Film d'une intensité dramatique et d'une profondeur inhabituelle. Il est très bien mené et porte à réfléchir sur la vocation religieuse aujourd'hui. A voir
Le sujet du film n'est pas Dieu, mais le "cercle". En enfermant son héroïne dans une nasse de projections familiales et sociales, Alauda Ruiz de Azúa dresse le portrait d'une dépossession. La réussite du scénario tient dans cette ambiguïté permanente : la jeune fille entre-t-elle au couvent par appel mystique ou pour échapper au bruit des projections extérieures ? Le personnage de la tante, sous couvert d’une sororité complice, s’avère être le prédateur le plus redoutable, incarne cette toxicité de la proximité. Un film d'une précision chirurgicale qui refuse la catharsis facile.
Vraiment un bon film. L'histoire est prenante. Le scénario est juste, intelligent et les acteurs sont tous biens dans leur rôle. Déchirant de voir cette jeune fille se séparer doucement du monde pour choisir le vie cloîtrée.
La réalisatrice espagnole Alauda Ruíz de Azúa (connue en France pour la série Querer), signe ici un très beau film, qui aborde un thème peu abordé dans le cinéma contemporain : la vocation religieuse d'une jeune fille de dix-sept ans qui décide de rejoindre une communauté de religieuses.
Le scénario du film décrit très finement l'environnement de la jeune Ainara : un père veuf en grande difficulté financière qui voit d'un bon oeil sa fille embrasser une vocation qui ne lui coûte rien, une tante athée révulsée par la décision de sa nièce et qui trompe son compagnon (adorable par ailleurs), une grand-mère tolérante, un garçon séduisant qui pourrait devenir son petit ami.
La question de l'appel de Dieu (de toute façon difficilement matérialisable à l'écran) devient ainsi presque secondaire, et l'accent est mis sur les réactions familiales que la décision de la jeune fille entraîne.
Un autre point fort de Les dimanches est aussi de nous faire entrer dans la communauté religieuse en même temps qu'Ainara, et d'en éprouver à la fois la dureté et la spiritualité. Finalement le film ménage les convictions de chacun, et sa subtilité est probablement son grand intérêt.
La composition de la jeune actrice Blanca Soroa, dont c'est le premier film, est remarquable. La "sainteté" affleure souvent à la surface de son visage, induisant par moment chez le spectateur le curieux sentiment d'assister à un documentaire sur le sujet.
Film choc sur le choix d'une ado de venir bonne soeur. Mais pas que : son choix (révélé tout à la fin du film) impacte également sa famille qui se disloque au fur et à mesure que les vrais traits de caractère se dévoilent. Le suspens monte crescendo et fait froid dans le dos.
c'est un sujet qui m'a toujours questionnée et intéressée. Mais je ne suis pas sûre que le film est vraiment éclairci tout ça... beaucoup de silences, je trouve que ses amis interagissent pas assez sur sa vocation. malgré tout un beau film sachant que tout ne peut peut-être pas s'expliquer
Les dimanches est un film qui traite d'un sujet assez peu courant avec une certaine finesse en evitant toute caricature. Cet éveil à la foi interroge notre propre rapport à la croyance mais aussi à la famille car ce qu'il se joue ici est avant tout la confrontation entre différents regimes de pensées au sein d'une famille bourgeoise élevée dans le catholicisme. Le film est aussi un beau portrait d'adolescente qui n'occulte pas la question du désir bien que celle-ci ne soit pas centrale. On pourra peut-être juste regretter une mise en scène trop classique, presque téléfilmique, qui ne permet pas au film de s'élever davantage. Cette forme lisse empêche peut-être l'émotion mais la sobriété du film est aussi l'une de ses qualités.
Assez décevant. Très linéaire. Du travail bien fait mais sans surprise. Une œuvre classique, qui ressemble plus à un téléfilm qu’à du véritable cinéma. Seul le personnage de la tante marque un peu le spectateur, le reste passe sans grande trace d’émotion. La série télévisée de la même réalisatrice , Querer, était bien plus touchante.
De Alauda Ruíz de Azúa (2026) . Un film sur la foi ? Le film ne répond pas tout à fait à la question . En tout cas , le film interroge et ne laisse pas indifférent quelque soit ses propres croyances . Magnifiquement interprété notamment par Blanca Soroa dans le rôle d'Ainara . La force du film est de placer les personnages dans le contexte de la vie d'aujourd'hui avec ses problèmes d'argent, d'éducation des enfants et de volonté d'émancipation . L'adolescence y est traitée avec finesse dans ses multiples dimensions humaines que sont le questionnement, le doute , la découverte de soi , des premiers émois et l'explosion du désir . En ce sens, Blanc Sonoa campe cette adolescence en plein questionnement avec force et justesse . Les autres interprètes campent eux aussi bien leurs personnages . D'ailleurs , les rôles secondaires sont tous excellents et donnent au film une étoffe sociale forte . On ne ressort pas indemne tant la question de la foi , plus précisément de l'origine de celle ci n'est pas tranchée et que la question de la manipulation est elle aussi abordée , certes avec tact et délicatesse . En effet s'agit il de foi, de manipulation, de suggestion ? Voire d'un délire existentiel d'adolescente ? Avec aussi Patricia López Arnaiz, Juan Minujin .
La grande adolescente qui interprète le rôle principal est captivante, émouvante, très attachante. J'ai beaucoup aimé ce film sur ce thème complexe dans notre monde contemporain obsédé par le progressisme qui se doit d'être systématiquement considéré comme inéluctable et toujours politiquement correct. De telle sorte que nous sommes très nombreux à oublier les fondamentaux mêmes de notre civilisation. Le point de vue très matérialiste des athées qui se limite uniquement à l'instant jusqu'à la mort mais jamais au delà est ici remarquablement mis en évidence. Je n'avais jamais vu ce sujet évoqué avec autant de justesse et d'indépendance d'esprit au cinéma.
Un film étrange sur la vocation et son coté absurde pour qui n'a pas la foi. Illustré au travers d'une jeune fille qui envisage d'intégré une communauté de nonnes de plus cloitrée. Un père plutôt neutre une tante totalement contre. le film nous présente les états d'âme et interaction de tout ce petit monde. C'est fait de manière très propre, plutôt bien joué mais la "mayonnaise" ne prend pas. Aussi tôt vu aussi tôt oublié.
Film fort pour sujet fort. En Espagne, Ainara, 17 ans est une brillante élève lorsqu’elle annonce à sa famille son intention de rejoindre un couvent. Une décision difficile à accepter pour certains et qui va profondément diviser sa famille. À travers cette histoire, le film met en lumière la question le rapport quasi sectaire de la religion catholique et l’irrationalité des croyants. Le film traite aussi la question de l’adolescence et de la découverte des sentiments avec beaucoup de justesse. La réalisation est forte, rythmée par une bande originale puissante. Mention spéciale pour Patricia López Arnaiz dans le rôle de la tante, bouleversante.