L’Étranger
Note moyenne
3,7
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477 critiques spectateurs

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61 critiques
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184 critiques
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140 critiques
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67 critiques
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Guiz Mo
Guiz Mo

16 abonnés 31 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 décembre 2025
Vu par curiosité., n'ayant jamais lu le roman. Personnellement, je n’entends rien aux noeuds cérébraux camusiens. Quant au film il y manque les principaux éléments qui rendent un long mètrage digeste : des personnages vraissemblables ancrés dans le réel. Une vie, un passé, une histoire, des sentiment.. en bref un ancrage psychologique et un minimum de réalisme qui permette de s’ identifier aux personnage. Ici tout est irréel, flou, intangible, ambiguë. Les amitiés, les antipathies, les amours. Le réalisateur semble n’avoir pris aucun parti d’interprétation de l'œuvre d’origine (le roman). Le meursault de Camus était il dans son esprit si apathique, incipide, neurasthénique ? D’un point de vue cinématographique les efforts sur la forme (la photographie à la Doisneau) ne suffisent pas à convaincre et ne permettent aucunement de compenser la lacune de fond. Il manque un ton. un style, une vision.. Le film erre sans parvenir à la cohérence d’une œuvre aboutie. L’ensemble nous plonge dans un ennui et une perplexité constants. Un film narcissique, plat, terne, sans souffle, dont on ne discerne ni le sens, ni le but, ni l'intérêt. Mais peut-être est-ce un reflet abouti du roman? Aucune envie de prolonger la torture de toute façon.
Damien DURAN
Damien DURAN

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 novembre 2025
Film noir, en noir et blanc qui souligne parfaitement la philosophie d’, l’absurdité de la condition humaine où le hasard est déterminant. Le rejet de Dieu et l’amitié même néfaste sont parfaitement soulignés. F. Ozon est surprenant dans ce registre.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2025
« L’étranger » d’Albert Camus, roman traduit dans de nombreuses langues et valeur sûre et permanente des études de littérature, incontournable au lycée puisque c’est l’œuvre la plus étudiée en classe de première… pour le baccalauréat. Avant de voir cette adaptation ou après pour se rafraîchir les codes narratifs, lire par exemple la notice Wikipédia sur l’œuvre. Les évoquer ici ce serait spoiler, c’est-à-dire révéler un élément clé de l'intrigue de l’œuvre, au point de gâcher à autrui l'effet de surprise et le plaisir de la découverte. Mais c’est la rançon des incontournables. On ne s’étonnera pas d’un style scolaire. Ce sont les pages et le découpage du roman… à l’écran. Le spectateur s’enfoncera dans une narration porteuse d’un message, d’une vision désabusée (oups, c’est spoiler) du monde. C’est d’un personnage qu’il s’agit, de son détachement envers les évènements qu’il subit, attitude et message hautement philosophiques. Révision : c'est lui l'étranger à sa propre histoire. Là vous êtes de retour sur les bancs du lycée ! Puisse ce film aider le spectateur à s’approprier ou se réapproprier une œuvre essentielle. Tout le monde n’a pas fait la classe de première, filières générales. Moi le premier ! Sur le plan cinématographique, la reconstitution par l’image de l’Algérie française, du moins la ville européanisée d’Alger, est particulièrement bien travaillée. Dans les détails, l’Arabe du cru est un indigène. Des choses comme ça qui remémorent ou interpellent peut-être.
Laurence Ory
Laurence Ory

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2025
Film excellent , Très fidèle au roman ! Des personnages de grandes qualité dont les interprétations vous font pénétrer au sein d’une société des années quarante. Magistral, le rôle du prêtre !
Saddek Belaid
Saddek Belaid

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2025
Meursault est un nihiliste. Il est le néant et veut qu’il advienne : pourquoi quelque chose plutôt que rien. L’existence de Meursault tient de l’absurde, principe fécond cher à Camus lui-même. Ozon a rendu perceptibles les doctrines de philosophes (surtout allemands) qui se sont penchés sur l’Etre et l’impossibilité de maîtriser son existence. Ce film, à travers Meursault, rend palpables ces interrogations. La lumière crue du soleil, si bien rendue, n’est pas la moindre qualité de merveilleux film, qui nous invite à nous reposer les éternelles questions ontologiques.
Bernard Becourt
Bernard Becourt

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2025
Film génial, impressionnant , magistral, même s il n est pas l exact reflet du livre, jeu magistral de BENJAMIN VOISIN, adaptation très personnelle du livre de CAMUS mais tellement fidèle en même temps, au contexte, à la personnalité du "coupable" indifférent même à lui-même. Bravo François Ozon et tous ses acteurs !
Marclille
Marclille

35 abonnés 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2025
Film de grande qualité relevant le défi de l'adaptation du roman d' Albert Camus. Finesse de l'interprétation de l'ensemble des acteurs, beauté des images restituant l'univers de l'intransigeant Meursault, étrange étranger.
zwaryszczuk felix
zwaryszczuk felix

9 abonnés 218 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2025
Le choix du noir et blanc est décisif.
Le noir et blanc réussit à combiner chaleur extrême et froideur des âmes
Solide réalisation et interprétation
Dommage que la dernière partie trop didactique casse le rythme
christian dejean
christian dejean

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2025
Dans quoi Ozon est-il venu se perdre ?
Film lent, qui se traîne, les 25 dernières minutes sont une réelle "torture" tant elles se perdent dans une réflexion qui passe dans un bouquin, mais qui sont de trop dans un film.
Très compliqué de mettre ce type de bouquin en film sauf à sortir d'une vision scolaire ce que ce film n'a pas réussi
lionelb30

536 abonnés 2 907 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 octobre 2025
Bof. Un beau noir et blanc et les seconds roles pas mal. Par contre , le couple principal sans plus et caractère du héros assez irritant.
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 octobre 2025
Fidèle et excellente adaptation du livre. Les comédiens sont à la hauteur, en deux mots bravo Ozon.
Meursault, un type sans prénom dont le patronyme fleure bon le terroir. Un grand cru de Bourgogne, un Meursault svp. Camus à paradoxalement choisi pour le nom de son personnage une métonymie. Précisément parce que Meursault n'appartient pas, n'est pas concerné, refuse de prendre parti.
C'est d'ailleurs ce que la société lui reproche par l'entremise du procureur, de l'avocat ou de l'aumônier. On n'interroge pas le sentiment d'appartenance pas plus que la foi.
Le bouc émissaire est la figure inversée du héros. A ne pas vouloir appartenir il est stigmatisé. À aucun moment, hormis dans le titre, il n'est fait mention du terme étranger. Le substantif n'apparaît en fait qu'une fois. De mémoire, le procureur reproche â Meursault d'avoir accepté la proposition "d'un étranger" de boire un café sur le lit de celle qui lui a donné le jour. Dès lors il est condamné.
En anglais l'étranger c'est l'alien :
De l’anglais alien, extraterrestre, étranger, de l’ancien français alien, aliene, du latin aliēnus « qui appartient à quelqu’un d’autre » ...
Antoine Hennebois
Antoine Hennebois

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2025
quand on s'est un peu intéressé à l'oeuvre on ne peut qu'admirer le travail d'adaptation très réussi et la qualité des acteurs. les images sont très belles et le personnage énigmatique.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2025
Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !

Il y a, dans L’Étranger de François Ozon, une immobilité qui brûle.

Tout semble figé, suspendu entre la lumière blanche d’Alger et l’ombre intérieure de Meursault. La caméra s’avance comme un souffle, lente, presque indifférente, et pourtant, tout y tremble : la poussière, le vent, les visages. Le soleil n’éclaire pas ici — il accable.


Ozon filme l’absurde comme une matière. Il laisse le silence peser, étire le temps, étouffe les gestes. Benjamin Voisin incarne un Meursault d’une justesse glaciale : le regard sans feu, la voix sans détour, la fatigue du monde logée dans le moindre de ses silences. Face à lui, Rebecca Marder insuffle la seule chaleur du récit — celle d’un désir sans avenir, d’une tendresse que la raison ne peut pas retenir.


La lumière, presque liquide, dévore les contours. Les plans sont courts, respirent mal, comme si l’air manquait. On entend le cri des mouettes, le ressac contre les rochers, et ce soleil — toujours ce soleil — qui pèse sur la peau, sur les mots, jusqu’au meurtre. Rien de spectaculaire : juste la brûlure, sèche, inévitable, d’un homme qui ne sait pas mentir à la vie.


Ozon, fidèle à son instinct d’anatomiste, refuse toute sentimentalité. Il filme la distance, la froideur, l’absence de justification. Mais derrière cette neutralité, il glisse un trouble. Un léger battement. Comme si le cinéaste cherchait dans la lumière d’Alger le dernier refuge d’une émotion interdite. La mise en scène, sobre, tendue, se tient à la frontière du réalisme et du cauchemar. Tout est vrai, et pourtant tout semble rêvé.


Et puis vient le procès — théâtre vide, presque absurde lui aussi. Les voix résonnent, les regards se jugent. Ce n’est plus la justice qu’on entend, mais le bruit sourd d’une société qui condamne ce qu’elle ne comprend pas : un homme qui ne joue pas le jeu. Le montage, abrupt, tranche net dans la continuité, accentuant la sensation d’étrangeté.


Ce L’Étranger n’est pas une adaptation fidèle : c’est une relecture. Une respiration visuelle dans le roman de Camus, une manière de le transposer non pas dans le discours, mais dans la matière même de l’image. Et si le film manque parfois de fièvre, s’il reste trop maîtrisé, trop cadré, il touche par moments à une vérité rare : celle du silence avant la chute, du soleil avant la mort.


François Ozon signe un film sec, sensuel, abstrait. Une œuvre qui ne cherche pas à séduire, mais à tenir.

On en ressort un peu étourdi, un peu vidé — comme après une longue marche au soleil.

Note : 14 / 20

Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
Herve Montaigu
Herve Montaigu

6 abonnés 46 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2025
Excellents acteurs, image b&w superbe, le rendu de la période coloniale en Algérie bien fait, bien filmé.
Mais n’étant pas un lecteur, ne connaissant pas le livre qui pour ce que je comprends est plus fort sur la forme littéraire que sur le sujet, ca passe mal au cinéma qui ne peut transposer ce qui fait la force d’une bonne lecture.
Il faut aimer le livre pour aimer le film.
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2025
Chef-d'œuvre absolu, vive le noir et blanc !

Très belles images renforcées par le mutisme du personnage principal, très beau couple avec Rebecca Marder, plus émouvante que jamais...

Ce film interrogé profondément, philosophiquement...

Un très beau jeu de personnages, sans oublier le proxo Sintes....

Et la relation mère-fils dans tout ça ?
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