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Anne-Marie Delbecq
2 critiques
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4,0
Publiée le 8 février 2026
Très bon film sans pathos, sans explications inutiles, sans recherche du sensationnel, mais un film seulement humain. Juste une mise en avant de ce qui est visible au premier abord avec derrière la possibilité de deviner les secrets de l'âme d'un écrivain qui choisit de suivre sa voie. Gros plans et scénario mettant le spectateur dans la position d'inventeur. Tout n'est pas donné d'emblée.
Un brin déçu... L'acteur principal est séduisant à souhait, et joue bien l'intello un peu gauche sur les tâches manuelles... Mais j'aurais aimé savoir pourquoi il veut écrire... c'est dans son premier livre que l'on ne peut pas lire bien sûr , ce qui me laisse bien sur ma faim... Car la démarche reste énigmatique... Beaucoup l'aide (prêt de studio, et de voiture) pour une situation précaire qui, soit dit en passant, lui prend certainement plus de temps et d'énergie qu'un CDI ne pourrait lui offrir pour son écriture tant désirée Le film reste agréable avec quelques vieux tubes...
Quel ennui ce film ! Je me sus assoupie à 2 reprises., ce film résume l’art de rater sa vie……se couper de ses enfants ! On peut écrire tout en prenant des photos, me semble-t-il, sans être obligé de faire des petits boulots manuels réservés aux personnes sans qualification ! Le passage de l’accident avec le cerf est de trop,……à.part la dernière scène émouvante, ce film n’imprime me pas
"À pied d’œuvre raconte l’histoire vraie d’un homme qui renonce à son métier dont il ne comprend plus le sens pour se consacrer à sa véritable passion, l’écriture. Mais être publié ne veut pas dire gagner sa vie…"
Ce n’était clairement pas gagné d’avance : un film d'une réalisatrice dont je n’apprécie pas vraiment le cinéma (notamment le très grossier L’Amour et les Forêts), avec, dans le rôle principal, l'un des acteurs français que j'apprécie le moins et que l'on voit à peu près partout depuis un an. Autant dire que j’abordais le film avec pas mal de réserves.
Et pourtant, À pied d’œuvre est parvenu à désamorcer mes réticences. Plus fin et plus subtil qu’attendu, le film retrouve par instants la simplicité et la naïveté pleine de sincérité de La Reine des pommes, le tout premier long métrage de la réalisatrice. Ici, elle fait le pari audacieux de suivre un homme qui choisit volontairement le déclassement social et la précarité pour se consacrer entièrement à une seule chose : l’écriture. Un geste radical, presque à contre-courant, que le film observe avec une certaine douceur.
Récompensé par le Prix du scénario à la dernière Mostra de Venise, À pied d’œuvre se distingue par sa modestie. Malgré quelques piques pour dénoncer l’uberisation de notre société, le film évite soigneusement le discours politique trop appuyé. Il préfère rester à hauteur d’homme, dans une chronique discrète, mais globalement juste.
La surprise vient aussi de Bastien Bouillon, convaincant dans une interprétation sobre. Il incarne avec crédibilité cette obstination, sans jamais trop en faire.
On retrouve malgré tout la patte légère et légèrement décalée de la cinéaste, qui pourra agacer certains par son regard parfois un peu angélique, voire naïf, sur un monde de la précarité sans trop d'aspérités.
À pied d’œuvre n’est pas un grand film, mais il propose une réflexion touchante sur l’écriture comme acte de résistance, et sur le pouvoir de l’Art pour redonner du sens à des existences en marge. Une œuvre modeste, imparfaite, mais finalement assez touchante.
Enfin un film qui raconte la vraie vie Un écrivain qui Galère . un scénario bien écrit . et la langue française est mise à l'honneur . et pas de scene de sexe . La voie off . aussi J'ai appris et je me suis pas ennuyé voila pourquoi j'aime le cinéma
Je suis allé en salle sans connaître le livre dont est tiré le film, ni sa réalisatrice, Valérie Donzelli.
Mais bien pour l'irrépressible envie de retrouver pour la première fois sur grand écran Bastien Bouillon, découvert dans La Nuit du 12.
Fidèle à lui même, il porte le métrage avec justesse, son ton si singulier et la pudeur si spécifique à son jeu.
Donzelli ose des montages et visions brouillée, des souvenirs et errances de Paul, nous offrant de façon ludique, une proximité assez inédite avec la vie intérieur du protagoniste.
Le reste du casting est tout aussi au poil.
La musique, non envahissante et par contre monotone et redondante... quoi que quelque part, ça match.
Je n'aurai pas du tenir compte des critiques positives de ce film... Vu hier avec ma copine (elle s'est endormi quelques temps), nous nous sommes ennuyé de bout en bout. Aucune intrigue. Très difficile de s'accrocher aux micros aventures de de cet homme... Question de sensibilité peut être. Bastien Bouillon maîtrise son rôle mais l'enchaînement de ses petits boulots rendent les scènes très ressemblantes et répétitives... Bref, nous avons perdu 1h30.
Un film juste et émouvant sur la précarité, l’esclavage moderne et aussi sur la passion et la liberté. Il ne néglige pas la forme avec des plans travaillés et l’usage de différentes caméras pour matérialiser les points de vue. C’est malin et efficace. Le scénario est un peu en retrait. Un peu trop lisible.
Belle histoire intemporelle jouée par le désormais indispensable et excellent Bastien Bouillon. Mais ce n’est pas le meilleur Donzelli, car il y a trop de longueurs et de lenteurs qui nuisent à la fluidité du récit.
Film dépressif pour une société dépressive. Il n'y a qu'en France qu'un cinéaste peut dessiner un tel projet cinématographique, et il n'y a qu'en France que les salles peuvent se remplir pour un tel film. Le film n'est pas mauvais, loin s'en faut, il pousse même à écrire sa critique. Comme quoi impénétrables sont les chemins qui poussent à l'écriture. La peinture crue d'un pan de la réalité sociéte vaut le détour, mais on ressort frustré d'être resté à la surface d'un personnage dont on ne comprend pas les ressorts psychologiques. Tantôt émouvant, tantôt antipathique par son égoïsme et l'absence totale d'effort pour être proche de ses enfants mais aussi pour les rassurer, on reste finalement à la surface du personnage principal, porté par un acteur avant tout doué pour laisser peu paraître...
Bon film, il a un côté effrayant et retrace la réalité d'un artiste. L'interprétation est bonne, les décors et dialogues également. Beaucoup de comédiens que nous ne présentons plus tant ils sont présents avec des personnages différents les uns des autres. Bastien Bouillon est absolument parfait.
Outre l'excellente interprétation de Bastien Bouillon, particulièrement inspiré, certainement parce qu'il a vécu cette situation dans sa famille d'artistes, avec notamment sa mère, c'est en plus, en contrepoint, une plutôt féroce critique d'une société qui utilise la précarité des plus pauvres de ses membres pour les exploiter un peu plus et ce à moindre coût, évidemment, et même l'éditrice ne sort hélas pas du lot des exploiteurs. C'est concis, net et précis, sans fioritures : une vraie réussite.