Les Parfait(s) : arnaques en famille
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Les Parfait(s) : arnaques en famille" et de son tournage !

Un film d’arnaque à la française

Avec Les Parfait(s), le réalisateur Ludovic Bernard s'est aventuré sur un terrain encore peu exploré dans le cinéma français : celui du film d'arnaque. Grand amateur des œuvres de Guy Ritchie et des classiques du genre, il souhaitait retrouver le plaisir du spectateur qui découvre peu à peu les rouages d'un plan apparemment impossible. Le projet est ainsi né de l'envie de mêler mécanique de l'escroquerie et comédie familiale.

L'Écosse comme terrain de jeu

Le choix de l'Écosse n'a rien d'anodin. Pour accentuer le décalage comique, Ludovic Bernard voulait éloigner ses personnages de leur environnement habituel et les plonger dans un pays dont ils ne maîtrisent pas les codes. Entre kilts, whisky et paysages brumeux, le décor écossais offrait selon lui un cadre original et dépaysant pour cette aventure d'escrocs en cavale.

Des rôles pensés pour Ramzy Bedia et Audrey Fleurot

Dès l'écriture, le cinéaste imaginait déjà Ramzy Bedia et Audrey Fleurot dans les rôles principaux. Leur énergie, leur vivacité et leur sens de la comédie correspondaient parfaitement à cette famille d'arnaqueurs toujours sur le qui-vive. Le réalisateur a également travaillé l'élégance de leurs personnages, convaincu que leur allure participerait pleinement au style du film.

Une star internationale recrutée sur mesure

Le personnage de Sean Mac Callaghan a été écrit spécialement pour Alan Cumming. Admirateur de longue date du comédien écossais, Ludovic Bernard lui a envoyé le scénario en espérant le convaincre. Séduit par le projet, l'acteur a rejoint l'aventure et a même enrichi son personnage grâce à plusieurs improvisations, dont certaines répliques particulièrement mémorables.

Une pluie écossaise 100 % authentique

Pour les séquences tournées en Écosse, l'équipe espérait retrouver l'atmosphère humide caractéristique du pays. Elle a été servie au-delà de ses attentes ! Une semaine de tournage sur place a été marquée par des pluies abondantes, au point de compliquer certaines prises. La pluie visible dans plusieurs scènes, notamment à l'arrivée devant l'hôtel, est donc totalement naturelle.

Une photographie plus sombre que la moyenne

Souhaitant s'éloigner de l'esthétique très lumineuse des comédies françaises traditionnelles, Ludovic Bernard a travaillé avec son chef opérateur Vincent Richard pour créer une image plus contrastée. La scène nocturne entre les personnages de Ramzy Bedia et Audrey Fleurot en est l'exemple le plus marquant : le réalisateur tenait à assumer les ombres et les fonds sombres pour renforcer l'émotion du moment.

Un casse scénaristique digne d'une véritable arnaque

Comme tout bon film d'escroquerie, Les Parfait(s) a demandé une écriture particulièrement minutieuse. Les scénaristes ont d'abord construit l'arnaque dans son intégralité avant de la démonter pour la raconter de manière fragmentée. L'objectif consistait à donner parfois une légère avance au spectateur, tout en lui cachant les éléments essentiels jusqu'au dénouement final.

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