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YH.
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1,5
Publiée le 2 novembre 2025
Mais quel ennui, mais quel ennui ! Un électroencéphalogramme aussi plat qu’une crêpe. C’est long, c’est lent, c’est mou. Hormis la photographie tout le reste est absolument soporifique. Mais pourquoi cette adaptation inutile ??
Transposer à l’écran le roman culte de Camus, lequel vaut tant pour son propos que pour son style inimitable, avait tout du chemin de croix. François Ozon s’y attelle et transforme élégamment l’essai. La lumière, sublime, devient un personnage à part entière du récit absurde et magnifie sans cesse les acteurs. Benjamin Voisin en Meursault est parfaitement troublant, antipathique mais non tout à fait détestable, pourvu d’une anémie morale qui confine à l’absolu pureté. Le film comme le livre questionnent, inquiètent, provoquent de l’intranquilité. À noter : la dimension politique dont s’orne l’œuvre pour dénoncer le colonialisme et la misogynie des hommes de l’époque.
En lisant la 1ère ligne du livre j’étais déjà troublé, ligne reprise plus tard dans ce très grand film, il n’empêche que ce film où le noir et blanc y est magnifique ainsi que les décors, la scène à la cours d’assis ou la sœur de l’arabe explique sans le vouloir et en quelques mots la trgédie que représente la colonisation, tous les acteurs y sont formidables.
La question est de savoir s'il faut lire ou non le roman d'Albert Camus avant de voir le film de François Ozon. Ou bien encore s'imprégner en amont de la "philosophie camusienne" en étudiant Le Mythe de Sisyphe, l'une des composantes de ce que Camus appelait lui-même son "cycle de l'absurde" qui comprend, outre cet essai et son roman l'Etranger, ses pièces de théâtre Caligula et Le Malentendu. La réponse est évidemment non. Car on risque de se rendre compte que le cinéma n'a rien à faire dans la démarche intellectuelle que Camus nous propose. Peut-être est-ce pour cela que le romancier et philosophe ne souhaitait pas que son roman soit porté à l'écran. Francine Faure, sa veuve, a tout de même accepté que Luchino Visconti s'y attèle tout en refusant son scénario initial (écrit avec la collaboration de Georges Conchon et de Suso Cecchi D'Amico) et en l'obligeant à respecter scrupuleusement le déroulé du roman. Le résultat n'a pas satisfait le cinéaste qui a fait en sorte que ce film soit négligé dans sa filmographie. C'est dommage car on eût aimé découvrir son interprétation de l'œuvre littéraire ponctuée, selon ses dires, « d'échos qui arrivaient jusqu'à aujourd'hui, jusqu'à l'., jusqu'à la guerre d'Algérie ; c'était vraiment ce que signifie le roman de Camus, qui prévoyait ce qui est arrivé et cette prévision, qui se trouve dans le roman, je l'aurais concrétisée cinématographiquement ».
Rien de tout cela dans le film de François Ozon qui, sans doute prudent, n'ose s'aventurer sur un terrain devenu glissant. La toute dernière séquence du film – un brun complaisante - ne manquera pas de surprendre les connaisseurs du roman (dans lequel elle n'existe pas !).
Le choix du noir et blanc est pertinent, la réalisation soignée, les acteurs à leur place, en particulier Benjamin Voisin bien plus authentique que Marcello Mastroianni dans le film de Visconti. Mis à part peut-être sa plastique bien visible dans les séquences nautiques et dont l'harmonie se façonne en général dans les centres de fitness !
N'allons pas chercher de la "modernité" ou de "l'audace narrative" là où il n'y en a pas. Et c'est tant mieux ! Du coup, pas de polémique pour attirer davantage l'attention de la presse et du public.
La question est de savoir s'il faut lire le roman d'Albert Camus APRÈS avoir vu le film de François Ozon. La réponse est OUI !
Ce n'est sûrement pas le meilleur Ozon mais on peut se satisfaire de cette nouvelle adaptation fidèle du roman de Camus. Le film est un lent à l'image du récit. L'interprétation est de qualité avec une mention spéciale à Pierre Lottin. Le noir et blanc sublime le récit qui este pour moi toujours un peu abscons.
Un film magnifique! Sans doute à cause du soleil! La lumière, la photo, le noir et blanc, sublime. Les acteurs sont fantastiques. Tous! Merci pour cette merveille de cinéma.
Noir et blanc qui garde bien l’ambiance, Meursault super J’ai retrouvé l’ambiance du livre même avec qq arrangements Très beau travail de François Ozon!
Le livre source m'avait déjà profondément ennuyé. L'adaptation sur grand écran m'a endormi. Comme d'habitude chez Ozon, la photographie du film est magnifique, et chaque scéne est une superbe carte postale en noir et blanc. Malheureusement, je n'ai été ni touché ni intéressé. Du coup, 120mn c'est trés long...
On peut dire que Ozon donne une vision assez fidèle du Meursault de Camus, mais on perd la narration et on passe un peu à côté de ce qu'il y a véritablement dans la tête du personnage. Ceci dit c'est une très belle interprétation.
Et bien est ce possible d’adapter l’étranger au cinéma la réponse est non, pour moi qui n’est pas lu le livre…. Mais qui en parle avec d autres qui ont lu…compliqué de retranscrire quoique avec quelques explications, en tout cas je vais le lire ce livre!
Décevant. Ozon rend une copie propre mais sans profondeur. Ce qui fait la beauté du livre, c’est que le personnage de Meursault, ballotté par les événements, sans opinions et sans affect nous est pourtant profondément attachant. Or dans le film, il est froid, insensible à tout, presque antipathique. De ce fait, le film semble extérieur à l’histoire, sans l’humanité profonde qui fait la valeur du livre. D’autre part, certains ajouts sont un peu inutiles. C’est une adaptation honnête mais qui risque, je le crains, de dispenser les spectateurs de lire « L’étranger ».
Comme beaucoup de français j’ai lu L’étranger à l’école mais je n’en ai plus le moindre souvenir. Cette adaptation très stylisée de François Ozon nous dresse le portrait d’un homme insensible, y compris quand il s’agit d’amour. Mais est-il même capable d’aimer? Le film est à l’image de son héros, froid et distancié. En sortant de la salle, pas très convaincu, je n’eus aucune envie de relire Camus.
J’ai vu dans ce long métrage l’art de l’adaptation : un parti pris, comment décrire une époque, une ambiance, un personnage, un amour, un crime … la photo est parfaite, le casting travaillé. Benjamin Voisin, Pierre Lotin et Marie sont remarquables. Ce n’est pas un film que l’on visionne mais une œuvre esthétique qui nous transporte au travers de plans incroyablement travaillés ! Un travail d’artiste qui ne laisse pas indifférent . Un réalisateur de grand talent c est certain !