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Pierre Bonnard
11 abonnés
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2,0
Publiée le 28 novembre 2025
En Iran, un brave garagiste croit reconnaître dans la rue un type qui aurait été son tortionnaire embrigadé par Daesch quelques années avant. Il le kidnappe pour se venger. Est ce vraiment lui ou y a t'il erreur sur la personne ? Il demande à d'autres victimes .... Que faire face au doute ? Relâcher un coupable ou se venger sur un innocent ? Mais que c'est long, ennuyeux, et bavard. Ils n'arrêtent pas de causer à toute vitesse, et de se chamailler puérilement ... Et les ficelles sont grosses : la petite fille du type veut danser et écouter de la musique, l'accouchement nous démontre lourdement le miracle de la vie plus forte que toute la haine, le tortionnaire-prisonnier fait sa psychanalyse à deux balles et s'excuse enfin : "j'ai fait ça parce que j'ai souffert quand j'étais petit". Et tout à l'avenant. C'est un sujet dramatique, on compatit, mais pas du bon cinéma pour autant. 2 * pour tenir compte des conditions de tournage. Désolé, pas plus.
On peut aimer depuis bien longtemps le cinéma iranien, une vingtaine de films à mon actif dont une demi-douzaine de Jafar Panahi , mais aussi Sepideh Farsi, Eran Riklis, Negar Azarbayjani , Saeed Roustaee, Mohamed Rasoulof, Abbas Kiarostami, Asghar Farhadi, Ali Soozandeh, … On peut saluer le courage et la débrouillardise de ces réalisateurs qui réussissent à tourner y compris sous la contrainte et sans autorisation, se retrouvant parfois en prison et dont les œuvres ont ouvert depuis 1990, une fenêtre sur un pays corseté. Stupéfiant cinéma iranien…On peut aimer tout cela et trouver que « Un simple accident » n'avait pas l'étoffe d'une Palme d'Or, sauf si c’est un signe politique, ce qui peut s'entendre... Ce film n’est probablement pas le meilleur de son réalisateur qui en mélangeant drame et humour, traite d’un sujet particulièrement important, celui de la vengeance : est-elle inévitable ? Sert-elle à quelque chose ou bien entraine-t-elle inéluctablement un phénomène n’ayant jamais de fin .. est-il juste de se faire justice soi-même au risque de s’abaisser à la même violence brute que l’adversaire ? Les personnages sont quelque peu stéréotypés dans une suite de scènes un tantinet redondantes où Jafar Panahi semble avoir voulu lâcher toute sa rage et celle du peuple iranien, comme s'il n'avait plus rien à perdre ...pour certains spectateurs cela peut être éprouvant !!
a réalisé un film exceptionnel où le drame côtoie l’ironie, l’abject, l’humour et l’amour de son prochain. . Avec peu de moyens, tourné clandestinement ce film nous plonge dans l’atrocité du régime iranien. La corruption n’est pas épargnée. Toutefois l’humanité émerge de ce film somptueux
Frontal, haletant, souvent brutal, le film explore la douleur des victimes et interroge avec acuité la frontière fragile entre justice et vengeance, pardon et oubli. Panahi, tournant clandestinement, signe une œuvre où la tension dramatique se conjugue à un humour noir inattendu, où les plans-séquences et l’usage du silence donnent toute sa puissance à la mise en scène. Sa fin, bouleversante me hantera longtemps, confirmant Panahi comme l’une des voix les plus nécessaires du cinéma contemporain.
Un Simple Accident est un bon film, mais a mon humble avis la Palme d'Or de Cannes 2025 est un prix politique, ce film n'ayant pas la valeur du film norvégien La Valeur des Sentiments qui est pour moi un chef d'oeuvre: l'histoire, la force des personnages, le décor, la musique, le jeu des acteurs, tout est d'une intelligence, d'une finesse, d'une beauté, d'une émotion exceptionnelles!!!!! Jana Landau La plume Sans Masque dans Word Press
Une pamphlet politique et une réflexion sur le pardon. Le film est puissant. Les acteurs sont excellents et il y a des moments de thrillers virtuose. Pourtant c'est encore et toujours le même type de film iranien mis en avant par l'occident pour les mêmes raisons.
Un film remarquable et sacrément culotté dans sa dénonciation frontale des exactions politiques en Iran et de la corruption omniprésente. Mais aussi un film qui pose des questions universelles sur la vengeance, le doute et comment ne pas ressembler à ses bourreaux. Et tout cela avec profondeur mais aussi pas mal d'humour et de loufoquerie. Chapeau Monsieur Panahi !
Se payer le loisir de visionner la "Palme d' Or" Cannoise constitue chaque fois un évènement spécial. Surtout quand on connait le réalisateur copieusement primé jusque-là ! Il connait mieux que tous, son sujet, emprisonné lui-même en Iran. Le drame proposé pourrait se jouer dans n' importe quelle banlieue glauque ; bien sur le paysage naturel est ici bien plus agréable, semi-désertique dès qu' on sort des agglomérations, mais le transport en camionnette, très répétitif, la circulation typique de ses villes, trépidante, dangereuse, finissent par fatiguer la meilleure volonté d' attention. Une mise en scène de 30 minutes n' aurait elle pas été suffisante ? Pas sur de l' intérêt des multiples palabres entre les témoins d' exactions passées, sur le sort à réserver au prisonnier. Beaucoup d' états d' âme fastidieux, au volume sonore non dosé, assez souvent sans rapport avec le sujet. Par contre les 3 dernières minutes sont géniales et produise un effet "frisson" qu' on aurait souhaité tout au long du film.....Inutile de préciser que c' est encore une déception, même une grande déception.....!!**
"Un simple accident" bien noté par la critique, Palme d'or au festival de Cannes cette année est un drame criminel moyen dans l'ensemble. Le réalisateur iranien Jafar Panahi propose aux spectateurs une narration alliant l'absurde au tragique pour critiquer les dérives autoritaires en Iran, mettant en scène des personnages en proie à des traumatismes liés à leur passé. Bien que j'aie trouvé d'autres films iraniens plus pertinents sur ce sujet, j'estime que le traitement du réalisateur Panahi est trop superficiel, rendant la Palme d'Or à Cannes imméritée à mes yeux. Il convient de noter que ce film représentera la France aux prochains Oscars.
Très moyen et plutôt bof! Ressemble à une série ou un film turc avec les attitudes surjouées. Pas inintéressant mais évoque le problème de la dictature répugnante des mollahs ce qui lui a donné la Palme d’or. Néanmoins sur le plan cinématographique et la réalisation, je m’attendais à beaucoup mieux. A mes yeux Palme d’or injustifiée mais on pouvait s’y attendre compte tenu du jury cette année, ce n’est pas la technique, le scénario ou le jeu des acteurs mais uniquement un positionnement politique. Décidément Cannes n’est plus un repère en terme de qualité ou d’innovation. On est très loin de Pulp Fiction.
Palme d’or plus politique que cinématographique. Les conditions de tournage doivent être pour beaucoup dans l’accueil personnage n’est crédible , les dialogues sont pauvres et le scénario s’enlise.