Note moyenne
3,0
1489 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
16 critiques
4
40 critiques
3
61 critiques
2
39 critiques
1
15 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Une boucle infernale, des objets futiles, la folie guette comme quand j'ai passé un jour mon permis BE !
PAS D'ANOMALIE !
PAS D'ANOMALIE !
Adaptation du mini jeu vidéo avec un labyrinthe claustrophobe de première qualité, étouffant, et ne tournant jamais en rond malgré le risque évident. La tournure plus philosophique et sociale est plus discutable mais donne de l'équilibre à l'ensemble.
si vous aimez tourner en rond pendant 1h30 dans un couloir de 30m alors bienvenue au métro de l ennui.
Quand elle histoire, elle commencera peut être à un moment mais n espérez pas trop. Aucun intérêt.
Quand elle histoire, elle commencera peut être à un moment mais n espérez pas trop. Aucun intérêt.
Un film intéressant qui tient en haleine jusqu'à la dernière minute. Le scénario est hyper original et bien mené.
Découvert sur Canal+, « Exit 8 » m’attirait déjà par son synopsis. J’adore la logique ! J’ai beaucoup aimé le jeu « The Stanley Parable », adoré le film « Cube » et été fasciné par une exposition sur Escher. Justement, ses fourmis parcourant une bande de Möbius figurent sur une affiche du couloir : nous voilà prévenus, avancer ne signifie pas forcément aller quelque part… Je découvre qu'il existe également le jeu "The exit 8" dont s'inspire justement le film...
Genki Kawamura, romancier et producteur notamment de « Your Name » et de « Suzume », signe ici seulement son deuxième long métrage comme réalisateur. Sa manière de transformer un principe de jeu vidéo en expérience de cinéma m’a impressionné.
La règle est simple : repérer les anomalies. Si quelque chose cloche, faire demi-tour ; sinon, continuer. Une erreur et l’on revient à zéro. Très vite, je me suis retrouvé à scruter l’écran, à mémoriser le décor, à douter de ce que je voyais. Ce panneau était-il déjà ainsi ? Et cet homme, pourquoi revient-il ?
La mise en scène est saisissante. Les longs plans donnent souvent l’impression d’un mouvement continu dont on ne pourrait plus s’échapper. On suit l’homme perdu, l’homme qui marche, l’enfant : les regards changent et ce que l’on croyait comprendre se dérobe. Le jaune des panneaux promet une sortie, mais finit lui aussi par devenir obsédant.
Au début, dans le métro, l’homme perdu s’isole dans ses écouteurs avec le « Boléro » de Ravel. Se couper des autres : un geste banal, qui prend une résonance particulière dans la suite du récit. spoiler: Car derrière cette mécanique de précision, il y a un homme confronté à un choix intime, à la possibilité de devenir père, à sa responsabilité envers les autres.
Kazunari Ninomiya, vu dans « Lettres d’Iwo Jima » de Clint Eastwood, rend ses hésitations et son désarroi très sensibles. Et l’enfant apporte à cet univers froid une émotion inattendue.
Mais au fond, qu’est-ce qu’une anomalie ? Ce qui dérange l’ordre des choses ? Ce qui nous oblige à regarder autrement ?
Certains retours à zéro m’ont paru lassants. Pourtant, cette réserve pèse peu face à la fascination et au malaise que le film a provoqués en moi. Comme « Digger », dans un registre très différent, il continue de me travailler après le générique. J’hésite entre quatre et cinq étoiles : c’est dire combien cette sortie 8 m’a fait tourner la tête !
Genki Kawamura, romancier et producteur notamment de « Your Name » et de « Suzume », signe ici seulement son deuxième long métrage comme réalisateur. Sa manière de transformer un principe de jeu vidéo en expérience de cinéma m’a impressionné.
La règle est simple : repérer les anomalies. Si quelque chose cloche, faire demi-tour ; sinon, continuer. Une erreur et l’on revient à zéro. Très vite, je me suis retrouvé à scruter l’écran, à mémoriser le décor, à douter de ce que je voyais. Ce panneau était-il déjà ainsi ? Et cet homme, pourquoi revient-il ?
La mise en scène est saisissante. Les longs plans donnent souvent l’impression d’un mouvement continu dont on ne pourrait plus s’échapper. On suit l’homme perdu, l’homme qui marche, l’enfant : les regards changent et ce que l’on croyait comprendre se dérobe. Le jaune des panneaux promet une sortie, mais finit lui aussi par devenir obsédant.
Au début, dans le métro, l’homme perdu s’isole dans ses écouteurs avec le « Boléro » de Ravel. Se couper des autres : un geste banal, qui prend une résonance particulière dans la suite du récit. spoiler: Car derrière cette mécanique de précision, il y a un homme confronté à un choix intime, à la possibilité de devenir père, à sa responsabilité envers les autres.
Kazunari Ninomiya, vu dans « Lettres d’Iwo Jima » de Clint Eastwood, rend ses hésitations et son désarroi très sensibles. Et l’enfant apporte à cet univers froid une émotion inattendue.
Mais au fond, qu’est-ce qu’une anomalie ? Ce qui dérange l’ordre des choses ? Ce qui nous oblige à regarder autrement ?
Certains retours à zéro m’ont paru lassants. Pourtant, cette réserve pèse peu face à la fascination et au malaise que le film a provoqués en moi. Comme « Digger », dans un registre très différent, il continue de me travailler après le générique. J’hésite entre quatre et cinq étoiles : c’est dire combien cette sortie 8 m’a fait tourner la tête !
Adapter au cinéma The Exit 8, l’un des jeux indépendants les plus minimalistes et viraux de ces dernières années, relevait presque de la gageure. Comment transformer un concept-game basé sur la répétition d’un même couloir de métro en un long-métrage captivant de plus d’une heure trente ? Le réalisateur Genki Kawamura relève le défi haut la main en signant un thriller psychologique étouffant, sensoriel et étrangement poétique.
Le pitch reste fidèle à la mécanique d'origine : un homme (interprété avec une sobriété impeccable par Kazunari Ninomiya) est piégé dans un couloir souterrain blanc et impersonnel. Pour espérer atteindre la sortie 8, il doit scruter le moindre détail. Si tout est normal, il avance ; à la moindre anomalie, il doit immédiatement faire demi-tour.
Ce qui aurait pu être un simple gadget visuel devient sous la caméra de Kawamura une véritable expérience paranoïaque. La mise en scène joue habilement sur le sentiment d'espace liminal :
Là où Exit 8 surprend très agréablement, c'est dans sa capacité à dépasser la simple contrainte ludique. Kawamura injecte une métaphore habile de la solitude urbaine et de la routine aliénante de la métropole. Le couloir sans fin devient le miroir des traumatismes et des regrets du protagoniste, matérialisés par des rencontres troublantes au fil des boucles (notamment un homme d'affaires imperturbable et des silhouettes mystérieuses).
L'interprétation de Kazunari Ninomiya porte le film : sans grands discours, uniquement par le regard et le corps, il traduit le glissement de la perplexité vers une lente décomposition nerveuse.
Si le film frôle l'excellence, il n'échappe pas tout à fait aux limites de sa structure en boucle. Vers le milieu du deuxième acte, quelques bifurcations scénaristiques ajoutées pour meubler la narration tendent à diluer la pureté de la peur primitive du début. La volonté d'expliquer un peu trop l'origine du phénomène dans le dernier tiers prive le récit d'une partie de son mystère absurde.
Exit 8 est une excellente surprise. En transcendant l'exercice de style du jeu vidéo, Genki Kawamura offre un cauchemar claustrophobe saisissant, à la fois exercice de tension clinique et conte moderne sur le sentiment d'enfermement. Un tour de force visuel et sonore qui vous fera regarder les couloirs du métro sous un tout autre angle.
Point fort : Un découpage technique exemplaire et un sound design immersif qui installent une tension constante.
Point faible : Un dernier acte qui cherche parfois à trop expliquer l'inexplicable.
Le pitch reste fidèle à la mécanique d'origine : un homme (interprété avec une sobriété impeccable par Kazunari Ninomiya) est piégé dans un couloir souterrain blanc et impersonnel. Pour espérer atteindre la sortie 8, il doit scruter le moindre détail. Si tout est normal, il avance ; à la moindre anomalie, il doit immédiatement faire demi-tour.
Ce qui aurait pu être un simple gadget visuel devient sous la caméra de Kawamura une véritable expérience paranoïaque. La mise en scène joue habilement sur le sentiment d'espace liminal :
Là où Exit 8 surprend très agréablement, c'est dans sa capacité à dépasser la simple contrainte ludique. Kawamura injecte une métaphore habile de la solitude urbaine et de la routine aliénante de la métropole. Le couloir sans fin devient le miroir des traumatismes et des regrets du protagoniste, matérialisés par des rencontres troublantes au fil des boucles (notamment un homme d'affaires imperturbable et des silhouettes mystérieuses).
L'interprétation de Kazunari Ninomiya porte le film : sans grands discours, uniquement par le regard et le corps, il traduit le glissement de la perplexité vers une lente décomposition nerveuse.
Si le film frôle l'excellence, il n'échappe pas tout à fait aux limites de sa structure en boucle. Vers le milieu du deuxième acte, quelques bifurcations scénaristiques ajoutées pour meubler la narration tendent à diluer la pureté de la peur primitive du début. La volonté d'expliquer un peu trop l'origine du phénomène dans le dernier tiers prive le récit d'une partie de son mystère absurde.
Exit 8 est une excellente surprise. En transcendant l'exercice de style du jeu vidéo, Genki Kawamura offre un cauchemar claustrophobe saisissant, à la fois exercice de tension clinique et conte moderne sur le sentiment d'enfermement. Un tour de force visuel et sonore qui vous fera regarder les couloirs du métro sous un tout autre angle.
Point fort : Un découpage technique exemplaire et un sound design immersif qui installent une tension constante.
Point faible : Un dernier acte qui cherche parfois à trop expliquer l'inexplicable.
Angoissant et amusant, même si forcément un peu répétitif, ce film nous entraîne dans ce labyrinthe aux couloirs froids d'une ligne de métro. C'est bien mené et nous amène intelligemment à faire attention aux détails.
Un exercice de style adapté du jeu vidéo du même nom, dans lequel il s'agit d'identifier des anomalies dans un couloir de métro à huit reprises pour parvenir à s'échapper. A la différence qu'au lieu d'être acteur de nos tentatives d'évasion de cet espace liminaire, nous voilà seulement spectateur de ce jeu des sept erreurs qui perd donc en intensité. Métaphore du labyrinthe mental du personnage principal, piégé dans les angoisses de sa propre vie et mis à l'épreuve dans un dispositif minimaliste laborieux, l'exercice finit par s'avérer trop répétitif et par conséquent, de moins en moins excitant. Si l'atmosphère du jeu est bien là, le film finit par tourner en rond et par nous lasser, d'autant que certaines intrigues sont inexplicablement laissées de côté (qui de l'homme qui marche ?). Une adaptation intéressante mais insuffisamment aboutie.
Un peu plus fouillé que Backroom le film reprend les codes geek du moment avec une certaine réussite et un rythme qui ne mollit pas. Il faut aimer ce genre mais en l'espèce c'est une indéniable réussite.
Avec Exit 8, Genki Kawamura coécrit et réalise un très bon thriller. L'histoire nous fait suivre un jeune homme se retrouvant piégé dans un couloir de métro duquel il ne peut sortir, à moins de repérer d'éventuelles anomalies dans chaque boucle pour s'en échapper. Ce scénario, adapté du jeu vidéo éponyme, s'avère prenant à visionner tout au long de sa durée d'environ une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue simple mais immersive dès les premières secondes à la faveur de son introduction en vue subjective. S'ensuit un récit au concept original et intéressant qui aurait pu ne reposer que sur celui-ci et ne pas tenir sur la durée. Mais heureusement, il n'en est rien. Bien au contraire. Plus les minutes défilent et plus le récit gagne en profondeur et en mystère à la faveur du sujet traité avec intelligence, à savoir celui de la décision de devenir parents ou non. Un thème traitant donc du doute de garder un enfant à naître ou d'avorter. Et cette thématique est parfaitement couplée au concept. Cette idée des huit étapes à franchir est très bonne car elle laisse place à des moments d'espoir et des moments de désespoir. Cela donne lieu à des scènes volontairement répétitives avec le principe de boucle, mais qui parviennent très bien à se renouveler malgré tout. D'autant plus qu'on est surpris par la tournure que prennent les événements à chaque tournant, qu'on est pressé de voir et qu'on craint. De plus, l'ambiance anxiogène, inquiétante et étrange qui s'en dégage se ressent fortement. L'ensemble est porté par des personnages peu nombreux mais bien caractérisés. Des rôles très bien interprétés par une distribution comprenant Kazunari Ninomiya, Yamato Kochi, Naru Asanuma, Kotone Hanase et Nana Komatsu. Tous ces individus entretiennent des rapports procurant pas mal de petites émotions. Des échanges soutenus par des dialogues peu nombreux mais bien écrits, s'interrogeant sur la situation. Sur la forme, la réalisation du cinéaste japonais se veut qualitative. Sa mise en scène est proche de l'action et propose pas mal de styles différents permettant de se renouveler malgré un décor unique. Un environnement marquant car on le voit tout du long, mais aussi parce qu'il est d'apparence banale et quotidienne. Mais il fait ici office de dédale sans issue franchement pesant. Ce visuel indélébile est accompagné par une bonne bande originale aux compositions claustrophobiques collant parfaitement avec l'action et les images. Celle-ci laisse aussi souvent place aux bruits de pas et à l'atmosphère sonore cloisonnante. Reste une fin bouclant très bien la boucle, venant ainsi mettre un terme à Exit 8 qui, en conclusion, est un long-métrage méritant grandement d'être découvert.
Il y en aurait des choses à dire sur Exit8, et je vais essayer d'être synthétique et limpide. Là où certains spectateurs ont vu un film d'horreur raté, je choisis de voir une épreuve psychologique, voire philosophique, où le décor et les personnages ne font qu'un.
Le décor, magnifiquement emprunté au domaine du liminal (et du minimal pour ce que ça vaut !) épouse l'idée dont il est question. Comme dans toute oeuvre liminale, il est question de passage, de frontière, d'entre-deux. Et ce qui est montré ici, dans un contexte parfois gênant, parfois drôle, c'est le processus de "Penser" (j'utilise le verbe pour souligner l'action). Il n'est pas question de retrouver son chemin (lequel ?), il n'est pas non plus question de trouver des anomalies (selon quels critères ?). Il est question de revenir à soi. De remettre la conscience à sa place pour observer. De passer de spectateur à acteur. Il s'agit d'incarnation de soi, et de comment la perception peut évoluer quand nous revenons à la pleine conscience. Comment un simple espace de vide et d'ennui peut bouleverser jusqu'à la folie : être face à soi, enfin. Cesser de traverser l'existence comme un automate. Parce que j'ai choisi (j'insiste sur cette notion volontairement) d'interpréter ce film comme ça, je ne peux lui accorder une meilleure note car j'aurais souhaité que le sujet de la pergeption, du chemin labyrinthique vers l'humanisme (à soi, pour soi et pour autrui) soit plus abouti.. Ça reste un film intéressant voire divertissant quand on aime se faire des noeuds au cerveau.
Le décor, magnifiquement emprunté au domaine du liminal (et du minimal pour ce que ça vaut !) épouse l'idée dont il est question. Comme dans toute oeuvre liminale, il est question de passage, de frontière, d'entre-deux. Et ce qui est montré ici, dans un contexte parfois gênant, parfois drôle, c'est le processus de "Penser" (j'utilise le verbe pour souligner l'action). Il n'est pas question de retrouver son chemin (lequel ?), il n'est pas non plus question de trouver des anomalies (selon quels critères ?). Il est question de revenir à soi. De remettre la conscience à sa place pour observer. De passer de spectateur à acteur. Il s'agit d'incarnation de soi, et de comment la perception peut évoluer quand nous revenons à la pleine conscience. Comment un simple espace de vide et d'ennui peut bouleverser jusqu'à la folie : être face à soi, enfin. Cesser de traverser l'existence comme un automate. Parce que j'ai choisi (j'insiste sur cette notion volontairement) d'interpréter ce film comme ça, je ne peux lui accorder une meilleure note car j'aurais souhaité que le sujet de la pergeption, du chemin labyrinthique vers l'humanisme (à soi, pour soi et pour autrui) soit plus abouti.. Ça reste un film intéressant voire divertissant quand on aime se faire des noeuds au cerveau.
Au début on se prend au jeu, puis on s'ennuie , et on s'ennuie !
On est comme tous les personnages, on attend la sortie et la fin
On est comme tous les personnages, on attend la sortie et la fin
un labyrinthe mental. Notre héros va plonger sans les couloirs d'un métro japonais, d'ou il sera bien difficile de sortir. Ce dispositif donne le vertige et n'est pas dénué de touches d'horreur, prompt à donner quelques sueurs au spectateur. Le procédé de perte des repères n'échappe pas à un caractère redondant mais le réalisateur sait insuffler du dynamisme à sa mise en scène. Le voyage peut prêter à la métaphore sur les côté répétitif de la vie, l'aliénation sociale, la difficulté de trouver des débouchés ou l'émancipation. Les acteurs sont convaincants et apportent une touche émotionnelle au film
"Exit8* est un film conceptuel, une hyperbole en forme de cauchemar labyrinthique, sur les erreurs (ou mauvais choix) d'un individu qui se trouve alors piègé dans une boucle ayant pour cadre les couloirs d'un métro japonais. C'est aussi original que répétitif, certains comportements sont même étranges pour un occidental, mais ça tient la route et c'est très pertinent
j'aime bien les huis-clos ,mais celui la il est vraiment vraiment space !!! ca se regarde et par contre je ne savais pas que c'était tiré d'un jeu vidéo , j'aime pas trop l'acteur principal
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse