Cosmos a tout d’abord été présenté en sélection officielle lors de l’édition 2024 du festival de Thessalonique en Grèce. Par la suite, le film a également été présenté dans d’autres festivals comme le FIFDH Genève, le festival Reflets du cinéma ibérique et latino-américain de Villeurbanne ou encore le festival de Séville.
Il s’agit du troisième long-métrage de Germinal Roaux, connu également pour son travail de photographe. Par le passé, il a notamment réalisé Left Foot Right Foot (2013) ainsi que Fortuna (2018).
Contrairement à ses deux précédents longs-métrages qui avaient été tournés en français, Cosmos a été tourné en langues maya et espagnole au cœur de la jungle mexicaine.
Pour Germinal Roaux, tout a commencé en 2009, année au cours de laquelle il a tissé un lien profond avec une communauté maya. Cela faisait plusieurs années qu’il voyageait régulièrement au Mexique. Cette année-là, le cinéaste avait mené un projet photographique au sein d’une communauté du Yucatán. Immergé dans cet univers, le réalisateur a été saisi par une étrange sensation, semblable à une révélation. C’est à ce moment-là qu’il a compris, de manière à la fois intime et profonde, que c’était là qu’il devait créer un nouveau projet. À savoir un film qui lui permettrait de se réconcilier avec sa peur de la mort. C’est ainsi que Cosmos est né.
Avant Cosmos, Andrés Catzín qui interprète le personnage de Leon, n’avait jamais fait de cinéma.
Comme c’était déjà le cas dans Left Foot Right Foot, Cosmos est en noir et blanc. Un choix esthétique qui est devenu la signature de Germinal Roaux, aussi bien dans son travail de photographe que dans celui de cinéaste. Pour le réalisateur, ce n’est d’ailleurs pas seulement une question esthétique mais bien un mode d’expression avec lequel il entretient une très grande proximité.
Le choix du noir et blanc aide le réalisateur à montrer l’intime tout en faisant une mise à distance par rapport à la réalité perçue. Germinal Roaux voit dans le cinéma en noir et blanc une sorte de reflet de notre propre intériorité. Cela rejoint le défi qui l’anime dans l’acte de création, à savoir la possibilité de se rencontrer soi-même, au travers de l’œuvre d’art.