. Après 20 minutes dans ce cadre réservé à la fête et au sexe, qui fait beaucoup penser à l’atmosphère de L’inconnu du lac de Guiraudie, l’histoire bascule vers un tout autre décor et une histoire beaucoup plus intime et dramatique. Relation père / fille houleuse, contexte du Covid qui se répand, viennent s’ajouter à la thématique première. Enfin, se se confronter au tabou de l’homosexualité chez les séniors, était un défi relevé ici, haut la main, avec beaucoup de délicatesse, bien que souvent sur le fil du rasoir. Le film ose franchement, d'emblée, sans choquer, sans provoquer, mais sans hésiter et c’est là qu’il excelle. Le film a été cité 9 fois aux Goya, - les César ibériques – et l’acteur principal, José Ramón Soroiz, a reçu le prix du meilleur acteur pour ce rôle écrasant qu’il assume tout en finesse et en nuances. Mais, Nagore Aranburu, Kandido Uranga et Kepa Inasti ne sont pas en reste. Le spectateur est pris par la main, l'empathie nous envahi et c’est le sentiment qui prédomine largement. Vicente est incroyablement humain, sympathique, faible et fort et beau malgré son âge. Un vrai coup de cœur pour une réelle prouesse. Sans jamais rien céder à la facilité ou à la simplification, ce film brise le tabou de la sexualité des personnes âgées. Et un immense acteur…
Cmme on peut s’y attendre c’est une vie un peu sinistre que celle de ce vieil homosexuel solitaire ,  pas tout à fait représentatif du genre car il est non seulement veuf mais pourvu d’une fille acariâtre qui ne veut que son bien…
Vu en avant-première au Festival du Cinéma Espagnol de Nantes, Maspalomas comporte de belles idées, porté par une belle interprétation, mais ne parvient pas à aller au-delà du sujet, qui reste malheureusement en surface. Une belle scène de fin toutefois !
La mise en scene est soignée et le recit très beau et singulier. Il est dommage que des longueurs conséquentes fassent jour notamment vers la fin. L'ensemble reste joli, intelligent et émouvant.
Le film débute par des scènes de dragues homos dans les buissons qui bordent une plage naturiste ...et se termine au même endroit après que le personnage principal ait fait tout un cheminement ..après avoir fait un avc en pleine partouze, il est pris en charge par sa fille et se retrouve dans un epad. cette partie est effectivement la plus intéressante et la mieux décrite elle souleve les non dits et les ruptures familiales. pourtant on arrive pas à trouver ce personnage sympathique: autocentre, replié sur lui même , narcisse incapable de se projeter vers l'autre , obsédé par sa quête du sexe...
J’avais vraiment envie d’aimer ce film, mais je ressors frustrée :) Malgré une belle photographie, des jeux d’acteurs formidables, un sujet triplement passionnant: la liberté de choix de son orientation sexuelle, la vie des gens tres âgés et la norme sociale, les non-dits familiaux, il y a cependant des choses qui clochent dans ce film. Une certaine mauvaise foi sur le monde gay. Ce vieux monsieur bedonnant de 76 ans n’est jamais rejeté par tous ces hommes gays beaux jeunes sexy bienveillants, si bienveillants jamais dans le jugement… Le sujet aurait été plus profond s’il se cognait aussi à cette réalité de la fin de la séduction. Aussi, je ne sais pas si les 15/20 premières minutes de porno étaient nécessaires pour le propos du film. Puis la fille, que le film regarde dans sa douleur en la méprisant grossièrement. Dans un genre similaire, mais plus fin et plus drôle, j’avais adoré Swan Song, une pure merveille () Dommage pour Maspalomas, qui semble manquer de peu ses divers objectifs.
Il est tout de même assez rare dans le cinéma d'atteindre ce niveau de perfection scénaristique, tant sont bien abordés tous les aspects du personnage de ce vieil homo obligé par accident à retourner dans le placard dont il avait réussi à sortir au prix de bien des sacrifices. C'est à la fois tendre, cru, joyeux et nostalgique, superbement interprété et réalisé de mains de maîtres. Et surtout, il me semble que cette belle histoire ne pourrait se passer nulle part ailleurs qu'en Espagne, tant ce pays est en avance sur tous les sujets touchant aux droits LGBTQIA+ A voir les yeux et surtout l'esprit ouverts.
Encore un film sur l’homosexualité cachée chez les personnes âgées. On y suit un homme vivant aux Canaries, placé dans une maison de retraite loin de son lieu de vie, contraint de dissimuler à nouveau son orientation. José Ramón Soroiz Ormazabal incarne avec une grande justesse cette existence pénible : l’arrivée en institution, cacher son orientation et affronter ses démons, notamment une famille qu’il a abandonnée depuis longtemps. Aitor Arregi et José Mari Goenaga traitent ce sujet avec délicatesse, dans la lignée des films de Ray Yeung (Tout ira bien, Un printemps à Hong Kong). Ils offrent une approche sensible de vies souvent éloignées de notre quotidien et nous invitent à mieux accepter les différences.
original, touchant, cependant quelques longueurs et quelques petits manques dans le scénario qui coupent un peu l'émotion. mais on suit l'histoire et les aventures de ce retraité avec beaucoup de tendresse et d'empathie.