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Sylvere
1 abonné
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3,5
Publiée le 28 juillet 2026
Il y a une double histoire dans ce film. Quittons la Thaïlande pour le Japon mais toujours avec des regards d'enfants. La nature est beaucoup présente, la force des images et de la musique me font penser au film Silent Friend (Même si celui-ci était en N & B). Bref, ici c'est un vrai film documentaire ou le personnage central interprète une coopérante médicale française, qui se heurte à la culture japonaise et au malaise qui peut en découler dans un hôpital pour enfants au sein du service de transplantation d'organes. On apprend que si vous êtes en état de mort cérébral cela n'est malheureusement pas considéré comme un décès, votre coeur doit lui s'arrêter pour que l'on puisse considérer quelqu'un de mort. C'est absurde et incompréhensible d'accepter cette situation dans notre culture occidentale lorsque la vie d'autres enfants est en jeu. il y a beaucoup de larmes, et il ne faut être atteint de tomophobie. Le regard de Corry est plein de bienveillance, et sa voix off donne une émotion sereine à ce film qui célèbre la vie.
Sur un sujet difficile, la cinéaste nous offre une œuvre très touchante, servie (entre autre) par la si talentueuse Vicky Krieps.. On y retrouve tout ce qui fait la force de son cinéma, la nature toujours magnifique, les relations amoureuses, le sens que l’on peut donner à son existence, et tant d’autres interrogations et émotions humaines.
Est-ce que tu savais qu'en France, le don d'organes était présumé ? Ce film a attisé ma curiosité et m'a permis de faire des recherches sur un fait que je connaissais pas du tout : En France, si, de son vivant, on ne fait pas connaître son refus explicite de donner (à ses proches ou sur le registre national de refus), on est présumés donneurs d'organes et de tissus lors de son décès.
Je n'ouvre aucun débat mais je fais juste un constat : dans notre pays, le don d'organes est inscrit dans la loi et il est ancré dans le collectif !
Ici, le récit se déroule au Japon et on apprend que cette pratique est radicalement différente dans ce pays ! Dans leur culture, le constat de la mort n'est pas le même car il puise ses racines dans la religion : c'est la mort cardiaque qui est reconnue chez eux et non pas la mort cérébrale. Ce qui fait que le don d'organes a été longtemps mis de côté par l'éthique médicale japonaise. C'est fou !!
On suit cette femme qui se bat tous les jours pour former et informer les médecins sur cette pratique qui est peu répandue alors que la demande est forte et peut sauver de nombreuses vies !
J'ai trouvé que c'était un film très sensoriel entre les battements de coeur, le vent, les cliquettis d'un bracelet, la respiration. J'ai aimé que le récit puise dans des sensations et ressentis impalpables.
J'ai aimé aussi qu'il mette en parallèle la vie personnelle et la vie professionnelle de cette femme. On assiste à une vie privée plutôt chaotique et solitaire alors que sa vie professionnelle est stable et riche de rencontres et en émotions. Cela contraste et permet de mettre en lumière le caractère combattif de cette héroïne.
On réalise que des familles peuvent rester des années à l'hôpital dans l'attente d'une greffe pour leur enfant, et, malgré tout, ils restent positifs et toujours joyeux malgré l'épée de Damoclès qui pèse sur eux.
Petit à petit, on se rend compte que la vie prend le dessus sur la mort et une scène m'a ému aux larmes !
Changer les mentalités et les croyances de toutes une population prend du temps et c'est beau que le cinéma permette de faire découvrir d'autres cultures !
C'est un film sur la vie et la mort, les aléas de la vie et ses mystères. J'ai été touchée !!
Beau film poétique et très « japonais » nous apprends la culture japonaise sur les dons d’organe. Mais le film reste trop superficiel et un peu confus quant à la relation entre la doctoresse et le photographe japonais
Ce film m'a beaucoup marqué,car je ne connaissais pas ce problème énorme dans ce pays ,ni les différences culturelles qui en découlent...C'est vraiment intéressant et très émouvant !On ne peut pas l'oublier !
Difficile de faire son deuil et difficile d'aborder la greffe d'organes au Japon. Film mêlant 2 histoires. Vicky Krieps SUPERBE! En bonus belles images de la nature.
Corry est une chirurgienne française à l’hopital de Kobé au Japon. Elle s’occupe d’enfants en attente d’une greffe dans un pays où la mentalité n’est pas favorable au don d’organe. Cette partie du film est passionnante. Malheureusement, le film se noie dans plusieurs récits qui s’entremêlent assez mal.
Le mélange de thème m'a géné pour apprécier le film, j'ai fini par douter de l'existence de l'amant puisque le film s'appelle l'illusion, le pathos est continuel, et de nombreuses scènes sont inutiles et permettrait de réduire la longueur à une durée acceptable d'1h30 voire 1 h en se concentrant sur le thème de la greffe d'organes. Les séries médicales américaines sont mieux construites et pourtant elles abordent des sujets personnels et médicaux.
J'ai adoré ce film. L'atmosphère de cette île japonaise est envoûtante. Ce scénario mélant deux histoires est original. Vicky Krieps, que j'apprécie beaucoup, est une fois de plus étonnante. Attention aux sensibles, ce film déborde d'émotion jusqu'aux larmes.
J'avais beaucoup aimé " les délices de Tokyo " de la même scénariste mais là je me suis perdue : difficile de suivre le déroulement du film, une histoire d'amour qui se mêle à la difficulté du travail hospitalier bref c'est un peu raté pour moi
Le sujet de la greffe au Japon est abordé avec sensibilité et respect avec des acteurs adultes et enfants étonnants. Les paysages sont fantastiques et illustrent le climat complexe du film.
Si les thèmes de la confrontation culturelle et des enjeux éthiques de la greffe fonctionnent, le film devient vite laborieux. Il sombre dans l'ennui. Il est plombé par une approche lacrymale trop appuyée. Film décevant.
Au début, le film semble intéressant et donne envie de le voir. Mais au fil de l’histoire, il devient lourd et l’histoire principale est mise de côté. C’est une belle histoire qui aurait pu être plus intéressante si elle avait été racontée différemment.
Un film visuellement beau, poétique, traitant de thématique profonde, mais qui se perd dans deux histoires parallèles. D’un côté la vie professionnelle du personnage principal, de l’autre sa romance avec un jeune japonais. L’idée d’une histoire biculturelle pourrait sembler intéressante, mais mise à part la différence de vision sur le don d’organes des deux pays (Japon et France) cela n’apporte pas grand chose comme on peut le voir à la fin il y a des exceptions; Prendre un casting 100% japonais aurait été une force. Je ne connais pas bien l’actrice Vicky Krieps mais son personnage ne m’a pas ému, encore plus face au naturel du casting japonais qu’on voit à l’hôpital.
Quant à la relation de Corry et Jin, on ne sait pas exactement comment elle est construite. On a la rencontre, dans la nature. On a la réapparition de Jin chez Corry, mais on ne sait pas vraiment à quel fréquence ils se voient, se parlent; qu’est ce qui les lie vraiment ? Les dialogues qui se veulent poétiques deviennent presque gênants, le sujet d’enfant qu’aborde Corry et son drama en rentrant du travail sont ni crédibles ni intenses, comme on ne sait pas vraiment à quel stade de la relation ils sont. En bref, une relation pas assez claire, trop superficielle pour avoir de la profondeur.
Ce qui est dommage dans ce film, c’est que le thème est super intéressant, la fin est touchante et belle, mais les personnages de Corry et Jin qui sont quand même des acteurs principaux, ainsi que leur relation, ne fonctionnent pas.
D’abord, j’insiste, Naomi Kawase est une réalisatrice nipponne dont j’ai adhéré au discours dès ses premiers films….Elle possède un sens inné de la poésie et de la nature….Son film ici est plus audacieux, elle veut rendre hommage à la France, pour d’obscures raisons, et donc introduit une actrice française et quelques mots de la langue de Molière...Je suis un peu dubitatif même s’il s’agit de critiquer la politique du don d’organe au Japon. Dans ce pays les chiffres sont consternants….L’Espagne arrive en tête, Le Japon arrive en dernier. Le film est subtilement construit, avec des passages émouvants, d’autres plus pragmatiques dans le milieu du travail… Notons qu’elle s’inspire de Terrence Mallick pour le montage de certaines scènes, des plans séquences bien souvent...Elle démontre que les transplantations cardiaques sont une véritable prouesse technologique, dont l’humanité peut être fière ( ressenti)….Les enfants dans le film sont beaux et lumineux. Ils dégagent tant d’amour. Donc ayons confiance en l’avenir….Un film que je recommande. À la fois humain et poétique. Merci Naomi Kawase, merci le Japon.