La Gifle
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Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2026
Quand une gifle bouscule la vie d'une petite famille. Difficile maintenant d’avoir des secrets quand la fille d’un couple peut tout voir et entendre.

Un film allemand original, entre sérieux et humour noir. Les sujets qui sont abordés c’est la confiance. Cette gifle qui va mettre à mal cette confiance.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2026
Scénario solide et original. La vie de Julia et Tobias bascule lorsque leur fille reçoit une gifle par l’une de ses amies. Cette dernière va déclencher une phénomène à peine croyable : celui de voir et d’entendre tout ce que ses parents font et disent. C’est drôle, grinçant, sarcastique. Une belle réussite.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2026
Marielle a douze ans. Fille unique, elle est élevée par ses deux parents, Julia et Tobias, quadragénaires englués dans la routine de la conjugalité. Une gifle reçue par une amie de collège confère à Marielle un pouvoir télépathique étonnant : elle possède désormais le don de se glisser dans la tête de ses parents. Julia et Tobias n'y croient pas mais sont bien obligés d'admettre l'incroyable vérité. Désormais, chacun de leurs faits et gestes est connu de leur fille.

Quelle est la part de petits secrets que nous cachons chaque jour à ceux qui nous sont le plus proches et auxquels nous lie pourtant un pacte tacite de vérité et de transparence ? "La Gifle" (traduction bien maladroite, qui introduit une confusion avec le film de Claude Pinoteau de 1974 qui avait révélé Isabelle Adjani au cinéma, de "Was Marielle weiß") gratte là où ça fait mal.

Tout part d'un postulat qui emprunte au fantastique ou au surnaturel. Mais le scénario ne creuse pas cette voie-là, n'expliquant pas comment Marielle a acquis ce don encombrant ni comment elle pourrait s'en débarrasser. Il n'exploite pas non plus la voie comique qui, pourtant, aurait pu donner lieu à des développements assez cocasses. On imagine ce qu'un tel postulat aurait donné dans un film français avec Christian Clavier dans le rôle du père et Isabelle Nanty dans celui de la mère.

On est dans du cinéma germanique. Du dur. Qui m'a rappelé l'âpreté sans concession de "La Salle des profs" (où l'enseignante jouée par Leonie Benesch était confrontée à de délicates questions déontologiques dans son collège) ou de "La Vague". Outre-Rhin, on traite de questions sérieuses : le rapport à la vérité, la confiance, l'intimité, la transparence.

Autant de sujets lourds qui se prêtent mal à des questions simplistes sauf à se contredire. Car, soit l'on considère que le noyau familial, sinon la société toute entière, repose sur un pacte de vérité qui bannit le mensonge. Comment en effet peut-on se faire confiance si l'on se ment ? Mais cette injonction permanente à la sincérité devient vite oppressante, en nous privant de l'intimité minimale dans laquelle ont peut enfouir la part indicible de petits secrets qui rythment nos vies quotidiennes : mesquineries et incivilités, sentiments peu charitables pour autrui, vexations subies qu'on aurait honte d'ébruiter, pensées concupiscentes... Soit on accepte cette part inviolable d'intimité et de secrets et on renonce à exiger, dans notre cercle le plus intime, une confiance absolue qui constitue, à bon droit, une exigence fondamentale de la vie en commun.

La façon dont ces questions très abstraites sont mises en scène est particulièrement réussie. Dès la première scène, lorsque Marielle évoque à ses parents ce qu'elle a vu de leurs journées, ceux-ci nient car Marielle évoque des situations qu'ils veulent cacher à leur conjoint : Julia fume en cachette et flirte avec un collègue de bureau tandis que Tobias ne supporte pas de voir son autorité au travail remise en cause par l'un de ses collaborateurs. Julia et Tobias sont, dans leur for intérieur, obligés d'admettre que leur fille possède un don télépathique ; mais ils en sont empêchés sauf à admettre à leur conjoint des comportements qu'ils lui cachent.

Les mêmes situations se reproduisent pendant tout le film et sont particulièrement complexes : si ma fille pré-adolescente sait ce que je fais à chaque instant de ma journée et sait que je le sais, comment mon propre comportement va-t-il être modifié ? Que dois-je m'interdire de faire que je ne faisais pas jusque-là ?

J'ai particulièrement aimé la fin du film. J'hésite à en parler car cela m'obligerait [attention spoiler] à évoquer la thérapie mise en œuvre par Julia et Tobias pour débarrasser Marielle de ses pouvoirs. Mais cette thérapie fonctionne. Ou, du moins, et c'est là que le scénario est drôlement malin, Marielle prétend qu'elle a fonctionné. Ment-elle ? Ses parents n'en savent rien et sont donc conduits à se comporter sans savoir si leur fille continue ou non à se glisser dans leur tête.
P.Collet
P.Collet

9 abonnés 54 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 mars 2026
Puissamment soporifique, ce film à la narration très mollassonne, à l'image moche et aux personnages repoussants n'a qu'un seul intérêt : les quatuors de Beethoven dont on entend quelques extraits ça et là, comme des respirations avant de replonger dans le marécage glauque de cette histoire.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2026
Après avoir reçu une claque une lycéenne développe des dons télépathiques et se met à entendre tout ce que ses parents disent.
Et que devient une famille allemande quand plus rien ne peut être secret, soit elle se met à parler français, soit elle implose.
Une « comédie » froide comme les eaux de la Spree en janvier qui nous montre que les faux-semblants et les mensonges amènent l’harmonie, même de façade, plus que la vérité.
Fox
Fox

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2026
comédie allemande à l'humour grinçant, divertissante et satyrique sur l'hypocrisie des relations familiales
JDTF
JDTF

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mars 2026
Le concept est plus fort que le film. Drame bourgeois qui se laisse regarder mais qui s'essouffle au bout d'un moment tout de même.
Teemu10
Teemu10

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2026
Film original et intelligent sur les secrets qui gangrènent le couple et sur l'utilisation des enfants pour régler nos comptes d'adultes. Ai adoré! Vu en AVP
Olivier
Olivier

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2026
Une satyre du couple ultra originale dans son concept et très divertissante pour une fois. Le réalisateur réussi à manier humour et cruauté en parrallèle avec brio!
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2026
Même s'il connaît par instant un petit soucis de rythme c'est là un bon film de Frédéric Hambalek original et incisif qui fait preuve de cynisme aussi . La question est pertinente , à titre perso je paierai cher pour avoir ce Don , et dans sa conclusion cela reste en suspends . Peut-être , peut-être pas ....
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2026
C’est parait-il lorsqu’on lui a montré un babyphone équipé d’une caméra que le réalisateur allemand Frédéric Hambalek a commencé à se sentir troublé par la recherche d’un contrôle permanent de certains parents sur leurs enfants et qu’a germé en lui l’idée d’un film inversant le processus avec un enfant qui serait en état de surveiller H24 les faits et gestes de ses parents. C’est en cherchant avant tout à tirer parti du potentiel comique de la situation que Frédéric Hambalek a choisi de traiter ce contexte à la fois comique et dramatique. Certes, on ne passe pas son temps à éclater de rire à la vision de "La gifle" mais le film arrive à prodiguer aux spectateurs un certain nombre de moments savoureux. Et puis, surtout, ce film sur le mensonge en général et sur ceux au sein d’un couple en particulier ne peut que nous amener à réfléchir sur nos propres mensonges, qu’ils soient par omission ou par travestissement délibéré d’une vérité que l’on connait. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique t film. Film vu aux Rencontres Cinématographiques de Cannes.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
Avec La Gifle, Frédéric Hambalek propose un film à la fois étrange et intimiste, construit autour d’une idée simple, mais profondément dérangeante. Une adolescente développe soudain la capacité de percevoir tout ce que ses parents disent et font. Ce phénomène inexpliqué bouleverse immédiatement l’équilibre du foyer et transforme la maison familiale en espace où plus rien ne peut réellement rester secret.

Julia (Julia Jentsch) et Tobias (Felix Kramer) forment un couple apparemment stable, installé dans une vie confortable et organisée. Pourtant, lorsque leur fille Marielle (Laeni Geiseler) semble percevoir en permanence leurs paroles et leurs gestes, le quotidien bascule. Cette intrusion involontaire détruit progressivement l’espace d’intimité qui existait entre eux. Le couple se retrouve alors confronté à une situation paradoxale, continuer à vivre normalement tout en sachant que chaque phrase, chaque murmure, chaque geste peut être entendu.

Le film glisse ainsi du fantastique vers un drame familial de plus en plus oppressant. Ce qui pourrait n’être qu’un dispositif surnaturel devient un révélateur des tensions et des fragilités qui traversent la cellule familiale. Les parents cherchent d’abord à comprendre ce qui se produit. Mais face à l’absence d’explication et à l’impossibilité de contrôler ce phénomène, ils doivent peu à peu modifier leur manière de vivre.

Frédéric Hambalek construit alors un dispositif narratif très particulier. La maison familiale devient un espace acoustique où la parole elle-même se transforme en danger. Les discussions ordinaires, les confidences ou les désaccords deviennent impossibles. Les parents apprennent progressivement à réduire leurs paroles, puis à communiquer autrement. Les gestes, les regards et les silences remplacent peu à peu les conversations.

Cette transformation du langage constitue l’un des axes les plus intéressants du film. La disparition progressive de la parole ne modifie pas seulement la communication, elle transforme aussi la manière dont les personnages pensent et agissent. Dans une famille, l’intimité repose en grande partie sur ce qui peut rester invisible ou inaudible. Lorsque cette frontière disparaît, les relations doivent se réinventer.

Le film explore également la question de la vie privée dans un sens plus large. Dans nos sociétés contemporaines, la surveillance et l’exposition permanente deviennent de plus en plus courantes. La Gifle transpose cette inquiétude dans l’espace familial. Le regard qui observe n’est plus celui d’une technologie ou d’un inconnu, mais celui d’un enfant, ce qui rend la situation encore plus troublante.

Pour tenter de recréer un espace d’intimité, Julia et Tobias vont même chercher des stratégies inattendues, notamment en utilisant une langue étrangère comme refuge temporaire. Mais cette solution reste fragile et rappelle en permanence que l’équilibre initial du foyer a disparu.

L’atmosphère du film devient progressivement lourde et inconfortable. Le spectateur assiste à la transformation d’une famille qui tente de préserver un minimum d’intimité dans un environnement où tout semble désormais perceptible. Frédéric Hambalek construit ainsi un récit discret, presque expérimental, où le silence devient un véritable langage.

La Gifle repose sur une idée forte et sur une ambiance maîtrisée, même si l’évolution du récit peut parfois sembler prévisible. Le film trouve néanmoins un relief particulier grâce à l’interprétation intense de la jeune Laeni Geiseler, dont la présence donne une véritable tension à cette étrange expérience familiale.

Vu en projection de presse début Février 2026
PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mars 2026
Intéressante cette idée d'utiliser un élément fantastique pour explorer les rapports des membres d'une famille. Mais bon, c'est lent comme un film allemand peut l'être. Ce n'est en rien une comédie.
paclo
paclo

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 mars 2026
Aucun intérêt. L'intrigue n'est pas crédible. c'est ennuyeux au possible. perte de temps. Jolie maison contemporaine cependant
emmanuel d.
emmanuel d.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mars 2026
Film regardé en avant première surprise Au Régency. Très prenant et intéressant À découvrir des que possible.
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