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pat4poufzouz
12 abonnés
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5,0
Publiée le 28 mars 2026
Un film magnifique, tout en pudeur, qui montre la façon dont l'irrationnel déstabilise au sein de nos sociétés modernes. Sans pour autant caricaturer l'une ou l'autre des réactions.
L'ensemble est esthétique, la jeune comédienne toute en douceur et inspirée mais agressif de la part de la famille ! Excellente présentation du milieu catholique actif...
Intéressant, Les Dimanches place le choix au centre du récit; celui qu’on veut faire, celui que les autres contestent, et le doute qui naît quand il faut l’assumer.
Ce film est une merveille. Des gens qui se parlent en se respectant, avec mesure, sans caricature, sans jugement, sans rejet de l'autre parce qu'il est différent: un vrai bonheur. Nous suivons le cheminement de cette jeune fille, les questions, les inquiétudes , les refus de la famille, des amis... Tous ces questionnements sont enrichissants, ils nous interrogent sur la vocation, la maturité des choix ... Il faut peut-être s'intéresser un peu à cette question de la vocation religieuse pour rentrer dans le film...
Ainara une jeune fille pas vraisemblablement touchée par la Grâce divine ni illuminée décide après son bac de rejoindre les Ordres. Un film espagnol très austère et gris avec une pluie permanente qui ne donne pas envie de s’expatrier au pays basque. Et aussi très barbant. Les nonnes font vœux de silence, les spectateurs devront faire celui de l’ennui.
Un peu trop répétitif, en surface, manquant de rythme, je m'attendais à une "étude" plus approfondie des ressentis de cette adolescente, ainsi que de sa famille, reste très froid, j'ai été captée malgré tout par ce thème et le jeu des acteurs.
La réalisatrice espagnole Alauda Ruíz de Azúa (connue en France pour la série Querer), signe ici un très beau film, qui aborde un thème peu abordé dans le cinéma contemporain : la vocation religieuse d'une jeune fille de dix-sept ans qui décide de rejoindre une communauté de religieuses.
Le scénario du film décrit très finement l'environnement de la jeune Ainara : un père veuf en grande difficulté financière qui voit d'un bon oeil sa fille embrasser une vocation qui ne lui coûte rien, une tante athée révulsée par la décision de sa nièce et qui trompe son compagnon (adorable par ailleurs), une grand-mère tolérante, un garçon séduisant qui pourrait devenir son petit ami.
La question de l'appel de Dieu (de toute façon difficilement matérialisable à l'écran) devient ainsi presque secondaire, et l'accent est mis sur les réactions familiales que la décision de la jeune fille entraîne.
Un autre point fort de Les dimanches est aussi de nous faire entrer dans la communauté religieuse en même temps qu'Ainara, et d'en éprouver à la fois la dureté et la spiritualité. Finalement le film ménage les convictions de chacun, et sa subtilité est probablement son grand intérêt.
La composition de la jeune actrice Blanca Soroa, dont c'est le premier film, est remarquable. La "sainteté" affleure souvent à la surface de son visage, induisant par moment chez le spectateur le curieux sentiment d'assister à un documentaire sur le sujet.
Plusieurs Goya , mais aucun pour celle qui mène « le bal » avec évidence . Blanca Soroa dessine avec justesse les contours de son personnage réellement partagé au moment de choisir la voie de son avenir. Brillante élève, elle envisage un cursus universitaire, quand elle sent également l’appel d’un ailleurs , plus mystérieux, plus profond. Ce qui étonne et partage la famille, son père accédant peu à peu à ses vœux religieux, sa tante, totalement athée, y voyant la manifestation du démon. Un affrontement qui déstabilise les repas dominicaux de plus en plus chamboulés en conseil de famille . La conduite intérieure très personnelle de la jeune fille est au centre de toutes les discussions, remettant le principe de la foi en question ( une fois de plus et pour des siècles, des siècles … ) sur des bases évidemment très différentes selon les interlocuteurs. Ce que la réalisatrice filme tranquillement, autour des profils, des ombres parfois, sans effusion , ni recueillement attendu dans ce rituel bien ordonné. Chaque acteur y prend le meilleur de lui-même ( Patricia López Arnaiz, la tata, formidable ) , sans béni-oui-oui , ou prosélytisme racoleur. Comme touché par la grâce...
un très bon film espagnol, bcp nommé et primé dans les différents festivals. Un sujet rarement traité au cinéma : ça parle d'une jeune fille qui vient de passer son bac, et qui annonce à sa famille qu'elle veut rentrer chez les bonnes soeurs. Avec un père qui finit par accepter, et une tante qui trouve ça suicidaire, j'ai trouvé la réalisatrice vraiment brillante, parce qu'on n'a pas besoin de croire en Dieu pour s'émouvoir de l'histoire.
Après le remarqué Lullaby, Alauda Ruiz de Azúa poursuit son exploration des liens familiaux et des tensions intimes avec Les Dimanches, un drame sensible et profondément troublant autour de la foi, du doute et de la construction de soi.
Ainara, 17 ans, brillante lycéenne issue d’un milieu catholique, semble avoir un avenir tout tracé. Pourtant, à la surprise générale, elle annonce à sa famille son désir d’intégrer un couvent afin de devenir religieuse. Une décision incompréhensible pour ses proches, qui fait éclater des tensions enfouies et révèle les fractures silencieuses d’une famille incapable de réellement communiquer.
Le film évite constamment le jugement facile. Alauda Ruiz de Azúa ne cherche ni à idéaliser la foi ni à la condamner. Ce qui l’intéresse avant tout, c’est ce moment fragile où une jeune femme tente de donner un sens à sa vie dans un monde où chacun projette sur elle ses propres attentes. La vocation d’Ainara devient alors un miroir des peurs et des frustrations familiales.
La grande réussite du film réside dans sa subtilité émotionnelle. Derrière les repas de famille, les discussions banales et les silences pesants, se dessine peu à peu un malaise plus profond. La tante Maite, interprétée avec une intensité remarquable par Patricia López Arnaiz, pressent que cette vocation soudaine cache peut-être une souffrance plus intime. Son regard inquiet donne au récit une tension psychologique discrète mais constante.
Face à elle, Blanca Soroa impressionne par la retenue de son jeu. Son Ainara demeure insaisissable, entre conviction sincère, besoin d’évasion et quête identitaire. Cette ambiguïté nourrit toute la force du film.
Visuellement, Les Dimanches adopte une mise en scène épurée et naturaliste. Les intérieurs familiaux, les salles de classe et les espaces religieux sont filmés avec douceur, presque comme des lieux suspendus où le temps ralentit. La lumière naturelle et les cadres fixes renforcent cette impression d’intimité étouffante.
Mais au-delà du sujet religieux, le film parle surtout de liberté et du poids des attentes sociales. Peut-on réellement choisir sa vie lorsque tout le monde pense savoir ce qui est bon pour nous ? Cette question traverse le récit avec une grande délicatesse.
Un drame intimiste et bouleversant, porté par deux performances remarquables et la mise en scène sensible de Alauda Ruiz de Azúa. Les Dimanches confirme le talent d’une cinéaste capable de transformer les conflits silencieux du quotidien en véritable tension émotionnelle.
Autour d’une situation qui pourrait être qualifiée de banale, même si elle est de moins en moins courante, la volonté d’une adolescente d’entrer dans les ordres, le film ausculte les réactions et les relations de son entourage. Il le fait avec beaucoup de justesse et de finesse d’observation. En même temps, et surtout, il aborde un thème gigantesque : celui du mystère de la révélation et de la foi. Face à cette gageure, la cinéaste Basque fait montre autant de pertinence que d’humilité ; les tenants de la puissance divine comme ceux des explications d’ordre psychologique pourront s’y retrouver. C’est ce qui fait le prix de ce film, qui pose intelligemment, et sous une forme nouvelle, cette question essentielle au sens propre du terme.
Film fort pour sujet fort. En Espagne, Ainara, 17 ans est une brillante élève lorsqu’elle annonce à sa famille son intention de rejoindre un couvent. Une décision difficile à accepter pour certains et qui va profondément diviser sa famille. À travers cette histoire, le film met en lumière la question le rapport quasi sectaire de la religion catholique et l’irrationalité des croyants. Le film traite aussi la question de l’adolescence et de la découverte des sentiments avec beaucoup de justesse. La réalisation est forte, rythmée par une bande originale puissante. Mention spéciale pour Patricia López Arnaiz dans le rôle de la tante, bouleversante.
un film profond et plein de sensibilité, qui retrace une vie d'adolescente face à sa famille qui peine a comprendre ses choix et sa quête de spiritualité. une situation qui pose des questions suscite de nombreux dialogues et réussi à faire entrer le spectateur dans la contradiction de la société sans tabou ni parti pris.
Magnifique évocation ! On se met , tour à tour dans la peau des personnages avec empathie. Joué par une jeune actrice tout en retenue, on adhère à son projet.