Le film a été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 du Festival de Toronto avant d’être sélectionné dans un grand nombre de festivals internationaux tels que ceux de Hambourg, Rome, Tokyo ou encore Palm Springs.
Au total, ce sont huit poulets hongrois (baptisés Eszti, Szandi, Feri, Enci, Eti, Eniko, Nora et Anett) qui ont été utilisés pour le rôle principal.
Le réalisateur, le Hongrois György Pálfi, a utilisé les bases des tragédies grecques antiques pour construire le récit de Cocotte. Avec ce nouveau film, le cinéaste souhaitait traiter d’un problème universel au cœur de toute l’Humanité, à savoir : Est-ce que les individus peuvent être absous de toute responsabilité morale s’ils ne sont que des participants passifs aux événements ?
En raison du tournage avec des volatiles, György Pálfi a dû complètement adapter son planning. En effet, les poules peuvent se concentrer en moyenne entre 20 et 30 minutes devant la caméra. Au-delà de ce délai, elles s’ennuient et finissent par perdre toute motivation.
Le film s’ouvre sur la maxime suivante du poète japonais Kobayashi Issa : " Le monde de la rosée est assurément un monde de rosée, et pourtant… ". Il s’agit d’un haïku qui renvoie, pour le réalisateur, à la façon dont nous pouvons percevoir les liens les plus profonds, y compris dans les plus petites choses.
Pour le rôle de la poule, György Pálfi avait un personnage bien précis en tête : celui incarné par Charlie Chaplin dans Les Temps Modernes (1936).
Au départ, le film ne devait pas être tourné en Grèce mais au Mexique. Toutefois, en raison de la pandémie de Covid-19 et de plusieurs difficultés financières, György Pálfi a dû revoir sa copie. C’est sur les conseils de son producteur, Thanassis Kharatanos, que le cinéaste a réécrit son scénario pour le Grèce afin de pouvoir le tourner sur place. Le réalisateur a donc déménagé à Athènes avec sa famille pour les besoins du film.