Gorgonà
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2,7
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Brady20
Brady20

10 abonnés 140 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juillet 2026
Mitigé par ce premier film qui se voudrait une revisite de la mythologie grecque de façon futuriste, violente et trash ! A dire vrai je n'ai pas vraiment adhéré aux intentions de la réalisatrice même si je dois reconnaître qu'elle a un certain talent !
JulG
JulG

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2026
Super 1er film de cette réalisatrice qu'on a envie de suivre. Une sorte de Mad Max au féminin dans une Grèce dystopique. Quel plaisir de voir les 2 actrices principales mettre la misère aux gros machos plein de testostérone et de pétrole!
Direct-actu.fr

402 abonnés 558 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2026
Avec Gorgona, Evi Kalogiropoulou propose une œuvre qui emprunte autant à la tragédie grecque qu'au cinéma de genre. L'action se déroule dans une petite cité-État dominée par une immense raffinerie où les rapports de force structurent la vie quotidienne. Dans cet univers fermé, l'arrivée d'une étrangère bouleverse un équilibre déjà fragile et entraîne plusieurs personnages à remettre en question l'ordre établi.

Gorgonà Evi Kalogiropoulou et Louise Groult (scénariste) révisitent le mythe de la Gorgone avec une assise plus contemporaine et psychique. Maria et Eleni focalisent l'attention et questionnent la liberté et ses limites. La photographie et la scénographie nous font énormément penser à Romeo + Juliette de Baz Luhrmann. Dans cette œuvre également, il y a une forme de tragédie contemporaine, les différents protagonistes vivent enclavés dans une microsociété où tout le monde se connait, tout le monde se juge et tout semble être voué à l'implosion.

Le récit dépasse rapidement le simple affrontement entre individus pour explorer les mécanismes de domination qui organisent cette communauté. Chaque personnage semble prisonnier d'un rôle imposé par son environnement, tandis que la violence devient progressivement le langage commun de cette société. Le film entretient ainsi une tension permanente où le pouvoir apparaît aussi fragile que ceux qui prétendent le détenir.

Cette relecture du mythe de Méduse ouvre également une réflexion sur le regard, élément central de la mythologie grecque comme de la psychanalyse. Les héroïnes ne sont jamais réduites à des figures symboliques. Elles incarnent des trajectoires humaines confrontées aux notions d'émancipation, d'identité et de liberté. La dimension mythologique enrichit alors le récit sans prendre le pas sur les personnages.

Visuellement, Gorgona développe une identité affirmée, portée par une photographie stylisée, des décors industriels et une direction artistique qui renforcent constamment le sentiment d'étouffement. Cette esthétique accompagne une narration qui oscille entre réalisme, fable contemporaine et tragédie antique, faisant du film une proposition singulière où les références culturelles nourrissent avant tout les émotions et les tensions dramatiques.
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2025
"Fraîchement révélé à la Semaine de la Critique de Venise, Gorgonà marque le passage d’Evi Kalogiropoulou au long-métrage avec une ambition certaine : revisiter le mythe antique de la gorgone à l’aune des luttes féminines contemporaines. En situant son récit dans un monde dystopique ravagé par la pollution, où le pétrole fait office de monnaie d’échange, la réalisatrice esquisse une allégorie de pouvoir, de désir et de révolte. Mais à force de surcharge esthétique et de symbolisme appuyé, Gorgonà se prend au piège de son propre dispositif, jusqu’à diluer la portée de son propos."

"Dans ce futur à la Mad Max, l’humanité survit dans des communautés militarisées, où les hommes, rendus grotesques par leur addiction aux anabolisants, s’érigent en chefs de guerre d’un monde déjà éteint. Les femmes, elles, n’ont droit qu’aux marges. Elles cuisinent, nettoient, se prostituent, et parfois tout ça à la fois. C’est dans ce paysage asphyxié que surgit Maria (Melissanthi Mahut), franc-tireuse solitaire, dont l’ascension sociale et politique vient bouleverser un ordre patriarcal aussi figé qu’absurde. Mais ce renversement ne se fait pas seul. L’arrivée d’une mystérieuse étrangère (Aurora Marion), échangée contre des ressources, ravive en Maria un désir enfoui, catalyseur d’un changement aussi intime que politique."

"Plutôt que de construire un suspense ou d’explorer les dynamiques de pouvoir en profondeur, Kalogiropoulou préfère s’attarder sur les regards, les silences, les jeux de textures et de lumière. Ce choix contemplatif, loin d’être illégitime, finit cependant par devenir pesant, surtout quand l’intrigue piétine et que les personnages secondaires ne servent que de faire-valoir au message féministe. Là où le film aurait pu être un western post-apocalyptique chargé de tensions politiques, il devient un drame symboliste, presque abstrait, où l’émancipation est davantage suggérée que vécue. Le rapprochement entre Maria et la nouvelle venue, bien qu’il soit au cœur du récit, manque de chair."

"Reste une proposition visuelle forte, un univers singulier, et une volonté manifeste de questionner les mythes pour en faire surgir de nouvelles figures de résistance. Mais à trop vouloir incarner la vengeance féminine dans un style travaillé jusqu’à l’artifice, Gorgonà sacrifie la chair du récit sur l’autel du concept. Et ce qui devait être une réécriture vibrante de la gorgone devient un objet esthétique un peu froid, fascinant mais creux."

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