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"Exit 8" réussit là où beaucoup échouent : adapter un jeu vidéo en film sans trahir son essence. Ce thriller original, à la fois oppressant et captivant, plonge le spectateur dans une boucle infernale où chaque détail compte, à l’image du gameplay qui l’a inspiré. La mise en scène, minimaliste mais redoutablement efficace, joue sur la répétition et l’angoisse latente pour créer une tension psychologique constante. Le film ne cherche pas à surenchérir en effets, mais à distiller une peur sourde, presque existentielle. Au-delà de son aspect ludique, "Exit 8" se révèle être une réflexion subtile sur les conditions de vie dans la société japonaise contemporaine. À travers les couloirs impersonnels et les visages absents, le film évoque l’isolement, la pression sociale, et la mécanique implacable du quotidien urbain. C’est une critique silencieuse mais percutante, qui donne à l’œuvre une profondeur inattendue.
Un bon film avec une intrigue qui rappelle le film "Cube" meuf il s'agit ici d'un cheminement personnel.
Rares sont les films proposant des scénarios étranges, inhabituels, rares sont ceux qui prennent des risques avec des histoires qui sortent de l'ordinaire, et ils sont à féliciter. Exit 8 m'a beaucoup déçu malgré sa bizarrerie appréciable. Les 45 premières minutes sont fantastiques, on cherche à comprendre et l'on ressent un trop plein d’empathie pour ce jeune homme qui cherche désespérément à comprendre ce qui lui arrive. Pas de tueur à la hache, pas de gore, mais une atmosphère anxiogène et quelques belles surprises. Sauf que passer l’émerveillement, on s'ennuie ferme ! La répétition arrive, lassante, en boucle et d'un ennuie sévère. Il aurait fallut tenir en éveille le spectateur qui s’assoupit inévitablement devant l' homme qui cherche encore et encore. C'est dommage car l’idée de départ était bonne.
"Exit8* est un film conceptuel, une hyperbole en forme de cauchemar labyrinthique, sur les erreurs (ou mauvais choix) d'un individu qui se trouve alors piègé dans une boucle ayant pour cadre les couloirs d'un métro japonais. C'est aussi original que répétitif, certains comportements sont même étranges pour un occidental, mais ça tient la route et c'est très pertinent
EXIT 8 - Genki Kawamura | ⭐ 7,5/10
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Adapté d'un jeu vidéo, le film permet de vivre une expérience totalement immersive, un vrai jeu dans lequel le spectateur évolue avec le protagoniste principal, cherchant lui aussi les moindres détails qui lui permettront d’avancer dans ce dédale sans fin du métro japonais.
Si un tel exercice de style court le risque d’un certain ennui lié aux inévitables répétitions inhérentes à son dispositif, le film évite l’écueil grâce à une mise en scène qui alterne subtilement vision subjective et regard extérieur, un récit qui change plusieurs fois de point de vue, et un scénario qui instille chez le spectateur une impression d’oppression continue.
Derrière son dispositif minimaliste et ludique, le film interroge aussi des thèmes plus vastes tels que l’enfermement mental, l’aliénation sociale et le vertige de la paternité.
Objet singulier, Exit 8 pourra se voir reprocher sa redondance ou son caractère plus psychologique qu'horrifique, mais force est de reconnaître sa capacité à transformer une idée simple en expérience cinématographique troublante, oppressante et originale.
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Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
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Si un tel exercice de style court le risque d’un certain ennui lié aux inévitables répétitions inhérentes à son dispositif, le film évite l’écueil grâce à une mise en scène qui alterne subtilement vision subjective et regard extérieur, un récit qui change plusieurs fois de point de vue, et un scénario qui instille chez le spectateur une impression d’oppression continue.
Derrière son dispositif minimaliste et ludique, le film interroge aussi des thèmes plus vastes tels que l’enfermement mental, l’aliénation sociale et le vertige de la paternité.
Objet singulier, Exit 8 pourra se voir reprocher sa redondance ou son caractère plus psychologique qu'horrifique, mais force est de reconnaître sa capacité à transformer une idée simple en expérience cinématographique troublante, oppressante et originale.
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Exit 8 est une sorte d'escape game dans un couloir de métro. La métaphore sur les choix que l'on fait et les conséquences qui en découlent est assez bien trouvée. Même si certaines réactions des personnages sont excessivement agaçantes, on se laisse prendre au jeu et ce n'est pas du tout répétitif!
Exit 8 ? Une installation vidéo de 1h34 égarée dans une salle de cinéma. Si Exit 8 possède une esthétique proche du musée d’art moderne, il échoue à convaincre en tant qu'objet cinématographique. On se retrouve face à une boucle temporelle interminable qui semble confondre contemplation et vide narratif. Le protagoniste est exaspérant : l'utilisation systématique de son asthme comme seul ressort de tension est un procédé facile qui finit par lasser. Je peine sincèrement à comprendre l'enthousiasme de la critique pour ce "film-loop" qui tourne à vide.
Adapter au cinéma The Exit 8, l’un des jeux indépendants les plus minimalistes et viraux de ces dernières années, relevait presque de la gageure. Comment transformer un concept-game basé sur la répétition d’un même couloir de métro en un long-métrage captivant de plus d’une heure trente ? Le réalisateur Genki Kawamura relève le défi haut la main en signant un thriller psychologique étouffant, sensoriel et étrangement poétique.
Le pitch reste fidèle à la mécanique d'origine : un homme (interprété avec une sobriété impeccable par Kazunari Ninomiya) est piégé dans un couloir souterrain blanc et impersonnel. Pour espérer atteindre la sortie 8, il doit scruter le moindre détail. Si tout est normal, il avance ; à la moindre anomalie, il doit immédiatement faire demi-tour.
Ce qui aurait pu être un simple gadget visuel devient sous la caméra de Kawamura une véritable expérience paranoïaque. La mise en scène joue habilement sur le sentiment d'espace liminal :
Là où Exit 8 surprend très agréablement, c'est dans sa capacité à dépasser la simple contrainte ludique. Kawamura injecte une métaphore habile de la solitude urbaine et de la routine aliénante de la métropole. Le couloir sans fin devient le miroir des traumatismes et des regrets du protagoniste, matérialisés par des rencontres troublantes au fil des boucles (notamment un homme d'affaires imperturbable et des silhouettes mystérieuses).
L'interprétation de Kazunari Ninomiya porte le film : sans grands discours, uniquement par le regard et le corps, il traduit le glissement de la perplexité vers une lente décomposition nerveuse.
Si le film frôle l'excellence, il n'échappe pas tout à fait aux limites de sa structure en boucle. Vers le milieu du deuxième acte, quelques bifurcations scénaristiques ajoutées pour meubler la narration tendent à diluer la pureté de la peur primitive du début. La volonté d'expliquer un peu trop l'origine du phénomène dans le dernier tiers prive le récit d'une partie de son mystère absurde.
Exit 8 est une excellente surprise. En transcendant l'exercice de style du jeu vidéo, Genki Kawamura offre un cauchemar claustrophobe saisissant, à la fois exercice de tension clinique et conte moderne sur le sentiment d'enfermement. Un tour de force visuel et sonore qui vous fera regarder les couloirs du métro sous un tout autre angle.
Point fort : Un découpage technique exemplaire et un sound design immersif qui installent une tension constante.
Point faible : Un dernier acte qui cherche parfois à trop expliquer l'inexplicable.
Le pitch reste fidèle à la mécanique d'origine : un homme (interprété avec une sobriété impeccable par Kazunari Ninomiya) est piégé dans un couloir souterrain blanc et impersonnel. Pour espérer atteindre la sortie 8, il doit scruter le moindre détail. Si tout est normal, il avance ; à la moindre anomalie, il doit immédiatement faire demi-tour.
Ce qui aurait pu être un simple gadget visuel devient sous la caméra de Kawamura une véritable expérience paranoïaque. La mise en scène joue habilement sur le sentiment d'espace liminal :
Là où Exit 8 surprend très agréablement, c'est dans sa capacité à dépasser la simple contrainte ludique. Kawamura injecte une métaphore habile de la solitude urbaine et de la routine aliénante de la métropole. Le couloir sans fin devient le miroir des traumatismes et des regrets du protagoniste, matérialisés par des rencontres troublantes au fil des boucles (notamment un homme d'affaires imperturbable et des silhouettes mystérieuses).
L'interprétation de Kazunari Ninomiya porte le film : sans grands discours, uniquement par le regard et le corps, il traduit le glissement de la perplexité vers une lente décomposition nerveuse.
Si le film frôle l'excellence, il n'échappe pas tout à fait aux limites de sa structure en boucle. Vers le milieu du deuxième acte, quelques bifurcations scénaristiques ajoutées pour meubler la narration tendent à diluer la pureté de la peur primitive du début. La volonté d'expliquer un peu trop l'origine du phénomène dans le dernier tiers prive le récit d'une partie de son mystère absurde.
Exit 8 est une excellente surprise. En transcendant l'exercice de style du jeu vidéo, Genki Kawamura offre un cauchemar claustrophobe saisissant, à la fois exercice de tension clinique et conte moderne sur le sentiment d'enfermement. Un tour de force visuel et sonore qui vous fera regarder les couloirs du métro sous un tout autre angle.
Point fort : Un découpage technique exemplaire et un sound design immersif qui installent une tension constante.
Point faible : Un dernier acte qui cherche parfois à trop expliquer l'inexplicable.
Un concept orignal, bien mené et dans répit. Le film donne une réflexion metaphorique plus intelligent qu'il n'y paraît. On peut clairement ne pas apprécier la fin, mais je l'a trouvé quand même intéressante. Les gens en quête de réponse clairement seront déçu, mais le film reste unique, on ne peut pas lui enlever ca.
Film très Réussi j’ai beaucoup aimé malgré qu’il y a quelques Longueurs c’est énigmatique, intriguant et passionnant à la Fois j’ai jamais joué au jeu, mais je dois dire que ce P’tit ovni est vraiment Super Bravo
Un homme, un couloir, des anomalies, dès qu’une apparaît il faut faire demi tour sinon l’homme doit recommencer son errance labyrinthique. Voilà un pitch simple pour un film en sélection officielle au festival de Cannes, mais pour la séance de minuit, ce qui peut en dire long sur l’univers abordé.
En fait, c’est aussi simple que le jeu dont il est issu, un survivor horror aux règles d’une simplicité absolue et dont la transcription cinématographique peut se révéler très approximative.
Après une courte introduction en vue subjective, le film prend un cadrage plus classique une fois le personnage lâché dans ce couloir de métro infini. S'ensuit, la découverte des règles, les analyses et chutes de progression et l’heure quarante est passée.
Car oui, il ne se passe finalement pas grand chose, les péripéties semblent vouloir jouer du côté de l’horreur mais c’est bien du manque d’observation que naît l’erreur. Finalement, ce n’est pas compliqué, une anomalie et demi-tour mais non, l’homme perdurera dans son entêtement à voir l’anomalie plus longtemps alors qu’un simple demi-tour l’aurait sauvé d’un possible traumatisme.
Heureusement que le réalisateur (Genki Kawamura) propose d’autres points de vue avec d’autres personnages, errant eux aussi dans ce couloir parce que sinon le film se serait essoufflé très vite.
J’avoue avoir vite décroché et trouvé les choix du personnage grossiers mais je me dis que le sujet et le style (horrifique) veulent que l’on fasse durer les scènes assez longtemps pour qu'elles soient marquantes. Dommage que la tension qui monte dans certains moments soit vite annihilée, l’angoisse aurait pu être poussée mais n’étant pas joueur de ce jeu, ni réalisateur, je ne peux dire si les choix ont été les bons. Pour mon point de vue, non.
Ce film m’a au moins permis de me sortir des grosses productions américaines et autres comédies françaises qui nous inondent généralement et pour ça, il mérite qu’on lui accorde du temps. Pour l’horreur, il est un élève moyen qui a fait son travail mais sans conviction.
En fait, c’est aussi simple que le jeu dont il est issu, un survivor horror aux règles d’une simplicité absolue et dont la transcription cinématographique peut se révéler très approximative.
Après une courte introduction en vue subjective, le film prend un cadrage plus classique une fois le personnage lâché dans ce couloir de métro infini. S'ensuit, la découverte des règles, les analyses et chutes de progression et l’heure quarante est passée.
Car oui, il ne se passe finalement pas grand chose, les péripéties semblent vouloir jouer du côté de l’horreur mais c’est bien du manque d’observation que naît l’erreur. Finalement, ce n’est pas compliqué, une anomalie et demi-tour mais non, l’homme perdurera dans son entêtement à voir l’anomalie plus longtemps alors qu’un simple demi-tour l’aurait sauvé d’un possible traumatisme.
Heureusement que le réalisateur (Genki Kawamura) propose d’autres points de vue avec d’autres personnages, errant eux aussi dans ce couloir parce que sinon le film se serait essoufflé très vite.
J’avoue avoir vite décroché et trouvé les choix du personnage grossiers mais je me dis que le sujet et le style (horrifique) veulent que l’on fasse durer les scènes assez longtemps pour qu'elles soient marquantes. Dommage que la tension qui monte dans certains moments soit vite annihilée, l’angoisse aurait pu être poussée mais n’étant pas joueur de ce jeu, ni réalisateur, je ne peux dire si les choix ont été les bons. Pour mon point de vue, non.
Ce film m’a au moins permis de me sortir des grosses productions américaines et autres comédies françaises qui nous inondent généralement et pour ça, il mérite qu’on lui accorde du temps. Pour l’horreur, il est un élève moyen qui a fait son travail mais sans conviction.
Un film fantastique prenant et hypnotique. Je me suis pris d'empathie pour le personnage principal et je me suis mis à scruter le décor et à écouter, à l'affût de la moindre "anomalie".
Hélas, les ficelles narratives étant un peu grosses, on devine trop vite et trop facilement le sens de son errement dans les couloirs interminables : spoiler: une fois qu'on a compris qu'il s'agit d'une introspection d'un futur père qui peine à accepter cette paternité à venir, qui hésite sur le chemin à prendre (dans sa vie) et qui a peur, on finit par s'ennuyer de ne pas arriver plus vite au dénouement, qui est bien trop prévisible à mon goût
.
Cela dit, l'interprétation est est très bonne, les décors glaçants à souhait et je continue à trouver l'histoire très originale. Une curiosité pour les cinéphiles.
Hélas, les ficelles narratives étant un peu grosses, on devine trop vite et trop facilement le sens de son errement dans les couloirs interminables : spoiler: une fois qu'on a compris qu'il s'agit d'une introspection d'un futur père qui peine à accepter cette paternité à venir, qui hésite sur le chemin à prendre (dans sa vie) et qui a peur, on finit par s'ennuyer de ne pas arriver plus vite au dénouement, qui est bien trop prévisible à mon goût
.
Cela dit, l'interprétation est est très bonne, les décors glaçants à souhait et je continue à trouver l'histoire très originale. Une curiosité pour les cinéphiles.
On comprend dès le début que ça va être long et effectivement...c'est long!
Ce qu'on comprend un peu moins, c'est où veut en venir ce film tiré du jeu video du même nom : critique de la lâcheté, de l'individualisme ou de la déshumanisation par le travail, réflexion sur la parentalité....
Surement un mélange de tout ça, mais la redondance pèse à la longue et si on excepte la qualité de la mise en scène et le dernier plan (ainsi que le "Bolero" de Ravel), on reste un peu sur notre faim...
Ce qu'on comprend un peu moins, c'est où veut en venir ce film tiré du jeu video du même nom : critique de la lâcheté, de l'individualisme ou de la déshumanisation par le travail, réflexion sur la parentalité....
Surement un mélange de tout ça, mais la redondance pèse à la longue et si on excepte la qualité de la mise en scène et le dernier plan (ainsi que le "Bolero" de Ravel), on reste un peu sur notre faim...
Une idée de départ original et de bonnes trouvailles tout au long du film.
Ce film est ludique: on a envie de participer au jeu, de trouver les « anomalies » avec les personnages. Cependant un film ne permet pas cela, tel est donc l’impasse de cette adaptation. On a au final l’impression de regarder un let’s play, un peu trop lent, ce qui est frustrant.
Ce film est ludique: on a envie de participer au jeu, de trouver les « anomalies » avec les personnages. Cependant un film ne permet pas cela, tel est donc l’impasse de cette adaptation. On a au final l’impression de regarder un let’s play, un peu trop lent, ce qui est frustrant.
Adaptation d’un jeu vidéo à succès, Exit 8 fait partie de ces films qui mettent en place un dispositif balisé et fonctionnant en vase clos. Le pitch est le suivant : un homme est coincé dans les couloirs du métro tokyioite et il doit trouver la sortie 8 pour s’en sortir. Dès qu’il repère une anomalie dans son trajet, il doit faire demi-tour, sinon il doit continuer tout droit. Propre et solide, ce long-métrage possède des qualités indéniables – il n’apporte pas de réponses toutes faites et son final est malicieux. En outre sa structuration et son parti-pris critique du monde contemporain le rend interprétable d’une multitude de façons : il brasse les sujets de la monotonie extrême et du train-train quotidien des grandes villes, l’apathie généralisée face à une situation mettant en danger une personne vulnérable, la peur de la paternité, l’incapacité à quitter nos écrans et observer le monde qui nous entoure… Tout à fait honnête.
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