J'ai un peu de mal à comprendre ce qui peut justifier autant de bonnes critiques. Ce film ne comporte quasiment pas de scénario et, même si on se place d'un point de vue purement "document-tranche de vie", il n'apporte pas grand chose sur le Cameroun. On ne retrouve pas du tout la verve et l'humour très particuliers du petit peuple camerounais. La corruption, pourtant omniprésente dans ce pays, avec son vocabulaire spécifique, est totalement zappée. De plus, on a du mal à comprendre les comédiens quand ils ne sont pas sous-titrés, ce qui n'arrange rien.
Tout simplement incroyable. Pour être allé en Afrique, et être proche de sa culture, il retranscrit l’ambiance et le quotidien avec une efficacité et un authenticité assez déroutante. La durée du film est court, et heureusement car ce n’est pas un défaut au contraire le récit est efficace sans fioritures. Brut. Un film magnifique.
Très bon polar, un film d'auteur inattendu qui commence lentement, comme englué, comme tout bon film noir où le flic solitaire est pris dans ses contradictions, ses dénis, et joue avec le feu. C'est avec les codes du genre, mais dans une ville surprenante et rare pour le spectateur français, que Thomas Ngijol nous emporte peu à peu dans ce qui va frôler le vertige. Car tout reste en suspens, aux limites, sur les nerfs, à l'image de cette électricité dont la fourniture est toujours juste, jusqu'à ce que ça claque.
Inspiré par un fait divers Sénégalais, Thomas Ngijol adapte le film au contexte camerounais, il est a contre courant de ce qu'on a l'habitude de voir de lui, car il s'agit d'un film sombre et non d'un film d'humour. J'ai aimé : - la photographie, le film a été tourné dans le village de Yannick Noah, et le film est plaisant à voir. - la critique de la société africaine : la corruption, la justice à deux vitesses, et les policiers qui ont tous les pouvoirs, situations à méditer par rapport à ce qui se passe en France. J'ai aimé et pas aimé : - le jeu de Thomas Ngijol, il est constamment en train de crier et fatigant a regarder, mais il est représentatif de la personne qui a l'autorité, dépassé par la nouvelle génération, il oublie de s'en occuper des siens. -film un rushé, il y a parfois un problème de rythme. Sinon plusieurs thèmes : l'autorité parentale, l'évolution de la société en Afrique, la politique Bien que je salue la prise de risque de Thomas Ngijol, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le film, c'est instructif, mais cela ne m'a pas captivé, ma note
C’est un double contre-emploi pour Thomas Ngijol aussi bien derrière que devant la caméra de ce polar au cœur de la ville de Yaoundé. L’humoriste transmute véritablement en acteur offrant une prestation très humaine, complexe et même violente qui semble caractérisée par son propre vécu dans ce récit tirant davantage vers l’intime cette enquête sur la mort d’un de ses collègues. C’est solide, parfois un peu brouillon mais la proposition engageante laisse percevoir de belles promesses pour le futur.
Cet acteur me reconcilie avec mes racines, descendant d esclave , je boude un peu la mère genitrice, mais cet acteur me tend un mirroir, les acteurs, et figurants jouent vrai
Film assez moyen comme polar tant par l intrigue que par sa réalisation, un peu sauvé par l interprétation et ce contexte camerounais. C est le principal intérêt de donner un peu d Afrique, de ses valeurs de sa morale et de son ambiance ; cela rattrape un peu l ensemble sans être pour autant éblouissant.
L’enquête n’est qu’un prétexte pour nous perdre dans la société africaine présentée sans fard. On s’identifie vite à ce grand gaillard aussi perdu dans sa famille que dans son métier. La réalisation est au niveau du jeu des comédiens : à la fois drôle et pathétique.
Thomas Ngijol change totalement de registre en réalisant et en jouant le rôle d'un comissaire de police dans la capitale du Cameroun, Yaoundé. Celui-ci enquête sur un meutre avec des méthodes "locales". Ce film est avant tout le portrait d'un homme de loi en perdition qui n'arrive plus à appliquer celle-ci sous son propre toit. Plus que le côté investigation, c'est l'aspect désespéré de cette oeuvre qui marque. La délinquance, la drogue ou les institutions (police, hôpital...), Ngijol dresse un constat bien sombre de son pays d'origine. Un ensemble en demi-teinte car un brin foutraque, mais qui marque par sa noirceur.
Pour ce projet qui délaisse la comédie pour aborder le polar sous l’angle réaliste, Thomas N’Gijol a décidé de retravailler un documentaire des années 90, une sorte d’émule de Strip-Tease qui plongeait dans le quotidien brutal et kafkaïen d’un inspecteur de police d’Abidjan. Transposée au Cameroun, cette ré-écriture suit l’inspecteur Billong qui tente de résoudre le meurtre d’un officier de police, tout en tentant de maintenir en un seul morceau une famille disfonctionnelle, guère aidé dans cette tâche par sa propre nature de patriarche autoritaire et rigide. On découvre également un pays déliquescent, chaotique, corrompu, où les choses fonctionnent par accident et où il est préférable de contourner les règles si on veut que les choses avancent. ‘Indomptables’ suit les règles de base du polar crapoteux, filmées ici avec une certaine timidité - l’approche se veut réaliste et quasi documentaire - mais le côté éternellement atypique des films africains tournés en Afrique fait largement oublier ce défaut de flamboyance.