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ynnkel
11 critiques
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1,0
Publiée le 1 mars 2026
image laide pas de direction d’acteur exotisme de pacotille plagiats honteux, beurk ! cette realisatrice devrait être interdite, le bleu du caftan avait les mêmes tares
Un très joli film tout en finesse où mélancolie et humour se partagent au gré des émotions. L'actrice au jeu subtil tient le film avec beaucoup de classe. Ici la vieillesse est sublimée ce qui devient rare au cinéma. On peut noter quelques longueurs ou silences mais qui sont, de mon point de vue, utiles au déroulement. J'ai appris qu'une communauté espagnole vivait encore à Tanger tout en étant plus petite et moins visible que durant le XXe siècle...
je ne vais pas du tout vous raconter l'histoire !! promis !!
Il faut se laisser embarquer dès les premières minutes. Quelques plans sur un marché animé de Tanger — des épices, des tissus, des mains qui s'affairent — et le film a déjà posé son décor avec une volupté rare. La réalisatrice du Bleu du caftan retrouve cette esthétique de l'image qui est devenue sa marque de fabrique : une douceur du cadre qui n'exclut jamais la caméra colle au plus près des corps et des visages, beaux de toutes les traces du temps. Elle n'est jamais intrusive, toujours juste, évitant autant la carte postale exotique que la gravité pesante. La photographie baigne dans des teintes orangées et dorées qui enchantent l'œil et restituent Tanger dans toute son ambivalence de ville-monde, mélange de modernité et de passé, poreuse et lumineuse. Les silences y ont autant de poids que les dialogues, et la musique, discrète, accompagne l'ensemble sans jamais forcer l'émotion. Ce qui saisit davantage, c'est la façon dont la réalisatrice filme la vieillesse. Sans condescendance, sans misérabilisme — mais avec une franchise presque subversive. Le corps vieillissant n'est pas effacé de l'écran : il est montré, célébré, désirant. Dans un paysage cinématographique qui préfère souvent ignorer les personnes âgées ou les réduire à des utilités narratives, ce regard-là relève d'un vrai parti pris.
De Maryam Touzani (2026) . Titre original Calle Málaga . Un film positif qui fait chaud au cœur . Une comédie dramatique qui place la vieillesse au premier plan mais pour la célébrer et lui rendre la force et la beauté que trop souvent le regard de la société lui refuse . Ici pas de négativisme . À une époque où le jeunisme aimerait cacher une partie de la population au seul titre de son âge voire de son inutilité économique , le film est plus qu'un hommage , il est un message qu'il y a de la force , de la beauté dans le grand âge . D'ailleurs à ce titre le film montre la nudité avec une délicatesse rarement vue dans le cinéma . Il y a l'histoire tout d'abord qui traite de l'éloignement familial où après une longue absence , une mère et une fille vont se retrouver mais pour des raisons inavouables . Le film traite donc de l'éloignement et aussi du déracinement que l'on veut faire subir à une vielle dame . De nombreux rebondissements, Une histoire faite de trouvailles , de débrouilles qui vont raviver le gout de vivre à cette vieille dame . Car le fond du film réside dans ce qui est souvent un drame voire l'antichambre de la mort, celui de placer les personnes âgées dans des hospices alors qu'elles pourraient et voudraient rester dans leur environnement rempli de souvenirs et de repaires . Le film est porté admirablement par la grande actrice qu'est Carmen Maura . Un film puissant, réconfortant plein de vie et d'humour . Avec des scènes particulièrement cocasse et drôles . A noter la prestation de Ahmed Boulane .
On regarde le synopsis et on se dit : ça doit être un film qui ne juge pas, mais qui laisse un goût de cendres : celui d'une époque où l'on liquide ses parents pour acheter sa liberté.
Eh bien ce n'est pas le cas.
Ne vous fiez pas non plus à sa surface de comédie solaire. Si Rue Malaga enchante par sa peinture vibrante de la vie marocaine — cette "contagion" de bonne humeur qui parcourt les rues — le cœur du récit est d'une acidité rare. C’est le duel entre une mère qui s'accroche à ses racines et une fille qui ne voit en elle qu'une somme à gagner. Le film s'arme également d'un humour piquant et, surtout, un sens du détail remarquable. On saluera la présence d'une religieuse ayant fait vœu de silence, dont le mutisme spoiler: — enfin respecté au cinéma ! — devient le miroir des non-dits familiaux. Un film juste, qui parle aux aînés sans les traiter comme des reliques.
Bravo et merci! Enfin un regard sur la vieillesse, plein de vie, de force, de tendresse, d’audace… on est loin de l’exclusion, du déni, de la condescendance… Un bijou!
J'ai vraiment beaucoup aimé ce film intimiste. La volonté d'une dame âgée qui arrive avec beaucoup de tact,de tendresse a rester chez elle malgré l'égoïsme de sa fille qui cherche a l'expulser de sa maison. A n'importe quel âge on peut tisser des liens et pas nécessairement avec sa famille. Beaucoup d'intelligence,de finesse et de compréhension. Bravo! Patricia
Merveilleuse Carmen Maura qui donne envie de vieillir,aimer encore,être ensemble,La déambulation dans les venelles de la médina de Tanger est hypnotique,un personnage à part entière et ses interpellations amicales restitue un brin d’humanité. Merci Maryam Touzani
Ce film fait preuve d'une rare sensibilité pour parler de ce que peut être la vie d'une personne âgée épanoui par la vie à Tanger depuis 40 ans. Malgré quelques longueurs, mais qui doivent sans doute faire partie du film et faire sens, je me rappellerais longtemps du regard de Maria Angeles quand elle réalise son départ de Tanger pour aller en maison de retraire.. Ça m'a littéralement brisé mon ptit cœur
Un récit très touchant, subtilement écrit et dialogué, filmé avec la délicatesse inhérente à la réalisatrice qui connaît bien la double culture qu'elle aborde ici. Quant à Carmen Laura, elle est bouleversante et trouve peut-être le meilleur rôle de sa carrière.
Une visite à Tanger dans le Maroc contemporain. Maria est une espagnole qui a toujours vécu à Tanger et qui souhaite y finir sa vie et y mourir. Mais sa fille qui possède l'appartement ou vit Maria a d'autres plans : récupérer l'argent de la vente et déloger sa mère . Deux mondes s'opposent : l'un plein de sensibilité, de sensualité, de tendresse et d'amour ( celui de la mère) et l'autre froid, calculateur ( celui de sa fille). Maria développe des trésors d'astuces, de roublardise pour rester chez elle . Un des messages du film : la vieillesse est une force !!!!!
J’ai adoré ce film de Maryam Touzani avec Carmen Maura d’une justesse et d’une grâce exceptionnelle ! La bande son du film est un régal pour les oreilles et accompagne subtilement l’intensité émotionnelle qui traverse les personnages tout au long de leur évolution.
« Touche pas à mon appart'!» C’est l’histoire d’une vieille dame espagnole, Maria-Angeles, habitant à Tanger (Maroc) depuis toujours et dont la fille madrilène met en vente son appartement, l’obligeant à quitter cet endroit et son quartier où elle vit depuis 40 ans. Mais elle n’a pas l’intention de se laisser faire et la roublarde malicieuse a plus d’un tour dans son sac… cela va générer des rencontres et aussi l’amour. Quel film touchant, parfois drôle et toujours sensible. De nombreux thèmes sont abordés, dont celui délicat des rapports physiques à 80 ans montrés avec délicatesse par la réalisatrice Maryam Touzani. On passe un merveilleux moment avec Carmen Maura, souvent vue chez Almodovar, qui interprète Maria-Angeles. J’aurais aimé une fin plus affirmée…