La Gifle
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Jean d'O
Jean d'O

22 abonnés 83 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2026
Malgré une apparente simplicité, « la gifle » se révèle très profond dans ce que ça raconte. Cest souvent très drôle ; l’humour employé vient nous surprendre à de multiples reprises. Les acteurs et les actrices sont toutes et tous tres justes. Une belle surprise à ne pas manquer
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2026
Avec son postulat de départ à la limite du fantastique et, en même temps, ludique, La Gifle ouvre un champ des possibles narratif étendu. Pour son deuxième long métrage, le réalisateur allemand Frédéric Hambalek choisit la comédie plutôt que le drame, mais de manière acide et cruelle, aux confins d'un absurde à la fois réjouissant et malaisant que n'aurait pas renié les Yórgos Lánthimos ou Ruben Ôstlund des débuts et que l'on retrouve aussi dans quelques films scandinaves récents (Sous hypnose). Il y a une certaine jubilation à voir le renversement des valeurs dans une petite famille, à savoir que cette fois, c'est une fille de 12 ans qui a accès à la vie cachée de ses parents, et non l'inverse. Voici les adultes piégés dans leurs mensonges quotidiens et leurs lâchetés, sous le regard forcément évaluateur et sans concession de leur rejeton. Dans une mise en scène très sobre, mais avec des interprètes à haute intensité, le film nous accroche à une intrigue rebondissante qui nous renvoie à notre état de voyeur, autant honteux qu'un tantinet pervers. La question est de savoir vers quelle destination s'achemine ce récit sarcastique et goguenard. Le dénouement, pour une fois, ne déçoit pas. Ouvert, jusqu'à un certain point et aussi bien narquois que nimbé de tendresse maladroite.
Yann C.
Yann C.

31 abonnés 74 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 janvier 2026
vu en compétition au festival Premiers Plans d'Angers 2026. idée de depart intéressante, quelques situations cocasses, puis... on finit par s'ennuyer, ca tient pas la route, l'impression que le réal ne sait plus quoi faire de ses personnages
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2026
Was Marielle weiß

C’est le titre original – ce que sait Marielle -, du film étrange et dérangeant de l’allemand Frédéric Hambalek. Pendant 86 minutes de comédie acide et cruelle, il tient le spectateur en haleine de manière très originale. Marielle, la fille de 12 ans de Julia et Tobias, Marielle développe des capacités télépathiques, l'équilibre au sein de la famille commence alors à vaciller. Avec son postulat de départ à la limite du fantastique et, en même temps, ludique, ce film ouvre un champ des possibles narratif insondable. Il y a du Yórgos Lánthimos ou Ruben Ôstlund dans ce film. Une découverte.
Il y a une certaine jubilation à voir le renversement des valeurs dans une petite famille, à savoir que cette fois, ce sont les parents qui sont piégés dans leurs mensonges quotidiens et leurs petites – ou grandes – lâchetés. Mise en scène sobre, interprétation sous haute tension, histoire à rebondissements, tout ici nous renvoie sans pitié à notre état de voyeur, aussi honteux que pervers. Le dénouement de ce récit sarcastique et goguenard, pour une fois, ne nous déçoit pas. Si vous aimez les fins ouvertes, vous allez aimer le tout dernier plan.
On reparlera sans aucun doute de la jeune Laeni Geiseler, qui nous propose ici déjà une sacrée performance. Mais le couple Julia Jentsch / Felix Kramer est lui aussi excellent. Les seconds rôles sont également défendus avec force et talent. Du très bon cinéma allemand, qui, et je m’en réjouis, fais de nouveau parler de lui avec des films remarquables comme Au rythme de Véra, La disparition de Josef Mengele ou Amrun, une enfance allemande. A voir.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2026
Marielle a douze ans. Fille unique, elle est élevée par ses deux parents, Julia et Tobias, quadragénaires englués dans la routine de la conjugalité. Une gifle reçue par une amie de collège confère à Marielle un pouvoir télépathique étonnant : elle possède désormais le don de se glisser dans la tête de ses parents. Julia et Tobias n'y croient pas mais sont bien obligés d'admettre l'incroyable vérité. Désormais, chacun de leurs faits et gestes est connu de leur fille.

Quelle est la part de petits secrets que nous cachons chaque jour à ceux qui nous sont le plus proches et auxquels nous lie pourtant un pacte tacite de vérité et de transparence ? "La Gifle" (traduction bien maladroite, qui introduit une confusion avec le film de Claude Pinoteau de 1974 qui avait révélé Isabelle Adjani au cinéma, de "Was Marielle weiß") gratte là où ça fait mal.

Tout part d'un postulat qui emprunte au fantastique ou au surnaturel. Mais le scénario ne creuse pas cette voie-là, n'expliquant pas comment Marielle a acquis ce don encombrant ni comment elle pourrait s'en débarrasser. Il n'exploite pas non plus la voie comique qui, pourtant, aurait pu donner lieu à des développements assez cocasses. On imagine ce qu'un tel postulat aurait donné dans un film français avec Christian Clavier dans le rôle du père et Isabelle Nanty dans celui de la mère.

On est dans du cinéma germanique. Du dur. Qui m'a rappelé l'âpreté sans concession de "La Salle des profs" (où l'enseignante jouée par Leonie Benesch était confrontée à de délicates questions déontologiques dans son collège) ou de "La Vague". Outre-Rhin, on traite de questions sérieuses : le rapport à la vérité, la confiance, l'intimité, la transparence.

Autant de sujets lourds qui se prêtent mal à des questions simplistes sauf à se contredire. Car, soit l'on considère que le noyau familial, sinon la société toute entière, repose sur un pacte de vérité qui bannit le mensonge. Comment en effet peut-on se faire confiance si l'on se ment ? Mais cette injonction permanente à la sincérité devient vite oppressante, en nous privant de l'intimité minimale dans laquelle ont peut enfouir la part indicible de petits secrets qui rythment nos vies quotidiennes : mesquineries et incivilités, sentiments peu charitables pour autrui, vexations subies qu'on aurait honte d'ébruiter, pensées concupiscentes... Soit on accepte cette part inviolable d'intimité et de secrets et on renonce à exiger, dans notre cercle le plus intime, une confiance absolue qui constitue, à bon droit, une exigence fondamentale de la vie en commun.

La façon dont ces questions très abstraites sont mises en scène est particulièrement réussie. Dès la première scène, lorsque Marielle évoque à ses parents ce qu'elle a vu de leurs journées, ceux-ci nient car Marielle évoque des situations qu'ils veulent cacher à leur conjoint : Julia fume en cachette et flirte avec un collègue de bureau tandis que Tobias ne supporte pas de voir son autorité au travail remise en cause par l'un de ses collaborateurs. Julia et Tobias sont, dans leur for intérieur, obligés d'admettre que leur fille possède un don télépathique ; mais ils en sont empêchés sauf à admettre à leur conjoint des comportements qu'ils lui cachent.

Les mêmes situations se reproduisent pendant tout le film et sont particulièrement complexes : si ma fille pré-adolescente sait ce que je fais à chaque instant de ma journée et sait que je le sais, comment mon propre comportement va-t-il être modifié ? Que dois-je m'interdire de faire que je ne faisais pas jusque-là ?

J'ai particulièrement aimé la fin du film. J'hésite à en parler car cela m'obligerait [attention spoiler] à évoquer la thérapie mise en œuvre par Julia et Tobias pour débarrasser Marielle de ses pouvoirs. Mais cette thérapie fonctionne. Ou, du moins, et c'est là que le scénario est drôlement malin, Marielle prétend qu'elle a fonctionné. Ment-elle ? Ses parents n'en savent rien et sont donc conduits à se comporter sans savoir si leur fille continue ou non à se glisser dans leur tête.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2026
C’est parait-il lorsqu’on lui a montré un babyphone équipé d’une caméra que le réalisateur allemand Frédéric Hambalek a commencé à se sentir troublé par la recherche d’un contrôle permanent de certains parents sur leurs enfants et qu’a germé en lui l’idée d’un film inversant le processus avec un enfant qui serait en état de surveiller H24 les faits et gestes de ses parents. C’est en cherchant avant tout à tirer parti du potentiel comique de la situation que Frédéric Hambalek a choisi de traiter ce contexte à la fois comique et dramatique. Certes, on ne passe pas son temps à éclater de rire à la vision de "La gifle" mais le film arrive à prodiguer aux spectateurs un certain nombre de moments savoureux. Et puis, surtout, ce film sur le mensonge en général et sur ceux au sein d’un couple en particulier ne peut que nous amener à réfléchir sur nos propres mensonges, qu’ils soient par omission ou par travestissement délibéré d’une vérité que l’on connait. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique t film. Film vu aux Rencontres Cinématographiques de Cannes.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
Avec La Gifle, Frédéric Hambalek propose un film à la fois étrange et intimiste, construit autour d’une idée simple, mais profondément dérangeante. Une adolescente développe soudain la capacité de percevoir tout ce que ses parents disent et font. Ce phénomène inexpliqué bouleverse immédiatement l’équilibre du foyer et transforme la maison familiale en espace où plus rien ne peut réellement rester secret.

Julia (Julia Jentsch) et Tobias (Felix Kramer) forment un couple apparemment stable, installé dans une vie confortable et organisée. Pourtant, lorsque leur fille Marielle (Laeni Geiseler) semble percevoir en permanence leurs paroles et leurs gestes, le quotidien bascule. Cette intrusion involontaire détruit progressivement l’espace d’intimité qui existait entre eux. Le couple se retrouve alors confronté à une situation paradoxale, continuer à vivre normalement tout en sachant que chaque phrase, chaque murmure, chaque geste peut être entendu.

Le film glisse ainsi du fantastique vers un drame familial de plus en plus oppressant. Ce qui pourrait n’être qu’un dispositif surnaturel devient un révélateur des tensions et des fragilités qui traversent la cellule familiale. Les parents cherchent d’abord à comprendre ce qui se produit. Mais face à l’absence d’explication et à l’impossibilité de contrôler ce phénomène, ils doivent peu à peu modifier leur manière de vivre.

Frédéric Hambalek construit alors un dispositif narratif très particulier. La maison familiale devient un espace acoustique où la parole elle-même se transforme en danger. Les discussions ordinaires, les confidences ou les désaccords deviennent impossibles. Les parents apprennent progressivement à réduire leurs paroles, puis à communiquer autrement. Les gestes, les regards et les silences remplacent peu à peu les conversations.

Cette transformation du langage constitue l’un des axes les plus intéressants du film. La disparition progressive de la parole ne modifie pas seulement la communication, elle transforme aussi la manière dont les personnages pensent et agissent. Dans une famille, l’intimité repose en grande partie sur ce qui peut rester invisible ou inaudible. Lorsque cette frontière disparaît, les relations doivent se réinventer.

Le film explore également la question de la vie privée dans un sens plus large. Dans nos sociétés contemporaines, la surveillance et l’exposition permanente deviennent de plus en plus courantes. La Gifle transpose cette inquiétude dans l’espace familial. Le regard qui observe n’est plus celui d’une technologie ou d’un inconnu, mais celui d’un enfant, ce qui rend la situation encore plus troublante.

Pour tenter de recréer un espace d’intimité, Julia et Tobias vont même chercher des stratégies inattendues, notamment en utilisant une langue étrangère comme refuge temporaire. Mais cette solution reste fragile et rappelle en permanence que l’équilibre initial du foyer a disparu.

L’atmosphère du film devient progressivement lourde et inconfortable. Le spectateur assiste à la transformation d’une famille qui tente de préserver un minimum d’intimité dans un environnement où tout semble désormais perceptible. Frédéric Hambalek construit ainsi un récit discret, presque expérimental, où le silence devient un véritable langage.

La Gifle repose sur une idée forte et sur une ambiance maîtrisée, même si l’évolution du récit peut parfois sembler prévisible. Le film trouve néanmoins un relief particulier grâce à l’interprétation intense de la jeune Laeni Geiseler, dont la présence donne une véritable tension à cette étrange expérience familiale.

Vu en projection de presse début Février 2026
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2026
Même s'il connaît par instant un petit soucis de rythme c'est là un bon film de Frédéric Hambalek original et incisif qui fait preuve de cynisme aussi . La question est pertinente , à titre perso je paierai cher pour avoir ce Don , et dans sa conclusion cela reste en suspends . Peut-être , peut-être pas ....
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2026
Après avoir reçu une claque une lycéenne développe des dons télépathiques et se met à entendre tout ce que ses parents disent.
Et que devient une famille allemande quand plus rien ne peut être secret, soit elle se met à parler français, soit elle implose.
Une « comédie » froide comme les eaux de la Spree en janvier qui nous montre que les faux-semblants et les mensonges amènent l’harmonie, même de façade, plus que la vérité.
PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mars 2026
Intéressante cette idée d'utiliser un élément fantastique pour explorer les rapports des membres d'une famille. Mais bon, c'est lent comme un film allemand peut l'être. Ce n'est en rien une comédie.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 février 2026
Ce film allemand qui est une sorte de psycho-drame atypique d’un couple avec leur fille, m’a paru d’un intérêt plutôt moyen. Avec des situations pas très vraisemblables, on a un peu de mal à adhérer aux intentions du réalisateur. Le mélange du genre fantastique avec les analyses psychologiques du sujet traité ne font pas bon ménage et l’ennui nous guette.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 24/02/2026 au Club 13 à PARIS)
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2026
Scénario solide et original. La vie de Julia et Tobias bascule lorsque leur fille reçoit une gifle par l’une de ses amies. Cette dernière va déclencher une phénomène à peine croyable : celui de voir et d’entendre tout ce que ses parents font et disent. C’est drôle, grinçant, sarcastique. Une belle réussite.
Nitnelav
Nitnelav

15 abonnés 150 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2026
Vu en avant-première dans le cadre du Festival Premiers Plans d’Angers, La gifle s’inscrit dans la veine des grandes comédies scandinaves, naviguant avec aisance entre rire et malaise, ironie sociale et introspection.

Le film séduit par son refus de juger ses personnages, préférant faire émerger les contradictions à travers une mécanique comique précise, faite de silences, de regards gênés et de situations délicieusement incongrues. Derrière son postulat fantastique, il propose un regard lucide et souvent drôle sur les faux-semblants du quotidien.

Si l’ensemble reste parfois un peu sage dans ses enjeux, La gifle convainc par la finesse de ses dialogues, sa direction d’acteurs nuancée et son humour qui dérange autant qu’il amuse. Une comédie intelligente, subtilement grinçante, qui laisse une impression durable.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 480 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2026
Quand une gifle bouscule la vie d'une petite famille. Difficile maintenant d’avoir des secrets quand la fille d’un couple peut tout voir et entendre.

Un film allemand original, entre sérieux et humour noir. Les sujets qui sont abordés c’est la confiance. Cette gifle qui va mettre à mal cette confiance.
P.Collet
P.Collet

9 abonnés 54 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 mars 2026
Puissamment soporifique, ce film à la narration très mollassonne, à l'image moche et aux personnages repoussants n'a qu'un seul intérêt : les quatuors de Beethoven dont on entend quelques extraits ça et là, comme des respirations avant de replonger dans le marécage glauque de cette histoire.
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