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Hobeika Pecqueur
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1,5
Publiée le 28 février 2026
Ennui, dé acteur Bouillon n est pas mis en lumière à sa juste valeur. Cet « écrivain » n en est pas un dans ses tripes, il n a pas la vocation: la preuve en est qu il continuera à faire ses « petits boulots » qui « l occupent », remplissent son VIDE de motivation littéraire. Quant à la dénonciation de notre système social … Donzeli ne nous apprend rien. Je suis d accord avec les autres critiques: ça n atteint pas le niveau d un Kenloach, et il n y a pas l envol créatif que j espérais trouver .
Vu au Festival de l'écrit à l'écran, à Montélimar. On retrouve dans ce film la vitalité qui est la marque de fabrique de Valérie Donzelli. Un film intelligent, filmé de près, où le corps est très présent. Comment évoquer la pauvreté sans tomber dans le misérabilisme ? Pari réussi. Les dialogues et les silences sont très éloquents. Une lumière souvent tristounette, la caméra sur les petites choses soulignent le propos. Un rôle en or pour Bastien Bouillon, incroyable du début à la fin.
Grosse déception pour ce film. Si V. Donzelli veut parler de la précarité qu elle aille revoir les films de Ken Loach ! Film soporifique avec un héro tellement benêt qu on n 'en revient pas ! Il arrache des buis sans gants de jardinage le poovre...et après on a le droit à un gros plan sur ses doigts en sang ! C est ballot ! A fuir...
Belle interprétation de Bastien BOUILLON, délicat, authentique. L’histoire est profonde mais le ton n’est ni pompeux ni mélodramatique. J’ai beaucoup aimé.
Quel ennui ce film ! Je me sus assoupie à 2 reprises., ce film résume l’art de rater sa vie……se couper de ses enfants ! On peut écrire tout en prenant des photos, me semble-t-il, sans être obligé de faire des petits boulots manuels réservés aux personnes sans qualification ! Le passage de l’accident avec le cerf est de trop,……à.part la dernière scène émouvante, ce film n’imprime me pas
Désolé, je ne suis pas cinéphile mais simplement spectateur. J'ai été happé par l'histoire de cet homme fragile qui se bat et est prêt à tout pour exercer sa passion : l'écriture. Bastide Bouillon joue magnifiquement ce personnage, un vrai kif. Ce film parle aussi de la famille avec toutes ces complexités. A voir pour passer un agréable moment !
Chouette petit (et pas tant que ça) film français : fin, politique et intimiste (sans tomber dans le pathos). Interprétation parfaite de Bastien Bouillon.
Un film juste et émouvant sur la précarité, l’esclavage moderne et aussi sur la passion et la liberté. Il ne néglige pas la forme avec des plans travaillés et l’usage de différentes caméras pour matérialiser les points de vue. C’est malin et efficace. Le scénario est un peu en retrait. Un peu trop lisible.
Un Souleymane volontaire Paul est un photographe professionnel reconnu, marié et père de deux grands enfants étudiants, décide de plaquer son job pour se consacrer à sa nouvelle passion, l’écriture. Il va finir par être plaqué par sa femme se barrant au Canada avec les gosses, sans fracas, une séparation en douceur ; et lui va dégringoler lentement vers une très grande précarité. Pour symboliser fortement cette chute dans les bas-fonds, quoi de mieux que de le loger dans une cave insalubre avec comme seule ouverture une fenêtre soupirail. Punaise, dans « Parasite », le même choix était plus puissant, moins démonstratif et s’inscrivait surtout dans une mise en scène très symbolique. Valérie Donzelli adapte ici le roman autobiographique de Franck Courtès et sort de la fantaisie décaladée qui fait son cinéma pour une œuvre plus sociale, sans être franchement dramatique. Et le très gros souci du film est que l’on ne comprend jamais les choix de Paul ; rien de fait sens. Au mieux, il donne l’apparence d’un ado qui a besoin de s’opposer à son père quitte à se planter. Via des applications de recherche de petits boulots, il se fait exploiter. Il avait plaqué son boulot pour avoir de la liberté pour écrire ; où est la liberté dans cet asservissement ? Dans « L’histoire de Souleymane », le pauvre Souleymane n’avait pas le choix, il était victime de la mondialisation ; dans « Ouistreham », la journaliste choisie de tout quitter pour vivre la vie de travailleurs pauvres pour avoir de la matière. Ici, tout le long on ne peut s’empêcher d’imaginer de trouver d’autres options possibles pour Paul (photographe à temps partiel, donner des cours,…) plutôt que de se transformer volontairement en un Souleymane. Il finit surtout par alimenter un système qu’il condamne par son simple comportement ; on peut trouver le procédé même intellectuellement malhonnête. Peut-être que l’idée était de montrer une image romantique de l’écrivain ou de l’artiste maudit ; mais ce n’est pas le cas de Paul. Donc ce film loupe la plupart de ses objectifs ; pour montrer la précarité des jobber, ce film n’a ni la clarté ni la puissance des films de Ken Loach « Daniel Blake » ou « Sorry I missed you » ; Paul sent trop le « faux pauvre ». Et puis on a trop de mal à entrer dans la psychologie du personnage. Bilan, le film respire trop bobo parisien avec des intentions trop affirmées ; un film de petits bourgeois idéalistes de gauche caviar. Et le fait que Donzelli offrent nombre de cameos à des artistes en est la parfaite illustration. Ajoutons à cela des choix musicaux frisant un peu le ridicule. Le malaise dans le taxi avec un ex copain qui se conclu par « Joe le Taxi » en est même risible ; et que dire de « Foule sentimentale ». Et cette voix off omniprésente qui vient surligner ce que l’image ne parvient pas à exprimer, çà manque de cinéma. Par contre, l’incompréhension de l’entourage de Paul face à ses choix radicaux de privilégier sa passion au détriment d’un mode de vie plus cossu est très bien décrite autour de scènes fortes, entre autres celles avec son père sont bien écrites. Reconnaissons tout de même la charge légitime contre l’ubérisation de la société et la multiplication des «Bullshit jobs » qui en découle. Un parcours trop nébuleux et mystérieux pour adhérer pleinement au film et beaucoup trop de facilités.
"À pied d’œuvre raconte l’histoire vraie d’un homme qui renonce à son métier dont il ne comprend plus le sens pour se consacrer à sa véritable passion, l’écriture. Mais être publié ne veut pas dire gagner sa vie…"
Ce n’était clairement pas gagné d’avance : un film d'une réalisatrice dont je n’apprécie pas vraiment le cinéma (notamment le très grossier L’Amour et les Forêts), avec, dans le rôle principal, l'un des acteurs français que j'apprécie le moins et que l'on voit à peu près partout depuis un an. Autant dire que j’abordais le film avec pas mal de réserves.
Et pourtant, À pied d’œuvre est parvenu à désamorcer mes réticences. Plus fin et plus subtil qu’attendu, le film retrouve par instants la simplicité et la naïveté pleine de sincérité de La Reine des pommes, le tout premier long métrage de la réalisatrice. Ici, elle fait le pari audacieux de suivre un homme qui choisit volontairement le déclassement social et la précarité pour se consacrer entièrement à une seule chose : l’écriture. Un geste radical, presque à contre-courant, que le film observe avec une certaine douceur.
Récompensé par le Prix du scénario à la dernière Mostra de Venise, À pied d’œuvre se distingue par sa modestie. Malgré quelques piques pour dénoncer l’uberisation de notre société, le film évite soigneusement le discours politique trop appuyé. Il préfère rester à hauteur d’homme, dans une chronique discrète, mais globalement juste.
La surprise vient aussi de Bastien Bouillon, convaincant dans une interprétation sobre. Il incarne avec crédibilité cette obstination, sans jamais trop en faire.
On retrouve malgré tout la patte légère et légèrement décalée de la cinéaste, qui pourra agacer certains par son regard parfois un peu angélique, voire naïf, sur un monde de la précarité sans trop d'aspérités.
À pied d’œuvre n’est pas un grand film, mais il propose une réflexion touchante sur l’écriture comme acte de résistance, et sur le pouvoir de l’Art pour redonner du sens à des existences en marge. Une œuvre modeste, imparfaite, mais finalement assez touchante.
"À pied d’œuvre" déroule sous nos yeux le parcours singulier de Paul, photographe comblé qui choisit de tout lâcher pour écrire, et se heurte in fine à lui-même plus qu’à la vie rude des précaires. Mais ce « pas de côté » reste flou : le déclassement semble moins vécu que survolé, et la trajectoire du personnage ressemble davantage à une manière de regagner la considération des siens qu’à un vrai bouleversement intérieur, tant sa trajectoire interne manque parfois de repères dramaturgiques. Du coup, on hésite à se laisser totalement captiver par cet homme dont les motivations, et leur évolution, restent à peine esquissées, malgré une interprétation solide et une caméra attentive aux corps et aux silences.
Deux bonnes pistes de départ du scénario ne font pas obligatoirement un bon mariage. D'un côté la solitude et l'abnégation de l'artiste en attente de la reconnaissance qui lui permettra de vivre de ses œuvres. De l'autre l'ubérisation des taches dans la société de services. La première n'est pas une nouveauté, depuis des siècles, les artistes ayant vécu décemment de leur production sont plutôt des exceptions. La deuxième, phénomène récent, a été traité avec force dans Souleyman, On falling, ou Moi Daniel Blake. La difficulté est que la pauvreté de la réalisation fait obstruction à la rencontre des thèmes abordés. Quel paradoxe: on ne croit pas à la réalité de ce qui arrive à Paul, alors que le film est tiré d'une autobiographie bien concrète. Il faut attendre le dernier quart d'heure pour qu'enfin pointe une dernière scène poignante, cspoiler: elle du coup de fil du fils redevenu fier de son père!
Pascal Bouillon est excellent, et sauve quelques meubles ou plutôt les déménage consciencieusement mais il ne peut rien à l'ennui et l'impression de déjà-vu qui empêche le film de décoller. cinéma - février 2026
Un film sobre et intriguant, moins pop que ce à quoi Valérie Donzelli nous avait habitué. J'ai suivi avec intérêt la trajectoire de ce néo-écrivain, bien incarné par Bastien Bouillon, touchant dans son abnégation un peu détachée. L'aliénation des boulots précaires et de l'ubérisation du travail est restituée avec justesse, ce qui en fait un film fort sur notre époque. Je regrette de ne pas avoir ressenti davantage la passion du personnage principal pour l'écriture, ce qui le pousse à ces sacrifices. Rien non plus sur la perte de sens qu'il est censé avoir éprouvé dans son précédent travail qui lui permettait une vie confortable. Aussi, la bascule vers cette précarité choisie m'a semblé difficilement compréhensible. Mais cela reste un bon film très recommandable.
Bien troussé, drôlement bien troussé , ce film totalement imprégné d’une écriture posée juste sur les sentiments dans lesquels un jeune idéaliste s’embrouille pour plus de vérité, plus de liberté. Une quête de sens dit ce photographe qui opte définitivement pour l’écriture sur laquelle sa maison d’édition s’emballe au début, puis ralentit les frais quand les mots n’ont plus de succès. Valérie Donzelli parait avoir une petite dent contre la profession qu’elle renvoie dans ses cordes sur l’insistance de son héros, cabré fièrement dans sa dignité. Il la place aussi bien sur sa page blanche que dans la réfection d’un lavabo . Il fait des petits boulots labellisés au plus bas prix d’une ubérisation contrainte. « Socialement, plus rien de précis » comme il dit . Son chemin est pavé de ce genre de répliques, de formules que Donzelli et Bouillon harmonisent au gré d’une caméra fouineuse et d’un personnage attachant . En vue de paupérisation, il ne se plaint jamais . C’est le choix de sa vie, il l’assume. Il faut alors le voir et l’entendre au final, surtout ne pas le raconter. Il est claquant !
En adaptant le Roman Biographique de Franck Courtès Valérie Donzelli signe un film poignant porté par l'intensité du jeu de Bastien Bouillon qui trouve la juste mesure : voix placide, regards las, corps vaillant, il apporte sa pleine sensibilité à cet écrivain-homme à tout faire et s’en fait l’idéal porte-parole !