À pied d'œuvre
Note moyenne
3,7
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259 critiques spectateurs

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Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2026
Dans cette adaptation du livre de Franck Courtès sorti en 2023, Valérie Donzelli s’ attache, comme elle le fait depuis 25 ans, à mélanger subtilement la comédie dramatique et la romance en jouant sur les curseurs avec dextérité admirable, avec un écho à ses propres expériences non caché. D’ ailleurs, on retrouve souvent dans ses réalisations des acteurs fétiches ; c’ est ici le cas pour Paul Marquet que Bastien Bouillon interprète, après des collaborations communes marquantes (« La Guerre est déclarée », « Main dans la main », ou plus avant « Marguerite et Julien ») que nous venons de suivre avec un grand plaisir dans « L’Affaire Bojarski » en inspecteur André Mattéi… ( les hasards du calendrier ). Nous sommes immédiatement emportés dans ce choix de vie que Paul a fait, laissant de côté un métier plus lucratif, et par voie de conséquence, parents, femme et enfants, pour laisser libre cours à sa passion d’ écrire. La caméra accompagne et dissèque cette dégringolade financière et sociale, en toute simplicité, dans cette austérité de vie, où chaque euro compte, sans omettre les sentiments profonds de Paul pour ses enfants éloignés au Canada. Dans un rythme qui ne s’ essouffle jamais, on reste saisi par un comportement docile et opiniâtre, de cet homme qui se débat pour son art. Les choix musicaux ponctuent habilement des scènes telles que « Joe le Taxi » avec Vanessa Paradis, génial, ou avec Serge Reggiani « Le Vieux Couple » adressant une Nostalgie doucereuse… inspirés sans doute par une V Donzelli amusée ! A noter, une jolie prestation de Virginie Ledoyen en Editrice de Paul, ainsi que celle d’ André Marcon en père imperméable. V Donzelli nous régale dans cette dernière réalisation qui fait mouche, encore une fois, à travers l’ intimité de ce personnage touchant dans un choix de vie osé, sobrement endossé et obstinément écrivain…. !!**
Mjoly
Mjoly

2 abonnés 197 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2026
Comment l'acharnement pour la passion de l'écriture peut mener tout droit à la plus grande précarité! On hallucine devant ce type d'appli où le vainqueur est celui qui demande le moins d'argent pour emporter un job, en se disant qu'il est incroyable d'en être arrivé là. Quant à Bastien Bouillon, il est tout à fait excellent. Mais malgré de beaux moments, j'avoue m'être un peu ennuyé, et avoir eu du mal à vibrer...
 brel66
brel66

5 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2026
Quand vous avez vu la bande annonce qui promettait beaucoup, inutile de voir le film en entier : il n’apporte rien de plus !
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2026
Un homme qui gagne bien sa vie en tant que photographe décide de tout plaquer pour l’écriture.
Ce film de Valerie Donzelli parle très bien de ce monde du travail ou avec un téléphone dans la main des micro-jobs micro-payés sont â la portée de tout le monde.
Un semblant de liberté qui conduit à la précarité de travailleurs mises en concurrence.
Et aussi une question que tous les créateurs se posent à un moment : peut-on tout accepter pour vivre de sa passion?
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2026
À pied d’œuvre s’ouvre sur un choix déroutant - scruter un geste discutable, inconsidéré selon son entourage : celui de Paul, photographe installé, qui lâche une position confortable pour écrire sans capital, sans filet (ou presque) en faisant de la précarité le prix d’entrée de son désir. Mais ce geste, le film ne le montre jamais sans trouble. Car la précarité qu’il met en scène est double : vécue, documentée, tirée d’une expérience autobiographique, et en même temps presque fantasmée.

Le premier choix structurant du film tient précisément à cette précarité décidée. Paul n’est pas expulsé du système, il s’en retire. Cette nuance est essentielle mais elle pose aussi problème. Le film désamorce toute lecture misérabiliste, ce qui est salutaire, mais il flirte parfois avec une forme de romantisation de la chute. On sent un désir de justesse mais aussi une retenue excessive dès qu’il s’agit de rendre la matérialité la plus brute de cette condition.

Le film aurait sans doute gagné à aller plus loin dans l’incarnation physique de cette usure. Le corps de Paul fatigue, se contracte, s’épuise, mais le film reste souvent à la surface de cette érosion. On devine plus qu’on ne ressent. C’est précisément ce qui frustre, car Bastien Bouillon, lui, est remarquable. Il rend Paul opaque, silencieux, traversé par une fatigue qui n’a pas besoin d’être soulignée. Le film ne va pas toujours aussi loin que son acteur.

Cette retenue se retrouve dans certains choix narratifs plus discutables. L’arc du cerf, notamment, m'apparaît comme une lourde métaphore plaquée, à la fois inutile et embarrassante. De la même manière, plusieurs rôles secondaires souffrent d’une direction inégale. Certains personnages sonnent faux et provoquent des sorties ponctuelles du film.

Et pourtant, malgré ces impasses, le film regarde le travail comme un nœud insoluble. Travailler pour vivre et travailler pour écrire s’annulent mutuellement. L’algorithme, les plateformes, les notations deviennent les nouveaux visages d’une domination sans visage. Là, le film est juste. Et peut-être aurait-il mieux fallu que ça en soit son sujet.

Et c'est là où je veux en venir, À pied d’œuvre est un film que je critique autant pour ce qu’il est que pour ce que j'aurai voulu qu’il soit.
Chamar
Chamar

39 abonnés 65 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2026
Trop loin ou trop proche : le film de Valérie Donzeilli n'est jamais à la bonne distance.
Trop loin, comme le personnage qu'elle y interprète et qui regarde tout ça en visio depuis le Canada où elle est partie avec ses enfants (sans qu'on comprenne vraiment bien pourquoi).
Trop proche, comme cette façon de coller aux visages en les filmant de tout près, donnant une impression voyeuriste, impudique — gros plans qui, en dissolvant le visage, évacuent aussi la possibilité d'une rencontre.
Trop loin, face à la réalité brutale de la précarisation invisible et quotidienne de l'auto-entreprise (qu'on était pourtant vraiment content de voir abordée dans un film), ici réduite souvent à l'anecdote ; trop proche, embarquée dans ses mirco-fictions plutôt plates, pour percevoir la violence généralisée et macro-sociale de l'individu interchangeable, monnayable, évaluable à l'infini.
Le plâtrage scénaristique achève de boucher chaque possible faille entr'ouverte par la mise en scène. Et ce qui aurait pu être un cri de cinéma politique se fourvoie dans le fantasme de la réconciliation sociale, finalement plutôt cohérente avec la facture très conventionnelle de l’ensemble.
Adèle DUBUS
Adèle DUBUS

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2026
extraordinairement interprèter par bastien Boullion. Histoire géniale et très émouvante. On ne s'ennuie jamais pendant le film. On rit et on pleure.
Omg151
Omg151

84 abonnés 74 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2026
Très beau sujet mal traité par les afféteries d'une réalisatrice bobo qui se pâme devant le déclassement social d'un photographe. Filmé en gros plans permanents, dans une lumière atroce pour bien faire "pauvre", le film est d'une grande monotonie, avec un scénario mal foutu, sauvé à la fin par par une scène d'émotion au téléphone entre le père et son fils. Bastien Bouillon, comédien inégal, reste monocorde dans sa douleur rentrée et on a du mal à croire à son statut de départ de bourgeois intello. Quant à sa vocation d'écrivain, heureusement la voix off nous aide à la comprendre, tant elle ne semble pas crédible avec des scènes hyper clichées auteur /éditrice, mal dialoguées.
Si le système d'ubérisation de la société est montré dans une volonté presque documentaire, il manque une sincérité politique qui interroge vraiment et remette en cause ce système. Cela semble plus un décor exotique pour Donzelli, avec des scénettes coquasses et un défilé d'acteurs qui viennent faire leur caméo de méchants bourgeois. Dans le genre, L'histoire de Souleymane avait une force émotionnelle et politique plus sérieuse et plus efficace.
amonavis
amonavis

6 abonnés 56 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 février 2026
Je suis encore sous le choc de l'ennui, de la pauvreté scénaristique, de la nullité abyssale !!
le film dure une heure trente c'est le bon côté. c'est un gars qui veut devenir écrivain, pour ce faire il accepte de faire des petits boulots, donc on le voit bricoler pendant à peu près une heure 20, le film ne dit rien, ne raconte rien, il n'y a pas d'intrigue il n'y a pas de dialogues percutants, il n'y a rien.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2026
Adaptation d’un recueil éponyme de nouvelles d’un photographe de presse ayant abandonné son travail et ses revenus stables pour s’adonner à l’écriture romanesque. Mais après le plaisir, les joies, le besoin de l’écriture... les affres de l’édition. Et le métier ( ?) ne nourrit pas forcément son homme. Le scénario nous fait suivre l’auteur au succès relatif passé mais encore en devenir pour l’avenir au gré des petits boulots mal payés qui lui apportent de quoi seulement assurer sa subsistance mais lui laissent finalement le temps – c’est le seul avantage - de s’adonner à sa passion : l’écriture. Le style narratif sera par essence très littéraire, avec la voix off qui lit l’ouvrage qui, mine de rien, se prépare sous les yeux du spectateur. C’est toujours un défi de transposer l’écrit à l’image. Il n’est pas impossible que l’œuvre écrite originale ait obtenu son succès par son phrasé et son style. Choses difficiles à faire passer à l’écran. Impression laissée que les rencontres qui fournissent ces travaux alimentaires auraient pu ou dû faire l’objet de portraits plus poussés, plus hauts en couleurs, posant davantage de justes questions sur la société. Il y a en effet un registre social dans ce récit.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mars 2026
Message un peu simpliste et donc trop appuyé. Peu de chance qu un tel film fasse naître des vocations d'écrivain. Que les apprentis sachent que dans ce domaine c est le style qui importe et on peut dire que pour ce film la cinéaste à tendance à bégayer.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2026
Ma plus grosse attente de sortie ciné de ce début d'année. Film génial. On retrouve la pâte de Valérie Donzelli avec sa façon mutine de filmer ses personnages, sans appuyer trop et tout en saisissant l'émotion de l'instant. Plusieurs scènes sont sincèrement drôles. Le film a un bon rythme et, comme dans ses films précédents, elle choisit avec goût les chansons qui l'accompagnent.
Paul, père de 2 enfants et séparé de son ex-femme, décide d'arrêter son métier de photographe pour se consacrer à l'écriture de son prochain livre. Ses revenus sont alors franchement diminués et il lâche son grand appartement familial pour un studio en sous-sol puis une chambre de bonne. Ses droits d'auteur de 225€ par mois ne lui suffisant pas pour vivre, il devient un "Jobber" en acceptant des petits boulots mal payés. On assiste alors à une série de moments assez insolites, entre la pelouse à tondre au ciseau, des charges tellement lourdes à porter qu'il se fait mal au dos pour un mois. A se demander si ce pari d'accepter des petits boulots en échange de moments de liberté pour écrire est vraiment rentable.
Bastien Bouillon joue parfaitement cet homme désabusé mais entêté, qui veut s'en sortir coûte que coûte. Les scènes de Bastien Bouillon avec ses enfants, partis avec leur mère au Canada, sont très intéressantes.
A voir !
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 487 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2026
Vu en avant-première lors du festival Télérama. Absolument excellent de subtilité dans son approche de l'accomplissement de soi, de la frontière entre quête et absurde, avec une belle incarnation, après l'histoire de Souleymane, de cette nouvelle jungle des rapports du labeur humain s'affranchissant du droit du travail au travers de plates-formes agiles et délétères
PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2026
Quand la difficulté de vouloir vivre sa vie et de son art en même temps se heurte au quotidien, vouloir sortir du carcan du système filmé et narré de façon efficace sans fioriture. On pense aussi à la démarche de Didiers Wampas et Charles Bukowski.
AviE
AviE

12 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 février 2026
film en version romanisée de ce que c'est que la pauvreté. Bastienb est un acteur exeptionnel mais qu'elle ennui...
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