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JMP
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4,0
Publiée le 5 mars 2026
Qui mieux que Fabrice Lucchini aurait pu porter ce film et tenir ce rôle d'un passionné des mots, les mots d'Hugo. Le castingdans son ensemble sert la réussite de ce film.
J'ai passé un très bon moment avec ce film. Hugo bien sûr mais surtout Lucchini merveilleux acteur et conteur, phénomène qui a su captiver des centaines de milliers de personnes durant ses spectacles au théatre. Et au cinéma ça marche bien aussi !
Tant de choses à dire pour un film si vide... Les intrigues se suivent et se ressemblent avec des personnages caricaturaux qui disparaissent aussi vite qu'ils sont arrivés et ce n'est pas plus mal... On s'ennuie ferme dans ce navet où l'ont suit des personnages qui n'ont pas vraiment de problèmes et qui n'essaient pas vraiment de les régler d'ailleurs... Heureusement, les extraits du spectacle de Luchini sont géniaux et on se demande bien pourquoi ils l'ont laissé s'échapper du théâtre pour venir nous servir une salade pas fraîche sur grand écran.
Le film est un peu long à décoler : la première partie est laborieuse, avec le théâtre filmé du personnage joué par Lucchini qui déclame sur scène des poèmes et tirades de Victor Hugo pendant d'interminables minutes (c'est poussif et fastidieux).
c'est la deuxième partie du film, hélas trop brève, qui en fait l'intérêt : celle de la rencontre de l'acteur avec sa fille adolescente qu'il n'a pas vue depuis sa naissance. Mention spéciale à la jeune actrice qui est lumineuse et apporte un bain de jouvence au film (car même si Lucchini est un bon acteur, son jeu ronronne un peu et il fait du Luccini sans renouveler son jeu d'acteur).
on reste donc sur une note positive malgré un debut poussif où le one-man show de Luccini est très vite lassant.
Une construction du scénario très littéraire et pour cause. En diagonale, Victor Hugo, son œuvre magistrale, ses peines et ses affres parfois. Et à l’écran – avec le recours à la scène de théâtre dans le film – Fabrice Lucchini alias un certain Robert Zucchini. Que ce soit par le nom fictif d’emprunt ou par le jeu, le phrasé et la gestuelle c’est bien, à dessein très certainement, l’acteur connu et reconnu qu’on voit, qu’on écoute, qu’on suit. Alors évidemment, si on n’aime pas le personnage (Lucchini), s’il agace, voire qu’on ne goute pas à Victor Hugo (utile révision de cours du collège), ce sera une heure et demie (à peine) difficile à passer pour le spectateur lambda. Mais si on se prête au jeu c’est pur délice. Avec l’envie de (re)lire Victor Hugo. Petite provocation caustique : des personnages n’ont guère lu Victor Hugo (la nièce de la boulangère, Éponyme pourtant de son prénom ainsi que la propre fille de Zucchini, oui bon les Contemplations en cadeau à l’âge de 4 ans ce n’est pas top). C'est dans la bande annonce.
J’ai apprécié le Luchini des années 2010 dont j’ai vu presque tous ses films…un peu moins sa production récente et « Victor comme tout le monde » m’a déçu …Certes le film a une genèse singulière. Il s'agit en effet d'un film écrit par la Sophie Fillières, décédée le 31 juillet 2023. Pascal Bonitzer, qui a partagé la vie de la réalisatrice, a pris la suite de ce projet sur lequel la cinéaste avait commencé à travailler en 2020. A l'origine, elle devait le réaliser elle-même, avant d'être empêchée par la longue maladie qui l'a finalement emportée…j’ai trouvé ce film un peu patchwork … ce n’est pas un biopic de Fabrice Luchini mais cela y ressemble…Dans le scénario original de « Victor comme tout le monde », le personnage portait le nom de Luchini. Mais l’acteur a souhaité conserver une distance. Pascal Bonitzer a alors proposé Robert Zucchini…on ne voit pas où est la distance…on a dit que le scénario a été écrit à partir du spectacle que Fabrice fait sur Hugo. Alors que c'est le contraire, mais la réalisation a intégré quelques représentations du spectacle du Théâtre de la Porte Saint Martin … qui sont les meilleurs moments du film…Il y a bien sûr, le décalage entre le contenu du spectacle joué par Robert, articulé autour de la relation fusionnelle entre Victor Hugo et sa fille Léopoldine, la mort tragique de cette dernière et les tourments qu’elle a occasionnés chez l’écrivain, et la vie de l’acteur, sa relation distante, pour ne pas dire inexistante, avec sa fille Lisbeth. Il ne s’est jamais soucié de sa fille, ni mêlé de son éducation, sauf à lui envoyer des livres (de Victor Hugo, bien sûr) à chaque anniversaire. En bref, il est totalement passé à côté de son rôle de père, alors qu’il idéalise le lien entre le célèbre écrivain et sa fille défunte. Forcément, l’ironie de la chose finit par le rattraper, enrayer la mécanique bien huilée de son spectacle et de sa vie ordonnée. Tout comme dans la vraie vie, où Fabrice Luchini a pu faire de temps à autre, de rares confidences sur ce sujet où il s’est longtemps considéré comme un père trop absent pour Emma, 46 ans avec laquelle il a pu retisser des liens grâce à ses choix de carrière… Etrange film que cette comédie littéraire, un peu disparate, sur la manière dont l'art se nourrit de la réalité. On ne peut dire que mise en scène de Pascal Bonitzer soit très inspirée, la verve de Luchini en fait, en grande partie, sa réussite mais on est loin du plaisant « Gemma Bovary » d’Anne Fontaine…
Dans ce film, Luchini incarne un double. On voit de nombreux extraits de son spectacle sur Victor Hugo et parallèlement se dessine un rapprochement avec sa fille qu'il n'avait pas vu grandir.
J'aime beaucoup Luchini mais j'ai préféré le voir en chair et en os lors de son spectacle sur Victor Hugo. L'intrigue n'est pas très palpitante, Luchini est souvent inquiet. il y a peu de personnages.spoiler: On a droit à de longues scènes avec un groupe de jeunes femmes féministes qui militent pour qu'on parle plus des femmes que Victor Hugo a rencontré et qui considèrent Victor Hugo comme un "queutard". Triste époque où il faut tout justifier sous l'idéologie J'ai apprécié tout de même voir Luchini qui est un acteur que j'adore et spoiler: voir le corps magnifique et dévêtu de Suzanne de Baecque :-)
Luchini fait du Luchini sur une idée de Luchini et racontant possiblement ses propres démons genre Woody Halen à la française. Son talent de récitant est tel que cela sauve largement le film dont le scénario est épais comme une feuille de papier et assez inintéressant. On notera que Luchini est le principal acteur, qu'il recase là une partie de son spectacle sur Hugo et que le tout est co-produit par lui même. Une sacré machine à cash. Mais pout écouter Luchini lire du Hugo, vous pouvez acheter votre billet, c'est génial.
Savoureux mélange des genres, à mi-chemin d’ un biopic, et d’ interactions entre théâtre et cinéma. Le plus surprenant, et contrairement aux apparences, le scénario écrit par Sophie Fillières, disparue il y a presque deux ans, l’ a été avant les représentations de « Fabrice Luchini lit Victor Hugo ». Bien entendu, quelques scènes de ces moments théâtraux ont été inclus à la réalisation reprise par le mari de Sophie Fillières, Pascal Bonitzer, et j’ avoue que l’ alchimie fonctionne merveilleusement ( sauf si on déteste le phrasé caractéristique du comédien Fabrice Luchini ). Sans doute parce que les chemins entre F Luchini et P Bonitzer se sont beaucoup croisés, « Rien sur Robert », et clin d’ œil supplémentaire amusant, le rôle principal joué par F Luchini prend le nom de Robert Zucchini. Cette comédie doit aussi beaucoup au roman Thierry Consigny, qui a écrit un très beau livre sur Victor Hugo « Léopoldine », et retrace notamment le passage dramatique de la noyade de la fille de Victor Hugo. Les décors choisis par le réalisateur, nous transportent littéralement de Paris à Guernesey dans un confort des yeux et des oreilles. La magie du scénario opère subtilement sur le paradoxe intime vécu par Robert Zucchini, lui-même, en quête d’ un amour filial étiolé. Au casting, l’ épouse de R Zucchini, Chiara Mastroianni, est pratiquement reléguée à la figuration, hormis quelques échanges vidéo. La surprise vient plus du groupe de filles : Lisbeth ( Marie Narbonne ), Pia ( Suzanne de Baecque ), Suzanne ( Louise Orry-Diquéro ) ou Georgia ( Iris Bry ), piquantes et attachantes, donnant un ton enthousiaste à cette comédie sympathique, l’ empêchant de trop ronronner…!!**
Contre toute attente, un bon film sobre , intelligent. Cela reste un film tranquille , qui ne bouleverse pas grand chose. Mais on passe du bon temps avec un Luchini sincère et les textes d’Hugo magnifiquement transmis.
Sans doute, beaucoup d'entre vous ont-ils écouté avec délice Fabrice Luchini lire et commenter Cioran, ou quelque autre de ses passions littéraires. Eh bien, c'est exactement ce que fait Robert Zuchini qu'il incarne à l'écran, sauf que Robert a une passion exclusive: Victor Hugo. Donc Fabrice /Robert parlant de Victor Hugo cela occupe à peu près la moitié du temps d'écran, et franchement, l'entendre lire et commenter Ruth et Booz par exemple vous donne des frissons dans le dos! Fabrice luchinise à souhait lorsqu'il rencontre un club de très jeunes dames (Suzanne de Baecque) qui réalisent un petit spectacle autour du même Victor, mais en prenant le parti des dames qu'il a aimées, totalement et sincèrement, mais aussi vampirisées; d'où il ressort que Hugo serait, en fait, un "gros queutard". Vous imaginez sans peine la tête de ce cabot génial de Luchini. Mais il y a un autre aspect du film, moins spectaculaire mais non moins intéressant. Robert a eu une fille, Lisbeth (Marie Narbonne), d'une mère vite abandonnée. Et qui ne veut plus le voir. Et il se demande pourquoi, alors qu'il lui a envoyé Les Contemplations pour l'anniversaire de ses quatre ans.... Et là -et j'imagine que pour Luchini c'est plus un rôle de composition- c'est un portrait de ces intellectuels qui ont peur de la vraie vie, et qui n' existent qu'à travers la vie des auteurs qu'ils admirent et de leurs personnages. J'ai bien aimé cet aspect du film. De toutes façons, c'est un moment très agréable et un must pour les admirateurs de Luchini conteur!!
Un film un peu bavard (forcément !) mais tendre. Fabrice Luchini s'auto-parodie avec une étonnante sobriété et beaucoup d'élégance, tel un dinosaure perdu dans le monde moderne, mais son amour pour Victor Hugo s'avère contagieux. Le film ressemble presque à un documentaire un peu loufoque et certains personnages secondaires paraissent insuffisamment développés. L'ensemble est toutefois assez touchant, même si le scénario manque un peu de consistance.
«Lucchini à son meilleur» Grand fan du Fabrice, j’ai passé un excellent moment avec lui. Ses jeunes partenaires ne jouent pas forcément excellement mais ce n’est en l’occurrence pas très grave tant on sent le plaisir du jeu et la complicité entre tous. Les extraits de son spectacle de lecture de Victor Hugo sont vraiment savoureux et s’insèrent parfaitement dans l’histoire de ce père qui décide de renouer avec sa fille qu’il n’a pas vue depuis son plus jeune âge (même s’il lui envoie chaque année un livre de Victor Hugo pour son anniversaire) tout dédié qu’il est à sa passion du grand auteur. Le scénario est intelligent , le parallèle entre la vie personnelle de Hugo et celle de Zucchini (!) étant finement amené dans la dernière partie du film.
Vous aimez les mots, vous aimez le rêve porté par le théâtre, vous aimez la poésie, vous aimez le décalage rêve - réalité et vous aimez Victor Hugo... alors courez voir "Victor comme tout le monde", porté par un Luchini qui rassemble tout ça avec une grande virtuosité.