Ce film allemand qui est une sorte de psycho-drame atypique d’un couple avec leur fille, m’a paru d’un intérêt plutôt moyen. Avec des situations pas très vraisemblables, on a un peu de mal à adhérer aux intentions du réalisateur. Le mélange du genre fantastique avec les analyses psychologiques du sujet traité ne font pas bon ménage et l’ennui nous guette.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 24/02/2026 au Club 13 à PARIS)
C’est le titre original – ce que sait Marielle -, du film étrange et dérangeant de l’allemand Frédéric Hambalek. Pendant 86 minutes de comédie acide et cruelle, il tient le spectateur en haleine de manière très originale. Marielle, la fille de 12 ans de Julia et Tobias, Marielle développe des capacités télépathiques, l'équilibre au sein de la famille commence alors à vaciller. Avec son postulat de départ à la limite du fantastique et, en même temps, ludique, ce film ouvre un champ des possibles narratif insondable. Il y a du Yórgos Lánthimos ou Ruben Ôstlund dans ce film. Une découverte. Il y a une certaine jubilation à voir le renversement des valeurs dans une petite famille, à savoir que cette fois, ce sont les parents qui sont piégés dans leurs mensonges quotidiens et leurs petites – ou grandes – lâchetés. Mise en scène sobre, interprétation sous haute tension, histoire à rebondissements, tout ici nous renvoie sans pitié à notre état de voyeur, aussi honteux que pervers. Le dénouement de ce récit sarcastique et goguenard, pour une fois, ne nous déçoit pas. Si vous aimez les fins ouvertes, vous allez aimer le tout dernier plan. On reparlera sans aucun doute de la jeune Laeni Geiseler, qui nous propose ici déjà une sacrée performance. Mais le couple Julia Jentsch / Felix Kramer est lui aussi excellent. Les seconds rôles sont également défendus avec force et talent. Du très bon cinéma allemand, qui, et je m’en réjouis, fais de nouveau parler de lui avec des films remarquables comme Au rythme de Véra, La disparition de Josef Mengele ou Amrun, une enfance allemande. A voir.
Malgré une apparente simplicité, « la gifle » se révèle très profond dans ce que ça raconte. Cest souvent très drôle ; l’humour employé vient nous surprendre à de multiples reprises. Les acteurs et les actrices sont toutes et tous tres justes. Une belle surprise à ne pas manquer
Vu en avant-première dans le cadre du Festival Premiers Plans d’Angers, La gifle s’inscrit dans la veine des grandes comédies scandinaves, naviguant avec aisance entre rire et malaise, ironie sociale et introspection.
Le film séduit par son refus de juger ses personnages, préférant faire émerger les contradictions à travers une mécanique comique précise, faite de silences, de regards gênés et de situations délicieusement incongrues. Derrière son postulat fantastique, il propose un regard lucide et souvent drôle sur les faux-semblants du quotidien.
Si l’ensemble reste parfois un peu sage dans ses enjeux, La gifle convainc par la finesse de ses dialogues, sa direction d’acteurs nuancée et son humour qui dérange autant qu’il amuse. Une comédie intelligente, subtilement grinçante, qui laisse une impression durable.
vu en compétition au festival Premiers Plans d'Angers 2026. idée de depart intéressante, quelques situations cocasses, puis... on finit par s'ennuyer, ca tient pas la route, l'impression que le réal ne sait plus quoi faire de ses personnages
Avec son postulat de départ à la limite du fantastique et, en même temps, ludique, La Gifle ouvre un champ des possibles narratif étendu. Pour son deuxième long métrage, le réalisateur allemand Frédéric Hambalek choisit la comédie plutôt que le drame, mais de manière acide et cruelle, aux confins d'un absurde à la fois réjouissant et malaisant que n'aurait pas renié les Yórgos Lánthimos ou Ruben Ôstlund des débuts et que l'on retrouve aussi dans quelques films scandinaves récents (Sous hypnose). Il y a une certaine jubilation à voir le renversement des valeurs dans une petite famille, à savoir que cette fois, c'est une fille de 12 ans qui a accès à la vie cachée de ses parents, et non l'inverse. Voici les adultes piégés dans leurs mensonges quotidiens et leurs lâchetés, sous le regard forcément évaluateur et sans concession de leur rejeton. Dans une mise en scène très sobre, mais avec des interprètes à haute intensité, le film nous accroche à une intrigue rebondissante qui nous renvoie à notre état de voyeur, autant honteux qu'un tantinet pervers. La question est de savoir vers quelle destination s'achemine ce récit sarcastique et goguenard. Le dénouement, pour une fois, ne déçoit pas. Ouvert, jusqu'à un certain point et aussi bien narquois que nimbé de tendresse maladroite.