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Film sympathique et détendant...bien parisien ! Juste un petit truc que je trouve très léger de la part de Luchini c'est de conseiller à un moment donné dans le film de lire le Livre des tables...Pas la peine d'en rajouter avec tout ce goût du spiritisme, de l'occulte sombre et morbide...on a tellement besoin de lumière en ce moment !!
« Ne vous tournez pas vers les médiums ou les nécromanciens ; ne les cherchez pas, et ne vous rendez pas impurs par eux : je suis l'Éternel, votre Dieu."
« Ne vous tournez pas vers les médiums ou les nécromanciens ; ne les cherchez pas, et ne vous rendez pas impurs par eux : je suis l'Éternel, votre Dieu."
Quand on regarde un Lucchini, on sait à quoi s'attendre. Si l'on veut être surpris par Lucchini, il faudrait se retourner plutôt vers Rohmer, vers Perceval, vers les débuts de l'acteur. Pour la suite... Et l'humanité tend à se répartir en deux catégories : ceux qui déterstent le cabotin, et ceux qui adorent l'artiste habité. Non, il y a bien une troisième catégorie, plus molle et plus hésitante, dont je tends à faire partie. Ce qui est sûr, c'est que le Lucchini de Victor n'est pas d'un grand cru. Alors que le film entier gravite autour de ce Robert (le vrai prénom de "Fabrice") Zucchini (un peu d'autodérision, quand même, ça ne fait pas de mal !) qui doit finalement assez peu à la fiction, l'acteur, tout en restant fidèle à lui-même et à ses tics, trahit son public habituel en restant souvent en-deçà de lui-même par un manque d'intensité, de profondeur et d'élévation. Une sorte de Lucchini low cost.
Mais ce qui m'a le plus agacé vient d'ailleurs. Que je n'aime guère Hugo n'est pas le problème. Le problème est que quand on prétend rendre hommage à Hugo, champion hors catégorie de l'alexandrin (tout en faisant semblant d'avoir déclaré la guère au roi des vers), on devrait faire l'effort de dire correctement les alexandrins. Et il y a des règles pour cela. Lucchini le fait-il exprès (comme Chéreau lorsqu'il dirige ses comédiens dans Phèdre et affirme vouloir briser la musicalité lancinante du vers) ? Ou bien ignore-t-il ces règles ? Ou les oublie-t-il volontairement, en croyant moderniser là où il dénature, en croyant rajeunir là où il renonce à l'intemporalité de la métrique implacable du dodécasyllabe ? Sacrifie-t-il comme tant d'autres à l'illusin du naturel ?
De quoi s'agit-il concrètement ? Deux exemples. On sait que l'alexandrin est donc composé de 12 syllabes, règle incontournable. Il possède une rythmique (répartition des accents toniques) propre, avec des variantes plus ou moins orthodoxes : 6/6, beaucoup plus rarement 4/4/4, comme dans le vers "Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées". Or, lorsqu'on entend ZLucchini dire "Deman dès l'aube", son dixième alexandrin ne comporte plus que 11 syllabes. "Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur". Prononcer 'voi lo loin' au lieu de 'voi le zo loin', avec la liaison, rend toute la métrique boiteuse. Un détail dont personne n'a rien à faire, direz-vous. Je ne suis pas de cette avis : encore une fois, quand on rend hommage, il me semble qu'on doit d'abord respecter, et ici, tel n'est pas le cas. Peur d'écorcher les oreilles de 2026 ? L'art ne doit-il pas écorcher, les oreilles, les yeux, les esprits,les coeurs ?
deuxième exemple, dans "Booz endormi", le vers "C'était l'heure tranquille où les lions vont boire". Ici le problème est celui de la diérèse. Hugo a conçu un vers où il est nécessaire de prononcer le mot 'lions" en deux syllabes 'li-ons"? Le prononcer normalement, en une seule syllabe, aboutit à un autre alexandrin boiteux de 11 syllabes. Encore un hommage qui défigure... N'insistons pas.
J'en resterai là, sans insister sur quelques facilités peu reluisantes dans un scénario par ailleurs marqué par des intentions souvent sympathiques. Mon propos, qui a pu ennuyer, n'était pas de donner une leçon, mais de mettre en lumière une incohérence passée inaperçue...
Mais ce qui m'a le plus agacé vient d'ailleurs. Que je n'aime guère Hugo n'est pas le problème. Le problème est que quand on prétend rendre hommage à Hugo, champion hors catégorie de l'alexandrin (tout en faisant semblant d'avoir déclaré la guère au roi des vers), on devrait faire l'effort de dire correctement les alexandrins. Et il y a des règles pour cela. Lucchini le fait-il exprès (comme Chéreau lorsqu'il dirige ses comédiens dans Phèdre et affirme vouloir briser la musicalité lancinante du vers) ? Ou bien ignore-t-il ces règles ? Ou les oublie-t-il volontairement, en croyant moderniser là où il dénature, en croyant rajeunir là où il renonce à l'intemporalité de la métrique implacable du dodécasyllabe ? Sacrifie-t-il comme tant d'autres à l'illusin du naturel ?
De quoi s'agit-il concrètement ? Deux exemples. On sait que l'alexandrin est donc composé de 12 syllabes, règle incontournable. Il possède une rythmique (répartition des accents toniques) propre, avec des variantes plus ou moins orthodoxes : 6/6, beaucoup plus rarement 4/4/4, comme dans le vers "Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées". Or, lorsqu'on entend ZLucchini dire "Deman dès l'aube", son dixième alexandrin ne comporte plus que 11 syllabes. "Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur". Prononcer 'voi lo loin' au lieu de 'voi le zo loin', avec la liaison, rend toute la métrique boiteuse. Un détail dont personne n'a rien à faire, direz-vous. Je ne suis pas de cette avis : encore une fois, quand on rend hommage, il me semble qu'on doit d'abord respecter, et ici, tel n'est pas le cas. Peur d'écorcher les oreilles de 2026 ? L'art ne doit-il pas écorcher, les oreilles, les yeux, les esprits,les coeurs ?
deuxième exemple, dans "Booz endormi", le vers "C'était l'heure tranquille où les lions vont boire". Ici le problème est celui de la diérèse. Hugo a conçu un vers où il est nécessaire de prononcer le mot 'lions" en deux syllabes 'li-ons"? Le prononcer normalement, en une seule syllabe, aboutit à un autre alexandrin boiteux de 11 syllabes. Encore un hommage qui défigure... N'insistons pas.
J'en resterai là, sans insister sur quelques facilités peu reluisantes dans un scénario par ailleurs marqué par des intentions souvent sympathiques. Mon propos, qui a pu ennuyer, n'était pas de donner une leçon, mais de mettre en lumière une incohérence passée inaperçue...
Le scénario de "Victor comme tout le monde" a été écrit par Sophie Fillières, disparue en juillet 2023, qui devait elle-même réaliser le film. Son compagnon, Pascal Bonitzer, a finalement repris le projet pour lui permettre d'exister. Le personnage de Robert Zucchini semble taillé pour Fabrice Luchini. Comédien habité par Victor Hugo, il remplit chaque soir les salles grâce à son amour des mots et de la langue française. Mais derrière l'acteur admiré se cache un homme mélancolique, notamment confronté au retour de sa fille, qu'il n'a pas vu grandir. Et c'est justement autour de cette opposition entre admiration et amour que le film veut construire son propos. Le problème, c'est que le film ne surprend jamais vraiment. On comprend rapidement où Pascal Bonitzer veut nous emmener, et les différentes étapes du rapprochement entre ce père et cette fille sont assez prévisibles. Fabrice Luchini est évidemment très à l'aise dans cet univers. Il excelle toujours dans l'art des mots, mais il joue encore et toujours ce personnage que l'on connaît désormais.
Joli film tout en douceur, sans prétention, avec un Luchini comme toujours très habité pas son rôle, un rôle sur mesure évidemment.
Vraiment très agaçant ce film pour qui a un peu de mal avec Fabrice Luchini. Celui-ci est habité par l'oeuvre de Victor Hugo qu'il déclame tous les soirs au théâtre, au point d'en oublier l'existence de sa fille. La première partie est un exercice de cabotinage dont l'acteur est trop souvent coutumier, même s'il transpose cela sur son idole dont il ne cesse de s'extasier. L'apparition de sa fille amène enfin une pointe d'humanité, mais c'est trop peu dans l'ensemble. La regrettée Sophie Fillières est partie trop tôt pour finaliser une mise en scène d'un tout autre acabit et c'est bien dommage (sans dénigrer Pascal Bonitzer).
Difficile de ne pas penser que le costume a été taillé sur mesure pour son interprète. Qui d'autre que Luchini aurait seulement pu être envisagé dans ce rôle d'homme féru de mots au point de ne plus savoir communiquer simplement? C'est à la fois savoureux et émouvant. De manière globale, les acteurs tirent remarquablement leur épingle du jeu, sans trop en faire, dépoussiérant le mythe hugolien en restituant son humanité. Pas révolutionnaire en soi, mais bien fait.
Victor Hugo dans le texte, Luchini dans la parole, le film peut plaire ou énerver selon que l'on aime ou pas ces deux-là.
Victor comme tout le monde de Pascal Bonitzer est vraiment super cool, porté par un Fabrice Luchini fidèle à lui-même, avec son jeu toujours aussi savoureux. Le trio d’actrices fonctionne plutôt bien et apporte un vrai équilibre à l’ensemble. Le film a du charme, des moments qui font mouche, et une certaine légèreté agréable. En revanche, l’histoire met clairement trop de temps à se mettre en place, ce qui peut freiner l’immersion au début. Une fois lancé, ça reste néanmoins un bon moment.
C'est très étrange car Luchini dans son propre rôle, ou presque, joue et sonne faux en permanence, sauf sur scène quand il lit Hugo. Film décevant, un brin paresseux, inutile, vite oubliable.
Luchini qui joue un Luchini bis, donc rien de surprenant de ce côté là, avec un histoire de rabibochage père-fille en plus pour qu'il y ait tout de même un peu d'émotion. Donc rien de transcendant, mais l'ensemble est correctement joué et interprété, surtout les 3 jeunes actrices au fort caractère qui veulent mettre en avant les femmes de Victor Hugo, c'est assez sympathique.
Vu Victor comme les autres
J'aurais plutôt attendu la diffusion sur Canal+ dans 6 mois, mais le printemps du cinéma m'a donné l'idée de le voir aujourd'hui en salle.
Très très bien, je suis content de l'avoir vu ce matin Luchini fait un peu du Luchini mais c'est admirablement inséré dans un scénario intelligent qui comporte de nombreuses trouvailles scénaristiques qui provoquent surprises, sourires ou émotions.
Un très bon casting pour tous les rôles, du plus petit aux premiers.
Un vent de fraîcheur, je recommande
C'était mon premier sur 8 ou 9 à mon programme des 3 jours du printemps du cinéma
J'aurais plutôt attendu la diffusion sur Canal+ dans 6 mois, mais le printemps du cinéma m'a donné l'idée de le voir aujourd'hui en salle.
Très très bien, je suis content de l'avoir vu ce matin Luchini fait un peu du Luchini mais c'est admirablement inséré dans un scénario intelligent qui comporte de nombreuses trouvailles scénaristiques qui provoquent surprises, sourires ou émotions.
Un très bon casting pour tous les rôles, du plus petit aux premiers.
Un vent de fraîcheur, je recommande
C'était mon premier sur 8 ou 9 à mon programme des 3 jours du printemps du cinéma
Les premiers indices tracent déjà une voie qui ne me parle pas : intentions floues, crédibilité fragile, personnages qui manquent de naturel. Rien ne promet de m’apporter quoi que ce soit. Je passe.
Je pense que Luchini s'est délecté à faire ce film qui se laisse regarder et pour les gens comme moi qui ne connaissent que Les Misérables et A l'heure où blanchit la campagne... je découvre Victor Hugo et notamment les femmes de sa vie.
J'ai d'ailleurs beaucoup aimé les échanges avec les jeunes actrices du Toucan Blanc
J'ai d'ailleurs beaucoup aimé les échanges avec les jeunes actrices du Toucan Blanc
Voilà un bien joli film dont je n'avais pas entendu parlé avant de le découvrir à l'affiche. Je ne savais donc pas à quoi m'attendre mais avec Fabrice Lucchini en au premier plan, j'étais au moins assurée de passer un doux moment. Ce fut le cas. Le film est poétique et émouvant et on se laisse entrainer dans cette balade au rythme des tirades d'un Luchini au sommet !
Très déçu par ce film avec Luccini qui joue son propre rôle. Ça va 10 minutes mais 1h30 c est déjà trop long. Le film met entre autres en scène Luccini sur scène dans son propre spectacle autour des textes de Victor Hugo. Les autres acteurs sont moyens, les prises de vues à la caméra d’épaule …. On est loin d’un film comme Emma Bovary par exemple
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