Ciudad sin sueño
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47 critiques spectateurs

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Sachaguiton
Sachaguiton

3 abonnés 36 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2025
Un film inspiré, d'une incroyable véracité, avec des idées de mise en scène qui pullulent, et un enjeu clair qui manque souvent aux films sociaux de cette qualité.
Pierre Bérard
Pierre Bérard

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2025
Quel film! Pour connaître un peu le lieu où se déroule l'histoire, c'est assez incroyable d'avoir réussi à tourner de telles images. Cette immersion urbaine hypnotique dans un des endroits où aucun madrilène n'ose aller. Tellement beau aussi de voir un film nourri par l’héritage poétique de Lorca. On se laisse porter par la beauté des images et le jeu des acteurs, tous incroyables. La force du film est autant dans la forme que dans le fond. Ce n'est pas un film qui cherche à nous rassurer, c'est un film qui propose une expérience, vraiment audacieuse et d'une grande puissance visuelle.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2025
Bidonville sans sommeil

Ce drame qui ressemble à s’y méprendre à un documentaire est signé par l’espagnol Guillermo Galoe et c’est son tout 1er film qui nous plonge pendant 97 minutes d’une grande intensité dans la Cañada Real, l'un des plus grands bidonvilles d'Europe dans la banlieue de Madrid. Toni, un garçon Rom de 15 ans, vit dans le plus grand bidonville illégal d'Europe, en périphérie de Madrid. Fier d'appartenir à sa famille de ferrailleurs, il suit son grand-père partout. Mais à mesure que leur terrain devient la proie des démolisseurs, la famille se divise : lorsque certains choisissent de partir en ville, son grand-père, lui, refuse de quitter leurs terres. Au fil des nuits, Toni doit faire un choix : s’élancer vers un avenir incertain ou s'accrocher au monde de son enfance. Une ode à l’envie de vivre totalement immersive où ce que l’on voit vaut plus que ce qu’on nous raconte.
Ce film a été présenté à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes et en est reparti auréolé du Prix SACD. Ce film est né de la relation entre le réalisateur et une communauté rom d’Estrémadure, où femmes, hommes et enfants vivent dans cet immense bidonville aujourd’hui menacé de démantèlement. De toute évidence, le cinéaste est influencé par le néoréalisme dans la tradition italienne. Le mot qui vient immédiatement à l’esprit après la séance, c’est le mot »authenticité ». Pour ce faire, les véritables habitants ont été mis à contribution. Galoe évite deux écueils, le misérabilisme et l’idéalisme. Pour ma part j’aurais aimé m’approcher encore davantage du jeune garçon au-delà de ses amitiés, de son attachement à son grand-père et de son amour pour son lévrier et, peut-être ainsi, comprendre mieux encore cette communauté gitane qui vit aujourd’hui entre rêve d'émancipation et attachement aux racines. La réalisation est virtuose et originale et le casting – sauvage comme il se doit -, répond aux attentes. Un grand film.
Au centre du récit deux jeunes roms qui crèvent littéralement l’écran : Antonio « Toni » Fernández Gabarre et Bilal Sedraoui. Ils dégagent cette énergie puissante qui irrigue tout ce film. On se souviendra également de la performance du « grand-père » Jesús Chule Fernández Silva bouleversant. Le portrait poétique et sans artifice d’une sortie de l’enfance et de la fin d’un monde qui se joue de la frontière entre fiction et documentaire avec habileté. Plus que convaincant, envoûtant.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2025
La force et l'intérêt de Ciudad sin sueño (Ville sans sommeil) tiennent principalement à son caractère immersif, dans un tournage dans lequel les véritables habitants du plus grand bidonville illégal d'Europe, près de Madrid, ont été mis à contribution, donnant ainsi au film un cachet d'authenticité indéniable. Loué soit aussi le réalisateur, Guillermo Galoe, d'avoir exclu tout jugement dans ce qu'il montre, loin du misérabilisme ou, à l'inverse, de l'idéalisme. Sa mise en scène est d'ailleurs très dynamique et l'utilisation de filtres de couleur permet de donner une teinte onirique et poétique qui l'éloigne, par instants, de son naturalisme intrinsèque. En cela, le film ressemble assez souvent à certaines productions d'Amérique latine, qui mettent l'accent sur les plus défavorisés ou marginaux de la société, avec un souci largement documentaire. Et de la même façon que ces derniers, Ciudad sin sueño pêche un peu par dans sa partie de fiction, dans le sens où le collectif prend fréquemment le pas sur les questionnements de son personnage principal, un adolescent Rom, dont on aurait aimé s'approcher encore davantage, au-delà de ses amitiés, de son attachement à son grand-père et de son amour pour un lévrier véloce, lequel constitue mieux qu'un personnage secondaire.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2025
Ai vu l’extraordinaire « Ciudad sin sueno » du réalisateur espagnol Guillermo Galoe dont c’est le premier film. Tant par son sujet que par sa forme, ce long métrage est d’une grande originalité. « Ciudad sin sueno » a été présenté au Festival de Cannes dans la sélection « Semaine de la Critique » et a obtenu le prix SACD. Le réalisateur mêle à la perfection le film sociologique, la fiction et le documentaire. Nous suivons le jeune Toni (bouleversant Antonio Fernandez Gabarre qui hante totalement le film) 13 ans qui vit avec sa famille dans le bidonville de Canada Real proche de Madrid. Il occupe ses journées avec son ami Bilal (excellent Bilal Sedraroui) filmant avec son téléphone à travers des filtres colorés les baraquements dans lesquels il a toujours vécu et qui sont en train d’être détruits par des bulldozers. Toni est également fusionnel avec son chien, Atomica. La beauté surréaliste des images avec les filtres donne une dimension onirique à cette précarité, à la misère qui entourent le jeune adolescent. Ses parents rêvent d’HLM et du confort de l’eau courante et de l’électricité, mais Toni tient plus que tout à la liberté et aux liens qui le rattachent à son ami et à son chien. La beauté de la photographie, la dynamique de la mise en scène et surtout l’interprétation font la force de ce film émouvant en permanence. Le regard de Toni plein de mélancolie, de gravité nous donne l’impression qu’il voit toujours moins loin que ce qu’il voit. Le film dont l’énergie n’est jamais misérabiliste, empreint d’humour nous captive de bout en bout. Un premier film d’une belle maitrise et qui sort des sentiers battus. La révélation d’un réalisateur à suivre et d’un nouvel acteur poignant.
Marie M
Marie M

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 septembre 2025
Assez déçue par ce film qui a beaucoup de longueurs inutiles mais surtout par rapport au commentaire selon lequel ce serait "brûlant d'espoir"?? Mais comment peut on dire cela? Les enfants sont élevés dans un monde de sauvages où ils font ce qu'ils veulent, jurent, conduisent des quads et voient les grands se droguer, et surtout la famille s'en sort en sacrifiant la chienne à la famille de narco trafiquants ! attachée pour le reste de sa vie au fond d'une arrière boutique sale, gardée on ne sait trop pourquoi faire....bref pas du tout une happy end pour moi ni pour le héros car pour lui ce n'était pas une chose secondaire, mais un membre de la famille!
Guy Chassigneux
Guy Chassigneux

11 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2025
« La ville sans sommeil » joue de la fiction et du documentaire après un travail de longue haleine avec les habitants dans le plus grand bidonville d’Europe proche de Madrid.
La misère est moins pénible au soleil, avec de jeunes gitans ajoutant des couleurs vives à leur histoire lorsqu’ils produisent eux mêmes des images, au milieu des rebuts de notre société de consommation.
Il serait indécent depuis nos canapés cinéphiles d’envier ou de louer tant de vitalité, de liberté de ces enfants qui appelleraient plutôt l’intervention d’assistantes sociales. Mais quel plaisir de partager leurs moments de joie explosive, à toute vitesse, en toute urgence !
Au moment de quitter des lieux en ruine pour vivre dans des appartements avec l’eau et l’électricité, les dilemmes sont rudes comme dans « Le gône de Chaaba ».
Ces bannis, aimant pourtant vivre à l’écart, perdront la chaleur des solidarités et la complicité du grand-père et de son petit fils sera cassée. Le film d’une heure et demie se clôt sur une porte ouverte vers une course éperdue, dangereuse, trépidante, belle, insolente, vitale.
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 septembre 2025
"Ciudad sin sueño" assez bien noté par la critique, récompensé cette année au festival de Cannes (Prix SACD de la Semaine de la critique) est un drame franco-espagnol qui se regarde. En effet, le réalisateur Guillermo Galoe offre aux spectateurs une plongée intéressante dans la vie des gens du voyage résidant dans les bidonvilles de Madrid, présentant des séquences marquantes pour illustrer la pauvreté sociale qui y règne, notamment à travers la performance du jeune acteur Antonio Fernández Gabarre. Cependant, j'ai trouvé que l'ensemble manquait parfois de vigueur et tendait à tourner en rond.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2025
Premier long métrage de Guillermo Galoe et qui recueillent un avis très favorable de la critique...sur un scénario un peu lâche, on sent que le réalisateur s’est immergé six années dans cette Canada Réal, à Madrid, le plus grand bidonville d’Europe...et que sa fiction n’est pas « sur » mais « avec » les habitants de ce bidonville. spoiler:
Ce qui fait penser au film « Mange tes morts » du français Jean-Charles Hue, qui s’était immergé dans une famille yéniche ou au « Loin de vous j’ai grandi » de la réalisatrice Marie Dumora, plus présenté comme un documentaire qu’un film de fiction. spoiler:
..et on peut se poser la question pour « Ciudad sin Sueno », tant la fiction se nourrit de l’approche rugueuse du documentaire. Tonino (Antonio Fernández Gabarre) a quinze ans, et vit en témoin le démantèlement en cours de son cadre de vie et de sa communauté rom, tout en disant adieu à son enfance. Alors il redouble de vitalité dans son quotidien, entre transmission des aînés, débrouille, bande de copains, dont son meilleur ami Bilal (Bilal Sedraoui), flirt naissant, course de lévriers et fascination pour les oiseaux. cela a beau être un bidonville, c’est aussi un espace de liberté...Tonino y fait courir sa chienne lévrier ...mais le filet se resserre...arrivent des promoteurs et leurs engins de destruction, Bilal doit s’exiler à Marseille...son grand père ferrailleur , le paî, vend sa chienne chérie Atomica à la baronne locale du crack qui règne sur une cour d’addicts...Son propre père prépare en douce l’aménagement de sa famille dans une barre d’HLM...adieu communauté chaleureuse ...Guillermo Galoe a travaille avec des acteurs non professionnels dans un environnement difficile sans eau ni électricité...Tonino crève l’écran , intense même dans son mutisme...le grand père , dur et tendre irradie le film ...Toutefois, en voulant représenter comment Tonino et Billal , voit l’univers à travers des filtres et des couleurs fascinants, que la mise en scène propulse sur grand écran, Guillermo Galoe use et abuse de ce procédé...Ce premier film qui s’avère enlevé et émouvant a reçu le prix de la société des auteurs et compositeurs dramatiques , à la semaine de la Critique à Cannes...
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 septembre 2025
Tranche de vie d'une famille gitane dans la banlieue de Madrid, Ciudad sin sueno narre à la fois la relation d'un ado avec son meilleur ami et avec sa chienne, et aussi la perte d'un environnement pour un déménagement en HLM. La trop longue introduction perd un peu le spectateur avant d'entrer dans le vif du sujet. On s'ennuit ferme une bonne partie du film. Dommage.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2025
Film dont le sujet aurait demandé une approche plus réaliste. Limiter les problèmes à l'attachement de ce jeune homme à ce bidonville me semble quelque peu réducteur. Ceci mis à part la réalisation est estimable mais le parti pris pas vraiment convaincant
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2025
Le début peut laisser perplexe mais le film est vraiment très bon, entre néoréalisme revisité et poésie rendant hommage à une communauté en évolution. À voir.
Laure W
Laure W

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2025
Un film puissant à la cinématographie surprenante et originale. Les acteurs sont charismatiques. A la limite du conte, très poétique.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2025
Très intéressant film du jeune réalisateur Guillermo Galoé qui explore la Cañada Real , menacée de démantèlement , plus grand bidonville d’Europe situé à côté de Madrid, à travers les yeux d’enfants qui réinventent leur monde par le jeu et par l’image et s’attache à restituer la dignité d’une Communauté menacée !
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2025
Il y a de jolies choses dans cette comédie dramatique ( la poésie, la liberté, la famille, les émotions, un zest d’humour) C’est bien interprété, avec de jeunes acteurs et de plus anciens remplis de sagesse ( une ou deux jolies répliques) et les décors sont ceux du bidonville où la seule activité est de tuer le temps, parfois avec des produits illicites….la mise en scène est élégante, le rythme soutenu et délicat, il y a des moments d bonheur qu’on peut ressentir chez ces gens ( gitans) qui nous donnent une petite leçon de vie, à leur manière….UN petit film que je conseille sans insister, pour le bonheur subtil, qu’il offre aux spectateurs.
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