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Lilicot
9 abonnés
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4,0
Publiée le 16 février 2026
Immersion dans une famille espagnole de classe moyenne où la religion catholique a imprimé sa marque. La fille aînée annonce qu'elle souhaite s'engager embrasser la vie religieuse ce qui bouleverse tous les projets que le groupe s'était forgés. Le film aborde le sujet avec beaucoup de délicatesse et s'attache aux interrogations des uns et des autres sur la place de la foi dans le monde moderne. Un saint questionnement.
Film vu dimanche soir… Une pure merveille… Un réalisme a coupé le souffle, un jeu d'acteur parfait, un film universel qui prend aux tripes, tout sauf manichéen, ce qui fait vraiment du bien par ces temps d'idéologie absurde.
J'ai assisté à la projection de ce film en VO. Le sujet est surprenant et m'a émue jusqu'aux larmes à la fin! Musique et texte excellents. Un film profond à voir absolument.
En provenance d'Espagne, ce film bénéficie d'un excellent bouche-à-oreille et de plusieurs récompenses. Je me suis donc laissé tenter par cette proposition cinématographique. On y retrouve la jeune Ainara, 17 ans, orpheline de mère, qui va à la surprise de ses proches et surtout de sa tante émettre le souhait d'entrer dans les ordres. La moitié de ce récit se déroule pendant les déjeuners agités du dimanche chez la grand-mère. Sans être désintéressants, ces discussions se résument trop souvent à des conflits familiaux. Par contre, la jeune actrice débutante Blanca Soroa illumine ce long métrage dans son cheminement vers une vie dédiée au Seigneur et un rayonnement quasi-mystique. Résultat un peu en dessous de mes attentes.
Les dimanches est un film qui traite d'un sujet assez peu courant avec une certaine finesse en evitant toute caricature. Cet éveil à la foi interroge notre propre rapport à la croyance mais aussi à la famille car ce qu'il se joue ici est avant tout la confrontation entre différents regimes de pensées au sein d'une famille bourgeoise élevée dans le catholicisme. Le film est aussi un beau portrait d'adolescente qui n'occulte pas la question du désir bien que celle-ci ne soit pas centrale. On pourra peut-être juste regretter une mise en scène trop classique, presque téléfilmique, qui ne permet pas au film de s'élever davantage. Cette forme lisse empêche peut-être l'émotion mais la sobriété du film est aussi l'une de ses qualités.
un récit initiatique intéressant, posant les bonnes questions sur le fond mais trop classique et un peu froid sur la forme. par contre, les acteurs sont tous excellents.
Sur un sujet original, celui de la foi, un très bon film. Le scénario tient la route et les personnages convaincants sont pleins d humanité. L actrice principale irradie l écran et sa tante très émouvante aussi. Entre amour et désir l histoire se déroule sur le fil d un funambule.
De Alauda Ruíz de Azúa (2026) . Un film sur la foi ? Le film ne répond pas tout à fait à la question . En tout cas , le film interroge et ne laisse pas indifférent quelque soit ses propres croyances . Magnifiquement interprété notamment par Blanca Soroa dans le rôle d'Ainara . La force du film est de placer les personnages dans le contexte de la vie d'aujourd'hui avec ses problèmes d'argent, d'éducation des enfants et de volonté d'émancipation . L'adolescence y est traitée avec finesse dans ses multiples dimensions humaines que sont le questionnement, le doute , la découverte de soi , des premiers émois et l'explosion du désir . En ce sens, Blanc Sonoa campe cette adolescence en plein questionnement avec force et justesse . Les autres interprètes campent eux aussi bien leurs personnages . D'ailleurs , les rôles secondaires sont tous excellents et donnent au film une étoffe sociale forte . On ne ressort pas indemne tant la question de la foi , plus précisément de l'origine de celle ci n'est pas tranchée et que la question de la manipulation est elle aussi abordée , certes avec tact et délicatesse . En effet s'agit il de foi, de manipulation, de suggestion ? Voire d'un délire existentiel d'adolescente ? Avec aussi Patricia López Arnaiz, Juan Minujin .
J'ai apprécié ce regard sur la vocation religieuse (sincère ?) d'une adolescente tourmentée par l'absence de sa mère et la quasi indifférence à son égard de son père. Face à la pesante hypochrisie du discours de ses référents au sein de l'Ordre des soeurs qui l'attend, sa tante (athée) demeure le seul contre-point à cette possible inclination mystique (?). La sincérité du jeu des deux actrices principales (l'ado, la tante) amène une densité palpable.
Un film remarquable qui oppose deux mondes. D'un côté il y a un monde merveilleux, où tout est sourire sincère, joie sereine, ordre, vérité, compassion, décence, calme et retenue. De l'autre côté, tout n'est que tension, doute, méfiance, conflits plus ou moins larvés, envies, mensonges et désirs insatisfaits. Tout le suspense tient sur la question de savoir lequel de ces deux mondes l'héroïne va choisir. Il convient d'ajouter à tout ça que le film est servi par une production impeccable, une réalisation parfaite et une interprétation remarquable, en particulier pour le rôle principal servit par une comédienne à qui on donnerait le bon dieu sans confession.
La grande adolescente qui interprète le rôle principal est captivante, émouvante, très attachante. J'ai beaucoup aimé ce film sur ce thème complexe dans notre monde contemporain obsédé par le progressisme qui se doit d'être systématiquement considéré comme inéluctable et toujours politiquement correct. De telle sorte que nous sommes très nombreux à oublier les fondamentaux mêmes de notre civilisation. Le point de vue très matérialiste des athées qui se limite uniquement à l'instant jusqu'à la mort mais jamais au delà est ici remarquablement mis en évidence. Je n'avais jamais vu ce sujet évoqué avec autant de justesse et d'indépendance d'esprit au cinéma.