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pfloyd1
177 abonnés
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1,5
Publiée le 18 mars 2026
Rares sont les films proposant des scénarios étranges, inhabituels, rares sont ceux qui prennent des risques avec des histoires qui sortent de l'ordinaire, et ils sont à féliciter. Exit 8 m'a beaucoup déçu malgré sa bizarrerie appréciable. Les 45 premières minutes sont fantastiques, on cherche à comprendre et l'on ressent un trop plein d’empathie pour ce jeune homme qui cherche désespérément à comprendre ce qui lui arrive. Pas de tueur à la hache, pas de gore, mais une atmosphère anxiogène et quelques belles surprises. Sauf que passer l’émerveillement, on s'ennuie ferme ! La répétition arrive, lassante, en boucle et d'un ennuie sévère. Il aurait fallut tenir en éveille le spectateur qui s’assoupit inévitablement devant l' homme qui cherche encore et encore. C'est dommage car l’idée de départ était bonne.
Adapté d'un jeu vidéo, le film permet de vivre une expérience totalement immersive, un vrai jeu dans lequel le spectateur évolue avec le protagoniste principal, cherchant lui aussi les moindres détails qui lui permettront d’avancer dans ce dédale sans fin du métro japonais.
Si un tel exercice de style court le risque d’un certain ennui lié aux inévitables répétitions inhérentes à son dispositif, le film évite l’écueil grâce à une mise en scène qui alterne subtilement vision subjective et regard extérieur, un récit qui change plusieurs fois de point de vue, et un scénario qui instille chez le spectateur une impression d’oppression continue.
Derrière son dispositif minimaliste et ludique, le film interroge aussi des thèmes plus vastes tels que l’enfermement mental, l’aliénation sociale et le vertige de la paternité.
Objet singulier, Exit 8 pourra se voir reprocher sa redondance ou son caractère plus psychologique qu'horrifique, mais force est de reconnaître sa capacité à transformer une idée simple en expérience cinématographique troublante, oppressante et originale.
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Exit 8 est une sorte d'escape game dans un couloir de métro. La métaphore sur les choix que l'on fait et les conséquences qui en découlent est assez bien trouvée. Même si certaines réactions des personnages sont excessivement agaçantes, on se laisse prendre au jeu et ce n'est pas du tout répétitif!
Exit 8 ? Une installation vidéo de 1h34 égarée dans une salle de cinéma. Si Exit 8 possède une esthétique proche du musée d’art moderne, il échoue à convaincre en tant qu'objet cinématographique. On se retrouve face à une boucle temporelle interminable qui semble confondre contemplation et vide narratif. Le protagoniste est exaspérant : l'utilisation systématique de son asthme comme seul ressort de tension est un procédé facile qui finit par lasser. Je peine sincèrement à comprendre l'enthousiasme de la critique pour ce "film-loop" qui tourne à vide.
Un concept orignal, bien mené et dans répit. Le film donne une réflexion metaphorique plus intelligent qu'il n'y paraît. On peut clairement ne pas apprécier la fin, mais je l'a trouvé quand même intéressante. Les gens en quête de réponse clairement seront déçu, mais le film reste unique, on ne peut pas lui enlever ca.
Film très Réussi j’ai beaucoup aimé malgré qu’il y a quelques Longueurs c’est énigmatique, intriguant et passionnant à la Fois j’ai jamais joué au jeu, mais je dois dire que ce P’tit ovni est vraiment Super Bravo
Un homme, un couloir, des anomalies, dès qu’une apparaît il faut faire demi tour sinon l’homme doit recommencer son errance labyrinthique. Voilà un pitch simple pour un film en sélection officielle au festival de Cannes, mais pour la séance de minuit, ce qui peut en dire long sur l’univers abordé. En fait, c’est aussi simple que le jeu dont il est issu, un survivor horror aux règles d’une simplicité absolue et dont la transcription cinématographique peut se révéler très approximative. Après une courte introduction en vue subjective, le film prend un cadrage plus classique une fois le personnage lâché dans ce couloir de métro infini. S'ensuit, la découverte des règles, les analyses et chutes de progression et l’heure quarante est passée. Car oui, il ne se passe finalement pas grand chose, les péripéties semblent vouloir jouer du côté de l’horreur mais c’est bien du manque d’observation que naît l’erreur. Finalement, ce n’est pas compliqué, une anomalie et demi-tour mais non, l’homme perdurera dans son entêtement à voir l’anomalie plus longtemps alors qu’un simple demi-tour l’aurait sauvé d’un possible traumatisme. Heureusement que le réalisateur (Genki Kawamura) propose d’autres points de vue avec d’autres personnages, errant eux aussi dans ce couloir parce que sinon le film se serait essoufflé très vite. J’avoue avoir vite décroché et trouvé les choix du personnage grossiers mais je me dis que le sujet et le style (horrifique) veulent que l’on fasse durer les scènes assez longtemps pour qu'elles soient marquantes. Dommage que la tension qui monte dans certains moments soit vite annihilée, l’angoisse aurait pu être poussée mais n’étant pas joueur de ce jeu, ni réalisateur, je ne peux dire si les choix ont été les bons. Pour mon point de vue, non. Ce film m’a au moins permis de me sortir des grosses productions américaines et autres comédies françaises qui nous inondent généralement et pour ça, il mérite qu’on lui accorde du temps. Pour l’horreur, il est un élève moyen qui a fait son travail mais sans conviction.
Un film fantastique prenant et hypnotique. Je me suis pris d'empathie pour le personnage principal et je me suis mis à scruter le décor et à écouter, à l'affût de la moindre "anomalie". Hélas, les ficelles narratives étant un peu grosses, on devine trop vite et trop facilement le sens de son errement dans les couloirs interminables : spoiler: une fois qu'on a compris qu'il s'agit d'une introspection d'un futur père qui peine à accepter cette paternité à venir, qui hésite sur le chemin à prendre (dans sa vie) et qui a peur, on finit par s'ennuyer de ne pas arriver plus vite au dénouement, qui est bien trop prévisible à mon goût . Cela dit, l'interprétation est est très bonne, les décors glaçants à souhait et je continue à trouver l'histoire très originale. Une curiosité pour les cinéphiles.
On comprend dès le début que ça va être long......et effectivement, c'est très long! Ce qu'on ne comprend pas, c'est ce que veux raconter ce film tiré (par les cheveux) d'un jeu video : critique de la lâcheté en société ou de la déshumanisation par le travail, peur de la parentalité.... Peut être un mélange de tout ça, mais en tout cas bien loin d'être passionnant ni même effrayant (pour un soit disant film d'"horreur-épouvante") et si on excepte la qualité de la mise en scène et le dernier plan (avec le "Bolero" de Ravel), on reste un peu sur notre faim...
Une idée de départ original et de bonnes trouvailles tout au long du film. Ce film est ludique: on a envie de participer au jeu, de trouver les « anomalies » avec les personnages. Cependant un film ne permet pas cela, tel est donc l’impasse de cette adaptation. On a au final l’impression de regarder un let’s play, un peu trop lent, ce qui est frustrant.
Adaptation d’un jeu vidéo à succès, Exit 8 fait partie de ces films qui mettent en place un dispositif balisé et fonctionnant en vase clos. Le pitch est le suivant : un homme est coincé dans les couloirs du métro tokyioite et il doit trouver la sortie 8 pour s’en sortir. Dès qu’il repère une anomalie dans son trajet, il doit faire demi-tour, sinon il doit continuer tout droit. Propre et solide, ce long-métrage possède des qualités indéniables – il n’apporte pas de réponses toutes faites et son final est malicieux. En outre sa structuration et son parti-pris critique du monde contemporain le rend interprétable d’une multitude de façons : il brasse les sujets de la monotonie extrême et du train-train quotidien des grandes villes, l’apathie généralisée face à une situation mettant en danger une personne vulnérable, la peur de la paternité, l’incapacité à quitter nos écrans et observer le monde qui nous entoure… Tout à fait honnête.
Je n’y aurais jamais cru mais ‘Exit 8’ parvient à tenir une durée standard de film de cinéma tout en respectant à la lettre le contenu d’un jeu vidéo qui peut être bouclé en quelques minutes avec un peu de chance et de pratique . Il faut dire que l’idée d’une boucle infinie dans le métro tokyoïte, dont il n’est possible de sortir qu’en remarquant la présence “d’anomalies” dans le couloir principal, était aussi simple que porteuse, et rejoint cette obsession japonaise récente pour les boucles temporelle, lancée par le film ‘Beyond the infinite two minutes’. Evidemment, je ne suis pas aussi effrayé par le concept et le décor que la GenZ qui semble littéralement terrifiée par la vacuité des espaces liminaux comme un couloir de métro mais ‘Exit 5’ reprend à son compte les phénomènes les plus saillants du jeu vidéo pour poser une ambiance malgré tout légèrement anxiogène. Histoire que le spectacle ça ne vire pas au simple défilé de modifications de plus en plus dérangeantes, ‘Exit 8’ a la bonne idée de contourner l’obstacle, en faisant découvrir d’autres points de vue sur la boucle, par exemple, le salarymen silencieux qu’on croise à chaque systématiquement à chaque reboot. Il caractérise également celui qui n’est qu’un avatar anonyme dans le jeu, le dépeignant comme un jeune homme qui se trouve lui-même à la croisée des chemins dans sa vie privée. Ces ajouts ne sont pas exceptionnels, ils ne transforment pas la raison d’être de ‘Exit 8’ et ne constituent même pas les éléments les plus intéressants du scénario mais ils s’intègrent harmonieusement en son sein, et c’est d’ailleurs ce qui permet à ‘Exit 8’ d’être autre chose qu’un court-métrage.
Avec Exit 8, Genki Kawamura adapte le jeu minimaliste de Kotake Create en prenant le risque de ne presque rien ajouter au dispositif d’origine. Un homme avance dans un corridor de métro. Repérer une anomalie, revenir en arrière. N’en voir aucune, continuer. Huit sorties justes, et la boucle s’ouvre peut être.
La seule différence tient au passage du “je” du jeu à un “il” cinématographique. Nous ne jouons plus, nous observons. Nous croyons voir, nous doutons, mais jamais assez pour être véritablement mis en danger. Néanmoins, cette perte de contrôle installe une forme d’empathie : la vigilance devient partagée, l’erreur potentiellement irréversible. Le couloir, surexposé, sans ombre ni hors champ, renverse les codes traditionnels de l’angoisse. Tout est visible. Dès lors, tout dépend de l’attention que nous y portons.
Chaque boucle introduit une variation infime. Rien de spectaculaire, sinon l’usure progressive du regard. Ainsi à force de scruter, l’œil se dérègle, doute de lui même. Le film transforme ainsi un principe ludique en vigilance paranoïaque, même si cette paranoïa reste à distance, avec des variations trop visibles pour affronter quelconque doute.
Le personnage principal se réduit à un libre arbitre minimal nous ouvrant à une réflexion plus large. Saturé de signaux, l’individu contemporain ne dispose que de marges d’action dérisoires. Lorsque le point de vue se double et qu’un autre personnage entre dans la boucle, le solipsisme se fissure : chacun progresse dans son propre corridor, persuadé d’être seul face aux anomalies. Et si l’on en ressort avec une légère méfiance envers les couloirs trop bien éclairés, c’est sans doute parce qu’il nous rappelle qu’ignorer une anomalie n’est jamais neutre : c’est déjà choisir de continuer.
Ma critique complète du film sur ma chaîne YouTube : thecritizman.
Exit 8 de Genki Kawamura réussit son pari d’adapter le jeu vidéo du même nom en conservant son atmosphère hypnotique et angoissante : le scénario, bien ficelé, tient en haleine grâce à une tension maîtrisée et une progression qui exploite habilement la mécanique répétitive de l’œuvre originale, tandis que les personnages, suffisamment travaillés pour dépasser le simple rôle de pions narratifs, apportent une réelle humanité à ce huis clos étrange ; si l’on peut reprocher quelques longueurs qui freinent parfois le rythme et diluent légèrement l’impact dramatique, l’ensemble reste une adaptation convaincante, respectueuse de son matériau de base, qui parvient à transposer sur grand écran la paranoïa immersive et le malaise subtil du jeu.
Ce n'est pas parce que c'est compliqué que c'est intelligent. Ce n'est pas parce que c'est confus que c'est fascinant. Malheureusement ce film confonds tout. Il en reste un bon moment de cinéma, sans plus.