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tifdel13
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3,0
Publiée le 16 juin 2026
Un documentaire édifiant qui vient confirmer que Raymond Domenech est un grand fou. Les plus âgés d’entre nous se rappelleront de la honte mondiale générée. Si les joueurs ne sont pas exempts de tout reproche, on comprend la mutinerie contre un capitaine en roue libre.
Le Bus : Les Bleus en grève revient sur la crise de Knysna, lorsque l’équipe de France a basculé dans un fiasco sportif, médiatique et institutionnel lors de la Coupe du monde 2010. Un documentaire captivant, que j’ai vraiment apprécié pour sa reconstruction de la crise, ses témoignages et sa manière de dépasser le simple cadre du football.
Réalisé par Christophe Astruc et Jérôme Fritel, le film s’appuie sur des archives et des prises de parole pour revenir sur l’implosion du groupe. Il vaut mieux l’aborder comme l’autopsie d’un désastre collectif, entre erreurs de management, tensions internes, pression médiatique et responsabilités partagées.
Le film explore avant tout l’effondrement d’un collectif. Knysna n’apparaît pas seulement comme un caprice de joueurs ou un accident médiatique, mais comme le résultat d’une accumulation de tensions, de défiance et de mauvaises décisions. Il montre qu’un groupe, même rempli de talents, peut devenir ingérable lorsque la confiance disparaît et que l’autorité n’est plus reconnue.
Le récit s’intéresse aussi au leadership, à la communication et à la fabrication des responsables. Sélectionneur, capitaine, vestiaire, médias et Fédération apparaissent comme autant d’acteurs d’une crise devenue incontrôlable. Le film rappelle ainsi qu’un fiasco collectif est rarement la faute d’un seul homme, même si le besoin de désigner des coupables rend l’histoire plus simple à raconter.
J’ai vraiment apprécié le documentaire, autant pour ce qu’il raconte que pour ce qu’il révèle. Ayant suivi l’affaire à l’époque, j’étais resté avec une image très négative des joueurs, tout en ayant déjà un regard sombre sur Raymond Domenech. Le film permet de revoir cette crise autrement, en montrant des joueurs perdus, mal encadrés, pris dans un management catastrophique. Les témoignages sont forts, la reconstruction efficace, et le documentaire crée une vraie tension autour d’un fiasco qui dépasse largement le football.
Ses limites tiennent surtout à son sujet, forcément un peu niche, même s’il devient passionnant comme cas d’école sur le groupe, le leadership, l’ego et la gestion de crise. On peut aussi s’interroger sur le montage, avec une relecture forcément orientée et parfois un possible côté sensationnaliste. Mais cela n’empêche pas l’ensemble d’être prenant.
Au final, Le Bus : Les Bleus en grève propose une relecture solide d’un épisode longtemps réduit à une image honteuse. Un documentaire efficace, instructif et franchement captivant, qui transforme Knysna en étude de cas sur l’échec collectif, l’autorité et la difficulté de faire exister un groupe quand plus personne ne semble vraiment le tenir.
Un documentaire bien réalisé qui revient sur un épisode essentiel. Mais cela reste du Netflix, et comme dans tout documentaire Netflix, c’est simplifié à l’extrême. Il faut un méchant, des gentils. Ici le méchant c’est l’entraîneur. Les gentils, c’est les joueurs. Et le méchant n’est pas seulement méchant. Il est complètement fou. Mais c’est trop simple, il me semble. La responsabilité écrasante des journalistes et de l’attaché de presse est juste survolée alors qu’on montre dans le documentaire qu’ils ont menti. La naïveté des joueurs est consternante. Bref, tous coupables, même si ça ne fait pas un bon film.
Documentaire très intéressant où l'on comprend un peu le mécanisme de ce fiasco historique qui était probablement prévisible tant il y a un fossé entre les différents personnages. Entre conflits d'egos, conflits générationnels, conflits d'intérêts, conflits d'autorité... Rien ne pouvait fonctionner. Les protagonistes ont tous un côté attachant mais restent enfermés dans leur vérité. Tout le monde a sa part de responsabilité : sélectionneur, joueurs, journalistes, politiques et probablement chacun d'entre nous. Tout était voué à l'échec depuis lle début avec a main de Thierry Henry... Si seulement nous avions pu sortir grandis de cette histoire en avouant cette main et en donnant la victoire aux valeureux irlandais. Il y a eu la main de dieu avec Maradona.... Il y a eu la main du diable avec Titi.
Finalement, on ne sait toujours pas si quelqu'un a prononcé les gros mots - qui ont servi au journal L'Equipe de faire sa une sans se retenir - vis-à-vis de Raymond Domenech. On voit bien au travers de ce documentaire que beaucoup de conditions étaient réunies pour que ça ne se passe pas bien : un sélectionneur qui ne tient pas l'équipe et une équipe qui ne se laisse pas tenir par son coach. Un jeune capitaine pas expérimenté à qui le coach a donné sa chance. Evra aura essayé de faire bien. Un responsable communication ni conseillant ni encadrant ni vraiment actif... Un président de la FFF qui vire en étant loin du cœur de l'affaire s'il y en a bien eue avec laquelle les journalistes se sont bien amusés, une ministre gentille et politique cad hypocrite, un staff qui veut trop bien faire et qui finit par en faire trop. Trop n'est jamais bon pour un juste équilibre ! Une équipe de joueurs manquant de cadre, d'un coach et d'une équipe autour d'eux inspirants et encadrant... Quel dommage. Un Président de la République qui se mêle sans savoir ce qu'il en est, depuis la Russie... Qui lui même donneur de leçons n'est pas exempt de mauvais comportements... Finalement tout était réuni pour que ça parte en cacahuète et c'est ce qui s'est passé. Dommage.
Domeneck parle mal dans ses notes....les joueurs ont leur responsabilité, la presse est à sa place de faire du buzz et de mentir. Bref l'égo d'un entraîneur puéril , le journal l'équipe irresponsable et des joueurs perdus... Un groupe complet qui ne méritait pas de gagner finalement
La médiocrité Netlixienne a encore frappé. Dans la lignée logique mercantiliste de la plateforme américaine qui tente à tout prix de gagner des vues quelques semaines avant le mondial 2026, on nous propose cette fois un ramassis d'informations bien connues depuis des années pour créer du buzz. Au delà de la personnalité toxique bien connue de Domenech, on retrouve un Patrice Evra qui se prête au jeu (probablement laissé tenter par un cachet mirobolant). Vous me direz, ça offre un contenu mauvais, mais ça peut se comprendre au vu de ce qui se fait aujourd'hui. Mais là où on touche le fond, c'est que les véritables fauteurs de troubles, en l'occurence les journalistes de L'Equipe, et notamment celui qui a fait du premier journal sportif français un tabloid, Sebastien Tarrago, nous raconte sa vision du récit, sans jamais voir sa probité de journaliste remise en cause à quelque moment que ce soit. Vertigineux d'outrance lorsqu'on sait que c'est lui même qui a rédigé cet article mensonger à l'égard d'Anelka. Je vous passe les scènes pré-écrites par Netflix dans lequelles Evra et Domenech se moquent ouvertement des spectateurs en osant prétendre qu'ils découvrent cette fameuse Une polémique devant nos yeux révulsés de malaise, et dans un geste, la chiffonent pour la jeter d'un geste réprobateur. Un mot sur le montage: des scènes et des effets à rallonge absolument minables pour lui donner des airs de films haletants où on tente de satisfaire le spectateur par le biais d'un contenu voyeuriste avec quelques retranscriptions du journal intime de Domenech. Ce "documentaire" a cependant une valeur ajoutée: il représente à lui seule la médiocrité que Netflix est parvenu à normaliser au cours de ces dix dernières années. Le jus de poubelle de l'audiovisuel imaginé uniquement pour les shorts des réseaux sociaux.
Je trouve que le reportage est très bien fait et très authentique. Dans les différentes critiques que j'ai lu, on dit que le reportage est à charge en parlant de . Alors que pas du tout. Premièrement, il donne sa version. De deux, dans son attitude et ses réponses il est condescendant et se tire des balles dans le pied. On le voit et on l'entend parler mal de son équipe et assumer ses décisions incompréhensibles. Le reportage est loin d'être à charge, s'incrimine tout seul. Donc quand je lis que le reportage est à charge, c'est du non sens. Les joueurs ne sont pas pourri-gâtés, ils ont mis en danger leurs carrières pour soutenir une injustice : montrer leurs mécontentement sur une décision qui a été prise sur des paroles qui n'ont jamais été prononcés. Même avoue que ces paroles n'ont jamais été prononcés. Et ça me choque lire des gens critiquer les joueurs, alors qu'ils ont vu et entendu les protagonistes de ce reportage donner des versions cohérente.
spoiler: C'est l'histoire d'un documentaire où tu penses voir des joueurs pas malins se défendre maladroitement mais contrairement au sélectionneur, au président de la FFF et surtout à l'attaché de presse (Manardo) au moins eux sont compétents dans leur métier.
- Cette critique contient des spoilers -
Un docu Netflix c'est souvent l'inverse de ce qu'on attend d'un documentaire : raconter et décrypter le réel. Ici le contenu choisi parait tellement à charge, les participants tous aussi unanimes à dénoncer le responsable du naufrage que l'on doute. Si c'est si simple, pourquoi attendre si longtemps pour le faire ? Pourquoi Domenech à qui on avait promis un droit de regard (finalement retiré unilatéralement après son interview) a-t-il participé à ce guet-apens me dépasse.
Alors le foot n’est clairement pas mon sport préférés mais en revanche j’aime la psychologie qu’il y a dans se sport. Ce documentaire est clairement le documentaire de l’année ! Alors moi qui adore les documentaires psychologiques j’ai adoré celui là car il faut comprendre la psychologie qu’il des joueurs ainsi que celle du sélectionneur et du manager. Le personnage de Raymond Domenech je le trouve clairement narcissique et concentré sur sa personne car il a profité du fake news pour se mettre en avant alors que tout cela était faux et n’a aucunement voulu démentir car « il s’en foutait » mais à fini par détruire une carrière en faisant ça. Son journal intime est aussi très abject avec des qualifications pour les joueurs plus folle les unes que les autres. La revendication des joueurs via leur grèves était pour moi une bonne idée et reste une action pacifiste malgré ce que la presse a dit. Cette histoire a marqué le football français et la presse française.
«Donc Raymond Domenech a accepté de participer à ce documentaire sur le fiasco de la 201O, pour finalement confirmer tout ce que beaucoup pensaient déjà de lui, aigri, irrespectueux et incapable de se remettre en question. Tout le monde savait qu’il portait une grande part de responsabilité dans ce désastre, mais le voir revenir dessus avec ce ton, en partageant ses notes comme pour se justifier, laisse franchement perplexe. On peine à comprendre ce qu’il espérait accomplir avec ce documentaire, si ce n’est raviver encore davantage l’incompréhension autour de sa gestion de cette débâcle. ceci dit le documentaire de Netflix est très bien fait
Entre Evra qui pleure, Domenech qui prouve qu'il est aussi bête que méchant, Sagna et Gallas qui font de la figuration; que retenir de ce documentaire? Et bien, j'ai envie de dire, que personne n'est clean dans cette histoire (Sélectionneur, joueurs, président, journaliste...) Mais sans remise en question de personne et de véritable analyse, le documentaire se contente de relater ce que l'on sait déjà où l'ont voit tout le monde se relancer la faute.
Documentaire de qualité, qui retrace dans les détails l'ensemble du fiasco de Knysna en 2010. Pour ce faire, les principaux acteurs de ce regrettable épisode s'expriment face caméra, et de très nombreuses vidéos et images d'archive sont ressorties du placard. Le tout s'enchaîne de façon cohérente, ce qui rend le reportage agréable à suivre puisque parfaitement rythmé. Même si les fans de football comme moi, déjà bien calés sur l'affaire, n'apprennent pas forcément grand chose, le visionnage vaut quand même le coup grâce aux compléments d'information et aux versions des intervenants. Concernant ces derniers, ils sont tous pertinents et offrent une bonne vision d'ensemble du déroulé de la crise à tous les niveaux, puisqu'on écoute aussi bien des joueurs que des dirigeants, des journalistes et des politiciens. Il manque juste Nicolas Anelka, mais sa version est déjà donnée dans le documentaire qui lui est consacré, sorti en 2020. Ce dernier ressemble d'ailleurs pas mal dans sa construction au documentaire présent. En revanche, on y retrouve également le même défaut, à savoir un parti pris trop prononcé : le reportage est clairement à charge contre Raymond Domenech. Qui n'est de son côté pas très malin de remettre à Netflix son journal complètement lunaire, dans lequel il insulte notamment ses propres joueurs. Avant de se plaindre sur les réseaux du fait que la production utilise la matière qu'il a lui-même fournie... Ceci dit, c'est assez moche de tout lui mettre sur le dos en dédouanant presque les joueurs qui sont loin d'être blancs dans l'affaire (il n'y a quasiment que des coupables à chaque échelle de toute façon). Le documentaire donne en effet l'impression de cautionner leur comportement tout au long de la compétition, et de prendre pour parole d'évangile les témoignages de Gallas, Evra et Sagna. Même si en même temps, ces derniers sont bien plus convaincants que Domenech qui se défend très mal, visiblement aussi incompétent face caméra qu'en gestion de crise. Une très bonne réalisation en résumé, malheureusement ternie par son orientation trop marquée.
C’est un très bon documentaire je dis un grand bravo aux réalisateurs et aux acteurs qui ont participé à ce documentaire car nous avons besoin de savoir la vérité