Victor comme tout le monde
Note moyenne
3,2
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124 critiques spectateurs

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islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2026
Ce qu’on aime chez Lucchini, c’est son côté habité….Je trouve qu’il le perd un peu dans ce film, et qu’il est en dessous de lui même dans la première demie heure ( monologue face au public) ….ET Pourtant quel hommage à la poésie d’Hugo, au génie d’Hugo, le reste du film est une merveille, avec citations de poésies, traits d’esprits, philosophie, tout devient magnanime chez ce Zucchini , pardon Lucchini enfin habité par son personnage de théâtre, retrouvant son âme et sa jeunesse ( elle semblait perdue en début de film, nous n’avions en face de nous qu’un homme usé par la vie, un comédien sans talent, telle fut mon impression)…..Ce qui aime Hugo seront ravis, ceux qui aiment Lucchini seront perplexes, il y a du brillant, il y a du commun, dans la réalisation...Ne vous attendez pas au jovial « Alceste en bicyclette » Le film est plus sombre, moins gaie. Attendons les critiques, je dédie celle ci à ma maman, partie il y a cinq ans…..Elle adorait Lucchini….Je conseille même si le côté intello peut effrayer les âmes simples. In fine, Bravo Zucchini….. ( et merci pour la ballade à Guernesey)
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 mars 2026
Robert Zucchini (Fabrice Luchini) lit sur scène Hugo au théâtre de la Porte Saint-Martin. Il y évoque évidemment la figure de Léopoldine, la fille bien-aimée d'Hugo, morte noyée dans la Seine à dix-neuf ans à peine à Villequier. Zuchini apprend la mort de son ex-femme. Il a quasiment perdu tout contact avec sa fille Lisbeth (Marie Narbonne) mais saisira cette occasion pour les renouer et entreprendre avec elle un pèlerinage à Guernesey

Pascal Bonitzer a repris un projet que son ex-compagne, Sophie Filières, décédée en 2023, n'avait pu mener à terme. Il filme Fabrice Luchini dont on sait le succès que ses lectures (de Céline, de Péguy, de Baudelaire, de la Fontaine...) rencontrent.

Ce film repose sur un malentendu. Ses spectateurs aiment Luchini et, pour moi qui ne l'aime guère, son insupportable cabotinage. Ils escompteront la version filmée de son spectacle, Luchini dans son propre rôle, sur scène lisant Hugo. Or ce film est autre chose, comme son titre, son affiche, sa bande-annonce, le nom du personnage principal essaient de nous le faire comprendre.

On n'y voit que peu Luchini en scène. Et c'est bien dommage. Car c'est ce qui, de lui, est le plus passionnant : son érudition, sa gourmandise à lire Hugo, son plaisir à faire partager avec le public, dans une interaction souvent surprenante, le plaisir qu'il prend à le lire... et, au-delàs de la beauté des vers, toute une pédagogie de l'artiste et de son œuvre dont on ressort un peu moins ignare qu'on y était entré.

Hélas, "Victor comme tout le monde" n'est pas "Fabrice Luchini lit Victor Hugo". Le scénario a la mauvaise idée de lester les trop brèves apparitions sur scène de Luchini l'artiste de la vie fictionnelle de Zuchini le personnage. Zuchini, qui porte bien son nom de fruit aqueux et fade, partage la vie de Chiara Mastroianni, en déplacement à Las Vegas, dont on comprend mal ce qu'elle est venue faire dans cette galère. Zucchini a une fille perdue de vue avec laquelle il renoue un lien disparu. Il se rend avec elle à Guernesey où il visite bien entendu Hauteville House, sa galerie de chêne, son look-out.... On se croirait dans une émission subventionnée par l'office de tourisme. Que dire enfin de l'épilogue qui se voudrait une réplique cathartique de la mort de Léopoldine ? Ridicule....
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mars 2026
Un homme, ayant passé son existence à aduler Victor Hugo au point d'en faire son métier (c'est un artiste qui récite sur scène des textes de ce grand écrivain français du 19ème siècle), arrive à un point de sa vie où sa fille, dont il ne s'est jamais vraiment occupé, va tout à coup refaire surface...
Je laisse la moyenne à ce drame pour la prestation d'un Fabrice Luchini toujours totalement habité par les personnages qu'il interprète, mais l'histoire, quant à elle, ne m'a pas du tout convaincu...
Trop de Hugo, pas assez d'émotion avec sa fille, le scénario fait beaucoup de surplace et tourne en rond, comme ces longues séquences hugoesques !
En conclusion : une proposition cinématographique qui manque d'âme et qui ne décolle jamais véritablement.
Site CINEMADOURG . free . fr
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2026
Ce film très hugolien bien servi par son acteur magnifique est très agréable à visionner et est bien réalisé. Le scénario de Sophie FILLIERES est bien élaboré avec de bons dialogues. La juxtaposition et l’effet miroir entre l’acteur du film avec la vie et l’oeuvre de Victor HUGO est une alchimie très réussie. Outre la beauté des textes, on se laisse aussi entraîner dans l’univers de ce grand écrivain superbement mis en valeur par ce film et également par le talent de Fabrice LUCCINI. Ce film nous permet aussi de découvrir l’ile de GUERNESEY très bien filmée.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 20/02/2026 au Club Marbeuf à PARIS)
Omg151
Omg151

84 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 mars 2026
Paresseux et laborieux, Bonitzer fait le service minimum, laissant Luchini faire son show.
Le mieux : les captations du spectacle sur Victor Hugo.
Le pire : les confrontations avec la jeunesse woke qui traite Hugo de queutard...
et le parallèle père/fille entre Hugo et Zuchini (que c'est fin !!!)
Mieux vaut aller voir un spectacle de Luchini plutôt que s'infliger cette mise en abîme lourdingue et pas drôle.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2026
L'art, même lorsqu'il est incarné par un acteur à succès, ne vaut pas plus que la vie elle-même et surtout pas celui de l'amour et la qualité de la relation avec son enfant.

L'exemple de Victor Hugo, un des plus grands poètes de l'histoire de la littérature occidentale et la perte accidentelle de sa fille Léopoldine, serviront la réflexion en forme d'hommage, que propose " Victor comme tout le monde ".

L'itinéraire personnel de Fabrice Luchini n' est sans doute pas totalement étranger à cet opus de Pascal Bonitzer.

J'aime beaucoup les prestations de Luchini depuis le début de sa carrière, Hugo et j'abonde dans le sens de ce que veut souligner ( selon moi ) ce film.

Cependant, malgré l'intérêt que je trouve à " Victor " , il me semble que quelques scènes ne fonctionnent pas véritablement. Heureusement pour le spectateur, elles me paraissent compensées par d'autres, pour le coup très réussies et même parfois assez bouleversantes.

L'amour filial, la qualité de la relation parent/enfant sont des sujets vraiment essentiels et même encore au-delà ( cf : spiritisme, aux aspects métaphoriques de Hugo ) !
hpb
hpb

10 abonnés 307 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2026
Un petit chef d œuvre. Pour une fois Luchini
Reste assez sobre … sans doute parce qu il ne joue pas vraiment un rôle ! Les actrices secondaires ne sont pas si secondaires que cela …on apprend beaucoup de chose sur Hugo et en plus quelques scènes assez drôles. Bref un excellent moment de cinéma.
Albin
Albin

1 abonné 1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 mars 2026
Film de boomer sans inspi mais belle ref à Magma.
Le scénario est téléphoné, aucun sujet intéressant traité en profondeur, Luchini qui surjoue, pas trop d'effort sur la mise en scène.
FRJV FRJV
FRJV FRJV

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 février 2026
J'ai vu ce film en avant première dimanche. J'ai été très déçu. J'aime beaucoup Luchini mais seul les parties où il est seul sur scène sont intéressantes. L'histoire de ce père retrouvant sa fille n'a aucun intérêt; il n'y a pas d'émotion, ce n'est pas drôle. Luchini nous a dit que ce film faisait penser à La Discrète et La Petite. On en est bien loin.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2026
Dans Victor comme tout le monde, Pascal Bonitzer propose une œuvre singulière autour de la fascination qu’exerce encore aujourd’hui Victor Hugo sur les artistes. Le film ne cherche pourtant jamais à raconter directement la vie du célèbre écrivain. Il préfère observer ce que représente Hugo dans l’imaginaire contemporain, à travers le parcours d’un comédien dont la vie semble entièrement façonnée par cette admiration.

Robert Zucchini (Fabrice Luchini) est un acteur reconnu qui consacre son existence à la scène. Chaque soir, il interprète les textes du grand écrivain avec une passion intacte. Le public vient écouter sa voix, sa diction et cette manière très personnelle d’habiter les mots. Mais derrière l’assurance du comédien apparaît une mélancolie discrète. À force de se consacrer à la littérature et au théâtre, l’homme semble avoir laissé certaines dimensions essentielles de sa vie en suspens.

Cette fragilité devient visible lorsque surgit Lisbeth (Marie Narbonne), une jeune femme qui n’a jamais réellement fait partie de son existence et qui vient soudain troubler son quotidien. Cette apparition agit comme une brèche dans un équilibre qui semblait pourtant solidement installé. Le film suit alors les effets de cette rencontre tardive sur un homme qui a longtemps préféré la compagnie des textes à celle des relations humaines.

Autour de ce duo gravitent plusieurs jeunes femmes, Pia (Suzanne de Baecque), Suzanne (Louise Orry-Diquéro) et Georgia (Iris Bry), qui interrogent avec humour et liberté la figure mythifiée de Victor Hugo. Leurs échanges introduisent une distance bienvenue face au monument littéraire. Derrière l’admiration sincère apparaît aussi un regard critique, notamment sur l’homme qu’était Hugo, avec ses contradictions et ses zones d’ombre.

Le film évite ainsi le piège d’une vénération figée. Victor Hugo n’est pas seulement présenté comme un génie littéraire, mais comme une figure complexe, dont l’image peut être discutée et réinterprétée par les générations suivantes. Cette tension entre la légende et la réalité nourrit une réflexion plus large sur la manière dont les artistes d’aujourd’hui dialoguent avec les grands auteurs du passé.

Au-delà de cette dimension littéraire, Victor comme tout le monde dresse surtout le portrait d’un homme absorbé par son art. Robert Zucchini vit pour le théâtre. La scène est pour lui un refuge, un espace où les mots prennent vie et où la littérature devient une expérience partagée. Pourtant, cette dévotion absolue finit par isoler celui qui la pratique. Le comédien est applaudi chaque soir, mais son existence personnelle semble peu à peu s’être réduite autour de ce seul horizon artistique.

Le film rappelle alors une vérité souvent observée dans le monde de la création. Les artistes qui se dédient corps et âme à leur œuvre peuvent parfois se retrouver éloignés de leur propre vie. La passion nourrit leur travail, mais elle peut aussi creuser une distance avec les autres. C’est dans cette tension que se déploie toute la mélancolie du personnage interprété par Fabrice Luchini.

En filigrane, l’histoire dialogue avec la propre trajectoire de Victor Hugo. L’écrivain fut marqué par des épreuves intimes qui ont profondément influencé son œuvre, notamment la disparition de sa fille Léopoldine. Sans jamais transformer cette référence en simple parallèle, le film suggère que les grandes œuvres naissent souvent de ces zones fragiles où se rencontrent l’art, la mémoire et la perte.

À travers ce portrait délicat d’un acteur confronté à sa propre vie, Pascal Bonitzer propose finalement une réflexion sur la manière dont les hommes cherchent parfois refuge dans les figures qu’ils admirent. Victor comme tout le monde devient alors une méditation sensible sur l’admiration, la filiation et la difficulté d’exister en dehors de l’art.


Vu en projection presse début janvier 2026
Hans von K.
Hans von K.

6 abonnés 32 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mars 2026
Ni émouvant, ni drôle, mais assommant, prétentieux et vain : un gros ratage.
Lucchini fait du Lucchini, mais en totale roue libre. Il parle, parle, parle, déclame quelques vers de Hugo, et se remet à parler, parler, parler. Les autres personnages sont quasiment inexistants. Les dialogues sont d'une nullité affligeante, emplis de "en fait" "en vrai" "du coup"... Le dernier quart d'heure nous livre LA seule péripétie du film, qu'on voit d'ailleurs arriver de loin, avec sa résolution ultra téléphonée et la citation qui va avec. spoiler: quand la fille monte sur le bateau et complète le poème qu'il était en train de déclamer aux sauveteurs.

Un gros ratage.
Lucie F.
Lucie F.

11 abonnés 43 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 mars 2026
Luchini dans une plus énorme caricature de lui même, insupportable. Dommage que ça noie a ce point les si beaux texte de Victor Hugo. Affligeant
Nathalie Santerre
Nathalie Santerre

14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2026
Très joli film où se mêle Les textes de Victor Hugo lus par zucchini et le personnage non identifié Fabrice Luchini ..On le suit dans son rapprochement avec sa fille et on observe l’évolution de la société au travers de ce personnage gravitant également autour du théâtre …on finira à Guernesey dans la bâtisse d’Hugo source vive du grand écrivain
FABIEN SIQUET
FABIEN SIQUET

4 abonnés 42 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 mars 2026
3 mots pour décrire ce navet :NUL! NUL! NUL! Meme l'Eurovision est encore plus interessant! Cabotin et vaniteux, Fabrice Lucchini est certainement l'acteur le plus détestable du cinéma français! Ne deviendrait-il pas un peu sénile? Il est dans la contemplation de sa petite personne, l'auto-satisfaction, l'auto-suffisance à un tel point qu'il en devient pathétique! Film d'une grande vacuité! Mais alors le summum, c'est Chiara Mastroianni qui n'est vraiment que l'ombre de sa mère sur tous les points! Film absolument infect!
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2026
Le maître et son disciple

D’abord remettons l’église au milieu du village : Pascal Bonitzer a été la main et l’œil qui ont réalisé ce film écrit par Sophie Fillières, sa compagne, disparue trop tôt et dont le dernier film, Ma vie, ma gueule, avait été remarqué. Habité par Victor Hugo, le comédien Robert Zucchini traîne une douce mélancolie lorsqu'il n'est pas sur scène. Chaque soir, il remplit les salles en transmettant son amour des mots. Jusqu’au jour où réapparaît sa fille, qu’il n’a pas vue grandir… Et si aimer, pour une fois, valait mieux qu’admirer ? 88 minutes plus tard, on est sûr qu’il faut aimer Luchini pour apprécier cette comédie mélancolique. Il est de tous les plans, mais, remarquablement sobre quand il le faut. Moi, j’aime…
J’ai surtout, comme héros, une admiration sans bornes pour Victor Hugo. Et là, on se régale, car on entend constamment la prose et surtout les vers du génie auteur des Misérables ou des Contemplations. Et avoir le grand Luchini, tel qu’en lui-même, pour sublimer ces mots-là, c’est un régal. Comme le titre voudrait l’expliquer, il s’agissait de désacraliser le « monument » et de le rendre humain, vulnérable, presque ordinaire. Soyons clairs également en insistant sur le fait que le personnage central, Robert Zucchini, n’est pas Lucchini, C’est un personnage issu d'un monde parallèle. D’ailleurs, on pourrait croire que le scénario a été écrit à partir du spectacle que Fabrice fait sur Hugo. Alors que c'est le contraire. Au moment de l’écriture du scénario, ce spectacle n’existait pas encore. Le film n’est donc pas adapté du show — c’est l’inverse. C’est suffisamment rare pour être souligné. De plus, le film, qui regorge d'anecdotes littéraires, historiques et philosophiques, questionne aussi sur l'absence. Absence d'un père pour sa fille, Absence de nos proches, à travers le décès de Léopoldine pour Hugo. Ce film modeste n’est rien d’autre qu’une lettre d'amour de Luchini pour son maître littéraire absolu, un maître qu’il modernise à sa manière et avec une passion obstinée.
Donc, à part les extraits choisis du spectacle, Fabrice Luchini évite de « faire du Lucchini », et je le répète, se révèle particulièrement sobre. C’est un immense acteur. Chiara Mastroianni est dramatiquement sous-employée, mais la jeune Marie Narbonne, pour son 1er rôle d’importance, s’en sort très bien. Citons aussi la « garde rapprochée » du héros constituée de Naidra Ayadi, David Ayala et Yannick Choirat. Certains regretteront que le film ne pousse pas assez loin les sujets abordés. Mais c'est aussi cette légèreté qui fait son charme.
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