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Avec Scarlet et l’éternité, Mamoru Hosoda confirme une nouvelle fois son talent unique pour mêler spectacle, émotion et réflexion dans un même élan. Après Les Enfants Loups ou Belle, le cinéaste explore ici un territoire plus sombre, presque crépusculaire, sans jamais renoncer à la poésie qui caractérise son œuvre.
Le film suit Scarlet, princesse déchue dont la vie bascule lorsque son père est assassiné sous ses yeux. Animée par une rage brûlante, elle s’engage dans une quête de vengeance qui la mène jusqu’au Pays des Morts, un univers fascinant et instable, réservé aux âmes incapables de renoncer à leur désir de revanche.
Hosoda déploie ici un récit d’une grande intensité, où la vengeance n’est jamais un simple moteur narratif, mais un véritable poison. Scarlet, loin d’être une héroïne monolithique, évolue constamment entre détermination, doute et perte de repères. Son parcours devient alors autant intérieur que physique, transformant ce voyage en une quête identitaire profondément touchante.
Visuellement, le film impressionne par son ambition. Le Pays des Morts, à la fois chaotique et envoûtant, offre au réalisateur un terrain d’expérimentation graphique saisissant. Les textures, les couleurs et les jeux de lumière traduisent les états émotionnels des personnages, donnant au film une dimension sensorielle forte. Chaque séquence semble repousser les limites de l’animation contemporaine.
Mais au-delà du spectacle, Scarlet et l’éternité interroge des thèmes universels : le deuil, la colère, la mémoire et la capacité à lâcher prise. La menace qui pèse sur ceux qui abandonnent leur quête — devenir « rien » — agit comme une métaphore puissante de la perte de soi.
La mise en scène, fluide et immersive, accompagne parfaitement cette traversée entre les mondes. Hosoda parvient à équilibrer scènes d’action, moments contemplatifs et instants d’émotion pure, offrant une œuvre dense mais toujours lisible.
Le film suit Scarlet, princesse déchue dont la vie bascule lorsque son père est assassiné sous ses yeux. Animée par une rage brûlante, elle s’engage dans une quête de vengeance qui la mène jusqu’au Pays des Morts, un univers fascinant et instable, réservé aux âmes incapables de renoncer à leur désir de revanche.
Hosoda déploie ici un récit d’une grande intensité, où la vengeance n’est jamais un simple moteur narratif, mais un véritable poison. Scarlet, loin d’être une héroïne monolithique, évolue constamment entre détermination, doute et perte de repères. Son parcours devient alors autant intérieur que physique, transformant ce voyage en une quête identitaire profondément touchante.
Visuellement, le film impressionne par son ambition. Le Pays des Morts, à la fois chaotique et envoûtant, offre au réalisateur un terrain d’expérimentation graphique saisissant. Les textures, les couleurs et les jeux de lumière traduisent les états émotionnels des personnages, donnant au film une dimension sensorielle forte. Chaque séquence semble repousser les limites de l’animation contemporaine.
Mais au-delà du spectacle, Scarlet et l’éternité interroge des thèmes universels : le deuil, la colère, la mémoire et la capacité à lâcher prise. La menace qui pèse sur ceux qui abandonnent leur quête — devenir « rien » — agit comme une métaphore puissante de la perte de soi.
La mise en scène, fluide et immersive, accompagne parfaitement cette traversée entre les mondes. Hosoda parvient à équilibrer scènes d’action, moments contemplatifs et instants d’émotion pure, offrant une œuvre dense mais toujours lisible.
J'ai toujours apprécié le travail d'Hosoda que je considère comme l'un des grands noms de l'animation comtemporaine mais, pour la première fois, il m'a déçu. Déjà sur le plan formel, le film, malgré quelques belles images, propose un dessin mêlant 2D et 3D qui ne m'a pas convaincu, certains personnages ayant un design médiocre. Au point de la narration, cette épopée shakespearienne dans le monde des morts n'est jamais totalement mêlant différentes temporalités de manière maladroite, le film opère un déplacement de la médieval fantasy dans un contexte plus contemporain pour raconter en filigrane une certaine histoire de l'humanité. Tout n'est pas raté certes, il y a quelques beaux passages métaphysiques, mais l'ensemble demeure assez ennuyeux.
J’ai adoré. Une réalisation incroyable, c’est vraiment impressionnant visuellement.
L’histoire est simple et certains personnages apparaissent tels des Deus ex Machina mais sincèrement on est transporté dans ce monde et je n’en demande pas plus.
Un très bon moment.
L’histoire est simple et certains personnages apparaissent tels des Deus ex Machina mais sincèrement on est transporté dans ce monde et je n’en demande pas plus.
Un très bon moment.
Je viens de sortir de la séance et je dois dire que je suis très très mitigé …
Point positif : les graphismes sont vraiment beau. Je ne suis pas forcément fan du mélange 2D/3D mais il faut admettre que dans ce film, c’est très bien fait. Certaines idées de mise en scène sont vraiment super aussi.
Point négatif :
- l’univers n’a vraiment ni queue ni tête. Impossible de s’immerger dans ce purgatoire incohérent. Que fais le roi dans ce monde aussi ? Qui est la vielle dame ? D’où viennent les autres personnages ?
- l’évolution psychologique du personnage est trop simpliste … chaque scène est forcé, et ressemble a une multitude de tableau mis bout à bout avec un semblant de fil rouge entre elles.
- le rythme ! Autant au début du film, le rythme est plutôt agréable, autant passé ce passage… on s’ennuie mortellement. D’autant que le film dure plutôt longtemps
- la fin est trop simple … franchement tout ça pour ça ?…
Bref un film beau visuellement, mais qui peine à t’embarquer et à te faire entrer dedans
Point positif : les graphismes sont vraiment beau. Je ne suis pas forcément fan du mélange 2D/3D mais il faut admettre que dans ce film, c’est très bien fait. Certaines idées de mise en scène sont vraiment super aussi.
Point négatif :
- l’univers n’a vraiment ni queue ni tête. Impossible de s’immerger dans ce purgatoire incohérent. Que fais le roi dans ce monde aussi ? Qui est la vielle dame ? D’où viennent les autres personnages ?
- l’évolution psychologique du personnage est trop simpliste … chaque scène est forcé, et ressemble a une multitude de tableau mis bout à bout avec un semblant de fil rouge entre elles.
- le rythme ! Autant au début du film, le rythme est plutôt agréable, autant passé ce passage… on s’ennuie mortellement. D’autant que le film dure plutôt longtemps
- la fin est trop simple … franchement tout ça pour ça ?…
Bref un film beau visuellement, mais qui peine à t’embarquer et à te faire entrer dedans
Aucun sens, aucune logique, une moral édulcoré. C'est jolie mais ça s'arrête là. Les personnages ne sont pas attachants, et change de position au gré du vent
Des paysages immenses, des scènes de foule spectaculaires, des visages filmés au plus près: c’est un vrai feu d’artifice visuel. Mais le film est parfois trop explicatif, et certains personnages restent un peu en surface, ce qui empêche l’émotion de vraiment décoller.
Vu la carrière de Mamoru Hosada, on attendait un sacré banger avec son nouveau film. Pour faire simple, disons que la douche est TIÈDE.
Quand le film débute, on se pense en terrain connu : ce sera une libre adaptation d'Hamlet. Les pions sont placés : après la mort d'Hamlet (le roi, cette fois-ci), sa fille Scarlet cherche à se venger de son oncle Claudius qui l'a fait exécuter.
Le problème, c'est que bien vite on s'éloigne d'Hamlet pour partir dans une toute autre direction confuse.. dans le Royaume des Morts.
Le film pêche précisément à partir de là : des personnages apparaissent sans explication, on nous parle de concepts dont on ne sait rien et qui ne semblent pas liés à cette histoire de vengeance qu'on nous raconte. Fatalement, le film échoue à construire ses enjeux et révèle un vrai ventre mou au milieu du film. On se laisse divertir par quelques fulgurances de mise en scène (assez spéciale d'ailleurs, composée de personnages dessinés et d'un décor 3D presque réaliste) mais on finit par franchement s'ennuyer. Certaines scènes semblent sortir de nulle part (celle clairement spoiler: calquée sur La La Land
est l'exemple le plus absurde de scène difficile à justifier). Sans rien révéler, la fin du film retombe tant bien que mal sur ses pas, notamment grâce à une jolie BO (qu'on entend finalement très peu dans le film, malheureusement) sans réellement casser 3 pattes à un canard.
On finit alors sur une impression mitigée. Le style d'animation assez peu commun, presque "amateur" (qui ne ressemble pas au travail passé très soigné du réalisateur) montre une envie assez nette d'expérimenter visuellement. Dommage que l'histoire, peu aboutie et brouillonne, donne un film tout juste passable sans être catastrophique. Ça fait le travail mais on reste bien loin du Mamoru Hosada qui a réalisé l'excellent "La Traversée du Temps".
Quand le film débute, on se pense en terrain connu : ce sera une libre adaptation d'Hamlet. Les pions sont placés : après la mort d'Hamlet (le roi, cette fois-ci), sa fille Scarlet cherche à se venger de son oncle Claudius qui l'a fait exécuter.
Le problème, c'est que bien vite on s'éloigne d'Hamlet pour partir dans une toute autre direction confuse.. dans le Royaume des Morts.
Le film pêche précisément à partir de là : des personnages apparaissent sans explication, on nous parle de concepts dont on ne sait rien et qui ne semblent pas liés à cette histoire de vengeance qu'on nous raconte. Fatalement, le film échoue à construire ses enjeux et révèle un vrai ventre mou au milieu du film. On se laisse divertir par quelques fulgurances de mise en scène (assez spéciale d'ailleurs, composée de personnages dessinés et d'un décor 3D presque réaliste) mais on finit par franchement s'ennuyer. Certaines scènes semblent sortir de nulle part (celle clairement spoiler: calquée sur La La Land
est l'exemple le plus absurde de scène difficile à justifier). Sans rien révéler, la fin du film retombe tant bien que mal sur ses pas, notamment grâce à une jolie BO (qu'on entend finalement très peu dans le film, malheureusement) sans réellement casser 3 pattes à un canard.
On finit alors sur une impression mitigée. Le style d'animation assez peu commun, presque "amateur" (qui ne ressemble pas au travail passé très soigné du réalisateur) montre une envie assez nette d'expérimenter visuellement. Dommage que l'histoire, peu aboutie et brouillonne, donne un film tout juste passable sans être catastrophique. Ça fait le travail mais on reste bien loin du Mamoru Hosada qui a réalisé l'excellent "La Traversée du Temps".
Incroyablement décevant, j'ai du mal à qualifier ce que je viens de voir. Les dialogues sont pauvres, les scènes parfois sont incohérentes et ne donne pas de sens au film. L'histoire n'est absolument pas travaillée, on dirait que l'on a collé plusieurs morceaux ensemble en espérant créer quelque chose d'homogène. Le graphisme est par moment bâclé, certain personnage aurait pu être dessiné par des enfants (comme le dialogue finalement)
Je me demande comment ce film a pu finir dans un cinéma.
Je me demande comment ce film a pu finir dans un cinéma.
Un film touchant et d'une beauté incroyable, en plus de tous ce dont attend d'un film, des dessins fantastiques( autant personnages que décors ), une histoire originale, un méchant méchant un gentil gentil une héroïne pas niaise, une grosse bestiole stylée, des musiques sympas, des sentiments pas trop lourd et une fin satisfaisante bref un chef d'oeuvre (à voir en famille)
(Une morale un peu "bisounours" mais correctement présentée donc pourquoi pas 路)
(Une morale un peu "bisounours" mais correctement présentée donc pourquoi pas 路)
Ce chef-d'œuvre d'animation japonais est le meilleur de ce réalisateur.
Incroyable en terme de direction artistique (son plus grand point fort) avec des décors et des personnages magnifiques. Incroyable également pour sa cohérence et son scénario. L'idée de mêler Hamlet, donc la littérature britannique classique à l'animation japonaise est pertinente. Autre point fort, la musique. Très belle et mélodieuse.
Il n'y a absolument rien à jeter. Allez voir cette grande merveille.
Incroyable en terme de direction artistique (son plus grand point fort) avec des décors et des personnages magnifiques. Incroyable également pour sa cohérence et son scénario. L'idée de mêler Hamlet, donc la littérature britannique classique à l'animation japonaise est pertinente. Autre point fort, la musique. Très belle et mélodieuse.
Il n'y a absolument rien à jeter. Allez voir cette grande merveille.
Ce film, très classique dans le thème cependant très bien fait, très beau visuellement mise à part...les inévitables (2) morceaux musicaux. J'ai pensé à "Essence" une bd qui traite d'une autre façon du même univers : être mort et après ?
Je viens de voir Scarlet et l’éternité et honnêtement je ne comprends pas vraiment pourquoi certaines critiques ont été si dures. Ce n’est peut-être pas le meilleur film de Mamoru Hosoda, mais ce n’est clairement pas son pire non plus.
Dès le début, le film est très prenant. C’est vraiment le mot qui m’est venu en sortant de la salle. L’histoire tient en haleine et certaines scènes sont même assez difficiles à regarder. On sent que le film aborde des thèmes plus sombres que d’habitude chez Mamoru Hosoda, ce qui peut surprendre, mais c’est aussi ce qui le rend très intéressant.
Visuellement, le film est absolument magnifique. On en prend plein les yeux du début à la fin. Le mélange entre 2D et 3D est parfaitement maîtrisé, au point qu’on finit par ne plus vraiment remarquer les transitions entre les deux styles. Les combats sont impressionnants spoiler: et la scène de danse est sans doute l’un des moments les plus marquants du film.
spoiler: Le monde que Scarlet traverse avant d’atteindre le monde de l’infini est également superbe. J’ai beaucoup aimé les paysages, notamment la mer avec les vagues, qui est très belle, ou encore la jungle, avec des plans vraiment incroyables.
La mise en scène est très immersive : spoiler: la caméra est souvent placée de manière à donner l’impression que l’on marche avec Scarlet, comme si l’on suivait ses pas jusqu’à la porte qui mène au véritable monde de l’infini.
Scarlet est d’ailleurs une héroïne très réussie. Courageuse, déterminée et attachante, on a vraiment envie de la suivre dans son voyage. L’intrigue reste assez simple et le début va peut-être un peu vite, mais cela ne m’a pas dérangée car ce qui compte surtout ici, c’est le parcours de Scarlet et ce qu’elle apprend pendant son voyage.
Le film porte aussi un message que j’ai beaucoup aimé : spoiler: la vengeance ne mène à rien. Elle ne fait que prolonger la violence et faire couler le sang sans fin. Un monde ne peut être en paix que si chacun accepte de faire un pas vers les autres, pardonner et avancer. Le monde des morts le montre bien : ceux qui restent enfermés dans la violence finissent par être rattrapés par leurs actes. Claudio, par exemple, finit par être puni pour tout ce qu’il a fait, notamment par la gigantesque créature dragon qui semble veiller sur cet univers et sanctionner ceux qui ont trop de sang sur les mains
.
Le seul vrai point faible pour moi reste le garçon qui accompagne Scarlet. J’ai trouvé le personnage assez mal écrit et leur relation ne m’a pas particulièrement touchée. spoiler: Leur histoire d’amour m’a même semblé un peu forcée et pas forcément nécessaire pour que le film fonctionne.
Pour moi, ils forment surtout une bonne équipe, mais leur lien ne m’a pas paru aussi évident que le film semble le suggérer.
spoiler: Malgré cela, leur séparation à la fin reste émouvante.
La conclusion est assez logique et cohérente. Je m’en doutais un peu, donc elle ne m’a pas totalement surprise, mais cela reste un moment touchant.
Au final, même si tout n’est pas parfait, j’ai passé un très bon moment devant ce film : visuellement impressionnant, très prenant et porté par une héroïne forte spoiler: et un beau message sur le pardon et la paix.
Dès le début, le film est très prenant. C’est vraiment le mot qui m’est venu en sortant de la salle. L’histoire tient en haleine et certaines scènes sont même assez difficiles à regarder. On sent que le film aborde des thèmes plus sombres que d’habitude chez Mamoru Hosoda, ce qui peut surprendre, mais c’est aussi ce qui le rend très intéressant.
Visuellement, le film est absolument magnifique. On en prend plein les yeux du début à la fin. Le mélange entre 2D et 3D est parfaitement maîtrisé, au point qu’on finit par ne plus vraiment remarquer les transitions entre les deux styles. Les combats sont impressionnants spoiler: et la scène de danse est sans doute l’un des moments les plus marquants du film.
spoiler: Le monde que Scarlet traverse avant d’atteindre le monde de l’infini est également superbe. J’ai beaucoup aimé les paysages, notamment la mer avec les vagues, qui est très belle, ou encore la jungle, avec des plans vraiment incroyables.
La mise en scène est très immersive : spoiler: la caméra est souvent placée de manière à donner l’impression que l’on marche avec Scarlet, comme si l’on suivait ses pas jusqu’à la porte qui mène au véritable monde de l’infini.
Scarlet est d’ailleurs une héroïne très réussie. Courageuse, déterminée et attachante, on a vraiment envie de la suivre dans son voyage. L’intrigue reste assez simple et le début va peut-être un peu vite, mais cela ne m’a pas dérangée car ce qui compte surtout ici, c’est le parcours de Scarlet et ce qu’elle apprend pendant son voyage.
Le film porte aussi un message que j’ai beaucoup aimé : spoiler: la vengeance ne mène à rien. Elle ne fait que prolonger la violence et faire couler le sang sans fin. Un monde ne peut être en paix que si chacun accepte de faire un pas vers les autres, pardonner et avancer. Le monde des morts le montre bien : ceux qui restent enfermés dans la violence finissent par être rattrapés par leurs actes. Claudio, par exemple, finit par être puni pour tout ce qu’il a fait, notamment par la gigantesque créature dragon qui semble veiller sur cet univers et sanctionner ceux qui ont trop de sang sur les mains
.
Le seul vrai point faible pour moi reste le garçon qui accompagne Scarlet. J’ai trouvé le personnage assez mal écrit et leur relation ne m’a pas particulièrement touchée. spoiler: Leur histoire d’amour m’a même semblé un peu forcée et pas forcément nécessaire pour que le film fonctionne.
Pour moi, ils forment surtout une bonne équipe, mais leur lien ne m’a pas paru aussi évident que le film semble le suggérer.
spoiler: Malgré cela, leur séparation à la fin reste émouvante.
La conclusion est assez logique et cohérente. Je m’en doutais un peu, donc elle ne m’a pas totalement surprise, mais cela reste un moment touchant.
Au final, même si tout n’est pas parfait, j’ai passé un très bon moment devant ce film : visuellement impressionnant, très prenant et porté par une héroïne forte spoiler: et un beau message sur le pardon et la paix.
Une belle écriture
Juste ce qu il faut
Un film qui ose sur l’animation, le montage et son approche onirique.
A voir et faites vous votre avis.
Juste ce qu il faut
Un film qui ose sur l’animation, le montage et son approche onirique.
A voir et faites vous votre avis.
"Mamoru Hosoda est un réalisateur confirmé à plus d’un titre. Dans le sillage de l’âge d’or des studios Ghibli de Miyazaki et Takahata, chaque film du cinéaste est attendu avec autant de curiosité que les œuvres de Makoto Shinkai. Son territoire de prédilection reste les relations familiales — Les Enfants loups, Ame et Yuki, Le Garçon et la Bête, Miraï, ma petite sœur — qu’il met au service d’une émotion souvent portée par des personnages adolescents, bousculés entre le réel et le fantastique. On reconnaît aussi son cinéma à ce mélange si particulier entre dessin en 2D et rendu numérique, qui donnait déjà toute sa singularité à Summer Wars et à Belle. C’est cette même signature que l’on retrouve dans Scarlet et l’Éternité, présenté en compétition à la Mostra de Venise en 2025, et qui s’impose comme son œuvre la plus ambitieuse — et la plus clivante."
"Le premier acte s’accroche fidèlement à la monture shakespearienne : décor médiéval danois, récit de vengeance et cycle de violence. Scarlet, ayant échoué à honorer la mémoire de son père, se retrouve à poursuivre son oncle Claudius dans un royaume suspendu entre la vie et la mort. On retient ces images de bras cadavériques qui semblent vouloir attirer l’héroïne dans le néant, tandis qu’elle s’accroche à la vie — mais surtout à son désir de vengeance. Jusqu’ici, le film tient habilement en haleine, chargeant ses scènes de symboles qui trouvent leur pertinence dans une réflexion sur le deuil et ce que signifie réellement mourir."
"Passé cette exposition, le film bascule dans un monde à la fois dangereux et onirique, où Hosoda se donne à cœur joie de mélanger les époques dans un même univers — vivants et morts, passé et futur confondus — où tous convergent vers le sommet d’une montagne censée mener au paradis. C’est l’une des idées les plus fertiles du film, et l’on pense évidemment à Summer Wars, dont le cyberespace servait de révélateur aux tensions familiales. Mais là où Oz était un monde habité, structuré et dramatiquement efficace, ce purgatoire-ci peine à imposer ses propres règles. Le mélange des époques reste une promesse visuelle plus qu’un véritable moteur narratif."
"En somme, Scarlet et l’Éternité reste une œuvre visuellement expressive et thématiquement cohérente avec l’ensemble de son cinéma. Mais c’est un Hosoda qui se cherche — et qui, cette fois, ne se trouve qu’à moitié."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
"Le premier acte s’accroche fidèlement à la monture shakespearienne : décor médiéval danois, récit de vengeance et cycle de violence. Scarlet, ayant échoué à honorer la mémoire de son père, se retrouve à poursuivre son oncle Claudius dans un royaume suspendu entre la vie et la mort. On retient ces images de bras cadavériques qui semblent vouloir attirer l’héroïne dans le néant, tandis qu’elle s’accroche à la vie — mais surtout à son désir de vengeance. Jusqu’ici, le film tient habilement en haleine, chargeant ses scènes de symboles qui trouvent leur pertinence dans une réflexion sur le deuil et ce que signifie réellement mourir."
"Passé cette exposition, le film bascule dans un monde à la fois dangereux et onirique, où Hosoda se donne à cœur joie de mélanger les époques dans un même univers — vivants et morts, passé et futur confondus — où tous convergent vers le sommet d’une montagne censée mener au paradis. C’est l’une des idées les plus fertiles du film, et l’on pense évidemment à Summer Wars, dont le cyberespace servait de révélateur aux tensions familiales. Mais là où Oz était un monde habité, structuré et dramatiquement efficace, ce purgatoire-ci peine à imposer ses propres règles. Le mélange des époques reste une promesse visuelle plus qu’un véritable moteur narratif."
"En somme, Scarlet et l’Éternité reste une œuvre visuellement expressive et thématiquement cohérente avec l’ensemble de son cinéma. Mais c’est un Hosoda qui se cherche — et qui, cette fois, ne se trouve qu’à moitié."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
un avis mitigé sur ce film apparemment complexe et dont le scénario tient en deux lignes...Le film brille un peu par ses contradictions….Il mélange les époques, les endroits, avec une première minute extraordinaire vraiment, et des passages de qualité, il mélange les styles de graphismes, tantôt manga, tantôt Miyazaki, tantôt animation européenne, ce qui s’avère assez désagréable pour l’œil et l’esprit, voire fatiguant…..J’avoue qu’il y a un certain flou dans la réalisation, c’est vaguement beau, c’est vaguement profond ( le synopsis dissuaderai presque le spectateur que je suis, tout est dit, )…..Et pourtant malgré toutes ces critiques, force est de constater que le film trace un délicat sillon, et livre un message bienveillant…..Pas pour les petits en tout cas, je conseille sans insister...Avis mitigé donc.
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