4167 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
496 critiques spectateurs
5
61 critiques
4
189 critiques
3
146 critiques
2
72 critiques
1
18 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Gregory S
57 abonnés
789 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 2 novembre 2025
Le nombre est blanc est sublime, comme tout Ozon c'est très bien filmé et très bien joué. Je n'ai pas lu le livre, donc difficile de juger de l'adaptation mais le film me semble un peu trop littéraire pour dire qu'il s'agit d'un grand film. Néanmoins c'est à voir, et ça donne même envie d'aller à Alger bien que le film ait été tourné au Maroc.
Remarquable ! D'abord par la "reconstitution" de l'Algérie française (à Tanger...), son cadre exceptionnel, la mer, le soleil, sa société de modestes pieds-noirs qui n'étaient pas tous des "colons", loin de là... Et puis, surtout, Meursault : Benjamin Voisin ne joue pas Meursault, IL EST MEURSAULT, il l'incarne de façon totalement crédible. Meursault n'aime personne véritablement, mais ne déteste personne non plus, rien ne le touche vraiment, tout lui est indifférent dans cette société, il assume de n'avoir aucune sensibilité, aucun affect. Sa seule éclaircie, il la vit avec Marie (très belle interprétation de Rebecca Marder). Et encore, Meursault ne consent à forcer sa nature profonde que pour répondre, sans conviction, aux sollicitations de Marie (mariage...). "L'étranger", c'est l'incarnation totalement réussie d'une personnalité déroutante mais totalement libre !
Fidèle au roman, une très bonne introduction à sa lecture ou une invitation à le relire ou à se le remémorer, les dialogues et toute la réflexion philosophique d'Albert camus sont là, les débuts rendent compte du rythme lent et désabusé de la vie du héros Meursault, sa philosophie de vie est clairement exposée, au début on est choqué par son inaptitude à s'engager, à être heureux, à s'émouvoir, pour lui ne comptent que la vérité de l'instant présent et la volonté indéfectible de ne pas se trahir lui-même, au risque d'être incompris. La tension psychologique monte crescendo jusqu'à la scène avec l'aumonier vers la fin du film, très dure. Le film rend aussi un hommage à l'arabe tué en lui donnant une sépulture et une reconnaissance posthume par sa famille, cet aspect est absent du roman d'Albert Camus mais sera le thème d'un autre roman, "Meursault contre-enquête", publié en 2013 par Kamel Daoud, un plan du film fait aussi penser à la couverture de ce roman dans la collection Folio poche. Enfin, la bande-son qui est distillée et qui accompagne la tension dramatique autour de cette histoire est d'une efficacité redoutable. Un film très réussi, à voir et à garder en mémoire.
Une belle réalisation cinématographique et un acteur éblouissant ; le sujet du livre d A Camus est respecté même si la personnalité de l acteur est plus forte que celle du héros du livre
A trop employer de superlatifs, je risquerais diminuer l'intérêt de cet article et pourtant, ce film les mérite à plus d'un titre. On peut en effet souligner que c'est d'une grande beauté et que certains plans vous resteront en mémoire, tant par la photographie que par la réalisation. Et puis par la qualité des acteurs, à commencer bien sûr par Benjamin Voisin qui incarne à merveille le complexe Meursault et qui est incroyable dans les vingt dernières minutes, spécialement lors de sa confrontation avec l'aumônier, Swann Arlaud : un grand moment. Je vous l'avais dit : plus, ça serait trop !!! Alors bon film !
Qu'il est difficile de s'emparer de l'excellent roman "L'Etranger" d'Albert Camus pour l'adapter au cinéma ! C'est le type de sujet typiquement "casse-gueule". Hé bien je trouve que François Ozon ne s'en tire pas trop mal avec ce personnage si particulier et assez mystérieux qu'est Meursault, joué aussi bien que possible par Benjamin Voisin. Il est préférable d'avoir déjà lu le roman d'Albert Camus.
Très belle image noir et blanc, de beaux contre-jours, des corps nus bien filmés, costumes et décors à l’avenant…mais dommage que Benjamin Voisin confonde jeu taciturne avec jeu inexpressif.
Adaptation du roman de a camus. On se retrouve plongé dans l'Algérie des années 40. Le noir et blanc donne une belle photographie et plus fe profondeur au film. Très bon jeu d’acteurs de la part de Rebecca Marder et de Benjamin Voisin et Pierre lotin.
Après Visconti, François Ozon est le deuxième homme à oser s’attaquer à une adaptation de ce roman mythique d’Albert Camus, et son premier choix de mise en scène est le noir et blanc (de qualité, il faut toujours le souligner), à la fois pour recréer l’ambiance des années 50 et pour renforcer le catactère déprimant de l’oeuvre. L’histoire, on la connaît, est celle d’un homme désintéressé qui refuse de suivre les règles du jeu social. Il s’agit d’une œuvre intéressante en philosophie car elle met en scène l’absurdité de l’existence, et pose également la question de l’indifférence/absence de sentiments chez un être humain, avec ce personnage nihiliste et détaché de tout, vivant selon ses désirs au jour le jour. Benjamin Voisin s’est beaucoup entrainé pour ce rôle et on peut dire qu’il s’en tire pas mal ! D’ailleurs globalement, si on oublie Pierre Lottin qui Wilfrid (cf Les Tuches),un peu sur les bords, les dialogues sont sujets à une interprétation très soignée par le casting (rythme, élocution). D’autres choix intéressants : les cadrages de Meursault, les citations du roman qui sont résumées à l’essentiel et intégrées dans les dialogues de manière assez fluide. Le souci ce sont les quelques choix de mise en scène finaux, car bien que les deux premiers tiers du film soient une adaptation scrupuleusement fidèle au matériau original, la fin est sujette à débats. Le monologue face à l'aumônier dérive dans des hors-sujet, des contradictions désolantes, alors que celui du livre était très bien. Il en va de même pour les visites en prison qui sont seulement imaginées dans le livre, mais c’est un choix pardonnable qui épargnait la mise en scène plate de la voix off. On peut s’interroger aussi sur l’idée de développer l’intrigue autour du colonialisme et de la sœur de l’arabe, pourquoi faire ? Il ne s’agissait pas de ça. Un autre choix problématique est cette musique lourde et angoissante, certes j’ai vu le film le jour d’halloween mais on est pas devant un film d’horreur. En revanche la chanson “Killing an arab” de The cure, écrite spécialement sur l’oeuvre, est une belle trouvaille pour le générique.
Chaque plan est de toute beauté, la composition d’image est parfaite un film indolent et captivant on est pris au piège de cette “Absences de sensibilité� bien au-delà d’une magnifique carte postale de l’Algérie, la magnétisme de Benjamin Voisins irradie, du début à la fin Les mots sont presque de trop Sur le fond .J’emprunte à positif,« Francois Ozon arrive à capter la masculinité toxique, raciste et violente » Il le fait avec beaucoup d’élégance.
Où Voisin éblouissant tient l'image avec la force d'un géant.
Et si Orson est LE réalisateur du cinéma français, il reste inégal. Mais là il a tapé les étoiles.
Ce voyage étouffant dans la psyché d'un étranger à la logique froide qui ne vit qu'à travers son corps réchauffé par le soleil et une réflexion sur notre humanité.
Il faut une certaine vanité pour oser adapter ce roman. n'échappe pas aux clichés/pièges. Il en rajoute (homo-érotisme constant). Le film aurait-il été fait pour séduire l'acteur protagoniste ? Ceci expliquerait cela. En effet, si l'acteur n'articule pas bien, il a cependant un corps de publicité pour parfum masculin. La reconstitution de l'Alger coloniale mérite toutefois des éloges. Un peu fatiguant.