Le film a été tourné entre février et avril 2025 dans plusieurs villes de l’Ouest de la France parmi lesquelles Les Sables-d’Olonne, La Roche-sur-Yon, Luçon et Angoulins. Des scènes ont également été filmées dans le Var, à Toulon.
Il s’agit de la première expérience au cinéma de l’athlète quadri-amputé Pierre Rabine. Depuis 2022, ce dernier pratique la natation handisport au sein du club de La Roche-sur-Yon. À son palmarès, il y a notamment la médaille d’argent au Championnat de France en 2022 en 50 mètres brasse.
Pour le meilleur s’inspire de l’histoire vraie de Philippe Croizon. Le 5 mars 1994, la vie de ce jeune ouvrier métallo de 26 ans a totalement basculé alors qu’il tentait de démonter l’antenne de sa télévision accrochée à la cheminée de sa maison. Ce jour-là, ce dernier a reçu trois décharges de 20 000 volts et est resté deux mois dans le coma à la suite de son accident. À son réveil, il avait été amputé des quatre membres. C’est ainsi qu’il a recommencé ce qu’il appelle sa " deuxième vie", qui lui a permis de surmonter son handicap, de rencontrer sa compagne Suzana Sabino (interprétée dans le film par Lilly-Fleur Pointeaux) et de réussir de nombreux exploits sportifs dont une traversée de la Manche en moins de 24 heures.
Avec Pour le meilleur, Marie-Castille Mention-Schaar retrouve plusieurs comédiens avec lesquelles elle a déjà travaillé comme Lilly-Fleur Pointeaux (Ma première fois – 2012), Lolita Chammah (Ma première fois – 2012 ; La Fête des mères – 2018), Sandrine Bonnaire (Le ciel attendra – 2016) ou encore Zinedine Soualem (Divertimento – 2022).
Marie-Castille Mention-Schaar a eu l’idée d’un biopic sur Philippe Croizon après être tombée sur un reportage qui lui était consacré, diffusé sur France Télévisions. Bouleversée par son parcours, la cinéaste était étonnée qu’aucun réalisateur ne se soit penché, jusqu’à présent, sur son parcours. La réalisatrice a donc pris contact avec l’athlète français et l’a rencontré. Il se trouve que Philippe Croizon connaissait certain de ses films. C’est ainsi que Pour le meilleur a pu voir le jour.
Le film est dédié aux grands-parents maternels de la réalisatrice. Son grand-père était paraplégique et avait notamment fondé un institut pour personnes handicapées. Marie-Castille Mention-Schaar a d’ailleurs appris à marcher en suivant son fauteuil roulant. Quant à sa grand-mère, violoniste professionnelle, elle a mis sa carrière entre parenthèses par amour pour lui.
Pour les scènes de la traversée de la Manche, Marie-Castille Mention-Schaar a tourné en conditions réelles, pendant les neuf derniers jours de tournage, en Méditerranée. La cinéaste a travaillé avec des équipes spécialisées afin de garantir la sécurité et la qualité des prises. Lors du tournage, l’eau de la mer était à seulement quatorze degrés. La tâche n’était pas simple pour les comédiens qui se trouvaient sur le bateau puisque la réalisatrice ne pouvait pas être à leurs côtés et devait donc les diriger à distance, en donnant de la voix, tandis qu’un troisième bateau embarquait les cameramen.
Concernant les plans dans et sous l’eau, deux plongeurs ont été mobilisés. Par ailleurs, compte tenu des caprices de la météo, l’équipe du film a également dû composer avec le ciel et les nuages. Autant de contraintes qui étaient une première dans la carrière de réalisatrice de Marie-Castille Mention-Schaar.