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ELIE Beaucourt
1 abonné
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4,5
Publiée le 9 février 2026
je m'attendais pas a un film de fou et finalement ca été le coup de cœur..un des meilleur film de l'année pour moi. mérite bien sa place pour le festival de canne
Sans connaître l’existence du jeu vidéo éponyme, on reconnaît rapidement l’univers des épreuves, des niveaux, des pertes de vie, des changements de contexte, des changements de personnage d’un jeu vidéo d’aventures. Le Boléro de Ravel (sympa pour un film japonais) introduira la séquence ainsi que l’épilogue. Une seule apparition de créatures permettra impunément de classer le film en « épouvante-horreur ». Bravo pour l’optimisation du budget ! On s’attend à un twist ou à un rebondissement notoire, mais cela n’arrivera pas… Mémorable pour la situation mais frustrant !
Dès la première scène, le spectateur est préparé à pénétrer dans une bulle puis dans un espace confiné labyrintique. Une sorte d'escape game hallucinatoire à énigmes et observations qui dit beaucoup de la société de nippone et que le personnage premier subit sans vraiment s'étonner de la situation irréelle. Même s'il y a des éléments de renouvellement, on tourne terriblement en rond dans ce film de genre plutôt inclassable, sans fin et mollasson.
Adapté du jeux-videos, exit 8 bien que mininimaliste arrive à tirer son épingle du jeux. En résulte un film concept à la manière d'un Cube où La plate-forme plus récemment. Huit clos dans un métro ou le personnage se retrouve dans une boucle de 2 couloirs à scruté la moindre anomalie entre ceux-ci 8 fois d'affiler sous peine de recommencer au début, le scénario peut vite s'avèrer redondant mais l'ambiance anxiogène permet de maintenir l'intérêt, malheureusement le finale comme beaucoup en ce qui concerne ce genre peut être décevant et laisse place à l'interprétation. Toutefois l'ensemble reste intrigant et c'est globalement bien mises en scène.
Mon cerveau n'arrive pas à trouver du plaisir avec ce film ultra répétitif et barbant. Je veux bien qu'il y ai un message derrière "ça", mais ce sera au-dessus de mes forces de m'infliger ce spectacle une seconde fois. C'est un film pour les cérébraux ou les indulgents. Une chose est claire, il n'a pas coûté cher.
Film très étrange, peut-être volontairement, mais qui nous a laissés à distance. L’ambiance est déroutante, presque expérimentale, mais à force de mystère et d’abstraction, on a du mal à s’impliquer émotionnellement. Là où certains verront une expérience sensorielle originale, nous avons surtout ressenti une forme de confusion qui empêche l’angoisse ou la tension de réellement s’installer. Une proposition singulière, mais trop hermétique pour nous permettre d’entrer pleinement dans le film.
Je ne connais pas le jeu vidéo, je ne peux donc pas faire de comparaison mais j'ai adoré. Décor minimaliste mais on ne s'ennuie jamais et on est de tout coeur avec le personnage principal à tout inspecter avec lui pour trouver les anomalies. Il ne fait pas vraiment peur mais les folies des couloirs sont malgré tout bien dérangeantes. La relation papa fils est très bien amenée et la fin est pleine de courage et de remise en question pour notre héro nippon. A voir.
Exit 8 est vraiment bon. Derrière sa boucle, le film parle surtout de fuite et de responsabilité. Sortir, ce n’est pas seulement s’échapper, c’est apprendre à agir et à prendre position. Un film minimaliste, mais profondément humain.
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3,0
Publiée le 28 janvier 2026
« Personne ne sait quelle voie est la bonne. » D'une grande décision à plusieurs autres petites, un homme coincé dans une station de métro doit faire les bons choix et éviter les anomalies pour avoir une chance de sortir. Il y a vraiment de quoi devenir fou dans ce jeu des erreurs grandeur nature, car les différences sont parfois tellement infimes que ça rend l'expérience vraiment perverse. J'ignorais que c'était adapté d'un jeu vidéo du même nom, mais je n'ai pas été surpris en découvrant la mécanique avec ce système de niveaux qui deviennent de plus en plus ardus. J'ai également beaucoup aimé spoiler: la bascule sur le "marcheur" comme si un PNJ devenait le personnage principal. Concernant le contenu, je suis un peu resté sur ma faim, mais même si la destination est décevante, j'ai quand même apprécié le voyage.
Connaissant le jeu éponyme dont est tiré "Exit 8", j'avoue avoir été sceptique quant à cette adaptation et son contenu. Et pourtant, le résultat est plutôt bon. Passés les énervantes (et inutiles!) crises asthmatiques du personnage principal, Genki Kawamura déroule une intrigue captivante et mystérieuse, enrobée d'une ambiance un brin angoissante avec un effet claustrophobique fonctionnant bien. On se prend au jeu et à cette répétition que vient casser les différentes anomalies. Genki Kawamura se paie même le luxe d'y placer une touche philosophique et métaphorique sur l'importance des choix à faire durant notre vie. Un bon huis clos surréaliste au concept fort.
Au milieu des silhouettes en costumes sombres rivées sur leurs smartphones dans un wagon de métro, un bébé éclate en sanglots. Une de ces silhouettes se met à hurler sur la mère qui le tient dans ses bras à cause du bruit incessant de ses pleurs. Celui qui sera nommé "The Lost Man" nous est présenté, de son propre point de vue, comme un simple observateur préférant rester extérieur à cette esclandre. Alors qu'il quitte le métro pour remonter l'enchevêtrement d'escaliers le conduisant à un possible nouveau job, son ex-petite amie le contacte pour lui apprendre qu'elle est enceinte de lui et ne sait pas quelle décision prendre à ce sujet. Choqué par la nouvelle, The Lost Man réalise dans le même temps qu'il est piégé dans un couloir de station de métro semblant se répéter à l'infini... à moins d'y respecter certaines règles pour espérer s'en sortir.
La récurrence des notes d'un certain Boléro pour amorcer le quotidien répétitif et identique des employés citadins sud-coréens, le comportement passif du héros à l'égard d'une crise de nerfs de celui qu'il pourrait probablement devenir avec son nouveau poste (son style vestimentaire est là pour nous rappeler qu'il n'est pas encore de ceux-là) et, bien sûr, la déflagration d'un bouleversement l'amenant à un virage existentiel... La symbolique à la fois sociale et humaine de ce blocage physique au sein d'un dédale urbain ne fait guère de mystère et va même souvent insister sur son deuxième versant, forcément plus prépondérant en se focalisant avant tout sur son "Lost Man", au point de l'étirer dans des circonvolutions prévisibles donnant le sentiment que, sur ce point, un moyen métrage aurait été un format plus adéquat ("Exit 8" aurait même pu se terminer, cruellement certes via un plan fixe, peu après sa première demi-heure, cela aurait tout aussi bien marché).
Néanmoins, grâce à son fonctionnement tiré du jeu vidéo dont il s'inspire, il faut bien avouer que l'on se prend finalement plutôt bien au jeu dans le cheminement des "traversées" et des règles qui les régissent à travers la plupart de ses anomalies, parfois particulièrement vicieuses, qui cherchent à malmener la progression de son personnage principal vers la surface. Trouvant des seconds souffles bienvenus par quelques variations de points de vue efficaces (celle du "Walking Man" en est la plus notable), "Exit 8" va parvenir à se maintenir sur un fil toujours assez captivant et ludique pour nous amener, comme ses protagonistes, à scruter son décor et à y chercher invariablement ce qui peut y détonner (à ce titre, le film est parfait si vous voulez apprendre des mots essentiels comme "porte" ou "aération" en sud-coréen tant l'énumération des éléments qui le composent est quasi-permanente). Et, même si ces déambulations vers la fameuse sortie 8 tirent sur la corde d'un propos simple voire pas très original sur la manière de s'extirper d'une existence socialement conditionnée en embrassant un avenir plus aléatoire, le film utilise ce dernier de manière cohérente sur la durée, jusqu'à même se prévaloir de quelques très jolies fulgurances dans l'harmonie de son postulat Escher-ien et les errements inévitables de l'âme humaine d'un père pas forcément encore prêt à l'être.
Le labyrinthe auquel nous confronte "Exit 8" n'est peut-être pas aussi grand que voulu mais, à l'heure d'une prolifération de resucées plus ou moins invavouées de la cultissime "Quatrième Dimension", le film de Genki Kawamura fait partie de celles qui tiennent bien là route... à condition de ne pas y découvrir une anomalie qui s'y dresse entre nous et sa porte de sortie.
Le hasard a fait que, par pure coïncidence, j’ai découvert le film aujourd’hui, alors que je l’ai téléchargé hier sur ma console. Je n’y ai pas encore joué, mais d’après ce que j’ai pu voir, le film est tiré du jeu, alors que j’ai cru que c’était l’inverse. Dans tous les cas, hier encore, je n’avais connaissance ni du jeu ni du film.
Le film, justement : j’ai adoré. Gros coup de cœur ! Je retrouve un peu de la mythologie des backrooms, avec, en plus, la classique boucle temporelle que l’on retrouve dans plusieurs autres films, mais qui, dans celui-ci, est traitée intelligemment et de manière inédite. Tout se tient, tout s’enchaîne de manière logique alors que l’on nage en pleine aberration. C’est, je crois, un des rares films à maintenir la même tension du début à la fin. Et le choix du Boléro de Ravel, quelle bonne idée ! Ce morceau répétitif, qui monte en tension et en puissance, fait totalement écho au film. Même le générique de fin vaut le coup d’œil !
Pour moi, l’un des meilleurs films du genre, si ce n’est, peut-être, le meilleur.
Simple et efficace. Un bon petit film a concept tiré du jeu du même nom. L esthétisme est soigné, les Fx sont sympa, les acteurs sont bon et on a droit à une petite morale. A voir pour l originalité de l idée et si vous aimez les huis clos.