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Laurencebayer
6 critiques
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4,0
Publiée le 13 mars 2026
La réalisatrice Alauda Ruiz de Azúa évite les caricatures. La foi n’est ni glorifiée ni critiquée frontalement : elle apparaît comme une décision personnelle qui dérange autant qu’elle intrigue. Sans effets spectaculaires, Les Dimanches parvient ainsi à raconter avec finesse un moment fragile de la vie d’une famille, où l’amour et l’incompréhension coexistent face à un choix difficile à accepter.
Magnifique, à voir car le film met bien en évidence les contradiction et faiblesses des hommes et la Foi qui est un don . Très bien joué. Un grand Bravo. Ce film édifié.
LES TOURMENTS D’UNE VOCATION Déchirée entre un appel très fort à la vocation religieuse et la sourde opposition de sa famille, x le vit très mal. Dans un premier temps, son père veuf et sa tante lui demandent de réfléchir, de discerner la vérité de cet appel. Elle connaît ses premiers émois sexuels avec un jeune des sa chorale. Et de nouveaux tourments. Ecartelée entre sa vocation naissante et la tentation de la chair, doit-elle sacrifier l’une à l’autre après avoir cédé à la seconde ? Puis tout craque, les derniers barrages tombent… Une mise en scène soignée, épurée. Musique et chœurs accompagnent sobrement ce parcours spirituel très tourmenté, vu du « côté filles », tourné par Alauda Ruiz de Azua.
J'ai apprécié ce regard sur la vocation religieuse (sincère ?) d'une adolescente tourmentée par l'absence de sa mère et la quasi indifférence à son égard de son père. Face à la pesante hypochrisie du discours de ses référents au sein de l'Ordre des soeurs qui l'attend, sa tante (athée) demeure le seul contre-point à cette possible inclination mystique (?). La sincérité du jeu des deux actrices principales (l'ado, la tante) amène une densité palpable.
Je suis sortie de ce film très révoltée, cela m’a encore plus éloigné des couvents, ça se passe au Pays basque France espagnol, les acteurs sont parfaits même si j’ai envie de casser la figure au Pere qui ne comprend rien et à la fille qui est quand même très influençable. J’adore. L’attente qui est elle est très forte comme beaucoup de basque.
Autour d’une situation qui pourrait être qualifiée de banale, même si elle est de moins en moins courante, la volonté d’une adolescente d’entrer dans les ordres, le film ausculte les réactions et les relations de son entourage. Il le fait avec beaucoup de justesse et de finesse d’observation. En même temps, et surtout, il aborde un thème gigantesque : celui du mystère de la révélation et de la foi. Face à cette gageure, la cinéaste Basque fait montre autant de pertinence que d’humilité ; les tenants de la puissance divine comme ceux des explications d’ordre psychologique pourront s’y retrouver. C’est ce qui fait le prix de ce film, qui pose intelligemment, et sous une forme nouvelle, cette question essentielle au sens propre du terme.
En lisant le pitch de ce film qui a raflé beaucoup de prix aux Goyas (Césars espagnol), je pensais aller voir un énième film sur le renouveau de la spiritualité en Occident. Ce n'est pas du tout l'angle abordé par le film, en partie parce que comme le dira la mère supérieure, ce n'est pas une personne qui désire entrer dans les ordres mais Dieu qui choisit. Il n'y a pas de volonté "dévangélisation" de la part de l'institution religieuse dans le film, mais d'enquête spirituelle afin de s'assurer que la personne qu'ils ont en face d'eux est la bonne personne. L'une des gageures de ce film, totalement "hors sol" pour moi qui suis athée, est de parler de religion et de notre rapport à la religion sans passer par les question de laïcité comme un film français y aurait forcément fait référence (le film se passe dans une école privée catholique et il n'y a de remise en cause de ce genre d'établissement par aucun personnage dans le film). La décision de la jeune héroïne provoque une onde de choc à l'intérieur de sa famille et cette décision agit comme un révélateur de tensions existantes mais aussi des relations aux autres de chaque membre de la familles. Le film filme à la manière d'un documentaire mais en fait il est très écrit. Je me suis posé beaucoup de questions en sortant du film ; quelle était l'intention de la réalisatrice ? En tout cas, règne un certain mystère sur les motivations de chaque protagoniste .
Un peu trop répétitif, en surface, manquant de rythme, je m'attendais à une "étude" plus approfondie des ressentis de cette adolescente, ainsi que de sa famille, reste très froid, j'ai été captée malgré tout par ce thème et le jeu des acteurs.
Quel film ,vu ce jour en . La jeune actrice ,sa tante ,son père et tout les autres acteurs sont magnifiques. Un film qui interroge et nous touche vraiment. A voir ! Magnifique
Plusieurs Goya , mais aucun pour celle qui mène « le bal » avec évidence . Blanca Soroa dessine avec justesse les contours de son personnage réellement partagé au moment de choisir la voie de son avenir. Brillante élève, elle envisage un cursus universitaire, quand elle sent également l’appel d’un ailleurs , plus mystérieux, plus profond. Ce qui étonne et partage la famille, son père accédant peu à peu à ses vœux religieux, sa tante, totalement athée, y voyant la manifestation du démon. Un affrontement qui déstabilise les repas dominicaux de plus en plus chamboulés en conseil de famille . La conduite intérieure très personnelle de la jeune fille est au centre de toutes les discussions, remettant le principe de la foi en question ( une fois de plus et pour des siècles, des siècles … ) sur des bases évidemment très différentes selon les interlocuteurs. Ce que la réalisatrice filme tranquillement, autour des profils, des ombres parfois, sans effusion , ni recueillement attendu dans ce rituel bien ordonné. Chaque acteur y prend le meilleur de lui-même ( Patricia López Arnaiz, la tata, formidable ) , sans béni-oui-oui , ou prosélytisme racoleur. Comme touché par la grâce...
C'est un film espagnol classique sur la forme mais original sur le fond ! Je n'avais jamais vu au cinéma le thème d'une jeune fille qui trouve sa voie en voulant devenir soeur dans un couvent.
On suit son évolution spirituelle du rejet de sa famille jusqu'à son acceptation.
J'ai été frappé par la quiétude et la sérénité de cette jeune fille, ancrée dans la foi sans en faire l'apologie. Même si je ne partage pas ses convictions, j'ai aimé la douceur qui émanait d'elle et la certitude de son choix. Ce qui est intéressant c'est le tiraillement tranchant de sa famille entre son père qui adhère totalement à la volonté de sa fille et sa tante qui rejette profondément cette vocation. Je me suis même demandée si elle n'avait pas subie des violences de la part d'un membre de l'église tellement son rejet et ses peurs étaient puissantes.
Au final, ce film est simple dans son traitement mais il a le mérite de proposer une histoire singulière.
Même s'il n'apporte pas de réponse, il laisse la voie ouverte sur la question de la foi et sur le fait qu'il n'y a pas d'âge pour décider de la direction que doit prendre sa vie.
Un beau film sur l'amour, sous plein de formes .. et aussi sur l'honnêteté et le respect Y'a pas de parti pris sur la religion, croire ou pas etc. C'est bien utilisé pour montrer les différentes façons d'aimer et sur la fidélité aux sentiments par contre.
Film d'une intensité dramatique et d'une profondeur inhabituelle. Il est très bien mené et porte à réfléchir sur la vocation religieuse aujourd'hui. A voir