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tuco-ramirez
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3,5
Publiée le 5 août 2026
Crise de foi Ainara, 17 ans scolarisée dans un lycée catholique, passe le bac. Alors que sa famille s’interroge sur son orientation, la jeune fille s’interroge sur sa foi en Dieu et la possibilité d’entrer dans les ordres. Cette situation est vécue comme un véritable séisme par la famille. Orpheline de mère, le père semble plus investit par l’éducation de ses deux jeunes enfants issus de son union suivante que par sa fille ainée ; il cède donc rapidement à ce souhait. On comprend que çà fera une charge financière en moins ; si on ajoute à cela que sa mère était considérée comme originale par la belle-famille a minima ou pour une folle par certains ; le destin de la jeune fille ne fait pas de doute, elle a une araignée au plafond comme sa mère. D’un autre côté, il y a sa tante qui, depuis son enfance a pris la place de la mère et est très investie auprès de la jeune fille. Athée, elle ne conçoit pas que si jeune elle fasse un choix si radical sans rien connaitre de la vie. On ne peut lui donner tort, la jeune fille porte un passé qui semble lourd avec de plus un père absent et peu fiable ; elle semble se chercher et être une proie facile pour la croyance et l’Eglise affichant un cadre protecteur, rassurant et stable. Alauda Ruiz de Azua décide de ne jamais trancher entre crise d’adolescence et bouffée mystique ; elle se contente d’observer avec bienveillance et sans manichéisme cette jeune fille au sein d’une cellule familiale où non-dits, préjugés et violence verbale sont quotidiennes. Si ce n’est que ce n’est pas un cadre qui apporte de la sérénité à la jeune fille. Même s’il ne tranche pas, le propos n’est jamais mièvre sans être sensationnaliste ; le scénario garde toujours une juste distance avec son sujet. La réflexion est brillante et laisse au spectateur la liberté de se faire son opinion. Et la mienne s’est vite forgée ; une adolescence victime de ses propres souffrances est une proie facile pour l’endoctrinement. Donc ce film pose aussi le risque sectaire des organisations religieuses ; la famille joue sa partition contre l’entrée dans les ordres ; mais l’institution sans être sectaire joue aussi sa carte avec deux scènes fortes : celle avec le jeune curé pas mal de sa personne dont on peut penser qu’il participe à une forme d’indentification positive pour Ainara ; et aussi les échanges entre la mère supérieure et la tante de la petite. Comment croire qu’à 17 ans on est en capacité d’avoir un discernement claire sur un choix aussi impliquant surtout quand on est désorienté ? Un film qui nous pousse dans nos retranchements mais qui pour mon compte m’a un peu énervé par le manque de prise de position de la cinéaste… ce qui ressort chez beaucoup comme un atout… c’est oublié les faiblesses de cet âge. Cerise sur le gâteau : la musique aérienne de Nick Cave survolant le film.
Une lycéenne de 17 ans élève dans un établissement catholique annonce à sa famille qu’elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent pour embrasser la carrière de religieuse. Ce film espagnol a l’intelligence de ne porter aucun jugement dans un sens ou dans l’autre pour laisser au spectateur le soin d’interpréter le choix de cette jeune femme. Ce questionnement sur le rapport à la foi, la virginité adolescente ainsi que le poids de la famille sur nos décisions intimes et personnelles est abordé avec une infinie délicatesse. L’écriture est subtile tout comme la mise en scène discrète et sans emphase. Le tout porté par une distribution d’une grande justesse. « Les Dimanches » est une œuvre aussi inconfortable que profonde.
Film avec un thème original, on est frappé par Ainara d'une fragilité et en même temps convaincu de son choix de suivre sa religion pleinement . Elle endosse parfaitement ce rôle de fille de 17 ans où tout se bouscule tout interroge et une famille qui accompagne son choix malgré des réticences. A découvrir et mention spéciale à Ainara.
Tout est juste dans ce film qui oppose foi contre foi, religion contre raison. Les personnages incarnent leurs idées. Un film qui rend la réflexion utile. On en sort plus intelligent !
Film très sympa, intéressant et touchant à la fois. C’est juste vraiment dommage que la Maite prenne beaucoup trop de place dans le film. Qu’elle s’occupe de ses oignons. Elle veut tout décider pour tout le monde tout le temps. Elle est insupportable et égoïste à la fois. La bande son est très sympa mais je m’attendais pas à écouter du Bizarrap dans un film comme ça.
anaira souhaite prendre le voile et se consacrer à dieu. la famille voit tout cela d'un mauvais oeil. . c'est pas trop mal, mais c'est pas un chef-d'œuvre. pour moi "Ida"est le film référence sur le sujet. le film passe trop de temps sur la famille que sur le degré de vocation de cette jeune fille. je suis resté un peut sur la faim.
Parfois la fiction est plus forte que la réalité pour décrire des situations. "Les Dimanches" c'est le choc frontal du mystère de la foi et de la certitude du progrès humaniste. La mise en situation est subtile et pertinente. Les personnages en complète incarnation des valeurs qu'ils défendent notamment Ainara et sa tante. Les dialogues posent parfaitement les questions et les modèles et restent pudiques sur les réponses. C'est beau, c'est fort, c'est juste. C'est une tranche des vicissitudes de l'Occident qui se déplie sous nos yeux : la place de la foi catholique, la perte de sens, le rôle de l'argent, le poids de la famille dans laquelle on peut s'aimer et être finalement en désaccord profond sur ses valeurs... Un beau film qui questionne et sûrement peut heurter les certitudes chez certains.