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Eva
6 abonnés
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5,0
Publiée le 30 octobre 2025
Le cinéma de Ozon, avec toute sa beauté et sa sensualité, revisite le texte de Camus à la perfection. Le choix du noir et blanc sublime chaque plan et nous transporte parfaitement dans le Alger d’autrefois. Les jeux de lumières, les décors, les plans, tout est magnifique. Le film est porté par un casting brillant, c’est une véritable plongée au cœur du récit, saisissante et vertigineuse. Les personnages acquièrent une profondeur nouvelle, notamment celui de Marie qui incarne une femme forte et moderne. Ce film m’a permis de redécouvrir et d’apprécier ce livre que j’avais lu durant mes études plus comme une corvée que par intérêt. J’y ai vu un autre chef d’œuvre, différent, quelque chose que je n’avais pas saisi à l’époque. J’espère que ce sera une porte d’entrée vers la littérature pour certains.
Et bien est ce possible d’adapter l’étranger au cinéma la réponse est non, pour moi qui n’est pas lu le livre…. Mais qui en parle avec d autres qui ont lu…compliqué de retranscrire quoique avec quelques explications, en tout cas je vais le lire ce livre!
Franchement, grosse déception. Deux heures en noir et blanc, beaucoup trop de longueurs, et surtout aucune émotion. L’acteur principal est d’une froideur absolue, totalement amorphe, sans la moindre empathie. On reste à distance du début à la fin. Un film qui laisse… complètement indifférent. #LEtranger #Cinéma #AvisFilm #Déception #TropLong #SansÉmotion #FilmNoirEtBlanc #Amorphe #AucunRythme #Ciné2025 #MonAvis
J'ai un très grand respect pour François Ozon. Il a réussi à me transporter à travers ses nombreux chefs d'oeuvres tel que Frantz ou Été 85. Mais pour l'Etranger, c'est un sacré raté . Ennuyeux,soporifique et sans goût. Il ne fait que survoler le tragique roman d'Albert Camus, sans réelle originalité. Des travellings plats et sans fantaisies, un décor idyllique mais rendu vide en l'absence de musique pour le sublimer. Un acteur qui avait tant briller dans Été 85, me reste insensible avec une qualité de jeu qui tend vers une image ridicule du rôle complexe et subtil de Meursault .Benjamin Voisin aura du mal à se démarquer des monstres contemporains du cinéma. Tel que Drew Starkey qui nous transporte dans les tréfonds du coeur de William Burroughs en étant son amant, Eugène. Luca Guadagnigno le professionnel du submersif a à travers son adaptation de Queer, a rendu hommage malgré les critiques à l'incroyable figure de la Beat Generation. De même pour Caleb Laundry Jones qui dans son récent rôle mythique de Dracula nous a montré une image sensible et insoupçonnée de celui- ci nous laissant un goût d'empathie pour ce personnage qui fut experimenté dans ses travers douloureux et incompris avec Francis Ford Coppola. Deux exemples qui suffisent à démontrer que en termes d'adaptation littéraire, François Ozon n'a pas le niveau.
Le livre source m'avait déjà profondément ennuyé. L'adaptation sur grand écran m'a endormi. Comme d'habitude chez Ozon, la photographie du film est magnifique, et chaque scéne est une superbe carte postale en noir et blanc. Malheureusement, je n'ai été ni touché ni intéressé. Du coup, 120mn c'est trés long...
Le cinéaste hétéroclite François Ozon adapte le roman éponyme d'Albert Camus (que je n'ai pas lu), nous replongeant dans l'Algérie Française des années 1930 et nous contant cette histoire de colonialisme, de crime, de détachement, de mal-être.
Doté d'un aspect formel très poussé (dont une somptueuse photographie en noir et blanc, solaire et plombant à la fois), le film a eu bien du mal à me captiver durant ses 2h, notamment de par sa narration trop lancinante (contre-balancée par un dernier tiers, centré sur le procès, plus expéditif et verbeux) et son personnage principal, Meursault, incarné par le pourtant charismatique Benjamin Voisin qui, de par son jeu taiseux et semblant déconnecté de tout, m'a laissé à distance de son histoire et de ses questionnements.
Un film beau, mais trop taciturne, à l'image de son protagoniste, qui ne m'a jamais vraiment permis de rentrer dans ce qu'il me proposait, me racontait. 5,5/10.
Un superbe noir et blanc et une scène finale où Voisin joue superbement bien de sincérité. Le reste du film est une longue déambulation d’un autiste et d’un souteneur imitant mal la gouaille des grands seconds rôles du cinéma français des annnees 30. Et, comme on est avec Ozon, impossible d’éviter le cliché gay - gros plan sur la narine qui frisonne de désir - qui dessert l’adaptation. Le livre en sort grandit et on se dit que Ozon savait mieux faire il y a longtemps.
Très belle image noir et blanc, de beaux contre-jours, des corps nus bien filmés, costumes et décors à l’avenant…mais dommage que Benjamin Voisin confonde jeu taciturne avec jeu inexpressif.
Cette adaptation est très réussie. Bien sûr Meursault étonne et dérange mais le film résonne avec l'œuvre et pas seulement le roman, de Camus. sort bouleversé. Excellente interprétation de Benjamin Voisin.
Je suis sorti de la projection de ce film absolument enthousiaste. D'abord la réalisation, l'exploitation du noir et blanc est parfaite, Chaque image emporte l'admiration par le travail sur l'éclairage et les plans. On sent l'influence de Bresson, autre maître du noir et blanc. Si quelques personnages sont amplifiés par rapport au roman, le flilm ne le trahit jamais et transpose en particulier la philosophie de Camus. Enfin tous les rôles sont tenus par des acteurs exemplaires et en particulier une mention spéciale pour Rebecca Marder et Benjamin Voisin. La scène finale de rencontre avec le prêtre devrait devenir une scène d' françois Ozon.
Vu dimanche 26 octobre, en avant premiere a l'UGC Parly 2, en présence du réalisateur (une heureuse surprise). Magnifique d'intensité dramatique, Benjamin Voisin envoutant dans le détachement de Mersault pour tout ce qui l'entoure et de ce qu'il vit, une photographie noir et blanc magistrale, notamment pour les plans rapprochés de visages dans la semi-obscurité, mais aussi dans les extérieurs (que ce soit de la ville ou du bord de mer). Une bande son qui soutient l'intensité dramatique. Et tous les seconds rôles sont excellents (Rebecca Marder, Pierre Lottin, Swann Arlaud...) Une adaptation totalement réussie d'un "monument" de la littérature francaise...
Eloge du nihilisme La roman de Camus, réputé comme inadaptable et sur lequel Visconti s’était cassé les dents il y a 50 ans, est repris par François Ozon dans une lecture moderne du récit. Ne pas oublier que le roman est écrit en 1939 ; on est encore loin de la Guerre d’Indépendance, Camus met peu l’accent sur cette société fracturée ; mais Ozon arrivé après, en fait un vrai sujet de son film en montrant bien une société ségréguée que les colons se refusent de voir. Critiqué pour ce pas de côté et d’autres, ne pas oublier non plus que le roman a 80 ans, je trouve donc de bon goût que débuter le film par des images d’archive permettant de contextualiser une société proche de l’explosion ; même si Camus a toujours nié avoir voulu parler de cela dans « L’étranger ». Dans le roman comme dans le film, l’étranger au centre du récit est avant tout Meursault ; cet homme, étranger à lui-même et étranger au monde qui l’entoure. Tout au long de l’histoire, on espère trouver les clés de compréhension de ce personnage insondable et insensible au monde qui l’entoure. Et bien c’est un nihiliste et rien d’autre, la longue scène finale avec le prêtre ne fera que le confirmer au terme d’un long monologue de Meursault décrivant son acte comme vide de sens. Et ce détachement envers le monde est passionnant, fasciné moi-même comme l’est son amoureuse Marie qui, elle, est sous le charme mais aussi désemparée par cet homme dont elle cherche la clé. Pour jouer ce rôle si complexe et saisissant, Benjamin Voisin est une incarnation fiévreuse de Meursault, troublant. Ozon en profite aussi, avec beaucoup de sensualité, pour capter toute cette masculinité toxique, raciste et violente. Au-delà ces qualités manifestes, au sortir de la salle, ce qui a imprimé durablement la rétine c’est bien la beauté solaire de ce noir et blanc teinté de surréalisme assumé. La photo est magnifique sans cannibaliser les personnages et le ton du film. Ma seule interrogation réside dans l’usage ou non de la voix intérieure de Meursault présente dans le roman ; Ozon fait le choix de l’oublier au profit des images. La voix off pour être encore plus dans la tête de Meursault aurait-elle apportée un plus tout en se rapprochant du roman ? Un magnifique film français autour d’un personnage monolithique et fascinant : Meursault.
Voilà un rôle de taciturne qu'on pourrait écrit sur-mesure pour Benjamin Voisin, qui retrouve la caméra de François Ozon cinq ans après l'excellent « Été 85 ». Dans un noir et blanc sublime, l'Algerie "française" d'Albert Camus reprend vie, tous les acteurs sont excellents, au diapason et Christophe Malavoy réapparaît en président du tribunal. Difficile de revenir à la réalité de 2025 après une telle expérience.