Animal Totem
Note moyenne
3,0
391 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

125 critiques spectateurs

5
48 critiques
4
48 critiques
3
13 critiques
2
7 critiques
1
6 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2025
Premier film en solo de Benoït Delépine, Animal totem ne surprendra pas fondamentalement les amoureux du cinéma du tandem qu'il avait l'habitude de former avec Gustave Kervern. Dans ce qui est annoncé comme un conte, le road-movie emprunte des chemins de traverse et s'effectue intégralement à pied, aux basques de l'excellent Samir Guesmi, imperturbable et inébranlable dans sa mystérieuse mission. Son cheminement se déguste comme une suite de sketches, à la rencontre de personnages soit aimables, soit détestables. Élégiaque, le film rappelle, au cas où les humains l'auraient oublié, que la nature est à partager avec le monde du vivant, avec un regard animal joliment rendu visuellement. Sans surprise, Delépine oppose capitalisme sans vergogne et écologie responsable, sans prendre de gants et en accentuant même le trait, si besoin est. Le message passe comme une lettre à la poste et il y a suffisamment d'humour, de fantaisie et de goût de l'absurde pour séduire tout au long de la route, sans émission carbone, cela va sans dire. Les quelques accents de radicalité qui s'expriment, ressortent de la fiction plus que du réel, et sonnent autant comme une revanche sur des entreprises ou des individus qui privilégient leurs profits et leur égoïsme au devenir de la planète, mais aussi comme une alerte à ceux qui laissent faire par apathie ou désintérêt.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2025
Attention, OVNI cinématographique en vu! Darius (Samir Guesmi) arpente les chemins picards avec son flegme désopilant et sa valise. Vu en avant-première, le cinéaste Grolandais Benoît Delépine (sans son acolyte Kerven cette fois-ci) signe un film sur un individu lambda qui va, à son rythme, dénoncer tout ce qui gangrène la société actuelle (empreinte carbonne, pesticides ou chasse par exemple). Ce film a un côté punk écolo avec des moments délicieux (la partie de billard ou le tir à l'arc) pour prendre la forme d'un conte moderne. C'est créatif et grinçant et Samir Guesmi et la délicieuse Solène Rigot dans un second rôle s'offrent une escapade décapante et une reconnection à l'essentiel, la nature.
Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2025
Quand on regarde 300 films par an au cinéma. On a l'impression avec celui-ci d'avoir laisser la fenêtre ouverte pour laisser l'air circuler. Cela apporte un vent de fraîcheur et, peut-être que ma critique serait très différente si je ne regardais pas autant de films.

J'admire celui qui arrive à caser ce film dans une catégorie. Road-movie ? Avec une malette ? Plutôt James Bond ? Plutôt David Carradine ? Je n'ai pas la réponse. L'humour se révèle progressivement très bien dosé et un charme certain se dégage dans ce stoïcien en mission face à l'absurde et à des scènes improbables, (parfois caricaturales). On sent que c'est ce qu'on aimerait répondre à ces Totem-Énergie afin de laisser les animaux en paix.

Le format (qui donne une image très écrasée, donc très large et peu haute) est faite pour donner au spectateur la vue de certains animaux. C'est intéressant d'abord parce que ça n'a jamais été fait et que seul un fou ferait ça (les chaînes de TV ne vont pas en vouloir) mais surtout parce que c'est comme donner un porte voix à tous ces animaux, qui vivent dans notre monde et subissent très régulièrement notre mode de vie. C'est d'ailleurs le but de ce film que de trouver un Animal Totem. A regarder comme une belle curiosité et une belle aventure.
thomas SOULAS
thomas SOULAS

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 septembre 2025
Bravo à toute l'équipe qui à su nous offrir un bijoux de la cinématographie.
Une poésie exceptionnelle et juste, mêlée d'une politique engagée et questionante.
Ce film est envoûtant du début à la fin grâce à ces touches surprenantes d'originalités comme les superbes plans tournés du point de vue des animaux.
Le personnage principal joue avec beaucoup de sagesse ce qui fait toute la force du film.
Une comédie que je recommande particulièrement pour ça beauté et ses valeurs de bon sens.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2025
Un nouveau style pour Délépine, Poétique et écologique, sur les traces de Quentin Dupieux, je conseille vraiment….
Eric Azerty
Eric Azerty

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2025
J'aivu le film. En avant première au festival independance et création dAuch, le 4 octobre. Avec la présence de Benoît Delépine, qui a repondu aux questions du public. Que du bonheur.
Le scénario est dense, l'intrigue se déploie petit à petit, le rythme soutenu. De l'humour, de la créativité. Un sujet grave qui se dévoile peu à peu, traité avec légèreté. L'elegance désinvolte de Samir.
Go, go ! Mais surtout ne lisez pas de critiques sur le film après celles-ci si vous me lisez encore, n'ecoutez en aucun cas les commentaires de personnes l'ayant vu, qui ne vont rien trouver de mieux que divulgacher. laissez vous surprendre.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 décembre 2025
Un mystérieux individu en costume cravate (Samir Guesmi) quitte l’aéroport de Beauvais avec une valise à roulettes menottée à son poignet gauche. Coupant à travers champs, il marche droit devant lui vers Paris. En chemin il fait plusieurs rencontres.

J’ai longtemps été déconcerté par le cinéma des Delépine-Kervern, ses personnages taiseux, son humour absurde, les banlieues anomiques qu’ils filment sous toutes les coutures : "Mammuth", "Saint-Amour", "I Feel Good"… J’avais plus aimé leurs deux derniers films, peut-être car ils semblaient tourner le dos à cette veine absurde trop hermétique pour moi : "Effacer l’historique", "En même temps"…

Hélas pour moi, Animal Totem, tourné par le seul Délépine, semble renouer avec l’esprit des premiers films du duo. Comme "Aaltra", comme "Mammuth", comme "Saint-Amour", "Animal Totem" est un road movie. Le genre est paresseux ; car il permet de filmer une succession de saynètes sans rime ni raison. C’est l’occasion aussi de faire venir sur le plateau les amis du réalisateur pour un bref passage – et un gueuleton auquel hélas le spectateur n’est pas invité : Yolande Moreau, Pierre Lottin, Patrick Bouchitey, Harpo Guit…

L’identité de Darius et sa mystérieuse destination constituent l’enjeu du film. J’avais longtemps pensé qu’il s’agissait d’un Andromédien (référence !) aux pouvoirs surnaturels. Le titre du film et les animaux rencontrés en cours de route, par les yeux desquels certaines scènes sont filmées, auraient dû me mettre la puce à l’oreille. La résolution de ces mystères n’en est pas moins platement décevante. Tout ça pour ça…
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 décembre 2025
Fan de groland. Mais la stop , il faut arrêter le copinage de financer des films qui ne marchent pas. Celui ci sans intérêt , ennuyeux , très long , il ne se passe quasiment rien. Et certain parle de poésie...
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2025
La grande marche

L’humour très personnel – le mot est faible -, de l’excellent Benoît Delépine, après le Canal + des grades années, s’exerce sur le grand écran. Je me régale à suivre son parcours depuis 2008 et Louise Michel, suivi de Mammuth, Le grand soir, Saint-Amour, I feel good, Effacer l’historique ou encore, En même temps. Autant de titres qui en auront réjoui beaucoup et irrité tout autant. De l’aéroport de Beauvais à La Défense, accompagné de sa valise à roulettes, Darius traverse à pied campagnes et banlieues pour mener à bien, et sans empreinte carbone, une mystérieuse mission. 89 minutes …seulement ! -, d’un film poétique, drôle et engagé. Du Delépine pur jus, un régal pour ceux qui aiment.
Notre cinéaste a vu germer son idée après avoir mené un combat écologiste dans sa région d’adoption, la Charente. Grâce à sa détermination et à celles d’autres militants, le projet d’une usine d’enrobés bitumineux qui devait s’installer à deux pas d’une zone Natura 2000, en bord de Charente, ne s’est finalement pas concrétisé. Il aime les road-movies, mais après le fauteuil roulant de Aaltra, la moto de Mammuth ou la voiture de Saint-Amour, il a cette fois décidé de s’intéresser au périple d’un homme qui se déplace à pied, muni seulement d’une mystérieuse valise à roulettes. Il faut aussi dire un mot du format extra-large utilisé pour la 1ère fois au cinéma- encor plus large que celui utilisé par le trio John Ford, Henry Hathaway, George Marshall pour La conquête de l’Ouest. Mais, ce n’est qu’un gadget mais un moyen technique mis au service du récit. Aussi superbe qu’innovant. Sans surprise, quand on connaît Delépine, le bonhomme oppose capitalisme sans vergogne et écologie responsable, sans prendre de gants et en accentuant même le trait, si besoin est. L’humour, la fantaisie et le goût de l’absurde font le reste, avec évidemment un immense acteur qu’il serait enfin tant de découvrir à son niveau de talent.
Et cet acteur-là, c’est Samir Guesmi, entre James Bond et Monsieur Hulot qui ne quitte pas l’écran et le crève par la même occasion. Irrésistible de flegme et d’humour… il nous gratifie d’un immense numéro. Tous les autres, Olivier Rabourdin, Solène Rigot, Pierre Lottin, Patrick Bouchitey, tout aussi remarquables, ne sont que prétextes à une suite de sketchs hilarants ou poétiques… en tout cas déjantés. Comment peut-on rater un film dont le héros parle écologie, récite du Confucius et joue les redresseurs de tort avec une pointe de détachement mystique parfaitement réjouissante. Ne ratez pas ce vrai moment de cinéma anamorphosé comme jamais. Du jamais vu.
Patrick Pelloux
Patrick Pelloux

Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2025
C 'est un conte poétique et magique, en effet à la James Bond et Tati. C'est fluide, prenant, doux, reposant, épicurien! Le son est très bon... Grace à Delepine vous allez regler vos comptes avec notre époque de merde mais "animal totem" lave tres bien. merci
PLR
PLR

556 abonnés 1 768 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 décembre 2025
Un road-movie – prendre la route – à travers champs et villages entre l’aéroport de Beauvais et le quartier de La Défense, Est-ce spoiler de révéler que la raison de cet itinéraire à pied c’est que le voyageur spoiler: s’est fait voler bagage, papier, moyens de paiement à l’aéroport
? Ce sera donc à pied pour honorer le rendez-vous d’affaires de la plus haute importance semble-t-il. De là, conformément aux lois du genre cinématographique, des rencontres sympathiques ou antipathiques, c’est selon… Mais au-delà du rendez-vous quelle est la quête de tout cela ? Ça restera assez mystérieux. C’est sans doute ça qui retient en haleine le spectateur bien que ça restera relativement abscons. L’objectif du scénario semble être de donner libre court à des messages subliminaux et métaphoriques. Un conte. Pas une fable, il manque la morale bien qu'il y ait une fable dans le conte sous forme d'une histoire et leçon de vie racontée à un enfant. Le format d’image est atypique et même unique nous révèlent les secrets de tournage : 3 :25. Ça n’existe nulle part ailleurs ! Il s’agit de s’approcher de la perception visuelle d’un animal : image large mais moins haute. Le genre d’originalité qui signe le film d’auteur. Y avait-il besoin de ça ? Somme toute un ovni cinématographique.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2025
Dans Animal Totem, Darius (Samir Guesmi) entame un voyage solitaire à travers la France, un road-movie où il cherche à découvrir son animal totem. À chaque étape, il croise des personnages qui l’aident à déconstruire sa vision du monde. Ce périple le mène de l’aéroport de Beauvais à La Défense, en passant par des paysages ruraux et des banlieues urbaines. Sa mission, énigmatique, semble être un défi aux normes sociales, une recherche de vérité hors des logiques collectives. Loin d’une simple aventure extérieure, le film se fait le miroir d’une quête intérieure où chaque rencontre devient une étape de transformation personnelle.

Darius, armé de sa valise à roulettes, symbolise une recherche incessante de sens, oscillant entre rires et doutes. Le film se déploie dans une tension constante entre réalité et idéalisme, tout en interrogeant notre rapport à la nature et à l’animalité. Le regard de Darius sur le monde, bien que marqué par une certaine sagesse, soulève une question : cette sagesse est-elle authentique ou n’est-elle qu’une imitation d’un idéal absolu ? À travers cette quête, il est confronté à des vérités cachées, remettant en question ses certitudes et l’amenant à un carrefour entre son être intérieur et les forces extérieures qui façonnent son destin.

La direction artistique et la photographie du film sont marquées par une esthétique unique, où l’influence de Jacques Tati et de la Nouvelle Vague se fait sentir. Benoît Delépine choisit de sublimer les scènes par des plans où la poésie visuelle rencontre une réflexion métaphysique. Les couleurs vibrantes et les compositions soignées traduisent cette tension entre l’homme et la nature, l’animal et l’humain. La caméra capte des détails invisibles, créant une atmosphère où les regards se croisent et se confrontent, offrant une perspective nouvelle sur la condition humaine. Animal Totem devient ainsi un film où chaque geste et chaque regard prennent un sens au-delà des conventions sociales, dans un univers où les personnages évoluent, tout comme Darius, vers une forme de réconciliation avec eux-mêmes et le monde qui les entoure.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2025
Pas accroché à ce film à l esprit Grolandais mais qui lasse et demande à ce qu'on ait la foi pour rester jusqu'à la fin ( ce qui n'a pas été mon cas)
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 décembre 2025
Une petite fable « fantastico-ecolo-bien pensante », pas désagréable mais qui ne mérite quand même pas un billet de cinéma. On peu attendre un passage télévisé (si cela arrive un jour…)
Pierre L.
Pierre L.

54 abonnés 137 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 janvier 2026
Un ovni de cinéma ce film vu car j apprécie beaucoup l acteur principal. Film hélas un peu trop long et au scénario lent.
La scène avec l ´ASV policier municipal est Désopilante. Bonne chance
pour la suite à Benoît Delepine..
Les meilleurs films de tous les temps