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drasjam
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0,5
Publiée le 7 juin 2026
Dans son nouveau film Pálfy mélange l’humour le plus innocent avec la tragédie le plus sombre d’une manière extrêmement gênante, malaisante et cynique pour ne pas dire insensible. Si la bande annonce et les premières 30 minutes du film donne l’impression d’un film innovant, drôle, centré sur la personnage de la poule éprise de liberté, la suite sombre dans une banalisation malaisante de la tragédie du traffic des réfugiés sur les frontières européennes, qui est notre honte partagée. Rien ne nous prépare à cette descente aux enfer, « égayée » par les rebondissements burlesque de l’aventure de la poule. Je me suis senti pris au piège, en me sentant observateur complice, et j’en suis sorti révolté. Révolté car, non on ne rit pas de tout, et oui il y a certains sujets, dont la profondeur est abyssale, qui nécessitent un traitement sans aucune grossièreté. Même si les intentions de départ de Pálfy sont probablement les bonnes (montrer la monstruosité du cynisme de notre époque par un angle de vue extérieur), il manque cruellement son objectif. Nous avons des immenses cinéastes comme Lars von Trier ou Jonathan Glazer qui savent nous mettre mal à l’aise avec une franchise et une finesse infiniment plus grands.
COCOTTE de György Pálfi est un film aussi atypique que son héroïne. Avec très peu de dialogues — forcément, puisque le film suit principalement une poule — il mise avant tout sur l’observation et l’ambiance.
La première moitié est franchement réussie. On suit cette petite cocotte dans sa lutte quotidienne pour survivre à son environnement, entre dangers, découvertes et rencontres. C’est simple, parfois drôle, souvent touchant, et la poulette est incroyablement mignonne. On s’attache rapidement à elle et à son parcours.
Malheureusement, le film finit par s’égarer. Après un début efficace, il multiplie les faux climax de fin qui donnent plusieurs fois l’impression que le générique va arriver… sans jamais arriver. Le récit s’étire inutilement et l’intrigue impliquant les personnages humains, notamment autour d’une histoire de trafic d’immigrés, peine à captiver. Cette partie paraît longue, déconnectée de ce qui faisait le charme du film et ralentit considérablement le rythme.
Au final, COCOTTE est un film original et attachant lorsqu’il reste au plus près de son héroïne à plumes, mais qui se perd dans une seconde moitié beaucoup moins inspirée.
La cocotte candide de Voltaire au royaume des humains .augmenté d'une réelle perf technique. ( J'espère que la poule va bien) .Philosophique et pertinent. De quel côté se trouve la véritable stupidité ? La poule ou l'homme ? L'un n'allant pas sans l'autre...
Une demi étoile de plus que mon évaluation de départ pour booster un peu cette oeuvre qui a le mérite d'être fort originale. Il fallait le faire. Une poule n'est pas censée être facile à dresser et présenter un regard très expressif à la différence d'un mammifère tel qu'un chien pou un chat. Cela a dût être un sacré challenge pour ce réalisateur qui mérite d'être reconnu pour son audace et son sens de l'ingéniosité mis à l'épreuve dans ce film. Une mise en scène très pertinente et un montage malin ont été de toute évidence déployés par ce cinéaste dans cette petite pépite réussie. A conseiller pour la prouesse artistique.
A l’image du film de Vincent Munier « Le chant des forêts » , les animaux sont également cités au générique de ce film anthropomorphique étonnant . Comme un vilain petit canard au milieu de tous ces poussins jaunes , puis de toutes ces poules blanches, Cocotte se distingue comme elle peut . Elle est surtout noire, et dans l’élevage industriel, on sait que le patron n’en voudra pas, on l’écarte ! Une chance, mais aussi un malheur au milieu de ce monde animal qui lui pose bien des problèmes. La nuit un renard la poursuit dans la supérette de la station essence : révolution et scène inoubliable. Au cœur d’une manif, elle en perd des plumes Et quand un chien s’empare de la bête c’est la main de l’homme qui prend le relais. Un transfert métaphorique qui nous conduit dans un monde très contemporain, d’une violence souterraine inouïe pour des trafics inhumains sans lendemain ... Le réalisateur filme à cœur ouvert les turpitudes d’un bas monde qu’une poule observe incrédule et terrifiée. C’est raconté parfois avec beaucoup d’humour et ça fait du bien
ce film n'est pas vendu comme ce qu'il est vraiment. (attention, spoil) on a le droit a des renards écrasé, des poules malmenées et des reproduction horribles.
Partagé a l'issue de la séance de ciné. Un film sur une poule qui par moment prête a rire mais a d'autres moment on fini par se demander ce qu'on fou là...
La bande annonce et l'affiche vendent un film d'aventures animalières. C'est le cas dans la première partie du film, où l'on suit avec tendresse les mésaventures de cette poule qui échappe plusieurs fois à un destin funèbre. Puis les humains s'invitent dans l'histoire et le film bascule brutalement dans le drame social, très dur, d'où l'avertissement associé au "tout public" : ce n'est clairement pas un film pour enfants. spoiler: Migrants retrouvés morts dans un camion qui est incendié, famille dysfonctionnelle aux activités troubles, règlement de comptes par des mafieux... Certaines scènes laissent une durable impression de malaise. Cette deuxième partie décroche parfois de la règle établie au début, à savoir tout suivre du point de vue de la poule. Un film hybride, surprenant, malaisant parfois, mais indéniablement original. A voir !
Que dire... un road trip avec une poule où on suit ses aventures. Ce film n’a rien exceptionnelle. À pars vers la fin avec une intrigue en arrière plan qui intéressant.
"Cocotte" est étonnant, surprenant, et finalement enthousiasmant. Il fallait oser construire et mettre en scène les tribulations d'un gallinacée échappé des "usines batteries à poules" et qui trouve refuge dans un restaurant abandonné de la côte grecque. Bravo au scénariste réalisateur qui a vraiment tourné avec de vraies poules, ce n'est pas de l'IA et le résultat est bluffant. On s'attache à cette héroïne qui n'a de cesse de chercher à fonder une famille. Beaucoup de poésie, et une belle bande musicale. Mais "Cocotte" est en parallèle un film dramatique évoquant les violences de l'homme envers l'homme. A voir pour qui est curieux.....
Quel excellent casting, une poule, ses amies, et quelques coqs….plaisanterie sans conséquence. On va dire que l’originalité est l’intérêt de ce film….Qui n’a pas le talent de Quentin Dupieux, il faut en convenir….Je me suis impatienté au bout de quarante minutes de voir toujours la même poule dans des scènes répétitives et qui manquent franchement d’humour….L’intérêt du film en fait vient plus des quelques humains, qui vont croiser le chemin du volatile, pour le pire et le meilleur...un petit message politique sur les immigrants, sur la corruption, permet au spectateur de reprendre ses esprits, de s’extraire du monde des gallinacées, qui a je trouve quelque chose d’abrutissant….Manque d’humour , manque d’émotion, c’est pas mal, cela vaut une place au cinéma, mais je m’attendais à mieux.
Choisir une poule comme personnage principal pourrait ressembler à une idée volontairement absurde ou à un simple exercice de style. Pourtant, Cocotte utilise cette apparente étrangeté pour déplacer discrètement le regard du spectateur. Là où beaucoup de récits installent l'humain au centre de tout, celui-ci adopte une trajectoire inverse et décide d'observer le monde à travers une présence presque invisible du quotidien.
L'histoire suit une héroïne inattendue qui quitte un environnement fermé pour traverser un territoire nouveau, fait d'obstacles, de découvertes et d'instinct de survie. Cette base pourrait évoquer une aventure familiale classique. Cependant, le récit avance progressivement vers autre chose. Derrière les déplacements, les rencontres et les situations parfois légères apparaît une observation plus discrète des comportements humains.
Le film possède une particularité importante. Il n'utilise pas les dialogues comme moteur principal. Les émotions passent par les mouvements, les regards, les rythmes de montage et le cadrage. Cette approche produit une sensation particulière. Le spectateur n'est pas guidé par des explications permanentes. Il observe, interprète et accompagne le personnage dans sa découverte du monde.
Cette proposition fonctionne aussi parce qu'elle parle à plusieurs générations simultanément. Les plus jeunes peuvent y voir une aventure immédiate, portée par une héroïne énergique et des situations visuelles facilement compréhensibles. Les adultes, eux, peuvent percevoir une autre lecture, plus discrète, presque en arrière-plan. Certaines scènes semblent alors interroger notre manière d'habiter le monde, notre rapport aux autres ou notre tendance à considérer certaines existences comme secondaires.
Sans chercher à délivrer une morale appuyée, Cocotte paraît surtout proposer un changement de perspective. Une invitation à regarder ce qui se trouve au bord du cadre plutôt qu'au centre de l'image. Parfois, déplacer légèrement l'angle de vue suffit à transformer complètement une histoire.