Rue Málaga, de la réalisatrice Maryam Touzani est un film profondément humain et émotionnel. À travers le portrait d’une femme âgée vivant à Tanger, dont la vie bascule lorsque sa fille revient pour vendre l’appartement familial, le film explore avec finesse les tensions qui peuvent naître au sein d’une famille autour des questions d’héritage et de transmission.
Le film met en lumière la complexité des relations familiales les décisions liées aux biens matériels peuvent réveiller des conflits, de la colère ou du déni, alors qu’au fond subsiste toujours un attachement sincère entre parents et enfants. L'argent ne fait pas le bonheur cette phrase prends tout son sens.
L’un des aspects qui à mon goût est également intéressant est la manière dont il aborde l’amour et la sexualité chez les personnes âgées. En montrant des scènes d’intimité entre seniors, le film brise un tabou encore très présent dans notre société et rappelle que le désir, la tendresse et le besoin d’aimer ne disparaissent pas avec l’âge.
Pour moi, Rue Málaga est un film touchant qui invite à réfléchir à la famille, au temps qui passe et à la place des personnes âgées dans nos sociétés.
tres beau film qui prend le temps...de poser le décor, les personnages...et tres belle histoire sur la mémoire, le temps qui passe, la famille, l'âge qui avance...de l'humour, de bons acteurs...une vraie réussite
Une espagnole jouée par Carmen Maura a passé sa vie à Tanger . Sa fille veut récupérer l’appart familial, elle a besoin d argent et ne comprend pas l’attachement de sa mère pour son quartier, ses habitants . C’est l’histoire d’une femme qui s’affirme avec tendresse et fantaisie pour rester dans son quartier . La vie de quartier est vivante très authentique et l’histoire d’amour naissante et filmée avec réalisme, humour et délicatesse .
La grande Carmen M’aura, au mieux de sa forme, l’histoire et touchante, drôle, un peu cruelle, parfois, mais tellement intéressante et inspirante, j’ai adoré, ça m’a fait un break avec des films plus forts, dans le sens plus violents à voir absolument , avec des surprises et beaucoup d’humour. Vraiment, on passe un agréable moment loin de la fureur du monde qui nous entoure en plus des histoires aussi drôles que romantiques
C'est un chef d'oeuvre que se soit l'interprétation, la réalisation, l'histoire. Carmen Maura est éblouissante. Dans ce film, pour ceux qui ne le savent pas, on apprend que l'on peut être amoureux et avoir une sexualité à 80 ans. C'est pétillant, c'est joyeux. C'est femme qui sait s'habiller alors que sa fille non. Ce mélange des communautés dans un Tanger resplendissant. María Alfonsa Rosso est merveilleuse en religieuse qui a fait voeux de jasteté et qui écoute toute les folies de son amie. Il ya beaucoup d'amour dans ce film même si la mère et la fille se dispuste.
Un pur chef d'oeuvre de sensibilité, de pudeur et comédiens exceptionnels. Après le film le bleu du caftan par la même réalisatrice Maryam Touzani, une leçon de vie. A voir absolument
Certes, après le magnifique film le bleu du caftan, plein de sensibilité, de nuances, de sensualité, de chaleur humaine ,on s’imaginait bien que rue Malaga ne pouvait s’inscrire que dans la même veine sans pour autant, au vu du sujet,nous transporter dans l’ambiance feutrée des non dits de ce trio scellé par un secret et l’art du caftan. Rue Malaga est toutefois une réussite. Tout d’abord le film est illuminé par la présence de Carmen Maura. Tantôt truculente, tantôt attadrissante et toujours crédible. L’atmosphère du quartier est très bien rendue et, surtout,il se dégage beaucoup d’humanité de ses habitants de la rue qui vivent comme une communauté dans la plus grande promiscuité. Maria a une vie rangée depuis toujours. Épouse exemplaire et fidèle qui s’est consacrée à son ménage et à l’éducation de sa fille. Née à Tanger elle compte bien rejoindre ses proches dans le cimetière où elle se rend régulièrement . Las, sa fille veut vendre l’appartement. Cette déconvenue va transformer Maria. A quelque chose malheur est bon ! Le personnage prend une autre dimension et, comme le phenix renaît de ses cendres. Mais là je vous laisse découvrir la suite...
Dans une Tanger ensoleillée, à la lumière orangée de la nostalgie, Carmen Maura incarne une femme habitée par sa ville natale. Une histoire à la fois touchante, imprévisible et joyeuse. On sort de la salle avec de la pêche, grâce à ce film inspirant et à la mise en scène sensible.
Un très beau film plein de tendresse, de malice et d'humour. Quel plaisir de voir des septuagénaires si vivants, forts et espiègles en même temps. Carmen Maura est extraordinaire et le film donne envie de (re)découvrir Tanger