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Lk77
6 critiques
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5,0
Publiée le 28 mai 2026
Ce film est génial, inventif, drôle, émouvant, crédible et touchant, je recommande vivement ce film, c'est vraiment un vent de fraicheur sur le cinéma français, moi qui boude d'habitude les comédies françaises qui se complaisent dans la médiocrité.
Je ne comprends pas les critiques acerbes de certains, surement un certain snobisme cannois. Ignorez ces critiques là, ce film est génial.
Je n'avais pas passé un si bon moment au ciné avec une comédie française depuis un ours dans le jura en 2024, c'est dire, et pourtant je vais au ciné plusieurs fois par semaine
Film semblant parfois a moitié ancré dans la réalité, à moitié dans le conte, à la manière d'un Caro et Jeunet. La trame narrative est un peu attendue au début mais elle s'épaissit rapidement et permet de rentrer complétement dans le film avec le personnage de l'ancienne compagne, sans doute le plus intéressant.
Les acteurs sont justes, en particulier Anais Demoustier et certaines scènes très bien vues par exemple celle du portait du marchand d'art ou celle de la "suspension". La fin est un peu tirée par les cheveux mais elle semblait un passage obligé d'un film qui a choisi le ton optimiste.
Au final à conseiller pour qui veut avant tout passer un agréable moment. Difficile d'en retirer grand chose de plus.
Dans le Paris spirite des années folles, Pierre Salvadori retrouve ses premières amours : le burlesque ciselé, la comédie à contrepied. "La Vénus électrique" crépite d'une énergie communicative, portée par des dialogues taillés au scalpel et une générosité sans calcul envers ses acteurs. Anaïs Demoustier, Pio Marmaï et Gilles Lellouche s'embrasent dans une mécanique qui rappelle la fantaisie légère de Wilder. Le film célèbre l'illusion sous toutes ses formes et tient la promesse enivrante de son titre. Si l'issue reste prévisible, on se laisse volontiers emporter dans ce manège de rires et de romantisme décomplexé. Salvadori signe sans doute ici sa comédie la plus lumineuse depuis "Hors de prix".
Très belle photographie. Une interprétation sans faute. une reconstitution des fêtes foraine impec. Mais un scenario qui tourne en rond avec des scènes qui se répètent qui provoquent de l ennui sympa . se laisse regarder mais sans plus.
Ce film est digne d'un conte pour enfants. Où un peintre : Antoine ( Pio Marmai) essaye de retrouver l'amour de sa vie : Irène ( Vimala Pons) décédé dans un accident d'Autobus. Pour cela il va faire appel à une apprenti voyante : Claudia – Suzanne (Anaïs Demoustier). Qui va elle même servir les intérêts d'un marchand d'art : Armand ( Pierre Lelouche) Le film se perd ensuite dans un kaleidoscope de situations amoureuses...abracadabrantes. La reconstitution de l'univers de Paris des années 20 ( et du cirque) est très réussie. C'est le seul point fort du film
La raison de la précipitation ce matin-là est le film d’ouverture, présenté hors compétition le jour précédent, qui revient pour ceux qui n’avaient pas trouvé de place. Rien d’étonnant, au fond, à ce que l’ouverture du Festival ait été confiée à Pierre Salvadori. Le choix s’inscrit dans la continuité de l’an dernier – Partir un jour (Amélie Bonnin) – mais aussi dans le sillage plus large de films comme Annette (Leos Carax), Coupez ! (Michel Hazanavicius) ou Le Deuxième acte (Quentin Dupieux). Ce choix dit quelque chose de l’image que Cannes cultive volontiers : celle d’un cinéma d’auteur lisible, pensée désormais ces deux dernières années davantage pour rassembler plutôt que cliver. C’est on ne peut plus logique, même si cela limite parfois l’audace de l’ouverture comme ici.
Les films Pelléas Suzanne (Anaïs Demoustier), « Vénus électrificata » d’une foire installée à Paris, vend des baisers en encaissant des décharges pour simuler le coup de foudre. Elle profite du moment où tout le monde dîne pour aller dérober un peu de solution opiacée dans la caravane de Claudia, la voyante, afin d’apaiser ses brûlures. C’est précisément là qu’Antoine (Pio Marmaï), peintre endeuillé par la mort de sa femme, surgit : prêt à payer dix francs pour une séance, il la pousse à se faire passer pour médium. L’imposture se met alors en place, d’autant plus que la présence d’Irène (Vimala Pons), la fameuse compagne défunte, est déterminante : grâce à elle, Antoine retrouve peu à peu l’élan de peindre. Ce regain attire aussitôt l’attention d’Armand, galeriste opportuniste (Gilles Lellouche), qui tire de cette résurgence artistique un profit, rémunérant Suzanne pour qu’elle poursuive les séances et lui promettant une part des ventes. Dès les premières scènes, la salle réagit à ces situations improbables : les rires fusent vite.
Salvadori construit le récit de La Vénus Électrique comme une partition en quatre temps : de la tromperie au burlesque en passant par le malentendu dramatique jusqu’à la vérité. Cette mécanique ne fonctionne vraiment que si l’on mesure ce qui s’y télescope. Car l’irruption du comique naît d’abord de situations très concrètes. Suzanne affolée improvise des transes de médium en renversant des objets dans la caravane. Antoine interprète chaque maladresse comme un signe venu de l’au-delà. Armand, avec sa jambe de bois, surgit au toujours au pire moment avec une tête d’innocent. Ces moments burlesques existent bel et bien et le film en regorge, mais ils prennent place dans un contexte autrement plus lourd. Suzanne encaisse des décharges pour vendre des baisers. Une violence physique qui redouble une violence sociale. Elle a été vendue par son père à Titus (Gustave Kervern) pour éponger ses dettes et une tentative d’agression sexuelle plane même sur son parcours. Antoine est rongé par un deuil qu’il estime avoir provoqué. Sa femme est morte après avoir découvert son infidélité et il s’enfonce depuis dans l’alcool. Quant à Armand, blessé pendant la Première Guerre mondiale, il porte lui aussi le deuil d’Irène, la femme d’Antoine dont il était secrètement épris. Dès lors, la mécanique comique se grippe puisqu’il repose sur des corps meurtris, des culpabilités profondes, des existences cabossées. On rit d’une situation qui contient une blessure réelle. Ce frottement pourrait être fécond s’il était pleinement assumé. La légèreté annoncée se trouve alourdie par la gravité du contexte et l’engrenage perd de sa fluidité.
Les films Pelléas La fragilité la plus nette tient aux multiples retours explicatifs vers le passé, en particulier la scène où Antoine revit la soirée précédant l’accident. Incapable d’affronter la dispute, il raconte comment il a laissé sa femme partir seule dans la nuit. Ce retour, montré sans détour, fige ce qui restait jusque‑là en suspens : la part d’incertitude qui entourait sa culpabilité et qui donnait au présent une tension féconde. De la même façon, le flashback consacré à Suzanne, lorsqu’elle raconte comment Titus l’a « achetée » à son père pour éponger ses dettes, éclaire brutalement la violence sociale, la peur et la dépendance que le film laissait deviner par fragments.
C’est dans cet espace clarifié que se dessinent les romances, notamment entre Antoine et Suzanne. Elle nous apparaît par de petites inflexions comiques mais sans jamais s’imposer comme une trajectoire pleinement assumée. En d’autres mots, La Vénus électrique ne prétend pas conquérir une Palme, et c’est peut-être sa plus grande élégance. Ce qu’on attendait de lui, il le donne franchement avec un film drôle, immédiatement partageable et qui ressemble à son auteur. Une comédie où l’on trébuche et se brûle un peu avant de rire de ses cloques. Il retrouve la galerie d’êtres légèrement décentrés qui peuplait déjà En liberté ! (2018), avec ses mythomanes attendrissants de Hors de prix (2006). Drôle, oui, et surtout fidèle à l’idée que l’on se fait de lui.
Un petit bonbon de film qui se dévore avec plaisir. Les comédiennes et comédiens ont l’air de s’amuser comme des petits fous dans ce vaudeville belle époque qui rappelle quelques films de Woody Allen (Magic in the moonlight) : il en a la fougue et l’audace et un sens du rebondissement scénaristique bien plaisant.
Un scénario intelligent et subtil, des personnages attachants dans un Paris des années 30 où l’on plonge dans la fête foraine sans électronique et clinquant mais pleine d’attractions toutes aussi plus loufoques les unes que les autres. Des couleurs à la fête, dans les maisons, sur les tableaux … Des personnages attachants, même les seconds rôles au service d’une belle histoire poétique, romantiques et pas si simple que cela . Des acteurs vraiment bien choisis. Je me suis régalée ! Merci Monsieur Salvatori
Un moment très plaisant passé devant ce film, avec un scénario inventif liant efficacement l'humour et une certaine profondeur. Du cinéma français divertissant comme on en voit trop peu, avec une jolie qualité d'écriture et servi par des comédiens tous au diapason du projet. Ne boudons pas le petit plaisir simple que nous procure un bon film comme celui ci.
Un moment de distraction sur lequel il n'est guère utile de s'étendre. On ne s'ennuie pas, mais on ne s'emballe pas non plus. Le jeu des acteurs est parfois à contre-pied ; sans doute un parti pris du metteur en scène.
Un joli petit film assez mignon et poétique qui vaut surtout par la qualité des acteurs. La reconstitution d’époque se veut élaborée mais reste quand même un peu lourde malgré tout. Plaisant.
L´histoire est sympathique mais j´ai été vraiment dérangée par le vocabulaire totalement anachronique (on s´exprime dans ce film sensé se dérouler au début du 20ème siècle comme aujourd'hui, avec même des "du coup...".) Anaïs Dumoustier totalement à côté du rôle, mais Pio Marmaï et Gilles Lellouche très bons comme toujours. Bref, je suis très mitigée.
Un film qui se voit avec un certain plaisir mais doit beaucoup plus aux prestations d'Anaïs Demoustier et de Vimala Pons qu'à son scénario et à la mise en scène de Pierre Salvadori.