Scarlet et l'éternité
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Paul B
Paul B

89 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2026
Ce chef-d'œuvre d'animation japonais est le meilleur de ce réalisateur.

Incroyable en terme de direction artistique (son plus grand point fort) avec des décors et des personnages magnifiques. Incroyable également pour sa cohérence et son scénario. L'idée de mêler Hamlet, donc la littérature britannique classique à l'animation japonaise est pertinente. Autre point fort, la musique. Très belle et mélodieuse.

Il n'y a absolument rien à jeter. Allez voir cette grande merveille.
Girl F
Girl F

52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2026
Je viens de voir Scarlet et l’éternité et honnêtement je ne comprends pas vraiment pourquoi certaines critiques ont été si dures. Ce n’est peut-être pas le meilleur film de Mamoru Hosoda, mais ce n’est clairement pas son pire non plus.
Dès le début, le film est très prenant. C’est vraiment le mot qui m’est venu en sortant de la salle. L’histoire tient en haleine et certaines scènes sont même assez difficiles à regarder. On sent que le film aborde des thèmes plus sombres que d’habitude chez Mamoru Hosoda, ce qui peut surprendre, mais c’est aussi ce qui le rend très intéressant.
Visuellement, le film est absolument magnifique. On en prend plein les yeux du début à la fin. Le mélange entre 2D et 3D est parfaitement maîtrisé, au point qu’on finit par ne plus vraiment remarquer les transitions entre les deux styles. Les combats sont impressionnants spoiler: et la scène de danse est sans doute l’un des moments les plus marquants du film.

spoiler: Le monde que Scarlet traverse avant d’atteindre le monde de l’infini est également superbe. J’ai beaucoup aimé les paysages, notamment la mer avec les vagues, qui est très belle, ou encore la jungle, avec des plans vraiment incroyables.
La mise en scène est très immersive : spoiler: la caméra est souvent placée de manière à donner l’impression que l’on marche avec Scarlet, comme si l’on suivait ses pas jusqu’à la porte qui mène au véritable monde de l’infini.

Scarlet est d’ailleurs une héroïne très réussie. Courageuse, déterminée et attachante, on a vraiment envie de la suivre dans son voyage. L’intrigue reste assez simple et le début va peut-être un peu vite, mais cela ne m’a pas dérangée car ce qui compte surtout ici, c’est le parcours de Scarlet et ce qu’elle apprend pendant son voyage.
Le film porte aussi un message que j’ai beaucoup aimé : spoiler: la vengeance ne mène à rien. Elle ne fait que prolonger la violence et faire couler le sang sans fin. Un monde ne peut être en paix que si chacun accepte de faire un pas vers les autres, pardonner et avancer. Le monde des morts le montre bien : ceux qui restent enfermés dans la violence finissent par être rattrapés par leurs actes. Claudio, par exemple, finit par être puni pour tout ce qu’il a fait, notamment par la gigantesque créature dragon qui semble veiller sur cet univers et sanctionner ceux qui ont trop de sang sur les mains
.
Le seul vrai point faible pour moi reste le garçon qui accompagne Scarlet. J’ai trouvé le personnage assez mal écrit et leur relation ne m’a pas particulièrement touchée. spoiler: Leur histoire d’amour m’a même semblé un peu forcée et pas forcément nécessaire pour que le film fonctionne.
Pour moi, ils forment surtout une bonne équipe, mais leur lien ne m’a pas paru aussi évident que le film semble le suggérer.
spoiler: Malgré cela, leur séparation à la fin reste émouvante.
La conclusion est assez logique et cohérente. Je m’en doutais un peu, donc elle ne m’a pas totalement surprise, mais cela reste un moment touchant.
Au final, même si tout n’est pas parfait, j’ai passé un très bon moment devant ce film : visuellement impressionnant, très prenant et porté par une héroïne forte spoiler: et un beau message sur le pardon et la paix.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 novembre 2025
Fille d'un roi juste et bon avec son peuple, Scarlet vit une vie de princesse heureuse dans l'Europe du 16e siècle. Lorsque son belliqueux d'oncle prend le pouvoir et assassine son héros, Scarlet jure de se venger à tous prix et d'éliminer le félon et ses sbires. Malheureusement, elle trouve le chemin du monde des morts. En salle le

spoiler: "Scarlet et l'éternité" est un film d'animation correct mais qui ne parvient pas à jouer sur la fibre des émotions comme les volets précédents du réalisateur. L'histoire est inspirée de Hamlet et suit un arc narratif certes moins bordélique que les scénarios originaux comme "Belle" mais on peine à s'attacher aux différents personnages. Ils sont là mais rien ne se passe, ils ne percutent pas le cœur du spectateur, rendant l'ensemble assez insipide finalement.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

109 abonnés 287 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2026
Avec Scarlet et l’éternité, Mamoru Hosoda confirme une nouvelle fois son talent unique pour mêler spectacle, émotion et réflexion dans un même élan. Après Les Enfants Loups ou Belle, le cinéaste explore ici un territoire plus sombre, presque crépusculaire, sans jamais renoncer à la poésie qui caractérise son œuvre.

Le film suit Scarlet, princesse déchue dont la vie bascule lorsque son père est assassiné sous ses yeux. Animée par une rage brûlante, elle s’engage dans une quête de vengeance qui la mène jusqu’au Pays des Morts, un univers fascinant et instable, réservé aux âmes incapables de renoncer à leur désir de revanche.

Hosoda déploie ici un récit d’une grande intensité, où la vengeance n’est jamais un simple moteur narratif, mais un véritable poison. Scarlet, loin d’être une héroïne monolithique, évolue constamment entre détermination, doute et perte de repères. Son parcours devient alors autant intérieur que physique, transformant ce voyage en une quête identitaire profondément touchante.

Visuellement, le film impressionne par son ambition. Le Pays des Morts, à la fois chaotique et envoûtant, offre au réalisateur un terrain d’expérimentation graphique saisissant. Les textures, les couleurs et les jeux de lumière traduisent les états émotionnels des personnages, donnant au film une dimension sensorielle forte. Chaque séquence semble repousser les limites de l’animation contemporaine.

Mais au-delà du spectacle, Scarlet et l’éternité interroge des thèmes universels : le deuil, la colère, la mémoire et la capacité à lâcher prise. La menace qui pèse sur ceux qui abandonnent leur quête — devenir « rien » — agit comme une métaphore puissante de la perte de soi.

La mise en scène, fluide et immersive, accompagne parfaitement cette traversée entre les mondes. Hosoda parvient à équilibrer scènes d’action, moments contemplatifs et instants d’émotion pure, offrant une œuvre dense mais toujours lisible.
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2026
Après un drame familial (d'ores et déjà on sait que Hosoda s'est inspiré de "Hamlet" donc pas de spoilers sur le début du film), Scarlet se retrouve dans une sorte de purgatoire où elle va tenter de finaliser sa vengeance tout en devant lutter contre toutes les autres âmes qui attendent parfois depuis des siècles. Ainsi, une des bonnes idées est que Scarlett peut croiser des personnages d'époques très diverses. Comme souvent avec Hosoda on reste assez bluffé par le graphisme, l'élégance du trait et de l'animation. Les personnages sont magnifiquement dessinés et croqués, dans un univers (le pays des morts) plus basique et convenu. Mais le propos finit par lasser, dans une morale bisounours aussi déconnecté que démago où il faut évidemment comprendre et accepter le pardon plutôt que la vengeance. Bref chères victimes tendez l'autre joue ça va bien se passer. Le soucis surtout c'est que Hosoda est obnubilé parce message au point qu'il n'a rien d'autre à raconter et donc le scénario devient aussi redondant qu'une litanie. Le vrai problème est donc ce pardon, pourquoi pas me direz-vous mais encore faut-il voir la gravité des faits à pardonner et si la Justice passe. Ici pas du tout, les faits sont terribles et tragiques, et pas de Justice pour les puissants donc le pardon est ici carrément l'absolution pour le nouveau roi Claudius.
Site : Selenie
Marie-Noëlle L.
Marie-Noëlle L.

17 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2026
Un film un peu brouillon avec une morale digne d'un mauvais Walt Disney. Vu En Belgique dans une salle namuroise où mon voisin a ronflé la moitié du temps...
jldee
jldee

6 abonnés 177 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2026
change de cap et en même temps reviens à sa base sur ses inspirations.
Un Très beau film avec une multitude de styles visuels.
Ça en déroutera certains et en surprendra d’autres sur la direction empreintée de l’ancien de Madhouse.
On s’ennuie pas et on passe un très bon moment. A voir!
James
James

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mars 2026
Un film touchant et d'une beauté incroyable, en plus de tous ce dont attend d'un film, des dessins fantastiques( autant personnages que décors ), une histoire originale, un méchant méchant un gentil gentil une héroïne pas niaise, une grosse bestiole stylée, des musiques sympas, des sentiments pas trop lourd et une fin satisfaisante bref un chef d'oeuvre (à voir en famille)
(Une morale un peu "bisounours" mais correctement présentée donc pourquoi pas 路)
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2026
Film charnière pour Mamoru Hosoda, qui se met en danger avec ce Scarlet puisant son scénario au sein d'Hamlet. Dans ce qui se veut son film le plus violent (le prologie en 2D traditionnelle pourrait presque passer pour une adaptation de George . Martin), le réalisateur invite ensuite son héroïne vengeresse à un long voyage dans une Terre peuplée par les morts.
Un gigantesque purgatoire donc, mais qui se veut plus qu'un espace mental : la conjonction parfaite entre les vivants et les trépassés, alors qu'un roi despote s'engage dans une Guerre sainte en promettant à son peuple une Terre promise...

De ce canevas riche en évocation Biblique ou contemporaine, Hosoda souhaite traiter le cycle de la vengeance et de la violence avec une réelle candeur. Et c'est là qu'on va lui tomber dessus, tant le récit manque de nuances dzns son propos peace and love... Pour autant, on a toujours connu les films d'Hosoda emprunts d'une sincérité à toute épreuve, et cette pureté d'intention m'a eu encore une fois, notamment via son magnifique épilogue ou une séquence de danse géante.
Malheureusement, on tient son métrage le plus faible pour une raison simple : le duo principal (constituant quasi intégral à la dynamique de tous ses films) est raté. La belliqueuse Scarlet est en effet couplée à un infirmier philanthrope venu de l'époque moderne, qui sera moteur des changements moraux de la princesse. Hors, tout ceci se fait beaucoup trop mécaniquement, et pire : le tout résulte en un vrai manque d'émotion à l'arrivée.
Le bat blesse donc, mais ce Sxarlet jouit tout de même d'un vrai sens de la mise en scène, proposant pugilats impeccablement montés, panoramas grandioses, animation 3D ultra singulière (qui en mettra peut-être certains sur le carreau comme GITS 2) et idées plastiques dingues (ce final au-delà des nuages est de toute beauté).
De plus, la BO est formidable ! De quoi en faire une pioche tout à fait honnête...bien que frustrante !
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 269 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2026
J'ai toujours apprécié le travail d'Hosoda que je considère comme l'un des grands noms de l'animation comtemporaine mais, pour la première fois, il m'a déçu. Déjà sur le plan formel, le film, malgré quelques belles images, propose un dessin mêlant 2D et 3D qui ne m'a pas convaincu, certains personnages ayant un design médiocre. Au point de la narration, cette épopée shakespearienne dans le monde des morts n'est jamais totalement mêlant différentes temporalités de manière maladroite, le film opère un déplacement de la médieval fantasy dans un contexte plus contemporain pour raconter en filigrane une certaine histoire de l'humanité. Tout n'est pas raté certes, il y a quelques beaux passages métaphysiques, mais l'ensemble demeure assez ennuyeux.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 avril 2026
Un film d’animation, pour adultes, beau et poétique qui sait alterner les univers pour mieux représenter cette quête de sagesse et de paix dans ce monde de brutes. Une œuvre imparfaite, qui manque parfois de rythme, mais aux valeurs salutaires.
Orchid
Orchid

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2026
Très beau film, voyage onirique dans le temps, dans la vie comme dans la mort, sous un oeil shakespearien.
LucasL
LucasL

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2025
Vu en avant-première au Carrefour de l’animation, ce qui a rendu l’expérience encore plus marquante. Scarlet de Mamoru Hosoda est une vraie claque visuelle. L’animation est magnifique et suffit presque à porter le film à elle seule.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2026
un avis mitigé sur ce film apparemment complexe et dont le scénario tient en deux lignes...Le film brille un peu par ses contradictions….Il mélange les époques, les endroits, avec une première minute extraordinaire vraiment, et des passages de qualité, il mélange les styles de graphismes, tantôt manga, tantôt Miyazaki, tantôt animation européenne, ce qui s’avère assez désagréable pour l’œil et l’esprit, voire fatiguant…..J’avoue qu’il y a un certain flou dans la réalisation, c’est vaguement beau, c’est vaguement profond ( le synopsis dissuaderai presque le spectateur que je suis, tout est dit, )…..Et pourtant malgré toutes ces critiques, force est de constater que le film trace un délicat sillon, et livre un message bienveillant…..Pas pour les petits en tout cas, je conseille sans insister...Avis mitigé donc.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2026
"Mamoru Hosoda est un réalisateur confirmé à plus d’un titre. Dans le sillage de l’âge d’or des studios Ghibli de Miyazaki et Takahata, chaque film du cinéaste est attendu avec autant de curiosité que les œuvres de Makoto Shinkai. Son territoire de prédilection reste les relations familiales — Les Enfants loups, Ame et Yuki, Le Garçon et la Bête, Miraï, ma petite sœur — qu’il met au service d’une émotion souvent portée par des personnages adolescents, bousculés entre le réel et le fantastique. On reconnaît aussi son cinéma à ce mélange si particulier entre dessin en 2D et rendu numérique, qui donnait déjà toute sa singularité à Summer Wars et à Belle. C’est cette même signature que l’on retrouve dans Scarlet et l’Éternité, présenté en compétition à la Mostra de Venise en 2025, et qui s’impose comme son œuvre la plus ambitieuse — et la plus clivante."

"Le premier acte s’accroche fidèlement à la monture shakespearienne : décor médiéval danois, récit de vengeance et cycle de violence. Scarlet, ayant échoué à honorer la mémoire de son père, se retrouve à poursuivre son oncle Claudius dans un royaume suspendu entre la vie et la mort. On retient ces images de bras cadavériques qui semblent vouloir attirer l’héroïne dans le néant, tandis qu’elle s’accroche à la vie — mais surtout à son désir de vengeance. Jusqu’ici, le film tient habilement en haleine, chargeant ses scènes de symboles qui trouvent leur pertinence dans une réflexion sur le deuil et ce que signifie réellement mourir."

"Passé cette exposition, le film bascule dans un monde à la fois dangereux et onirique, où Hosoda se donne à cœur joie de mélanger les époques dans un même univers — vivants et morts, passé et futur confondus — où tous convergent vers le sommet d’une montagne censée mener au paradis. C’est l’une des idées les plus fertiles du film, et l’on pense évidemment à Summer Wars, dont le cyberespace servait de révélateur aux tensions familiales. Mais là où Oz était un monde habité, structuré et dramatiquement efficace, ce purgatoire-ci peine à imposer ses propres règles. Le mélange des époques reste une promesse visuelle plus qu’un véritable moteur narratif."

"En somme, Scarlet et l’Éternité reste une œuvre visuellement expressive et thématiquement cohérente avec l’ensemble de son cinéma. Mais c’est un Hosoda qui se cherche — et qui, cette fois, ne se trouve qu’à moitié."

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