Seuls les rebelles
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traversay1

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3,0
Publiée le 25 mars 2026
Seuls les rebelles marque les retrouvailles entre Danielle Arbid et Hiam Abbass, la seconde ayant participé au tout premier court-métrage de la première. Le tournage n'ayant pu avoir lieu comme prévu à Beyrouth, qui subissait encore et toujours des bombardements, la réalisatrice a dû opter pour des décors en studio, et peut-être est-ce la raison pour laquelle le récit prend parfois un aspect assez artificiel, proche d'un soap-opera, alors que certains des sujets traités n'incitent pas particulièrement à la galéjade. L'interprétation est d'ailleurs globalement inégale, hormis pour ce qui concerne son héroïne, une Hiam Abbass plus touchante que jamais, dans un rôle qui ne la flatte pourtant pas particulièrement. Fondamentalement, il s'agit d'une histoire d'amour, inattendue et choquante aux yeux de l'entourage de l'heureuse élue : outre son âge et son statut de veuve, l'identité de son amant scandalise ses proches, pensez, un garçon noir qui n'a même pas la moitié de son âge et qui vient du Soudan du Sud. Cette liaison se situe dans un Liban explosif, mais n'empêche pas des attitudes assez communes, à commencer par un racisme qui ne connait pas de frontières. Malheureusement, outre une forme parfois peu convaincante, l'intrigue a tendance à s'étioler, après une première partie assez enthousiasmante.
namury
namury

7 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juin 2026
Le nouveau film de Danielle Arbid est un petit bijou de cinéma qui rend dommage à Fassbinder avec brio. Hiam Abbas y est magistrale.
miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 128 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2026
Très bon film sur les thèmes de la migration et de l’intégration. À Beyrouth, ville en souffrance dans un pays en guerre permanente (le film n’a pas pu y être tourné), les destins individuels se croisent et le contexte favorise les rencontres improbables. C’est le cas avec Suzanne et Osmane, tellement différents que c’en est peu crédible. Pourtant le film est enlevé, les acteurs sont parfaits et le réalisateur réussit à nous embarquer dans une histoire singulière, ou, quand on dénote, il faut beaucoup de courage pour affronter le regard des autres.
coalex
coalex

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2026
J’ai pu assister ce soir à l’avant-première au Louxor Paris, en présence de la réalisatrice et de l’équipe du film.
C’est formidable de sensibilité et d’humanité pour une ville Beyrouth (même si on n’y est pas) un peuple, un pays (le Liban, meurtri). Le dispositif technique sert la dramaturgie et rend les personnages proches. Bravo, j’ai beaucoup beaucoup aimé ce film. Les comédiens pro et/ou amateurs sont impeccables, spéciale dédicace à l’actrice principale Hiam Abbas magistrale.
Marie-Hélène YESSAYAN
Marie-Hélène YESSAYAN

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5,0
Publiée le 27 juin 2026
Très belle histoire très touchante, tres émouvante, avec la grande actrice, Hiam Abbas formidable, comme toujours.
Rech
Rech

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2026
J'ai assisté à une avant-première de ce film aec la chance d'avoir la réalisatrice et les acteurs présents.
Une histoire d'amour atypique qui peut se dérouler dans n'importe quel pays, même si elle transposée dans le contexte social du Liban. Joué avec sincérité et spontanéité. Prouesse technique de tournage hors-sol.
Corinne Arnhau
Corinne Arnhau

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4,0
Publiée le 2 avril 2026
Vu en avant première au Louxor, film trés intéressant, touchant et encore plus quand on sait les difficultés de tournage que la réalisatrice a détourné
Marilou.P
Marilou.P

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juin 2026
Hiam Abbass et Amine Benrachid crèvent l'écran ! Seuls les rebelles est un film touchant qui explore avec justesse les questions de l'exil et de l'amour hors des normes sous fond d'un Liban meurtri. Une magnifique histoire d'amour et des scènes qui vont devenir cultes!
Laila
Laila

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4,5
Publiée le 21 février 2026
Vu à l ouverture de la Berlinale à Berlin, le film impressionne par la justesse de ses interprètes.
Danielle Arbid signe une œuvre techniquement maîtrisée et audacieuse, portée par une mise en scène remarquable.
Yves G.

1 850 abonnés 4 037 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juin 2026
Suzanne (Hiam Abbass) a soixante-quatre ans. Elle vit à Beyrouth et travaille dans une mercerie. Elle est veuve et ses deux enfants vivent désormais loin d’elle. Un soir, elle secourt un réfugié sud-soudanais, Osmane (Amine Benrachid), agressé en pleine rue par deux malabars, et le fait monter chez elle. Malgré la différence d’âge, Suzanne et Osmane tombent amoureux. Leur couple fait scandale.

Danielle Arbid est une réalisatrice franco-libanaise entière, dont j’ai beaucoup aimé les précédents films : "Passion simple" en 2020, adapté d’Annie Ernaux, "Peur de rien" en 2015 qui a révélé Manal Issa. J’ai été heureux de la voir mardi soir à l’Arlequin présenter son dernier film, dans un joyeux désordre, entourée de toute son équipe.

Son action se déroule à Beyrouth. Mais l’équipe du film n’a pu y tourner en raison de la situation sécuritaire. Aussi le film recourt-il à un dispositif étonnant. Il a été tourné en transparence, les acteurs jouant en studio, près de Paris, devant un écran où étaient projetées des images de Beyrouth. Le procédé pourrait sembler artificiel. Il est à peine identifiable. Et quand bien même on l’aurait remarqué, il n’altère en rien la narration.

"Seuls les rebelles" – un titre dont je n’ai pas compris la signification – est inspiré de "Tous les autres s’appelent Ali", un film de Fassbinder de 1974 mettant en scène une veuve allemande en couple avec un immigré marocain, lui-même inspiré de "Tout ce que le ciel permet" un mélo de Douglas Sirk de 1955 où une élégante veuve tombe amoureuse du fils de son jardinier interprété par Rock Hudson.
Chacun de ces trois films traite du même sujet, l’union transgressive d’une femme âgée et d’un homme plus jeune qu’elle. Le film de Sirk dans l’Amérique collet-monté du code Hays des années 50 évoquait la barrière de la classe, celui de Fassbinder la barrière de la race.

Le film de Danielle Arbid actualise ces thèmes dans le Liban contemporain. Le couple qu’elle forme avec Osmane est, pour les voisins de Suzanne et pour sa famille, triplement choquant. Choquant en raison des presque quarante années de différence entre la veuve qu’on croyait rangée des voitures et le séduisant jeune homme. Choquant en raison de la différence de race et de religion – Suzanne est catholique, comme en témoigne la croix qu’elle porte en pendentif, alors qu’Osmane est musulman. Choquant en raison de la différence de milieu social, Osmane étant immédiatement suspecté de vouloir abuser de la crédibilité de Suzanne.

L’interprétation de "Seuls les rebelles" n’appelle aucune réserve. Hiam Abbass y est, comme toujours, parfaite ; le novice Amine Benrachid est charmant. C’est le scénario qui pèche, un peu trop planplan, un peu trop plat, un peu trop prévisible.
norman06

426 abonnés 1 832 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2026
Le scénario ressemble un peu trop à celui de TOUS LES HOMMES S'APPELLENT ALI de Fassbinder mais la réalisatrice arrive à trouver un ton personnel et le film est véritablement porté par le souffle de la toujours parfaite Hiam Abbass.
Bart Sampson

415 abonnés 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2026
Film inspiré d'une oeuvre dramatique de Fassbinder ( "tout les autres s'appellent ali") mais célébrant l'universalité de l'amour et de la liberté au delà les a priori et autres interdits, "Seuls les rebelles" n'a pas pu se tourner dans un Beyrouth bombardé et hérite d'un dispositif assez théâtral mais qui fonctionne ( en tout cas il a fonctionné avec moi).C'est d'ailleurs une esthétique qu'on retrouvait dans certains oeuvres polychromiques de Werner F.
Hiam Abbass est royale dans ce rôle de femme mure et libre qui se laisse emporter dans une histoire d'amour avec un jeune migrant soudanais ( également joliment interprété par Amine Benrachid). Il y a de la bienveillance et de l'espoir dans ce film.
Une oeuvre fragile qui mérite d'être vue.

Avant première aux 7 parnassiens où le film est programmé à Paris
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2026
Film intéressant, peut on vivre au grand jour un amour atypique et être heureuse sans avoir à subir les commentaires de l'entourage aussi bien familial qu'amical, c'est bien de s'assumer
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

181 abonnés 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2026
Ai vu « Seuls, les rebelles » de la réalisatrice libanaise Danielle Arbid. Tous les plans intérieurs de ce film ont été tourné à Paris, puisqu’au moment de commencer le tournage à Beyrouth, le pays était bombardé par Israël. Cette contrainte apporte un coté sur-réaliste et onirique au film qui lui va très bien et lui donne un charme fou. Pour les extérieurs les acteurs jouent devant des projections de certains quartiers de la capitale libanaise. La photographie de Céline Bozon est sublime et c’est aussi une des grandes forces de ce projet. Et l’on retrouve l’immense Hiam Abbass avec le plus grand bonheur dans un rôle principal. J’adore l’intensité et la retenue de cette actrice israélo-palestinienne. Suzanne (Hiam Abbass) a 64 ans, elle est catholique, palestinienne et veuve depuis peu. Elle fait la connaissance d’Osmane (Amine Benrachid incroyable de justesse) qui a 27 ans. Il est musulman, soudanais et migrant sans papier. Suzanne lui vient en aide et peu à peu leur relation se transforme en amour irrépressible. Alors que la situation politique devient de plus en plus intenable, tout le quartier est en effervescence à la vue de ce couple atypique, donnant libre cours à la calomnie, le racisme, la violence… Le jeu des deux comédiens est d’une grande subtilité et la pudeur de la mise en scène met en exergue les regards et les gestes emplis d’amour. Danielle Arbid sait parfaitement condenser les fractures et les contradictions du Liban entre les 4 murs de l’appartement de Suzanne. C’est quand la caméra et les personnages sortent de ce huis clos que le film perd en intensité et a tendance à s’éparpiller un peu. On aurait aimer un peu plus de concision et d’émotion pendant la deuxième partie du film. Un joli film formellement avec un scénario qui fait souvent penser à « Tous les autres s’appellent Ali » de Fassbinder.
Christian RZ
Christian RZ

88 abonnés 273 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2026
Tout est certainement très difficile dans ce pays laminé et épuisé, alors on ne voit bien comment la relation amoureuse d’une madame palestinienne relativement âgée avec un gaillard noir relativement jeune pourrait rouler sur du velours… alors ça le fait, et ça le fait pas!
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