Une vraie belle réussite! Pierre Salvadori manie avec brio l’art de la comédie : c’est intelligent, sensible et bien mené. On retrouve les ressorts que le réalisateur affectionne : le quiproquo, le mensonge savamment utilisé, la loufoquerie…Tout cela pour explorer ce qui fait la vie : les histoires d’amour, les joies et les grands chagrins… Les comédiens sont géniaux. Un très beau film. Courrez-y !
à la fois littéraire, théâtral et sous fond de comédie romantique ce film est pour ma part un vrai chef d'oeuvre. les décors des années 20 avec casting dont je doutais au premier abord, j'ai été submergé et ému. bravo les artistes
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3,0
Publiée le 21 septembre 2026
« Aimez-le alors qu'il ne s'aime pas, et il vous le rendra pour la vie. » Pour rembourser ses dettes et regagner sa liberté, Suzanne accepte de se faire passer pour une médium auprès d'un artiste-peintre en deuil. Elle est habituée à tromper les gens, mais chaque supercherie a ses limites... Dans un premier temps, je pensais que ce serait un film dans le milieu des cirques et des fêtes foraines dans les années 20 et je suis content que ce ne soit pas le cas même si l'univers était attrayant sur le papier. Si le mensonge sert de fil rouge, l'histoire a plus à offrir que cela. En fait, j'ai vraiment commencé à accrocher à partir du moment où Irène arrive. Tout est alors doublé que ce soit la romance, les mensonges et la temporalité, mais surtout le charme de l'histoire. Même si c'est un outil utilisé par Suzanne pour être la plus crédible possible, j'ai bien aimé la manière dont l'histoire narrée par Irène est intégrée. C'est comme suivre un feuilleton dans le feuilleton, mais en moins fleur bleue. À part la dernière partie, et notamment le final à la limite du kitsch, le traitement est léger et plein d'humour. Il y a quelques petites longueurs, mais dans l'ensemble, c'est un film bien plaisant à suivre.
On suit donc un petit vaudeville sentimental amusant et pétillant qui repose surtout sur cette crédibilité autour de Antoine/Marmaï, qui croit en la médium et donc il faut accepter le concept, il faut forcément adhérer à l'idée pour savourer cette petite comédie. Mais il faut rappeler qu'en 2026 encore beaucoup de monde croit en ce genre de charlatan alors l'imaginer un siècle auparavant c'est d'autant moins surprenant. Outre le comique de situation, entre les quiproquos et les mensonges, l'atout reste le jeu des acteurs en pleine osmose où les défauts des personnages participent à leur empathie (marchand au "grand corps", ambition du peintre qui serait presque superficiel, les femmes qui survivent avec leurs charmes...), et où les acteurs/personnages inversent les possibilités (pour une fois le nu est masculin, l'oeil artistique est celui d'une femme à une époque où elles n'existaient pas vraiment). En prime une reconstitution historique d'épinal qui permet de rester ancrer dans une fantaisie acidulée même si la fin met sans doute un peu de temps et un peu trop de mélo. Un très bon moment. Site : Selenie
Admirateur de Hawks et de Wilder, entre autres, Pierre Salvadori est sans nul doute le cinéaste français qui réussit le mieux à intégrer de vrais morceaux de fantaisie dans ses comédies. Et il n'est pas loin d'atteindre son acmé dans La Vénus électrique et ses amours magnétiques, un long métrage plein de grâce et d'une élégance folle, dans cet après Première Guerre mondiale, période propice à l'extravagance, au sortir de l'horreur des tranchées. Son scénario est malin et original et sa réalisation agile et avenante. La mélancolie se mêle assez joliment à l'absurde et la légèreté de l'ensemble ne manque pas de profondeur puisque l'amour et la mort sont évidemment les deux choses les plus sérieuses du monde. Comme toujours chez Salvadori, ses interprètes étincellent. Peut-être que Gilles Lellouche, Pio Marmaï et Vimala Pons ont déjà livré des prestations d'un tel niveau, mais que dire d'Anaïs Demoustier, rayonnante, qui n'a jamais été aussi magnifique ? Au sein de ce manège dans lequel les illusions, manipulations et mensonges éhontés se donnent la main, elle distille sans un instant faible toute une palette d'expressions finement jouées. Au service d'un film ludique, aux dialogues ciselés, digne des meilleures mécaniques hollywoodiennes de la grande époque, avec un raffinement et un esprit on ne peut plus français.
J’ai beaucoup aimé les films de Pierre Salvadori jusqu’à Comme elle respire, après ça a été un peu plus en dents de scie pour moi. Ici, tout est pourtant bien fait : belle mise en scène, belle direction artistique, excellente interprétation… c’est vraiment du côté du scénario que ça pêche un peu.
Le film est joli, mignon même, mais sans grande surprise, et on frôle parfois l’ennui. Tout est bien cadré et ne déborde pas. C’est d’ailleurs assez étonnant qu’il ait fait l’ouverture du Festival de Cannes.
Au final, ça se laisse regarder sans déplaisir, mais l’ensemble reste assez anecdotique malgré tout. Un bon moment tout de même mais assez vite oublié...
Dans les années 20, à Paris, Suzanne (Anaïs Demoustier) est l'attraction principale d'un spectacle forain humiliant, la "Vénus électrique", organisé par Titus (Gustave Kervern) qui la force à embrasser les badauds et à simuler un coup de foudre. Une nuit où elle traînait dans la roulotte de Claudia, la voyante, Suzanne croise Antoine (Pio Marmaï), fin soûl. Antoine ne se console pas de la mort d'Irène (Vimala Pons), sa muse. Ce peintre à succès est depuis ce décès en panne d'inspiration, au grand dam d'Armand (Gilles Lellouche), son marchand d'art. Les séances de spiritisme organisées par Suzanne, aussi truquées soient-elles, lui redonnent lentement goût à la vie.
Les organisateurs du Festival de Cannes ont du culot et le nez creux. Deux qualités rares qui concourent au succès toujours aussi grand d'une compétition dont les mauvaises langues pronostiquent depuis des années le déclin. J'ai gardé un souvenir enthousiaste de la cérémonie d'ouverture du festival 2024, présidé par Greta Gerwig, avec la performance inoubliable de Zaho de Sagazan. Le film diffusé ce soir-là était "Le Deuxième Acte" de Quentin Dupieux, un de mes coups de cœur de 2024. En 2025, c'était le très réussi "Partir un jour".
Que dire de la cérémonie d'ouverture de cette année et du film qui l'a suivie ? J'ai trouvé la cérémonie bien fade. Eye Haïdara a fait le job du mieux possible. Mais sa prestation millimétrée manquait de spontanéité et de talent. Elle n'a pas été aidée par un Elijiah Wood sous kétamine et par l'interminable discours de Peter Jackson, honoré d'une Palme d'or d'honneur, lot de consolation pour n'en avoir jamais reçu une pour un de ses films.
Mais venons-en au film (hors compétition) qui a ouvert le festival.
Il coche toutes les cases requises : un film léger, drôle, magique, original... Un film interprété par une impressionnante brochette d'acteurs sacrément doués : Anaïs Demoustier - à l'égard de laquelle je manque de toute objectivité - me semble à chacun de ses films meilleure que dans le précédent ; Gilles Lellouche, dont je sais qu'il horripile parfois, est beaucoup plus subtil qu'à l'ordinaire ; Pio Marmaï est de plus en plus sexy - dans un film post #Me Too où on voit plus de nus masculins que féminins. Un film au scénario sacrément audacieux, qui multiplie les bifurcations, qui se déroule à une époque magique reconstituée avec minutie et qui ose des outrances théâtrales (coup de foudre, évanouissements, quiproquos...) qui réussissent à ne pas avoir l'air artificielles. Un film sur l'illusion, les mirages, le visible et l'invisible et notre capacité à y croire, bref un film qui nous parle de cinéma , ce qui a tout son sens à l'ouverture du plus grand festival de cinéma du monde.
Pourquoi alors trois étoiles seulement ? Parce que "La Vénus électrique" malgré toutes ses qualités allonge indûment la sauce, dure deux heures alors qu'il aurait pu être plus rythmé, plus resserré. Parce qu'aussi son happy end attendu est un peu trop convenu - même si le scénario contient une surprise qu'on n'avait pas vu venir.
Film d’ouverture du Festival de Cannes 2026, "La Vénus électrique" nous plonge dans le Paris de 1928. Antoine Balestro, un peintre célèbre en panne d’inspiration depuis la mort de son épouse, croit entrer en contact avec elle lors d’une séance de spiritisme. Mais derrière cette voix se cache Suzanne, une jeune foraine qui improvise une imposture avec l’aide du galeriste du peintre. Salvadori transforme cette histoire de manipulation en une comédie mélancolique profondément touchante. Le film parle autant du deuil que du besoin de croire aux illusions pour continuer à vivre. Le trio d’acteurs est remarquable. Pio Marmaï excelle dans ce personnage d’artiste fragile et désorienté. Anaïs Demoustier est absolument lumineuse en petite arnaqueuse dépassée par ses sentiments. Et Gilles Lellouche apporte son sens du rythme à ce galeriste opportuniste mais jamais cynique. "La Vénus électrique" est une très belle romance, portée par des comédiens au sommet de leur art.
Un film qui se voit avec un certain plaisir mais doit beaucoup plus aux prestations d'Anaïs Demoustier et de Vimala Pons qu'à son scénario et à la mise en scène de Pierre Salvadori.
Suzanne est une petite artiste de foire dans les années 1920, contrainte d'embrasser des inconnus en leur filant littéralement une décharge électrique, sous les regards d'une foule ébahie. Un jour, une opportunité énorme arrive à ses pieds : Antoine, un peintre veuf éploré, la prend pour une médium, et lui demande de l'aider à communiquer avec son épouse défunte. Suzanne exploite la situation avec audace... Un pitch qui n'est pas sans évoquer "Nightmare Alley", sauf qu'ici le film reste relativement léger. Il y a bien sûr des passages dramatiques, et des émotions complexes et diverses couches de fourberies. Pour autant "La Vénus électrique" est avant tout une comédie, oserais-je dire comédie romantique. Le personnage de Gilles Lellouche, faisant passer beaucoup d'humour. D'ailleurs les acteurs sont à saluer. Anaïs Demoustier en foraine au statut d'esclave, qui n'a aucun scrupule à saisir la chance qui lui est donnée. Pio Marmaï en artiste dépressif, dont les émotions vont virevolter. Et Vimala Pons dans des flashbacks sympathiques, dont les transitions sont par ailleurs plutôt réussies. Le hic c'est qu'à part ces transitions, j'ai trouvé que la mise en scène manque de folie, au vu du potentiel du sujet. Il y a bien un peu de reconstitution (et encore, c'est surtout un film d'intérieur), mais une photographie classique, et beaucoup de scènes plan-plan. Sachant que l'acte centrale se traîne un peu, c'est dommage. Le scénario présente quant à lui quelques étrangetés, dont cette sous-intrigue d'esclavage qui ne semble pas trop contraindre l'héroïne... sauf quand ça arrange le récit (dont notamment les apparitions de Gustave Kervern). Toutefois, globalement "La Vénus électrique" reste une comédie romantique d'époque tout à fait appréciable.
Agréablement surpris par l'humilité de ce vaudeville en équilibre constant (la plume de Zlotowski et Robin Campullo au script n'y est sans doute pas pour rien), alors que La Vénus électrique débute comme un film d'escrocs dans le Paris des années 20, pour muter en comédie romantique, déluge de quiproquos et portrait touchznt de personnages endeuillés ou cabossés. Ça méritait une meilleure facture visuelle mais la mise en scène est de métier, le montage exemplaire (opérant 2 niveaux temporels avec une cohérence rare) et le casting excellent. Une bonne pioche rafraîchissante !
Vu en avant première au Celtic,de Brest qui avait fait les choses en grand, accueil Cannois et tapis rouge, avec cocktails à volonté…..Hélas le public n’était pas au rendez vous, déception, donc Pour en revenir au film,Le casting est excellent ( Anaïs Desmoutier et Pio Marmai) PHILIPPE Lelouche ..Hélas le scénario souffre de longueur et les dialogues de répétition….Le film pouvait tenir en 90 minutes au lieu de deux heures….Donc je me suis parfois languit d’autant que le sujet ( l’amour) est traité sans grand point de vue, sans vraiment de passion. Je reconnais que l’hommage à la peinture du vingtième siècle, aux artistes est brillant et suscite de l’émotion. C’est dommage que Pierre Salvadori, le réalisateur N’ait pas utilisé davantage cet aspect…..Il y a deux ou trois bons passages, avec du texte et un vrai regard sur la peinture, mais globalement, le jeu d’acteurs et la mise en scène manquent de folie , mon avis sera donc mi figue, mi raisin. Un film hélas qu’on oublie malgré de bonnes intentions…. Je conseille sans insister. Manque de folie tout cela.