Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + ihostage" sur YouTube !
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Bienvenue dans un Apple Store à Amsterdam. De jour, un temple du consumérisme high-tech. De nuit, selon Bobby Boermans, le décor idéal pour un thriller. Oui, parce qu’en 2025, la terre entière s’est apparemment dit : “Tiens, si on faisait un film sur un gars qui fait une prise d’otages au rayon AirPods.”
Le pitch ? Un type armé prend des gens en otage. Le héros, Ilian (Admir Šehović), est là au mauvais endroit, au mauvais moment, avec la mauvaise direction d’acteur. Face à lui, un preneur d’otages (Soufiane Moussouli), plus instable qu’un iPhone sous iOS bêta, éructe des demandes façon “hacker anonyme a trop vu Mr. Robot”.
Boermans veut faire du Dog Day Afternoon en version Wi-Fi 6. Le problème ? Il a oublié d’installer la mise à jour “tension dramatique”. Ce n’est pas un thriller, c’est un tuto YouTube sur “comment ne pas filmer un huis clos”. Tout est plat, froid, désincarné. On regarde des écrans dans des écrans, et à la fin, on se demande si le vrai otage, ce n’est pas… nous.
La mise en scène, à mi-chemin entre “documentaire Arte sous Lexomil” et “publicité Apple sous Xanax”, tente d’imiter la réalité avec des images de vidéosurveillance. Mais au lieu de créer du réalisme, elle produit juste… du vide. Le néant. Un genre de Black Mirror, mais sans le miroir. Ni le noir. Ni l'intérêt.
Côté émotion ? Rien. Pas même un soupir. Juste ce petit bruit quand Netflix vous demande : “Êtes-vous toujours en train de regarder ?” Et vous, en pleurs, qui répondez : “Malheureusement oui.”
iHostage, c’est un peu comme si on prenait un fait divers intense, qu’on le passait à la moulinette des algorithmes Netflix, et qu’on le servait tiède, sans sel ni poivre. Un film qui a autant de mordant qu’une vidéo de déballage d’iPhone faite par un comptable.
En résumé :
Une prise d’otage dans un Apple Store ? Intéressant.
Un film Netflix qui en sort ? Tragique.
Et nous, pauvres spectateurs, on en sort comme les MacBook en vitrine : allumés, mais vides.