À pied d'œuvre
Note moyenne
3,7
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259 critiques spectateurs

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36 critiques
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Rodolphe35
Rodolphe35

17 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2026
Un film, une mise en scène et un jeu d’acteur d’une sobriété et d’une puissance incroyable. Bastien Bouillon dispose d’une palette creative unique.
Il ne veut pas ralentir, il veut juste vivre
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2026
Un mur qui explose

Prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise, la comédie dramatique de Valérie Donzelli arrive sur nos écrans. Et ces 92 minutes sont un vrai plaisir. Un photographe à succès abandonne tout pour se consacrer à l'écriture et découvre la pauvreté. Cette adaptation, paraît-il très fidèle, du roman éponyme de Franck Courtès, nous raconte qu’achever un texte ne veut pas dire être publié, être publié ne veut pas dire être lu, être lu ne veut pas dire être aimé, être aimé ne veut pas dire avoir du succès, avoir du succès n'augure aucune fortune. Ce beau drame subtil et pudique a reçu le Prix du scénario à Venise. Un des beaux films français à l’affiche en ce moment. Ne vous en privez pas.
Tout commence par un mur qui explose, un mur qu'on brise, qu'on troue à la masse, pour en faire un judas et jeter un regard sur le monde, un monde qu'on connaît peu, celui de la misère, de l'enchère devenue règle dans le monde du travail, des petites mains qui vendent à bas coût leurs services. Un mur qui explose, donc, comme une révélation, une vérité qu'on dévoile. Mais le film n'a rien d'une révélation. On pourrait même regretter qu’il arrive un peu tard. Car pour qui l'« ubérisation » des lois du marché de l'emploi est-elle encore une inconnue ? Pour qui les avancées numériques de ces emplois temporaires, nouvelle forme d'interim et d'esclavage moderne, sont-elles encore un mystère en 2026 ? La misère est ici prise comme une expérience sociologique et littéraire. On voit donc facilement les écueils qui risquaient de rendre ce film problématique, mais la sincérité du propos sur la réalité du témoignage nous évite tous les poncifs du mélodrame qu’on aurait pu craindre. Quand il s’agit de parler de l’air de notre temps, Valérie Donzelli excelle et le prouve encore une fois. Un beau portrait humain et une œuvre assurément politique plus que réussie.
Et en cela, le film doit beaucoup à la composition tout en demi teinte de Bastien Bouillon, pour son 4ème film avec Donzelli - La Guerre est déclarée, Main dans la main et Marguerite et Julien. Ce type sait tout faire et il le fait bien. C’est sans doute pour ça qu’on le voit autant sur les affiches. André Marcon, Virginie Ledoyen et la réalisatrice en personne complètent le casting. Une manière très personnelle de parler de ce XXIème siècle et d’une société qui tolèrent de moins en moins ceux qui sont hors des chemins balisés et qui le revendiquent. Passionnant !
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2026
Belle histoire intemporelle jouée par le désormais indispensable et excellent Bastien Bouillon. Mais ce n’est pas le meilleur Donzelli, car il y a trop de longueurs et de lenteurs qui nuisent à la fluidité du récit.
Boulanger_bernard
Boulanger_bernard

21 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
Un film très particulier,qui nous montre le choix de vie qui est loin d'être simple.
Et les embûches qui parsèment le chemin d'être.
Un très beau film.
Patrick Witasse
Patrick Witasse

5 abonnés 94 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2026
Et bien j’ai aimé ce film, histoire, la réalisation et l’interprétation de Bastien Bouillon, cela manque parfois de rythme mais c’est un bon film
Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2026
Généralement, tout un chacun choisit la sécurité matérielle d'une vie dominée par la recherche du confort et l'absence de danger.
Ici, l'écrivain incarné pat Bastien Bouillon choisit la difficulté et même une certaine précarité pour vivre la vie qu'il a choisi au prix de beaucoup de renoncements ( la vie d famille confortable, un revenu assuré).
On comprend ou on ne comprendra pas mais il faut bien admettre qu'il faut un certain courage pour s'infliger ca et aller au bout de sa passion.
Bastien Bouillon est dans le rôle et en retient tous les codes.
Les clients sont, pour une grande majorité, exécrables se sentant, pour une fois, en position de domination.
ce film est touchant et mérité d'être vu. !!!!!
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2026
Valérie Donzelli est décidément une cinéaste qui écrit excellemment ses films (ai vu "La Guerre est déclarée" et "L'Amour et les forêts") et qui a une façon de montrer et de raconter sans aucune pesanteur et avec un sens aigu du rythme, une sorte de Joseph Haydn au cinéma. Ce dernier opus tisse deux thèmes, comment aller au bout de sa passion et ce qu'il est convenu d'appeler 'l'ubérisation du travail'. En ce sens le motif de l'écriture est secondaire. Le film est servi par un remarquable Bastien Bouillon. Non moins remarquables sont Virginie Ledoyen et André Marcon.
Véritablement une belle réussite dans une forme allègre et sportive donc.
PSG
PSG

27 abonnés 74 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2026
Très français cet acharnement à survivre dans la loose par amour pour l'écriture ! Une peinture fidèle de la société contemporaine urbaine (à Paris) plutôt sympathique mais dont on ne sait si les protagonistes se satisfont de leur sort ou si ils renoncent à y échapper. Bien que ce ne soit pas un film social, la critique de l’uberisation est un leitmotiv. Un grief : je déplore une sonorisation mal travaillée qui rend peu audibles les dialogues. Dommage pour le plaisir que l’on pourrait prendre avec ce film.
danivero
danivero

22 abonnés 157 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2026
parcours juste sincere et émouvant d'un artiste qui veut vivre de son oeuvre et accepte d'en assumer toutes les conséquences: travailler dur pour survivre et tenter d'écrire : mais finalement cest ce chemin semé d'embuche qui lui apportera l'inspiration. Cest touchant c'est realiste et c'est aussi drôle comme l'est l'existence parfois. un bijou ce film
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2026
C'est un film sur la précarité.

Quand Paul décide d'arrêter la photographie pour devenir écrivain.
Mais qui doit enchaîner les petits boulots pour pouvoir vivre.

Ce film montre le quotidien de beaucoup de personnes en France où ils doivent survivre avec cette pauvreté où chaque centime compte. C'était très réaliste.

Bon le personnage principal est issu d'une famille aisée. Et qui avant une bonne situation avant son changement de vie.

J'ai beaucoup aimer Bastien Bouillon.
Fathy D
Fathy D

15 abonnés 120 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2026
Le choix de cet homme, prêt à tout sacrifier pour Ecrire, est courageux et peut être inimaginable.
Pourtant, ce scénario est tiré d'un roman autobiographique de Franck Courtès, photographe qui décide de tout plaquer, et va connaître la descente vers la précarité.
Sébastien Bouillon, incarne ce personnage avec beaucoup de justesse.
Valérie Donzelli nous surprend dans ce registre dramatique alors qu'elle nous a montré, jusqu'à ce film, son côté plutôt enchanteur, rejouissant .
Doinel
Doinel

17 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2026
Dommage. Valerie Donzelli a visiblement beaucoup de talent comme elle l a prouvé recemment avec l'impeccable L amour et les forets. Mais on a du mal à la suivre dans ce recit eclaté avec il est vrai des fulgurances.
ed_loisel
ed_loisel

19 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2026
Un bon film mais sans plus malgré quelques bonnes petites idées de mise en scène. L'écriture tient la route et Bastien Bouillon fait le job dans tous les sens du terme.
GGREGG
GGREGG

11 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2026
C’est simple efficace et émouvant avec un personnage attachant dans un rôle simple et puisant. Difficile de ne pas me reconnaître dans ce personnage qui malgré des enfants et une famille semble sombrer.
Kiki Etu
Kiki Etu

4 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2026
Je savais qu’A pied d’œuvre, le film, était l’adaptation d’A pied d’œuvre, le roman, et que son auteur, Franck Courtès avait été, c’est la moindre des choses (mais ce n’est pas toujours le cas !), consulté pour le scénario. Mais j’ignorais que le roman fut autobiographique.

La sauce a pris rapidement. Cette histoire réaliste voire formatrice, ce que cela signifie de devenir pauvre, à fortiori quand on embrasse le métier d’écrivain, m’a semblé suffisamment plausible et crédible pour m’en émouvoir jusqu’à la fin, sans trop puiser dans mon capital confiance, malgré au moins deux séquences (la passagère de nuit et le chevreuil) relevant plutôt du fantasme. Mais qu’en sais-je en vérité ?

Le mérite en revient d’abord à Bastien Bouillon, idéal pour ce personnage commun - hors du commun (Jacques Gamblin aurait été très bien aussi). Sa justesse m’a autant touché que dans l’une de ses premières apparitions au cinéma (La nuit du 12). Depuis, son jeu sobre (trop ?) m’avait moins convaincu, dans le Comte de Monte Christo et l’Affaire Bojarski notamment.

Un ressort très simple m’a mis à pied d’oeuvre : l’identification. Paul Marquet était un double possible pour moi. Plus d’une fois, j’ai espéré changer le cours de ma vie pour me consacrer à l’écriture. Le courage et la discipline m’ont fait défaut.
Paul, lui, n’en manque pas, il me montre la voie, il ne cesse même de se mettre en danger, professionnellement, socialement, corporellement. Sans compter la rupture familiale qu’il vient de subir, femme et enfants partis loin (Montréal ?).

Paul n’est ni un homme révolté ni un homme en colère, encore moins un homme défait. Mais un obstiné et un réfractaire aux renoncements d’une vie. Il ne dévie pas de sa vie d’ascète, l’écriture le matin, les petits boulots ensuite, qui vont nourrir aussi son œuvre.... Son objectif est intangible : publier à nouveau. Aidé par une éditrice attentive et inquiète (Virginie Ledoyen, très juste), ni maternisante ni mère fouettarde.

Et puis le film ne manque pas de ressorts émotionnels. Le soutien de son éditrice qui fait contrepoids à l’incompréhension et à la dureté de son père (André Marcon, impeccable), la marchande de journaux qui l’héberge une nuit dans son arrière-salle, l’admiration que lui porte son fils qui vient, enfin, de lire un roman de son papa…

Ajoutées à ce portrait intime, qui s’écoute avant tout, le monologue de Paul en voix off structure le récit, des observations bien senties sur une modernité malfaisante, faite de précarité, de petits boulots mal payés, de clients souvent exigeants et rarement reconnaissants. Même si le film n’a rien d’une charge.

Recommandé à tous ceux qui entendront dans A pied d’œuvre un miroir tendu…
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