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Stallworth
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4,0
Publiée le 7 octobre 2025
Pour faire simple : j'ai beaucoup aimé. Très bien trouvé la manière dont une "équipe" d'infortune se constitue avec ces personnages tous très différents (tant dans leur personnalité que dans leur rapport à ce qu'ils ont vécu en prison). Ce groupe est touchant et jusqu'à la fin on se demande quelle pourra être l'issue. Bref n'hésitez pas à aller le voir. (en plus je trouve que sur un plan purement "technique" les plans assez longs, donc sans coupures, sont sympas).
Le premier film iranien qui me déçoit. Ça manque de subtilité, d'humour et paraît très long. Retrouvons un esprit critique sur ces films dits politiques !
Bien sur il faut saluer le courage de ce réalisateur car on sait dans quelles conditions il tourne ces films. Le sujet est que doit on faire bourreaux quand on les retrouve mais sur ce sujet j ai préféré le film les fantômes de jonathan millet en 2024. les dialogues sont assez convenus . Ma scène préférée la toute dernière qui mériterait une suite. Décidément j ai souvent du mal avec les palmes d or. Celui là est manifestement politique . pourquoi pas il faut récompenser ces cinéastes. Point de vue uniquement cinématographique aurai donné la palme a SIRAT.
En évoquant l’idée de la violence pour répondre à la violence, en posant la question du droit à la vengeance, Jafar Panahi témoigne cette fois frontalement avec sa caméra sur la situation politique de l’Iran. Ce qu’il a toujours fait, mais alors de façon oblique, de manière plus détournée, et dès lors plus subtilement me semble-t-il. L’avantage. Son film, où parfois la fantaisie se mêle aux règlements de compte, est abordable par un très large public. Son inconvénient, l’idée de départ (un homme reconnait son tortionnaire) se développe sur une confrontation assez classique entre le vrai et le faux, au sein de la petite équipe constituée autour du suspect. On se dispute à son égard, on se divise, on s’insulte à en devenir parfois très drôles dans des règlements de compte fratricides. Cette légèreté, paradoxale et passagère, atténue le propos habituellement très critique du réalisateur . Elle permet aussi d'atténuer la douleur du souvenir, le traumatisme de l'enfermement, l'abandon... Pour en savoir plus :
Je suis sorti du cinéma bouleversé par ce flm, pour la première fois, j'ai applaudi à la fin de la scéance. Des moyens visiblement limités ont permis de ne pas dissimuler le génie de Jafar Panahi. "Un simple accident" n'est pas une fable, c'est la transcription de la situation vécue par les iraniens après des années de dictature. Nous vivons encore sous la force de la démocratie, qu'en serait-il si un pouvoir totalitaire venait à s'établir dans nos pays insouciants? Un "Simple accident" répond à cette question, la dictature c'est le manichéisme, la porte ouverte aux exactions de ceux qui pensent " juste" avec le "devoir" d'imposer par tous les moyens la mise au pas des réfractaires.
Navrant. Si ce n'était l'épaisseur humaine d'un tel sujet, "Un simple accident" serait à classer sans affect particulier comme une série Z de plus à coté de tant d'autres. Mais ce n'est pas un sujet banal, ce n'est ni une bluette ni le énième "Fast and Furious". Parmi les films qui ont traité la rencontre de la victime et de son bourreau revenus tous les deux à la vie "ordinaire" figurent "La jeune fille et la mort" de Roman Polansky avec Seagourney Weaver et Ben Kingsley (1988) et "Les Fantômes" (2004). Deux films remarquables d'intensité et qui emportent tous les deux vers la découverte de sentiments forts et d'une réflexion élevée. Il n'y a rien de tout cela dans 'Un simple accident". Scénario - Jeu d’acteurs - Étude psychologique et dialogues - Réalisation...Rien n’est à sauver. Comme l'a dit un précédent commentaire, on n'est pas très loin de "Little Miss Sunshine" avec là aussi un van et un corps sur un fond de concours de petites miss en Californie (de mémoire) mieux adapté au burlesque. C’est long, lourd, agaçant. On en ressort épuisé d’avoir lutté pendant 1h45 contre l’ennui et contre l'étonnement face à cette Palme d'Or injustifiée.
Ce film es TERRIFIANT ! Il montre l'emprise de la Police Politique des Mollahs sur la vie des Iraniens. Il pose ensuite l'une des interrogations majeures : peux t on se faire justice soi même ? Enfin la dernière scène où la confrontation entre victimes et bourreau atteint son paroxisme, semble peu vraisemblable... Mais ce film vaut le coup d'être vu, pour connaître le quotidien des Iraniens..Et le traffic automobile à Téhéran !
C'est un film qui aborde un sujet grave avec une ambiance drôle, comme une vague puissante qui avancerait sans se presser. Ce qui m'a le plus marqué, c'est le cheminement intérieur des personnages. On les voit rongés par une colère sourde, cette tentation amère de la vengeance qui semble être leur unique échappatoire.
Et pourtant, dans un silence déchirant, ils choisissent de déposer les armes. Ce renoncement, cette décision de laisser tomber la haine plutôt que de l'alimenter, m'a profondément ému. C'est un acte d'une tristesse immense, mais aussi d'une grande noblesse. Le film nous confronte à cette véité désarmante : face à certaines douleurs, le geste le plus fort est peut-être de... simplement lâcher prise.
Cette réflexion m'habite longtemps après avoir quitté la salle. Si je devais formuler une réserve, elle serait d'ordre sensoriel : j'aurais souhaité que le film nous transmette plus viscéralement le poids de cette douleur. Il nous la montre, il nous la explique avec une grande intelligence, mais il effleure plus qu'il ne transperce. On reste en deçà de la pleine mesure de leur souffrance, ce qui, paradoxalement, aurait rendu leur pardon encore plus bouleversant
Les palmes d'or de Cannes , sont devenues des dernières années uniquement politiques : ce film le prouve de façon éclatante . On connait grâce à ces courageux cinéastes Iraniens , la persécution de toute une population par un regime ultra répressif , mais cela ne fait pas forcément un grand moment de cinéma , j'ai trouvé ce film ennuyeux de bout en bout , avec un scénario très approximatif , sans la subtilité des Graines du Figuier Sauvage, par exemple .
Sujet très bien amené et bien traité. Réalisation excellente avec notamment, deux scènes absolument exceptionnelles : dans le désert et l’avant-derniere scène.. très grosse performance d’ acteurs dans ces deux scènes. On notera que le réalisateur n’attaque pas directement le régime, mais plutôt les tortionnaires qui s’appuient dessus.
Deux étoiles une pour le sujet du film l'autre pour l'engagement courageux mais le film est trop bavard, certains comédiens sont vraiment mauvais et la mise en scène est lourde, aucune subtilité quant au comique vanté par la presse, on ne doit pas avoir le même sens de l'humour. Palme d'or qui est plus politique qu'artistique à mon sens.
extraordinaire. quelle force ce film! un homme retrouve et kidnappe celui qu'il croit avoir été son tortionnaire en prison. mais est-il bien son ancien tortionnaire ? et est-il capable de se venger ? c'est hallucinant jusqu'au bout d'une force et d'une humanité incroyables
Palme d’or plus que méritée. Film politique , glaçant, avec une économie de moyens au sens cinématographique mais riche par la palette d’émotions. Tous les acteurs sont formidables avec une justesse dans le jeu qui force l’admiration. Grand film et grand cinéaste.