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Patjob
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4,0
Publiée le 9 mars 2026
Autour d’une situation qui pourrait être qualifiée de banale, même si elle est de moins en moins courante, la volonté d’une adolescente d’entrer dans les ordres, le film ausculte les réactions et les relations de son entourage. Il le fait avec beaucoup de justesse et de finesse d’observation. En même temps, et surtout, il aborde un thème gigantesque : celui du mystère de la révélation et de la foi. Face à cette gageure, la cinéaste Basque fait montre autant de pertinence que d’humilité ; les tenants de la puissance divine comme ceux des explications d’ordre psychologique pourront s’y retrouver. C’est ce qui fait le prix de ce film, qui pose intelligemment, et sous une forme nouvelle, cette question essentielle au sens propre du terme.
En lisant le pitch de ce film qui a raflé beaucoup de prix aux Goyas (Césars espagnol), je pensais aller voir un énième film sur le renouveau de la spiritualité en Occident. Ce n'est pas du tout l'angle abordé par le film, en partie parce que comme le dira la mère supérieure, ce n'est pas une personne qui désire entrer dans les ordres mais Dieu qui choisit. Il n'y a pas de volonté "dévangélisation" de la part de l'institution religieuse dans le film, mais d'enquête spirituelle afin de s'assurer que la personne qu'ils ont en face d'eux est la bonne personne. L'une des gageures de ce film, totalement "hors sol" pour moi qui suis athée, est de parler de religion et de notre rapport à la religion sans passer par les question de laïcité comme un film français y aurait forcément fait référence (le film se passe dans une école privée catholique et il n'y a de remise en cause de ce genre d'établissement par aucun personnage dans le film). La décision de la jeune héroïne provoque une onde de choc à l'intérieur de sa famille et cette décision agit comme un révélateur de tensions existantes mais aussi des relations aux autres de chaque membre de la familles. Le film filme à la manière d'un documentaire mais en fait il est très écrit. Je me suis posé beaucoup de questions en sortant du film ; quelle était l'intention de la réalisatrice ? En tout cas, règne un certain mystère sur les motivations de chaque protagoniste .
Un peu trop répétitif, en surface, manquant de rythme, je m'attendais à une "étude" plus approfondie des ressentis de cette adolescente, ainsi que de sa famille, reste très froid, j'ai été captée malgré tout par ce thème et le jeu des acteurs.
Quel film ,vu ce jour en . La jeune actrice ,sa tante ,son père et tout les autres acteurs sont magnifiques. Un film qui interroge et nous touche vraiment. A voir ! Magnifique
Plusieurs Goya , mais aucun pour celle qui mène « le bal » avec évidence . Blanca Soroa dessine avec justesse les contours de son personnage réellement partagé au moment de choisir la voie de son avenir. Brillante élève, elle envisage un cursus universitaire, quand elle sent également l’appel d’un ailleurs , plus mystérieux, plus profond. Ce qui étonne et partage la famille, son père accédant peu à peu à ses vœux religieux, sa tante, totalement athée, y voyant la manifestation du démon. Un affrontement qui déstabilise les repas dominicaux de plus en plus chamboulés en conseil de famille . La conduite intérieure très personnelle de la jeune fille est au centre de toutes les discussions, remettant le principe de la foi en question ( une fois de plus et pour des siècles, des siècles … ) sur des bases évidemment très différentes selon les interlocuteurs. Ce que la réalisatrice filme tranquillement, autour des profils, des ombres parfois, sans effusion , ni recueillement attendu dans ce rituel bien ordonné. Chaque acteur y prend le meilleur de lui-même ( Patricia López Arnaiz, la tata, formidable ) , sans béni-oui-oui , ou prosélytisme racoleur. Comme touché par la grâce...
C'est un film espagnol classique sur la forme mais original sur le fond ! Je n'avais jamais vu au cinéma le thème d'une jeune fille qui trouve sa voie en voulant devenir soeur dans un couvent.
On suit son évolution spirituelle du rejet de sa famille jusqu'à son acceptation.
J'ai été frappé par la quiétude et la sérénité de cette jeune fille, ancrée dans la foi sans en faire l'apologie. Même si je ne partage pas ses convictions, j'ai aimé la douceur qui émanait d'elle et la certitude de son choix. Ce qui est intéressant c'est le tiraillement tranchant de sa famille entre son père qui adhère totalement à la volonté de sa fille et sa tante qui rejette profondément cette vocation. Je me suis même demandée si elle n'avait pas subie des violences de la part d'un membre de l'église tellement son rejet et ses peurs étaient puissantes.
Au final, ce film est simple dans son traitement mais il a le mérite de proposer une histoire singulière.
Même s'il n'apporte pas de réponse, il laisse la voie ouverte sur la question de la foi et sur le fait qu'il n'y a pas d'âge pour décider de la direction que doit prendre sa vie.
Un beau film sur l'amour, sous plein de formes .. et aussi sur l'honnêteté et le respect Y'a pas de parti pris sur la religion, croire ou pas etc. C'est bien utilisé pour montrer les différentes façons d'aimer et sur la fidélité aux sentiments par contre.
Film d'une intensité dramatique et d'une profondeur inhabituelle. Il est très bien mené et porte à réfléchir sur la vocation religieuse aujourd'hui. A voir
Le sujet du film n'est pas Dieu, mais le "cercle". En enfermant son héroïne dans une nasse de projections familiales et sociales, Alauda Ruiz de Azúa dresse le portrait d'une dépossession. La réussite du scénario tient dans cette ambiguïté permanente : la jeune fille entre-t-elle au couvent par appel mystique ou pour échapper au bruit des projections extérieures ? Le personnage de la tante, sous couvert d’une sororité complice, s’avère être le prédateur le plus redoutable, incarne cette toxicité de la proximité. Un film d'une précision chirurgicale qui refuse la catharsis facile.
Vraiment un bon film. L'histoire est prenante. Le scénario est juste, intelligent et les acteurs sont tous biens dans leur rôle. Déchirant de voir cette jeune fille se séparer doucement du monde pour choisir le vie cloîtrée.
La réalisatrice espagnole Alauda Ruíz de Azúa (connue en France pour la série Querer), signe ici un très beau film, qui aborde un thème peu abordé dans le cinéma contemporain : la vocation religieuse d'une jeune fille de dix-sept ans qui décide de rejoindre une communauté de religieuses.
Le scénario du film décrit très finement l'environnement de la jeune Ainara : un père veuf en grande difficulté financière qui voit d'un bon oeil sa fille embrasser une vocation qui ne lui coûte rien, une tante athée révulsée par la décision de sa nièce et qui trompe son compagnon (adorable par ailleurs), une grand-mère tolérante, un garçon séduisant qui pourrait devenir son petit ami.
La question de l'appel de Dieu (de toute façon difficilement matérialisable à l'écran) devient ainsi presque secondaire, et l'accent est mis sur les réactions familiales que la décision de la jeune fille entraîne.
Un autre point fort de Les dimanches est aussi de nous faire entrer dans la communauté religieuse en même temps qu'Ainara, et d'en éprouver à la fois la dureté et la spiritualité. Finalement le film ménage les convictions de chacun, et sa subtilité est probablement son grand intérêt.
La composition de la jeune actrice Blanca Soroa, dont c'est le premier film, est remarquable. La "sainteté" affleure souvent à la surface de son visage, induisant par moment chez le spectateur le curieux sentiment d'assister à un documentaire sur le sujet.
Film choc sur le choix d'une ado de venir bonne soeur. Mais pas que : son choix (révélé tout à la fin du film) impacte également sa famille qui se disloque au fur et à mesure que les vrais traits de caractère se dévoilent. Le suspens monte crescendo et fait froid dans le dos.
c'est un sujet qui m'a toujours questionnée et intéressée. Mais je ne suis pas sûre que le film est vraiment éclairci tout ça... beaucoup de silences, je trouve que ses amis interagissent pas assez sur sa vocation. malgré tout un beau film sachant que tout ne peut peut-être pas s'expliquer