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Pierre L.
54 abonnés
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2,0
Publiée le 11 janvier 2026
Un ovni de cinéma ce film vu car j apprécie beaucoup l acteur principal. Film hélas un peu trop long et au scénario lent. La scène avec l ´ASV policier municipal est Désopilante. Bonne chance pour la suite à Benoît Delepine..
Un homme en costume menotté à sa valise traverse champs, villages et banlieues de l’aéroport de Beauvais â La Défense mu par une mystérieuse mission. Delepine sans son Kervern fait un film spéciste qui leur ressemble, à savoir un mélange de poésie et de scènes ratées. Mais le but politique, particulièrement jouissif, de cet Animal Totem suffit à gommer ses nombreux défauts.
La comédie de Benoît Delépine séduit par sa légèreté et son ton faussement naïf. La mise en scène est souvent inventive, notamment à travers certaines prises de vue adoptant le point de vue des animaux, un procédé à la fois ludique et discret, qui s’intègre naturellement au récit.
Le film s’apparente à une petite épopée contemporaine : une longue marche à pied, de l’aéroport de Beauvais jusqu’à Paris La Défense, ponctuée de rencontres successives. Une véritable “traversée”, presque initiatique. Le personnage principal, d’une grande élégance et d’un calme constant, évoque un sage, un philosophe solitaire — impression renforcée par les références explicites au kung-fu et aux arts martiaux chinois.
Le mystère de la mallette, le contraste entre les costumes stricts d’un homme d’affaires et les paysages quasi champêtres de la grande couronne francilienne, donnent au film un charme particulier. Delépine joue habilement sur ces oppositions. Le récit met en scène un grand patron cynique et sans scrupules face à un écolo convaincu, prêt à aller jusqu’au bout de ses convictions lorsqu’il échoue à empêcher la construction d’une usine produisant de nouveaux polluants “éternels”.
La marche du héros est jalonnée de figures très marquées, presque allégoriques : une militante antisystème qui lui offre un abri — une tente Quechua ironiquement sophistiquée — ou encore un chasseur qui tente de le dépouiller avant de mourir brutalement d’un arrêt cardiaque. Des situations absurdes, parfois grinçantes, typiques de l’univers du réalisateur.
Animal Totem avance ainsi comme un conte écologique contemporain, engagé sans être pesant, où l’humour et l’absurde servent de fil conducteur. Un film imparfait mais attachant, porté par une vraie cohérence d’ensemble et une sincère liberté de ton.
Un conte gentiment écolo ou Samir Gasmi montre toute l’étendue de son talent. Tout en retenue il nous emmène dans cette fable farfelue et on s’amuse de ses rencontres…
J'ai beaucoup apprécié la prestation de Samir Guesmi. Mais le film est d'un ennui... À part la séquence avec l'ASVP (la France d'en bas) et la référence à Jacques Tati avec l'arrosage des maïs, qui m'ont bien plu. Côté écolo, il y a beaucoup à redire. Entre le bidon de pesticide rebalancé dans les champs et la pelouse nickel de l'écolo en chef... C'est du bling bling pour citadins bien pensants. Il reste le documentaire animalier. J'aime bien la chouette effraie !
Pendant les 3/4 du film, on explore la cambrousse française en cinémascope, et je m'attendais exactement à ça donc je ne suis pas déçu. Pendant son voyage, le protagoniste rencontre des personnes et des animaux; ces scènes sont un peu forcées, mais Délépine nous prévient au début du film : il s'agit d'un conte. Il faut donc avoir ça en tête. Cocteau nous demande un peu de naïveté en préambule de la Belle et la Bête. S'il vous en reste une once, c'est le moment de l'utiliser. D'un seul coup, les choses se précisent. La destination du héros se dessine aussi vite que la certitude qu'il va l'atteindre. Après coup, je pense avoir vu dans ce personnage une sorte d'équivalence française du "Ghost Dog" de Jarmush : implacable et animé de son propre code d'honneur. Au final c'est au spectateur d'y trouver son compte. Beaucoup risquent d'être lâchés quelque part entre fable et amère réalité. Pour ma part, j'en garde un petit côté réjouissant.
Un conte poétique et magistralement interprété par Samir Guesmi . Ce film délicat et sensible permet de réfléchir différemment sur notre relation au monde et à la nature.
Une ode magnifique à la nature et aux absurdités de notre monde, une ode à la lenteur, la fin est ce qui devrait être !! Un film pour La paix, la douceur, la poésie !! A noter une excellente musique de Sébastien Tellier.
Un indien de banlieue, en costume cravate, trace son chemin, valise à roulettes attachée au poignet. Un conte écologique au milieu de champs sans homme, pour prendre l'air et cultiver le soin de l'autre. Un film étonnant qui vise juste et touche sa cible.
Une petite fable « fantastico-ecolo-bien pensante », pas désagréable mais qui ne mérite quand même pas un billet de cinéma. On peu attendre un passage télévisé (si cela arrive un jour…)
Un mystérieux individu en costume cravate (Samir Guesmi) quitte l’aéroport de Beauvais avec une valise à roulettes menottée à son poignet gauche. Coupant à travers champs, il marche droit devant lui vers Paris. En chemin il fait plusieurs rencontres.
J’ai longtemps été déconcerté par le cinéma des Delépine-Kervern, ses personnages taiseux, son humour absurde, les banlieues anomiques qu’ils filment sous toutes les coutures : "Mammuth", "Saint-Amour", "I Feel Good"… J’avais plus aimé leurs deux derniers films, peut-être car ils semblaient tourner le dos à cette veine absurde trop hermétique pour moi : "Effacer l’historique", "En même temps"…
Hélas pour moi, Animal Totem, tourné par le seul Délépine, semble renouer avec l’esprit des premiers films du duo. Comme "Aaltra", comme "Mammuth", comme "Saint-Amour", "Animal Totem" est un road movie. Le genre est paresseux ; car il permet de filmer une succession de saynètes sans rime ni raison. C’est l’occasion aussi de faire venir sur le plateau les amis du réalisateur pour un bref passage – et un gueuleton auquel hélas le spectateur n’est pas invité : Yolande Moreau, Pierre Lottin, Patrick Bouchitey, Harpo Guit…
L’identité de Darius et sa mystérieuse destination constituent l’enjeu du film. J’avais longtemps pensé qu’il s’agissait d’un Andromédien (référence !) aux pouvoirs surnaturels. Le titre du film et les animaux rencontrés en cours de route, par les yeux desquels certaines scènes sont filmées, auraient dû me mettre la puce à l’oreille. La résolution de ces mystères n’en est pas moins platement décevante. Tout ça pour ça…