L’Étranger
Note moyenne
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475 critiques spectateurs

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1er AVRIIL
1er AVRIIL

4 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 novembre 2025
Côté respect de l’univers du livre, il n’y a rien à dire. Un respect total de la personnalité du jeune homme blanc ainsi beaucoup d’images qui font référence à la lumière éblouissante.
La lenteur du livre est bien respectée, c’est justement ça le problème… pour moi, le film met bien 45 minutes avant de démarrer. Je sais que beaucoup ne seront pas d’accord, mais personnellement j’ai besoin d’être stimulé. Les plans inutiles s’enchaînent du genre spoiler: « il prend le bus, il marche dans la ville » je ne sais pas si le réalisateur se rend compte mais on a autre chose à faire que d’attendre qu’il se passe quelque chose lorsque l’on regarde un film au cinéma. Peut-être que nous éviter une première partie interminable du film avec seulement pour dialogues des « ma mère est morte je m’en vais. Vous ne pleurez pas pour votre mère ? Non. Votre mère était sa seule amie »
super. Le réalisateur aurait dû rajouter des dialogues un peu plus travaillés, à la limite avoir la voix du jeune français qui commente ses pensées, comme dans le livre, ça nous aurait évité de nous farcir des plans interminables sur sa tête nonchalante.
Je ne comprends pas comment des gens peuvent apprécier ce genre de contenu où pendant des dizaines de minutes, il ne se passe absolument rien. J’ai failli oublier la scène de s.. qui n’apporte rien à l’histoire et est plus dérangeante qu’autre chose. Je ne vais pas au cinéma pour regarder du X. Cette scène est là comme dans beaucoup de films malheureusement pour satisfaire les esprits pervers de la salle. Sérieusement à quoi sert de montrer des parties génitales dans ce genre de film ? En bref. Si vous avez aimé le bouquin comme moi, vous pourriez l’apprécier, mais je vous préviens, ça dure deux heures, alors soyez patients XD
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2026
« À force de voir le mal partout, on finit par l'attirer. » Dans le cas de Meursault, ce n'est pas une perception du mal, mais une observation. Il en est témoin avec tout ce qui l'entoure. Il y a le type qui maltraite son chien ou encore celui qui frappe sa femme. Et au sens large, il y a la colonisation française. Il n'interfère pas avec ce mal, mais il ne l'évite pas non plus comme on le remarque avec Raymond Sintès qui n'est clairement pas une bonne fréquentation. Spectateur, ou plutôt étranger de sa propre vie, c'est comme s'il attendait qu'un événement donne un sens à son existence. Une vie de mort-vivant peut-être causée par la mort de sa mère. Il n'y a pas d'avant, donc impossible à dire, et la seule personne devant nos yeux est un homme effacé, désintéressé et taciturne. Une insensibilité face à un destin qui lui importe peu. Cet antihéros, à la fois meurtrier et fils ingrat, n'est tout simplement pas à sa place dans ce monde aussi beau que cruel. Un monde qui le remplit de solitude alors qu'il semble lancé dans un processus d'autodestruction, mais à sa manière bien à lui. Un calme apaisant qui contraste avec ce contexte brûlant, mais trop souvent étouffé. Cela n'atténue pas la grande dramaturgie de cette œuvre ni même la superbe esthétique donnée par François Ozon à ce texte. Je ne sais pas si "L'étranger" est un très bon film comme le suggère ma note, mais j'ai trouvé le film absolument fascinant.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2025
Sortie annuelle pour François Ozon, qui s’attaque cette fois à L’Étranger de Camus. Le pari était risqué, et pourtant, le film a pas mal de qualités. La mise en scène est somptueuse, et le noir et blanc magnifique donne une vraie atmosphère. Benjamin Voisin porte tout le film : son jeu peut paraître figé, mais c’est le personnage, donc ça colle. J’ai parfois cru que j’allais m’ennuyer, mais au final, les deux heures sont passées très vite, et le film continue à me hanter, ce qui est plutôt bon signe. L’Algérie des années 30 est très bien reconstituée, et même si je n’ai pas lu le roman, jugé inadaptable, l’ensemble m’a semblé fort et prenant. Pas le meilleur de son auteur, ni le film de l’année, mais un bon cru, presque fascinant, et parfois bouleversant.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2026
Avec "L’Étranger", François Ozon s’attaque à un monument de la littérature française, le roman de Albert Camus. Un pari risqué tant l’œuvre originale, introspective et philosophique, repose sur une intériorité difficile à transposer à l’écran. Et pourtant, le cinéaste parvient à en livrer une adaptation aussi respectueuse que personnelle. Le film suit un homme détaché du monde, indifférent aux conventions sociales, dont la vie bascule après un meurtre presque absurde sur une plage écrasée de soleil. À travers son procès, c’est moins son acte qui est jugé que son incapacité à ressentir ou à se conformer aux attentes de la société. Ozon fait le choix audacieux d’un noir et blanc somptueux, qui confère au film une dimension presque intemporelle. Ce parti pris esthétique renforce la sécheresse du récit, son minimalisme émotionnel, tout en sublimant les décors et les visages. Au cœur du film, Benjamin Voisin impressionne. Il incarne Meursault avec une retenue remarquable, évitant toute surinterprétation. Son jeu, presque neutre, épouse parfaitement l’essence du personnage imaginé par Camus : un homme en décalage total avec le monde, dont l’absence apparente d’émotion devient troublante. Là où le roman passe par les mots, Ozon utilise le silence, les regards, la lumière.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2025
L’adaptation est très belle et le héros a tout à fait cette notion de simplicité dans ses émotions. Il agit selon son instinct et n’analyse pas ses conséquences.
J’avais aimé le livre même si l’on retrouve davantage de pensées intimes sur sa mère. Ici elle est effacée au profit du meurtre.
Mais la philosophie est bien là dans les actes et les silences.
Pas mal.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2025
Lorsqu'on regarde un film dont le scénario est l'adaptation d'une œuvre littéraire, doit on avant tout se demander si le film est fidèle au roman ou bien peut on prendre la liberté de le regarder sans trop penser au texte dont il est issu ? En fait, très souvent, on n'a pas lu le roman et la question ne se pose pas ou bien, le texte est ancien, on l'a lu il y a très longtemps et on est bien incapable de juger si la fidélité est ou non présente. Dans ce cas là, il est bon de commencer par essayer d'estimer quel est le degré de fidélité de sa mémoire ! Tout cela pour dire que, bien qu'ayant lu "L'étranger", ne comptez pas sur moi pour affirmer avec force que le film de François Ozon est absolument fidèle au roman d'Albert Camus ou, qu'au contraire, il s'agit d'une complète trahison. Non, je me contenterai de dire qu'il me semble que cette adaptation cinématographique est plutôt fidèle à l'esprit du livre avec, pour commencer, le choix de noir et blanc, en phase avec l'époque, en phase également, avec le lieu où se déroule l'action; avec une absence de jugement de valeur sur les personnages, a spoiler: vec un Meursault qui semble totalement indifférent à ce qui se passe autour de lui, que ce soit l'amour que lui porte Marie, le décès de sa mère ou le racisme envers les "indigènes".
Sinon, dans mon souvenir, il me semble que Marie n'a pas un rôle aussi important dans le roman que celui, magnifiquement interprété par Rebecca Marder, qu'elle a dans le film de François Ozon et j'avoue que je ne me souvenais plus très bien du personnage de Salamano, l'homme au chien. Et puis, il faudrait que je me replonge dans le roman pour vérifier si le comportement adopté à la fin par Meursault y est aussi inexplicable que dans le film : spoiler: cet homme qui, jusque là, était apparu comme étant totalement hors sol, qui s'était montré absolument imperturbable durant son procès et qui, d'un seul coup, se transforme en bête féroce !
Comme dans le roman, le rythme est très lent, surtout dans la première partie et il faut reconnaitre que, si une telle lenteur passe très bien à la lecture, elle peut s'avérer plus difficile à supporter dans un film. Bien que le film ait été tourné à Tanger, François Ozon réussit bien à nous faire croire que l'action se déroule dans Alger la blanche. La distribution est un modèle du genre avec Benjamin Voisin qui interprète Meursault, peut-être un petit peu trop athlétique pour le rôle, mais parfait par ailleurs, avec Rebecca Marder, dont je n'avais jamais remarqué jusque là la grande ressemblance physique avec Juliette Binoche, avec Pierre Lottin, fidèle à lui-même dans le rôle de Raymond Sintès, avec Nicolas Vaude qui joue le procureur, avec Swann Arlaud dans le rôle de l’aumônier. On remerciera François Ozon d'avoir choisi de remettre en scène des interprètes qui furent de très grandes vedettes et que le cinéma français avait presque complètement oublié : Christophe Malavoy, Denis Lavant, Mireille Perrier. On le remerciera moins d'avoir un peu trop noyé son film dans une musique hors sujet et qui s'avère in fine plus nuisible qu'utile.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2026
Je ne me lancerai pas dans un comparatif entre le film de François Ozon, et le célèbre roman d'Albert Camus dont il est tiré. D'une part, parce que j'ai lu ce dernier il y a un moment, sans en garder un souvenir précis. D'autre part, car je trouve que cela n'a pas de sens de comparer un objet littéraire et un objet filmique, ces deux médias étant très différents et ne permettant pas le même type d'exploration. Qu'en est-il donc du film de François Ozon ?
Dans l'Algérie française, Meursault est un homme qui parait insensible, déconnecté du monde qui l'entoure, s'émouvant à peine du décès de sa mère. Il rencontre une jolie jeune femme, puis est embarqué malgré-lui dans une rixe avec des locaux, qui va tourner au malheur.
Dès le départ, "l'Etranger" frappe de par sa forme. L'immersion dans l'Algérie coloniale est ambitieuse et très réussie, on s'y croirait (enfin je dis ça en ayant évidemment jamais connu cette époque ni ce lieu, et en sachant que le tournage a été effectué au Maroc !). D'autant que la photographie noir & blanc est particulièrement jolie et paradoxalement chaude, semblant sortie des publicités de mode esthétisées au style rétro.
En revanche, je n'ai pas été emballé par l'intrigue. Le premier tiers traîne des pieds, le mutisme du protagoniste n'aidant pas à dynamiser tout cela. Le récit se réveille surtout grâce aux personnages secondaires, par ailleurs bien campés (dont Pierre Lottin en voisin et proxénète butor). Mais le dernier tiers a tendance à retomber dans ces travers d'introspections presque mutiques, brisées occasionnellement par des dialogues trop littéraire pour du cinéma.
Dommage car Benjamin Voisin est très bon dans cet énigmatique protagoniste, dont le comportement à la fois social (pour la forme) et anti-social (pour les émotions) soulève de nombreuses thématiques philosophiques. Evoquant l'absurde, les normes, les sentiments... et accessoirement le colonialisme, même si j'imagine que ce n'était pas le propos du roman, écrit en 1942.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
J'ai adoré. J'ai lu ce livre au collège et il m'a profondemment marqué. J'ai revu dans certaines scènes des lignes du livre, j'ai entendu des citations. Meursault est beau, totalement puissant par son aspect hermétique à tout, même à la mort. Les images sont superbes. Je ne sais pas comment Ozon a réussi à mettre autant de détails et de relief dans son noir et blanc mais c'est superbe. Alger dans les années 30 est très bien retranscrit et transpire la ségrégation de l'époque. UN film magistral mais qui ne plaira pas à tout le monde.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2026
Porter à l'écran ce roman culte de la littérature était une gageure, et François Ozon s'en sort très bien. Grâce à la performance de l'excellent Benjamin Voisin, le mutique Meursault, pionner des personnages autistes, prend corps dans une magnifique image en noir et blanc ( récompensée à juste titre ). Étranger au monde, étranger à lui-même et à tout sentiment, ce personnage nihiliste est parfaitement incarné, entouré par Rebecca Marder et Pierre Lottin ( César du meilleur second rôle ). Petite anecdote pour avoir mis en scène la pièce: lorsqu'il trouve en prison un vieil article sur un meurtre en Tchécoslovaquie, cela servira à Camus de trame pour écrire la pièce de théâtre "Le Malentendu" deux ans plus tard.
Formellement réussi, je n'avais pas vraiment accroché à l'esprit minimaliste du livre, le film a son image m'a fait le même effet.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 541 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2026
F. Ozon propose sa version du roman d'A. Camus, dans une reconstitution de l'Algérie française d'époque, sous une superbe photographie N&B, à la lumière étincellante. B. Voisin incarne parfaitement un Meursaut, totalement impassible. Une troublante évocation.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2025
L’Étranger d’Albert Camus est un des romans français les plus célèbres. Pourtant, il n’avait jamais connu d’adaptation cinématographique hexagonale (le roman ayant juste été adapté en Italie par Luchino Visconti en 1967 et en Turquie par Zeki Demirkubuz avec Yazgı, présenté dans la section Un certain regard au Festival de Cannes 2002). François Ozon rattrape ce manquement surprenant en livrant une belle adaptation en noir et blanc (esthétique qu’il avait déjà travaillée dans Frantz). Si les amateurs du roman pourront être surpris de voir le film débuter en flashback (on apprend dès les premières séquences que Meursault a tué un arabe) et ne pas citer la célèbre première phrase du roman, le cinéaste offre un film à la facture classique mais tout à fait maitrisée et parfaitement interprétée (il bénéficie d’un beau casting avec Benjamin Voisin, Rebecca Marder, Pierre Lottin, Denis Lavant, Swann Arlaud et Christophe Malavoy). En outre, on peut apprécier une reconstitution réussie de l’Algérie coloniale de 1942 qui laisse percer les raisons de la future décolonisation (qui sont évoquées dans le générique de début) et les tensions existantes entre les populations présentes à cette époque spoiler: (même si celles-ci ne sont pas la raison principale du meurtre causé par Meursault)
. Le personnage principal étant en apparence dépourvu d’émotion spoiler: (même si son monologue final peut faire comprendre que ce n’est pas tout à fait le cas)
, il est difficile pour le spectateur d’être vraiment touché par son destin mais on reste constamment intéressé par ce qui lui arrive et par le fait d’essayer de comprendre sa psychologie spoiler: et la forme d’honnêteté qu’il possède (il ne ment jamais)
. Une fois de plus, François Ozon signe donc un très bon film qui pourra, en plus, remettre au goût du jour un classique de la littérature française.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2025
Superbe film adapté du roman d'Albert Camus qui nous replonge dans l'Algérie française, très belles interprétations
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 212 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2025
Je n'ai pas lu le roman d'Albert Camus dont il est adapté au cinéma par le talentueux cinéaste François Ozon mais j'ai beaucoup aimé ce film qui est très énigmatique du début à la fin !
C'est le livre Français le plus lu au monde et c'est vrai qu'il vaut le coup de s'intéresser à cette curieuse histoire. Murceau est un jeune homme mystérieux, silencieux, qui vit en Algérie, y travaille. Le jour de l'enterrement de sa mère, il montre très peu d'émotion. Il rencontre une charmante demoiselle qu'il a perdu de vue et file le parfait amour. Il a un voisin violent qu'il sympathise mais ce dernier a des ennemis Musulmans , dont deux vers une plage où l'un se fera tuer par le personnage principal de cinq coups de revolvers dont s'ouvrira un procès et une incarcération révélateur. La première partie est assez silencieuse ou les plans se fixent essentiellement sur le personnage principal interrogatif incarné magnifiquement par Benjamin Voisin, l'histoire d'amour avec la ravissante Rebecca Marder, puis la deuxième partie leve le voile. Le fait de filmer "L'étranger" en noir et blanc reflète bien l'époque du récit sur pellicules l'Algérie comme un hommage au cinéma de cette période là. Dans le casting, il y a aussi d'excellents comédiens comme Pierre Lottin, Denis Lavant, Swann Arlaud ou Christophe Malavoy. Une très bonne œuvre qui vaut le coup d'y jeter un œil.
Math719
Math719

229 abonnés 892 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2025
Le film déploie un vrai sens de l’esthétique, avec une mise en scène très contemplative et des images particulièrement soignées. Le portrait de ce jeune homme, incarné par Benjamin Voisin, est remarquablement construit : l’acteur joue avec justesse et s’approprie pleinement son personnage. Quel dommage, pourtant, que l’on s’ennuie si souvent…
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
Ozon livre une belle adaptation du roman de Camus soigneusement mis en scène dans un très beau noir et blanc. L'absurdité de la condition humaine trouve ici tout son sens à travers le personnage de Meursault parfaitement incarné par Benjamin Voisin. La neutralité du personnage peut désarconner mais vient ébranler toutes les certitudes du spectateur. Peut-être qu'Ozon aurait pu aller plus loin et développer le thème de la sensorialite propre à l'univers du roman. Fans tous les cas, le film demeure réussi dans ses ambitions formelles.
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