L'Illusion de Yakushima
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islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2026
D’abord, j’insiste, Naomi Kawase est une réalisatrice nipponne dont j’ai adhéré au discours dès ses premiers films….Elle possède un sens inné de la poésie et de la nature….Son film ici est plus audacieux, elle veut rendre hommage à la France, pour d’obscures raisons, et donc introduit une actrice française et quelques mots de la langue de Molière...Je suis un peu dubitatif même s’il s’agit de critiquer la politique du don d’organe au Japon. Dans ce pays les chiffres sont consternants….L’Espagne arrive en tête, Le Japon arrive en dernier. Le film est subtilement construit, avec des passages émouvants, d’autres plus pragmatiques dans le milieu du travail… Notons qu’elle s’inspire de Terrence Mallick pour le montage de certaines scènes, des plans séquences bien souvent...Elle démontre que les transplantations cardiaques sont une véritable prouesse technologique, dont l’humanité peut être fière ( ressenti)….Les enfants dans le film sont beaux et lumineux. Ils dégagent tant d’amour. Donc ayons confiance en l’avenir….Un film que je recommande. À la fois humain et poétique. Merci Naomi Kawase, merci le Japon.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 juin 2026
Corry est une chirurgienne française qui, après la mort de son père, décide de partir en échange au Japon, à Kobé, dans le service de pédiatrie d'un hôpital spécialisé dans les greffes cardiaques. Elle y découvre que, pour des motifs sociaux et juridiques, le Japon est le pays développé au monde où le don d'organes est le moins répandu. Les  jeunes patients y vivent par conséquence dans l'attente anxieuse d'un don qui ne vient pas toujours. À l'occasion d'un voyage touristique sur l'île de Yakushima, au sud l'archipel, Corry fait la connaissance de Jin, un passionné de photographie qui vient vivre avec elle à Kobé.

Naomi Kawase est une réalisatrice japonaise reconnue qui a ses entrées dans les plus grands festivals internationaux. Grand Prix au festival de Cannes en 2007 pour "La Forêt de Mogari", elle est choisie pour être la réalisatrice officielle du film des Jeux olympiques de Tokyo 2020. Je n'avais guère aimé "Les Délices de Tokyo", noyé dans les bons sentiments (« C’est MasterChef à la sauce Paulo Coelho » écrivais-je caustiquement à sa sortie en 2016), "Vers la lumière" qui nous faisait certes découvrir un monde original, celui de l'audiodescription pour les spectateurs malentendants, ou "True Mothers" sur la maternité.

Je n'ai guère plus apprécié ce dernier film, en compétition l'an passé à Locarno. Il repose tout entier sur les épaules de Vicky Krieps, une des actrices les plus talentueuses de sa génération, aussi à l'aise dans un western avec Viggo Mortensen, en Anne d'Autriche dans "Les Trois Mousquetaires" ou en mère lesbienne dans l'adaptation du roman de Constance Debré. Elle est, ici comme toujours, épatante, investissant toutes les dimensions de son rôle et lui donnant une force émotionnelle étonnante.

Ce n'est pas elle qui pèche donc, mais un scénario qui tente maladroitement de nouer deux histoires. D'un côté celle d'une transplantation cardiaque dans un service pédiatrique, un sujet éminemment cinématographique car il charrie son lot d'images fortes - si la vue du sang ou d'un bistouri vous fait tourner de l'oeil, ce film n'est pas pour vous -, il peut donner lieu à un suspense haletant - le cœur de l'enfant défunt arrivera-til à temps pour être transplanté dans le corps de l'enfant malade ? - et il est profondément émouvant - je ne me suis toujours pas remis du choc provoqué par la lecture de "Réparer les vivants" de Maylis de Kerangal.
De l'autre une relation amoureuse fusionnelle et bien vite déséquilibrée avec un séduisant Japonais sur le passé duquel la suite du film fera d'étonnantes révélations.

Prises séparément, ces deux histoires auraient pu inspirer deux très bons films. Mais Naomi Kawase a eu le tort de vouloir les entremêler. Les coutures de ce costume d'Arlequin sont trop grossières.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juin 2026
Les films précédents de Kawase laissait déjà entrevoir une grande sensibilité, mais péchait un peu par leur longueur et le mélange des genres à l'intérieur du même film. On se souvient bien sur des succulents dorayakis cuisinés avec amour par une dame de 70 ans à Tokyo..
Cette fois-ci, Kawase a atteint une belle maturité. Elle ne quitte pas certes l'insertion de parties documentaires fouillées, ici très cliniques autour de la greffe d'organes ( esprits sensibles au sang s'abstenir). Mais la partie fictionnelle, ouvre grande la réflexion qui tourne autour d'une éternelle question: comment accepter la mort, y compris la sienne.
Comment accepter le temps qui passe, comment accueillir la beauté d'un paysage, ou la question naïve mais perfide d'un enfant, qui découvre une étrangère dans "son" hôpital.
On ne bavarde pas plus qu'il ne faut ( seul petit bémol, les premières phrases murmurées en intro sur fond d'images de la magnifique forêt tropicale sont difficilement audibles), mais on voudrait faire stop sur certaines phrases, le temps de les assimiler.
« Et si le but de la vie était simplement de rester dans le cœur des gens qu'on aime ? » par exemple.
Certes il n'y a pas de grandes avancées philosophiques, mais un casting de choix qui rend ces réflexions pertinentes et destinées à chacun d'entre nous.
Et bien évidemment le tout est porté de façon lumineuse par une Vicky Krieps, fragile et forte à la fois, soutien des parents et des enfants, dans une société hostile aux greffes, mais blessée spoiler: d'avoir perdu son amoureux photographe en fuite dans la forêt profonde! L
e reste du casting japonais est parfaitement à la hauteur.
cinéma - juin 2026.
Christophe Legrand
Christophe Legrand

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 juin 2026
Que se passe-t-il avec Naomi Kawase? On a ici affaire à un film pseudo new âge plein de pathos et de bonne conscience. Un scénario qui court après plusieurs lièvres à la fois sans en attraper aucun. La présence malheureuse de Vicky Krieps éparpille encore plus l'interêt du film et ne sert à rien sinon à avoir un nom connu au générique. Bref : un coup pour rien pour la réalisatrice japonaise et un film déjà oublié.
Mélodie Mandolfo
Mélodie Mandolfo

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juin 2026
Franchement… hyper déçue alors que le thème portait en lui pleins de promesses. La transplantation de greffe surtout sur les enfants est un sujet hyper sensible au Japon et je trouve que ce n’est pas allé assez en profondeur.
On se passera par contre de la scène torride au début et de son histoire avec le photographe qui va au hors sujet de ce thème. Ça m’a refroidi d’entrée et je n’ai pas pu apprécier le film de ce fait.
Enfin… pour un film censé être en VO… j’aurais bien voulu qu’il soit en VO du début à la fin. La, on a un peu de français, un peu d’anglais et un peu de japonais. J’ai trouvé ça assez indigeste
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2026
Un déception mais comme parfois la greffe d'un cinéaste Japonais sur une production française et une actrice francophone ne prend pas.
Ici on ne comprend pas où va précisément le film.
Critique des freins culturels des japonais à donner leurs organes , histoire d'amour contrariée par les différences culturelles entre un japonais et une française ?
Le film m'a perdu en route.
Luccio56
Luccio56

2 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2026
le film est lent , trop long, tout comme l'interminable attente d’ une possible greffe , donc d’ un espoir de guérison ou d' amélioration .
le thème abordé est délicat, d' autant que la culture japonaise ( shintô... ) est différente de l'occidentale chrétienne. la réalisatrice s'en sort plutôt bien , avec un final optimiste : une greffe enfin réalisée.
a chacun sa culture , mais la vie doit primer . belle interprétation de Corée, des " jeunes " patients...
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juin 2026
Film digne, bien écrit et mis en scène, avec une superbe Vicky Krieps. Toutefois, Naomi Kawase avait par le passé déployé davantage d'ambitions cinématographiques.
Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 159 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2026
Comment fait-on son deuil, voilà le grand sujet qui traverse l'œuvre de Kawase.
Ici, la grâce qui s'était un peu effacée de ses derniers films prend corps d'une façon inédite, et faire son deuil devient une possible source de vie.
Bouleversant.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2026
Le Japon pour des raisons culturelles et de rapport à la vie et à la mort est l’un des pays où le dons d’organes est peu répandu. Notamment en pédiatrie.
En Espagne, pays leader, il faut quatre mois pour qu’un enfant soit transplanté, quatre ans au pays du Soleil Levant.
Naomi Kawaze aborde ce sujet de manière émouvante et poétique.
Dans son film on parle japonais, anglais et français puisque l’on suit le parcours d’une médecin luxembourgeoise à Kobé.
Mais malheureusement une histoire d’amour entre celle-ci et un amateur de photographie local parasite ke thème principal.
Et empêche l’Illusion de Yakushima d’être le grand film qu’il aurait pu être.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juin 2026
Malgré une parabole un peu absconse de la porte cachée dans l’arbre de la vie qui ouvre sur la mort (ou la résurrection ?) le film devient nettement moins abstrait quand il raconte le difficile combat d’un personnel soignant qui s’efforce à developper les transplantations d’organes dans une société étonnamment rétive au concept.
monique h.
monique h.

52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2026
ce film parle du don d' organes au japon et de ce fait on se rend compte que la culture y fait beaucoup dans cette pratique
Pourtant , ce n' est pas encore ancré dans notre culture le don d' organes et en plus dans ce film c' est auprès des enfants
C' est un très beau film , de superbes images de la nature
AD VITAM
AD VITAM

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juin 2026
L'Illusion de Yakushima de Naomi Kawase est une véritable invitation au voyage. À travers le regard d'une expatriée, le film dévoile toute la beauté sauvage et mystérieuse de l'île de Yakushima, avec ses forêts ancestrales, sa lumière envoûtante et ses paysages qui incarnent un Japon à la fois exotique et profondément spirituel. Mais au-delà de cette splendeur visuelle, le récit touche par son émotion sincère. Le combat de cette femme pour sauver des enfants donne au film une dimension humaine bouleversante, explorant avec délicatesse les liens de transmission . Un film sensible, où la beauté des décors sublime un récit profondément émouvant.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 juin 2026
Lorsqu’on connait bien le cinéma de Naomi Kawase, lorsque, en plus, on l’apprécie énormément, on peut se montrer déçu à la vision de "L’illusion de Yakushima", un film qui présente 2 défauts majeurs : le fait, pour la réalisatrice, d’avoir voulu y traiter simultanément 2 thèmes importants, les greffes d’organe et le phénomène des « Jōhatsu », avec, en plus, l’abandon en rase campagne de l’histoire de Jin. Se rajoute à cela un artifice scénaristique destiné à ajouter une dose de suspense à l’histoire : l’arrivée d’un typhon sur l’île de Yakushima qui risque d’empêcher le décollage de l’avion transportant le cœur du donneur alors que tout est prêt à Kobe pour la transplantation. Parlons clair : si on aime le cinéma de Naomi Kawase, c’est pour beaucoup du fait de sa très grande capacité à dégager de l’émotion. Malheureusement, dans L’illusion de Yakushima, cette émotion se transforme trop souvent en pathos. Quant au choix de Vicky Krieps pour interpréter le rôle de Corry, il réjouira de nombreux spectateurs alors que d’autres trouveront que, comme d’habitude, elle manque de nuances dans son jeu. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu aux Rencontres Cinématographiques de Cannes.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2026
L'Illusion de Yakushima : quand l'amour rencontre les questions de la vie et de la mort

Avec L'Illusion de Yakushima, Naomi Kawase poursuit son exploration des émotions discrètes qui façonnent l'existence. Le film s'inscrit dans cette tradition du cinéma japonais qui préfère l'observation à la démonstration, et qui trouve dans les gestes du quotidien une matière dramatique souvent plus forte que les grands discours.
spoiler: L'histoire suit Corry, une Française installée au Japon, dont la vie est étroitement liée à l'univers hospitalier et aux enfants confrontés à la maladie. À partir de cette situation, le récit déploie plusieurs niveaux de lecture. Il s'agit bien sûr d'un drame humain, mais aussi d'une réflexion sur l'attachement, la solitude, la transmission et la manière dont les individus composent avec l'incertitude. On retrouve ce côté très Nouvelle Vague qui caractérise certaines œuvres centrées sur l'intimité. Les conversations paraissent naturelles, les silences occupent une place importante et les scènes du quotidien deviennent des révélateurs de la personnalité des personnages. Cette approche crée une proximité immédiate. Le spectateur n'est jamais placé à distance. Il accompagne les personnages dans leurs doutes, leurs espoirs et leurs interrogations sans que le récit cherche à imposer une lecture unique. Le film développe également une réflexion plus large sur le rapport à la vie et à la mort. Sans adopter un ton démonstratif, il aborde la question du don d'organe à travers le regard de ceux qui y sont confrontés. Cette thématique permet d'explorer des différences culturelles parfois méconnues entre le Japon et l'Occident. Les croyances, les représentations du corps et le rapport à la disparition influencent profondément les choix individuels et collectifs. L'un des intérêts majeurs du film réside dans sa capacité à faire dialoguer plusieurs temporalités. Il y a le temps de l'amour, celui de la maladie, celui de l'attente et celui des décisions qui peuvent changer une existence. Ces rythmes se croisent sans jamais se confondre. Le résultat donne au récit une tonalité contemplative qui demande une certaine disponibilité au spectateur, mais qui récompense cette attention par une véritable densité émotionnelle. La petite touche documentaire apporte par ailleurs une forme d'authenticité supplémentaire. Certaines séquences semblent capturer le réel avec une grande précision. Cette démarche peut parfois ralentir la progression dramatique, mais elle renforce la crédibilité de l'ensemble et rappelle que les questions soulevées par le film dépassent largement le cadre de la fiction. À travers son mélange de chronique sentimentale, de réflexion existentielle et d'observation sociale, L'Illusion de Yakushima propose une expérience sensible où l'amour, la fragilité humaine et le temps deviennent les véritables sujets du récit. Un film contemplatif, exigeant, mais porté par une sincérité qui lui confère une réelle force émotionnelle.
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