Ciudad sin sueño
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47 critiques spectateurs

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Abel
Abel

1 abonné 71 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2026
Le genre de film indé que je n’irais pas voir de ma propre initiative mais lors du quel je peux apprendre, apprendre sur les conditions de vie de certaines personnes ou encore apprendre sur comment un garçon va tracer sa route dans un univers dont la beauté est trop dure à cacher.
Comme c’était dans le cadre du festival chef op en lumière le fait d’avoir une conférence sur les conditions de tournage a vraiment permis d’éclaircir le film et à apporter un nouveau visage, voir que les acteurs venaient du bidonville et que le tournage s’est fait au rythme du bidonville apportait un regard différent.
Un très bon moment passé devant ce film
miketbrijou
miketbrijou

2 abonnés 124 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2026
Merveilleux film tourné (en 6 ans) sans complaisance ni concession dans le bidonville des environs de Madrid où se réunissent les gitans, migrants, marginaux et drogués. Les acteurs sont tous des habitants de ce quartier, la difficulté d’y vivre n’est pas escamotée mais la bienveillance du regard de la caméra nourrit une humanité touchante. La photographie est magnifique, le film est une fiction documentaire remarquable. Courrez-y.
Richard Tarteret
Richard Tarteret

14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2025
Film incandescent, plein de vitalité avec cette caméra au plus près des filme la pauvreté sans pathos, la débrouille sans condescendance. Il transforme le dénuement en espace d’invention : là où l’État s’absente, l’imaginaire s’impose. Entre fiction et documentaire, le film mêle les registres: la chronique sociale, la fable onirique, la lettre d’amour à un peuple qui ne renonce pas. Cinéma vivant!
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2025
 Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !

On pénètre la Cañada Real comme on entre dans un vieux livre dont certains chapitres sont effacés par la pluie. Toni­ avance pieds nus sur la poussière, le monde au-dessus de lui palpite de lumières qu’il ne touche pas. Il vit là, accroché à la Hoffmannie de ses légendes, au bercement des moteurs de la ferraille, à l’odeur de métal brûlé, à la peur qu’un bulldozer rase ce qu’il croit être éternel.

Guillermo Galoe ne fait pas un film sur les marginaux. Il fait un film avec eux. On sent cette immersion qui déchire les barrières : les visages piqués de soleil bas, les soirs sans électricité, les rires entre deux craquements d’une panne, la peur des démolitions, la colère rentrée, l’amour quand même. Toni suit son grand-père — pilier tremblant — comme un enfant s’accroche à une coque pour ne pas dériver. Le grand-père refuse de partir. Refuse qu’on efface sa trace. Ce refus est beau, terrible.

La caméra de Galoe délaisse le spectaculaire pour l’écho. Les plans de nuit sont éclairés par le feu ou la lueur rare d’un portable. Les filtres colorés que Toni et ses amis appliquent sur leurs vidéos ne sont pas juste esthétiques : ce sont des fenêtres mentales, des refuges, ou des mensonges doux pour supporter l’obscurité réelle. On croit parfois sentir dans l’air le levain des rêves, fermentant dans les poches de misère, ou le goût amer de ce qui se perd.

Trois générations se croisent : le grand-père, enraciné, le parent partagé, l’enfant qui regarde ailleurs. Toni voudrait partir. Non pas pour fuir, mais parce qu’il aspire à respirer une autre lumière, entendre d’autres voix. Bilal, son ami, annonce son départ — et c’est comme si le ciel lui-même lui volait ses étoiles. La séparation se dresse comme un mât, le choix devient douleur : rester c’est préserver une part de soi ; partir, c’est trahir peut-être, mais peut-être aussi inventer.

Et l’absence d’eau, l’absence de lumière, la vie sous les fils électriques dénudés ne sont pas simples décors : ce sont personnages, présence physique, obstacles dans les os. On grelotte, on sue, on attend. Le présent du bidonville s’imprime sur la chair : les enfants courent à midi sous un soleil qui gronde, la poussière se lève à chaque pas, les murs se creusent de fissures, les poules dressent leurs ombres sur les planches.

Le film vacille parfois entre la fiction douce et la scène documentaire : les dialogues improvisés, les habitants acteurs, les petites machines que Toni actionne pour capter ses nuits avec un téléphone. On sent les lueurs, les couleur saturées, les gestes amateurs — et ce grain, cette texture humaine brute, qui secoue.

Mais parfois le rythme s’apaise trop, le silence dure plus long qu’on ne voudrait, comme si l’air lui-même retenait sa respiration. On voudrait un peu plus de carnage intérieur, de crise ouverte : une scène où tout bascule vraiment, où l’enfant déchiré crie, où le film ose être brutal.

Quand la lumière revient (ou prétend revenir), ce n’est pas un triomphe mais une reconnaissance : que la vie continue, que la dignité n’est pas dans l’éclat du confort mais dans la résistance au jour après jour. Ciudad sin sueño ne nous laisse pas indemnes : il nous fait toucher ce qu’on croit loin, ce qu’on oublie. Et il reste cette question : que vaut un rêve quand on ne dort jamais ?

 Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
jacques B.
jacques B.

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 octobre 2025
Film sans intérêt. Pas vraiment d'histoire, les effets colorés n'apportent rien. On s'y ennuie beaucoup !!
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 octobre 2025
Entre fiction et documentaire, l'immersion dans ce quartier pauvre, en voie de disparition près de Madrid, est intéressante et surtout proposée d'un point de vue tout à fait original. Mais la part fictionnelle du film est bâtie sur un scénario trop faible pour retenir l'attention dans la durée. Ce qui provoque vite des temps d'ennui, une impression de longueurs.
Françoise Thomas
Françoise Thomas

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 septembre 2025
En découvrant ce film, j’ai pensé à l’Olvidados à Khamsa et bien sûr à Pixote.
Courez voir ce petit bijou, car aujourd’hui il devient rare de voir un cinéma aussi vibrant et vivant, un Cineaste à suivre 
Quentin Lauby
Quentin Lauby

12 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 septembre 2025
Ethnographie d'une communauté gitane en Espagne, il y a une ambiance de fin du monde à la Mad Max, c'est magnifiquement filmé, les personnages sont profonds et touchants, l'esthétique du film est incroyable.

Ça parle d'amitié, de transmission des traditions, du mode de vie occidental qui s'impose en grignotant toute forme de vie alternative. C'est un film puissant sur la vie qui s'exprime à travers nous : nos passions, nos émotions, nos pulsions. C'est un film qui ouvre des horizons, qui évoque des mondes qui ne sont pas, des mondes qui ne sont plus.

Une pépite.
Un premier film en plus !

Je recommande à tous les amoureux du cinéma.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2025
Il ne le sait pas encore mais la vie de Toni s’apprête à être bouleversée à jamais. Encore dans l’insouciance de l’enfance, il passe son temps à s’amuser avec son ami Bilal, en se filmant dans les décombres de leur village. Au coeur du plus grand bidonville illégal d’Europe, Toni passe son temps à suivre son grand père issu d’une grande famille de ferrailleurs, patriarche respecté, ainsi qu’à amuser son chien ultra performant. En très peu de temps, il va vivre des émotions fortes, où toute l’intensité se tient dans son regard. À plusieurs reprises, la caméra se fige sur les yeux, tantôt ceux de Toni tantôt ceux de son grand père, et brise le coeur du spectateur. C’est absolument sublime.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 septembre 2025
Toni est un adolescent à peine sorti de l’enfance qui vit à la Cañada Real, un immense bidonville dans la banlieue de Madrid. Il est profondément attaché à son grand-père et ne se sépare jamais de son chien Atomica, un lévrier espagnol. Mais le quartier où il habite avec ses parents est sous la menace des promoteurs qui veulent le raser. Pour Toni et sa famille, le déménagement semble inéluctable.

"Ciudad sin sueño" (littéralement la ville sans rêve ou sans sommeil) est le premier long-métrage de fiction de Guillermo Galoe, un réalisateur venu du documentaire. Il a été sélectionné à la Semaine de la critique à Cannes en mai dernier. Sa principale qualité est de nous plonger au cœur de ce bidonville, peuplé de gitans, d’immigrés maghrébins, structuré par une économie de la débrouille, du travail au noir et du trafic de drogue.

Pour donner vie à ce tableau et parce que "Ciudad sin sueño" se présente comme un film de fiction, il a bien fallu lui inventer une histoire. Et c’est là que le bât blesse. Parce que l’ihistoire que le film raconte est trop prévisible et pas assez prenante. Comme on le pressentait, spoiler: Toni va perdre son chien, se séparer de son grand-père et aller vivre avec ses parents dans un immeuble anomique où on leur a fait miroiter tout le confort de la vie moderne.


La banalité de l’histoire que "Ciudad sin sueño" raconte affadit l’intérêt suscité par la découverte du lieu extraordinaire où elle se déroule.
jcfandeux@gmail.com
jcfandeux@gmail.com

8 abonnés 115 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2025
Une ambiance prenante, de très belles images et des acteurs « vrais » ; on est embzrqué dans cette vie difficile
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 septembre 2025
Un voyage dans un bidonville multi ethnique de la région de Madrid, L’ennui qui suinte de tous les personnages sans véritable occupation est hautement transmissible
Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2025
Remarquable travail d'épure et de mise en correspondance qui hisse la chronique d'une petite communauté très pauvre et menacée vers une création bouleversante.
Ni idéalisation béate ni pathos excessif mais une observation aiguë et maîtrisée des personnages et de l'action.
Splendide.
OzDeniro
OzDeniro

2 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2025
Sortie assez confidentielle et premier long de ce réalisateur espagnol

film très intéressant sur les communautés gitanes de la banlieue de madrid

Vision intimiste, ni misérabiliste ni manichéenne sur une communauté peu présente au cinéma et jouissant de beaucoup de clichés négatifs. On y voit un point de vue naturaliste d'un bidonville et de ses acteurs qui n'en sont pas vraiment , puis le sens de la solidarité, une vision de la famille assez spécifique aux gitans, de la débrouille. Les conditions de vie sont dures mais les moments de bonheurs, réels. Le folklore gitan est pas mal représenté, avec leurs traditions, leurs contes, de même que les instants de vie bruts, bruyants, animés, parfois sales mais souvent teintés d'innocence car vus via le prisme de Tonio, adolescent qui rêve d'ailleurs.

Le coeur du film selon moi est le choc générationnel entre les "chefs de village" , viscéralement nomades et respectueux des coutumes de clan, et les jeunes qui veulent se sédentariser, s'émanciper en rejoignant la civilisation. Beaucoup aimé la scène de la visite d'appart avec les gamins qui s'extasient sur le systeme d'eau courante, les lumières....

Et finalement même au sein d'un milieu aussi fermé et tradi, l'espoir d'un futur meilleur est permis.

Mention spéciale à cette double mise en scène , celle du réal et celles des gamins filmant leur environnement avec des filtres colorés qui rajoute une vraie identité visuelle, au service du récit
ben desiles
ben desiles

56 abonnés 118 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 septembre 2025
Le jeune acteur qui joue Tonino a un indéniable charisme qui aurait envoûté Pasolini, mais cela ne suffit pas à pallier la minceur du scénario. Le film peut faire penser à "Affreux, sales et méchants" d'Ettore Scola, mais chez E. Scola, il y avait une histoire et l'on riait. Ici on a une succession de scènes tirées du quotidien d'un campement de gitans qui va être expulsé. Des chiens coursent un lièvre, des enfants capturent une iguane, des femmes bavardent chez la coiffeuse. Les images sont belles, mais ça s'arrête là.
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