376 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
38 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
15 critiques
3
12 critiques
2
8 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
BILBO75
23 abonnés
57 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 31 décembre 2025
Une sorte de docu-fiction sur la vie rurale chinoise en 1990 et son changement d’ère, où l’on suit laborieusement une famille dans sa vie quotidienne sans relief. Assez ennuyeux car il n’y a aucune créativité cinématographique, aucun style original, juste la volonté de documenter laborieusement vive rurale. Très fade. Et surtout, comme dans beaucoup de films mal faits, le son est totalement nul. On est à la campagne et dans divers paysage où le son devrait être tamisé et varié. Mais non, on a l’impression que le réalisateur a mis un micro dans le moindre objet, de sorte que chaque mouvement ressemble à un orage de sons, et en plus tout à fait uniforme et froid quel que soit la scène. L’impression que tout a été enregistré en studio avec un son spatial ou neutre. Lamentable d’amateurisme en termes de prise de sons.
Belle chronique familiale, attachante et bien filmée. Et document précieux sur un certaine Chine rurale. Il est toutefois permis de regretter quelques longueurs...
Ai vu «Le temps des moissons » du réalisateur chinois Huo Meng dont c’est le premier film. Film qui a obtenu l’Ours d’Argent de la mise en scène au Festival de Berlin 2025. Il faut savoir que cette pépite n’est visible qu’en France, puisque la Chine a interdit toute vente du long métrage à l’étranger et bien sûr sa diffusion dans son propre pays, après que la France ait acheté les droits de cette censure mondiale. Preuve irréfutable qu’il faut aller voir ce film. « Le temps des moissons » est une chronique familiale, villageoise et saisonnière absolument époustouflante qui se déroule en 1991. Une mise en scène toujours inventive, dont les travellings à travers les paysages sont le fil rouge de ce film sociologique passionnant. Il faut se laisser aspirer par le rythme lent qui est celui des tâches agricoles faites à la main comme il y a des siècles, des repas, des mariages, des enterrements, des altercations familiales et du blé, du coton, des choux qui poussent et sont récoltés au gré des saisons. Tout le film est vu par le regard de Chuang (Shang Wang) qui a une petite dizaine d’année. Il vit chez ses grand-parents dans un petit village. Ses parents sont descendus dans le sud du pays chercher du travail en usine. Son regard innocent ne comprend pas ce que le planning familial, régenté par le Parti communiste, vient faire régulièrement dans son village, ni les histoires de mariages arrangés, ni pourquoi certaines personnes n’ont pas d’identité à cause de la politique de l’enfant unique… Une photographie superlative de Guo Daming qui transcende complètement la pauvreté du village et où le moindre champ de blé est une vraie toile de maitre. « Le temps des moissons » est un vrai voyage dans la Chine profonde où les femmes ont toutes la même veste, où le poids de la dictature se fait sentir au quotidien, où personne ne se plaint de sa vie de misère et où la force des liens familiaux compense le travail harassant et les humiliations. Un film juste et fort. Le scénario est extrêmement construit, la plupart des scènes se répondent et forment une boucle qui se referme pour mieux dépeindre la fin d’un monde.
Ours d'argent prix de la mise en scène ( Berlin 2025), " le temps des moissons" propose une chronique de la vie d'un village et d'une famille de la région de Senzhen ( proche de Canton et de Hong Kong ) avant l'industrialisation de l'agriculture en 1991.
Les images sont belles, mais le réalisateur reste presque totalement en dehors de l'aspect émotionnel de ses personnages.
Il ne nous laisse que très peu la possibilité de les comprendre, de ressentir ne serait ce qu'un tout petit peu ce que sont intimement ces villageois.
On nous les montre, certes, mais au final le compte ( du moins à mes yeux) n' y est pas du tout. Avant le générique final, le cinéaste nous précise l'importance que ces villageois ont représenté pour lui, pendant son enfance.
Malheureusement, il ne parvient pas à transmettre leur univers intime, se contentant de façon ennuyeuse, sans profondeur, de les montrer. Je n' aime pas ce qui s'apparente à une réification, même si elle est involontaire !
Contrairement à ce que son titre français indique, le second film de Huo Meng s'étend sur un temps plus long que celui des moissons. Il se situe à une période, le début des années 90, qui marque un véritable basculement dans la Chine rurale, avec notamment l'arrivée imminente de la mécanisation. Reste encore le poids du collectif et celui de la famille que retranscrit le cinéaste dans un long métrage presque choral, d'où émerge un garçon de 10 ans, privé de ses parents, partis travailler dans une grande ville du sud de pays, et proche de sa jeune tante, soumise aux lois patriarcales, et de son irréductible arrière-grand-mère. Le temps des moissons s'échappe assez joliment du naturalisme attendu, grâce une maîtrise de la mise en scène aux soudains accents lyriques, mais Huo Meng tient moins fermement les rênes de son intrigue, peut-être à cause d'un excès de générosité, le cinéaste abordant une multitude de thèmes tels que l'exode rural, la condition féminine, l'adolescence, le traitement réservé aux handicapés, le poids des traditions (mariages et enterrements). Cette Chine nouvelle qui prend forme en 1991 correspond manifestement à une ère de rupture, à la fois source de nostalgie et de progrès. De là à dire que c'était mieux avant, il faudrait être Chinois pour pouvoir l'affirmer, ou non, mais différent, cela, c'est une certitude.
Laissés pour compte, les paysans chinois au début des années 90 n’avaient pas la vie facile, et l’image finale de toute une famille qui pousse un tracteur plutôt que de se faire tirer par lui et assez révélatrice de leur désarroi, alors que le seul horizon qui se dessine pour eux semble bien être les naissantes giga usines de Shenzhen
Un film magnifique, tendre et poétique sur la vie traditionnelle d'un bout de campagne chinoise de la fin du XXè siècle, vue par un enfant. C'est d'abord un film très beau, chaque plan ressemble à un tableau qui rend hommage à la beauté des paysages chinois. C'est ensuite un film très nostalgique sur un monde agraire où l'on moissonne encore à la main pour gagner certes une misère, mais qui a conservé ses rites, ses liens, et une relation vivante à la nature. C'est aussi un film sur la modernisation à marché forcée du pays, qui montre en détail l'impact humain de la politique de l'enfant unique : enfant caché, bébé abandonné, rareté du nombre de femmes, surveillance du corps des femmes par le planning familiale, mariages arrangés avec le plus offrant... Et c'est enfin un film qui montre un monde condamné à disparaître avec un exole rural massif accéléré par l'arrivée des forages de pétrole qui vont bientôt faire table rase de ce monde traditionnel. Primé à Berlin, ce film a été depuis censuré par le régime chinois et il n'est visible qu'en France.
Celà tient plus du documentaire que du film C’est le récit de la vie et des traditions dans la Chine rurale des années 1990, un monde où le mot bonheur n’avait pas encore té inventé Assez déprimant C’est long, ça dure 2h15, ça aurait pu durer 3h comme 1h30 1h45 aurait vraisemblablement été la bonne durée
Si vous aimez comme moi, la ruralité, même si certains la considèrent avec mépris, vous pourriez aimé ce film d’une belle sensibilité et qui se déroule en 1991, époque où j’ai fait un long séjour en Chine...Disons le c’était une autre époque, je me souviens des scènes rurales comme dans le film, et de moments plus spéciaux, comme dans les bus locaux, les paysans voyageant avec leurs poules, poules, déféquant sur les sièges, ainsi qu’avec leurs chèvres bruyantes ( bonjour les odeurs)...D’ailleurs, les chinois aiment le bruit, certaines scènes du film le montrent...Bon ce n’est pas toujours très gai, il faut le reconnaître, et la misère est réelle. La mise en scène, les plans, rappellent aussi le cinéma chinois des années 90, avec un souci de la photo et des couleurs...la tradition se rappelle à nous, avec peut être un air de déjà vu, mais qu’importe, le film raconte quelque chose de la Chine de très précieux, de son histoire, car il faut l’avouer, en trente ans on est passé du moyen age, à une modernité inégalée sur la Planète…à voir bien sûr….Mon seul regret l’absence de musique. ET une certaine monotonie du scénario…..
Une histoire marquante juste avant l’explosion économique de la Chine, 1991. Avec une critique sous jacente du Parti Mais le film est délicat à suivre : les personnages se ressemblent, les noms en chinois ne sont pas précisément ceux en sous-titres, les liens ne sont pas clairs au départ, … Cependant le film est de qualité tant on pourrait croire à un documentaire Aurait mérité 30mn de moins
Un garçonnet d’une dizaine d’années a été confié par ses parents, partis travailler en ville, à la garde de ses grands-parents maternels, des paysans d’un petit village. C’est là qu’il passe une année entière, en 1991.
J’ai eu l’opportunité de vivre et travailler six mois à Pékin en 1994. Je garde de ce séjour et de la découverte fascinée d’un monde qui m’était si étranger un souvenir très vif. Je réalise avec effroi que ce souvenir a maintenant plus de trente ans et que 1991, une date qui pour moi semble si récente, a pour la quasi totalité des spectateurs des airs de préhistoire, comme si on m’avait parlé des années cinquante pendant mon adolescence.
La Chine que nous montre "Le Temps des moissons" n’a rien de moderne. Rythmée par le passage des saisons, elle semble prisonnière d’un temps sans cesse recommencé, même si certains signes de changement sont perceptibles : l’exode rural vers les villes où des emplois mieux rémunérés sont désormais accessibles, la découverte du pétrole dans les champs de coton…
"Le Temps des moissons" est presqu’un film ethnologique qui documenterait la vie dans les campagnes, les jours et les heures des paysans qui les peuplent et qui en tirent les fruits selon des pratiques millénaires (pas l’ombre d’une machine agricole en vue !). C’est aussi une saga qui met en scène une famille élargie : les grands-parents de Chuang, son arrière-grand-mère, sa tante, si jolie, qui sera forcée à se marier pour sauver son autre tante qui vient de donner naissance à un troisième enfant en violation de la politique de l’enfant unique prônée par le Parti, son oncle, l’idiot du village, ses cousins et cousines…. Il y a du Pagnol dans cette joyeuse cousinade, dans l’amour querelleur qui la lie, dans les anecdotes gaies ou tristes qui en rythment la vie quotidienne.
"Le Temps des moissons" dure plus de deux heures. Mais loin de me plaindre de cette durée, comme je le fais si souvent, je m’en félicite ici. Elle donne au film le temps de se déployer. Pourtant on aurait pu s’y ennuyer ferme, faute de fil narratif pour nous tenir en haleine. Mais on se prend au jeu des lents panoramiques de la caméra qui embrasse les scènes de groupes qui tissent le film. Les personnages ne sont en effet quasiment jamais seuls à l’écran. Ils font toujours partie d’un groupe dans lequel ils réussissent pourtant à acquérir une visibilité.
Ours d’argent de la meilleure réalisation à Berlin en février dernier, "Le Temps des moissons" a subi les foudres de la censure qui en a restreint la diffusion en Chine. La raison en est peut-être qu’il peint une Chine intemporelle sur laquelle le Parti a peu de prise. C’est un film superbe qui survivra à l’épreuve du temps et qu’on pourra dans trente ans regarder avec la même fascination.
2h15 pour nous décrire en un documentaire-fiction l'existence de pauvres paysans chinois, abrutis de coutumes et de main-mise d'un pouvoir impitoyable. Et franchement, question images, il y a (beaucoup) mieux. Et quelle mauvaise idée que de nous faire entendre tous ces gens et animaux qui s'expriment en même temps, au même niveau sonore ! Nous sommes ressortis avec les oreilles qui sifflaient !
Film captivant à plus d'un titre, malgré ses 2h15, on se sent un peu triste de quitter tous ces personnages dont on a partagé le quotidien, dans sa dureté mais avec tant de solidarité et de tendresse ... Et quelle beauté des paysages ! Un monde qui meurt, certes, mais dont on trouve ici un magnifique hommage ! Visible seulement en France ? Alors vite courez le voir !
10 571 abonnés
11 451 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 17 juin 2026
L'histoire de « Shengxi zhidì » se déroule en 1991, mais on pourrait se croire des décennies plus tôt, tant le cadre de ce village rural chinois est primitif. Si l'industrialisation ne s'est pas développée dans tout le pays, y compris aujourd'hui, cela montre aussi la transformation du pays en peu de temps. Si l'on ne voit pas la Chine contemporaine, on assiste quand même aux changements socio-économiques et à leur impact sur les plus isolés et les plus démunis. Le petit Chuang en fait partie, avec ce déracinement vécu lorsque ses parents partent travailler en ville. On suit le quotidien de ces gens avec leurs habitudes et traditions comme s'il s'agissait d'un documentaire. Il y a des choses intéressantes et des scènes touchantes, mais l'ensemble est quand même très linéaire et trop contemplatif. Je peux également ajouter les scènes de cruauté dont on aurait pu se passer. C'est joliment réalisé et jamais ennuyeux, même si le temps m'a parfois paru long, mais je ne me suis jamais passionné pour cette histoire. Ce n'était tout simplement pas pour moi.
Il parait utile de commencer par un conseil : si vous allez voir ce film, faites en sorte d'être en grande forme car, dès son début, vous allez être confronté(e) à un très grand nombre de personnages avec des liens de parenté très compliqués et vous aurez sans doute beaucoup de mal à savoir qui est qui. Pour tout dire, lorsque, un peu plus de 2 heures plus tard, le film se terminera, je prends le pari que vous n'aurez toujours pas en tête la composition exacte des familles avec les liens entre tous les personnages. Mais qu'importe, ce film vous aura permis de vivre pendant 12 mois aux côtés des habitants d'un petit ville agricole du nord de la Chine à une époque, 1991, de grande mutation pour ce pays, la collectivisation des terres étant terminée et la mécanisation faisant son apparition dans les campagnes. Les besoins en bras deviennent moins importants dans les campagnes, d'où le départ de nombreux villageois vers les villes et vers les usines qui se montent un peu partout dans le pays. Par ailleurs, on est en plein dans la période de l'enfant unique, avec son lot d'astuces pour éviter les amendes qui pleuvent dès l'arrivée d'un 2ème enfant. C'est ainsi que Xu Chuang, un de ces 2ème enfant, vit au village auprès de Li Xiuying, sa tante, alors que ses parents sont partis travailler dans le sud du pays. Tout au long du film, vous aurez assisté à 2 enterrements, le premier toujours ancré dans la tradition, le second déjà touché par cette fameuse mécanisation. Vous aurez assisté à un mariage auquel la jeune mariée a fini par consentir pour que sa famille bénéficie de l'appui de sa belle-famille. Vous aurez constaté qu'il y a des gens dont on dit qu'ils sont riches et d'autres qui ne le sont pas. Le film est très bruyant, il est permis d'avoir quelques doutes quant à la qualité du sous-titrage mais la vision de ce film est pleine d'intérêt.