Un jour avec mon père
Note moyenne
4,0
690 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

79 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
32 critiques
3
26 critiques
2
12 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2026
Ce film tourné au Nigéria relate l’itinéraire de deux jeunes enfants qui accompagnent leur pére dans la ville de LAGOS en proie à des tensions et à des troubles. Le film est bien réalisé et interprété avec naturel par les deux enfants. Le réalisateur met bien en valeur l’amour de ce père pour ses enfants face à l’environnement hostile et imprévisible qu’ils rencontrent. Pour un premier long métrage, c’est plutôt bien maitrisé.

Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 17/02/2026 au Club 13 à PARIS )
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2026
L’ombre de mon père

Avec sa Mention Spéciale de la Caméra d'Or à Cannes 2025 et le prix du Meilleur premier film aux BAFTA 2026, l’anglo-nigérian Akinola Davies Jr triomphe pour son 1er film, Un récit semi-autobiographique se déroulant sur une seule journée dans la capitale nigériane, Lagos, pendant la crise électorale de 1993. Un père tente de guider ses deux jeunes fils à travers l'immense ville alors que des troubles politiques menacent. 93 minutes qui réinventent le cinéma africain,
Notre cinéaste a écrit le scénario à 4 mais avec son frère. Les deux hommes ont développé l’idée pendant plus de dix ans, en s’inspirant de la perte de leur propre père alors qu’ils n’étaient encore que des enfants. Une fois de plus, le titre original – traduit en sous-titre de ma chronique, – est bien plus fort que celui choisi par les distributeurs français. Il s’agit ici d’une sorte d’allégorie, une ode au lien du sang, une lettre d’amour malgré elle adressée à une figure à la fois admirée et fuyante, dont l’absence structure l’enfance des deux garçons. Le film bascule rapidement dans l’amour du pays dès que la caméra quitte le huis clos familial pour épouser le tumulte d’une ville en suspens. Nous sommes en 1993 et le Nigéria attend les résultats de la première élection présidentielle depuis le coup d’État militaire dix ans plus tôt. L’espoir démocratique flotte dans l’air, mais il est traversé d’une inquiétude sourde. Pour ma part, même si j’ai beaucoup aimé ce film, je trouve que le cinéaste a fait des choix esthétiques – en particulier dans les 1ères minutes -, parfois contestables, comme les trop nombreux plans de coupe bien inutiles à la limité du manérisme, et scénaristiques gênants quand il privilégie l’ellipse oubliant ainsi la fluidité du récit et risquant de perdre des spectateurs en chemin. Mais, si la mémoire demeure incertaine, le contexte politique, lui, s’ancre fermement dans le réel. Aussi les images d’archives viennent-elles fissurer la douceur onirique de la mise en scène et rappeller la brutalité de l’Histoire.
Bien sûr, le casting nous est inconnu, ce qui ne retire rien à la valeur de Sope Dirisu, Chibuike Marvellous Egbo, Godwin Egbo, même si on peut regretter la quasi absence de la mère, pourtant décrite comme celle qui assume le poids du quotidien et garantit la survie du foyer, Mais n’oublions pas que ce drame est filmé à hauteur d’enfant. Aussi, en mettant en scène une mémoire trouée, entre fantasme et archive, le film ouvre un dialogue entre générations. Il donne forme à un deuil à la fois intime et collectif, celui d’un père pour ses enfants, mais surtout celui d’un espoir démocratique avorté pour le pays.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2025
Olaremi et Akinola sont deux enfants vivant dans un village rural près de Lagos au Nigeria. Désireux de passer du temps avec leur père qu'ils ne voient pas souvent car il travaille à Lagos, ce dernier accepte de les prendre avec lui pour la journée. Les trois protagonistes partent pour une expédition où les obstacles se font nombreux en pleine période électorale de 1993.

spoiler: "My Father's Shadow" est un portrait familial remarquable. J'ai été envoûté par la manière dont le réalisateur nous invite dans cette relation entre un père et ses enfants, toute en douceur et apprentissage. Les plans sont esthétiquement soufflants, la musique est belle, l'image a ce petit grain qui lui donne un cachet fou. J'ai juste une petite réserve sur la mort finale, que je ne comprends pas : j'avais l'impression d'avoir assisté à un autre dénouement juste avant et j'étais bien content ! Je ne pense que j'aurais coupé le film 5 minutes avant.
CineMJ33
CineMJ33

13 abonnés 32 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2026
Pas de rythme ni vraiment de scénario ; père et fils déambulent sans but dans un Lagos confronté à la violence ; la photo s’attarde sur des restes de repas et autres ; on reste étranger à cette histoire ….quel ennui !
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2026
Ce film africain est est une vraie réussite, entre chronique familiale, dénonciation politique et conte onirique. Un très touchant portrait de relations parentales. Une mention Caméra d'or méritée.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2026
Deux tableaux dans ce premier long-métrage partiellement autobiographique. Le tableau intime d’une relation entre père et fils. Le tableau social et politique du Nigéria de 1993, en plein chaos électoral, sous contrôle (et répression) militaire. Le film est tourné à hauteur d’enfants de 8 et 11 ans, avec l’ambition semble-t-il d’épouser leur regard, leur subjectivité, à travers leur découverte d’un monde urbain et leur compréhension toute relative du monde des adultes. Même si ce principe aurait pu être traité avec une plus grande cohérence (en faisant en sorte que le film offre toujours ce point de vue), le résultat est intéressant. Vibrant et sensoriel. La réalisation, la photo et le montage posent très joliment un style impressionniste et “atmosphérique”, qui laisse sourdre la tendresse et la tristesse d’un récit mélancolique, mêlant souvenirs et onirisme. Le trio d’acteurs principaux est convaincant. Belle présence notamment de Ṣọpẹ́ Dìrísù dans le rôle du père.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 avril 2026
Un peu déçu par ce film qui semblait avoir eu beaucoup de succès, il fait un peu vieux par les images et le contexte, même si on sait qu'en cas d'élections l'ambiance peut être chaude et dangereuse
jean l.
jean l.

177 abonnés 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2026
Akinola Davies est la plus grande surprise du festival de Cannes
D’ailleurs le film a gagné la caméra d’or
Faites un voyage dans Lagos avec deux jeunes enfants et leur père alors que la ville est au milieu d’une émeute due à un coup d’état
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 avril 2026
1993 au Niger, ce récit semi-autobiographique narre une journée passée entre deux fils (8 et 10 ans) et leur père. Alors que Lagos est en ébullition car dans l’attente des résultats d’élections prétendues démocratiques et libres ; cette journée entre enfants et père restera ancrée dans la mémoire des enfants comme un moment suspendu et c’est bien ce que montre le film avec le plus de talent. En effet, ce père peu présent dans leurs vies est une énigme et le film tourné sur pellicule 35 mm et non pas en numérique fait ressortir davantage les souvenirs et le chagrin d’enfants devenus adultes. Le montage aussi avec des vignettes sous forme de flash de mémoire participent à cet effet. Ce premier long métrage de Akinola Davies Jr a reçu la Caméra d’Or à Cannes ; juste récompense pour un premier film à la mise en scène élégante soignant la sensation du souvenir. En se mettant à hauteur d’enfant, c’est bien la perception qu’ils ont de la situation qui est retranscrite au travers de souvenirs flous et peut-être même parfois idéalisés. Par contre pour le spectateur, le contexte politique reste hermétique et pas assez explicité ; dommage, on ne fait que ressentir ou plutôt subir l’inquiétante fébrilité qui pèse sur la ville en ce jour charnière d’élection. Donc cette montée de tension soutenue par des effets d’annonces successives injecte une tension dramatique artificielle. Contextualiser ce moment aurait eu du bon, car ce film est intime mais aussi très politique, et on ne cerne pas du tous les enjeux vis-à-vis des ravages de la dictature nigérienne.
Dans ce road movie urbain, on retiendra surtout l’écriture poétique scénique et le montage permettant un beau voyage intérieur dans la tête de ces enfants qui tentent de graver à jamais dans leur esprit quelques bribes d’image des derniers moments avec un père absent… avant qu’ils ne s’évanouissent. Pour le reste le film reste abscons et trop à distance.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2026
Ce premier film nigérien est une réussite et mérite son BAFTA du premier film et la Caméra d'Or cannoise. En plaçant sa caméra à hauteur d'enfant, le cinéaste mélange habilement moments intimistes et scènes chocs. Le film, sous une apparence très simple, parle de choses profondes, du rôle de l'humain dans la société et des ravages personnels sous couvent de dictature. Si le film a du mal à se mettre en place, il finit par séduire, impressionner et émouvoir. Un cinéaste à suivre.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2026
Le Nigéria d'il y a trente ans était-il plus chaotique qu'aujourd'hui?
Un début de film très syncopé laisse le spectateur interrogatif mais attentif à la tension politique qui traverse en 1993 tout ce grand pays.
Deux jeunes frères, très photogéniques rejouent l'enfance des deux frères, coscénaristes et réalisateur, et complices dans ce projet.
Et particulièrement une virée à Lagos, ville tentaculaire, ou le père travaille pour nourrir sa famille restée au village.
Ce père absent les embarque dans un mini road trip, sous le motif de récupérer sa paye à Lagos, alors que la population attend avec anxiété le résultat des élections nationales.
Ce premier long-métrage ne dit pas tout, la caméra à hauteur d'enfant ne peut pas tout saisir ce que "kapo" Folarin a fait depuis des années dans la capitale, le spectateur n'en saura lui aussi que des bribes, avant un final bref mais tragique.
On sent l'Afrique à travers l'écran, les odeurs, les militaires aux aguets, la joie de vivre en toute circonstance, la débrouille, ou l'embrouille.
Un voyage pétaradant à l'image des vieilles moto-taxis utilisées largement le père et ses deux fils.
AP AFCAE - mars 26
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2026
Sublime film nigérian, le père et ses fils sont époustouflants. Ce long-métrage a reçu une Mention Spéciale Caméra d’Or au Festival de Cannes 2025 et le Prix du Meilleur premier film aux BAFTA Awards 2026. Vraiment un réalisateur à suivre !
Aston L
Aston L

42 abonnés 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2026
“Un jour avec mon père” est un magnifique film réalisé par Akinola Davies jr qui s’inspire de son enfance au Nigeria, co écrit svec son frère
A la fois sublime et bouleversant, on est emportés par ce film et on assiste à la naissance d’une star: Sope Dirisu, l’acteur principal et d’un cinéaste de génie : Akinola Davies jr
A voir en salle !! J’y retournerai!
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2025
Ce premier long (qui a d'ailleurs échoué de peu à l'obtention de la dernière Caméra d'Or cannoise puisqu'il a été crédité d'une mention spéciale) a certes les défauts classiques des débuts et aurait donc mérité plus de sobriété dans l'emballage, mais il a aussi le courage de peu expliciter ses sujets, de ne pas être pédagogique envers le spectateur qui ne connaitrait pas l'histoire politique du Nigéria. Probablement parce que ce n'est pas vraiment ce qui intéresse Akinola Davies dans ce récit en partie autobiographique. La vérité se trouve sans doute le titre, en effet c'est surtout un très beau film sur le souvenir, sur la manière dont un enfant (Ici il y en a même deux) voit son père, ce qu'il décide de retenir de lui quitte à fabriquer de la matière romanesque, de refuser la douleur en créant une parenthèse enchantée. "My Father’s Shadow" est donc loin d'être parfait mais il mérite largement le coup d’œil.

Vu en avant-première
Thomas S
Thomas S

19 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2026
Un chef d’oeuvre d’une portée universelle et intemporelle qui vous boulversera autant qu’il vous éblouira !!!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse