The Plague
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Pascale Demenais
Pascale Demenais

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5,0
Publiée le 8 septembre 2025
Le film traite du sujet de l'adolescence, dans toutes ses dimensions.
La violence à la fois psychologique et physique avec laquelle celle-ci peut être vécue.
Mais aussi la cruauté entre adolescents, doublée de la difficulté à exprimer les émotions et les malaises, démultipliés à cette période de nos vies.
Superbes images, beaucoup de plans graphiques qui mettent en valeur l'architecture du complexe nautique, super lumière, acteurs incroyables.
Malaisant car sujet traité avec la violence "nécessaire", mais magistral.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2026
Dans un camp d’été, l’un des adolescents est marginalisé par ses camarades, accusé d’être porteur de la peste. Petit à petit, les frontières avec la réalité se brouillent, pour laisser place à un jeu impitoyable…

Dévoilé au Festival de Cannes 2025, dans la section "Un Certain regard", le film bénéficie (enfin) d'une exploitation en salle. Notre patience aura été mise à rude épreuve.

L’adolescence, la puberté et le passage à l’âge adulte sont autant d’éléments qui viennent se télescoper chez les jeunes adolescents. C’est à travers ce thriller psychologique que Charlie Polinger réalise son premier long-métrage, adapté de l'un de ses courts-métrages (Sauna - 2018). Il nous plonge de plein fouet dans les affres de l’adolescence, entre l'innocence, la vulnérabilité des uns et la violence des autres.

The Plague (2026) nous fait vivre de l’intérieur le trauma vécu par un jeune garçon qui intègre un camp d’été de water-polo. Il ne tarde pas à découvrir que derrière les rires et les boutades se cache un harcèlement insidieux et soigneusement entretenu par l’effet de groupe. Une sorte de rite initiatique pour toute nouvelle recrue qui veut se sentir intégré au sein de la meute.

La masculinité toxique n’est pas l’apanage des adultes, comme vient de nous le rappeler à juste titre le film de Charlie Polinger. Même chez les adolescents, elle pointe déjà le bout de son nez, entre humiliation, harcèlement et exclusion, il ne fait pas bon vivre dès lors que l’on est différent et/ou que l’on s’écarte du troupeau. Le réalisateur s’est inspiré de ses propres souvenirs (de ses journaux intimes) pour accoucher de ce thriller palpitant, superbement incarné par toute une ribambelle de jeunes acteurs débutants et saisissants (mention spéciale à Everett Blunck et au troublant Kayo Martin).

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selenie

7 460 abonnés 6 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2026
Charlie Polinger débute son film dans une immersion clinique et réaliste d'un stage de water-polo mais très vite il impose un virage vers le thriller psychologique jusqu'à initier des éléments du fantastique. Mais dans un premier temps on reste surtout perplexe par les enfants qui semblent obnubilés uniquement par le sexe et la jouissance (?!). Autant en 2026 après deux décennies de smartphone, de réseaux sociaux et d'internet ou pourrait en débattre on est loin de trouver ça convaincant, probant ou légitime pour ce film dont l'histoire est censé se dérouler en 2003 et c'est peu de le dire. La vraie force du film est cette façon de disséquer le processus du harcèlement, une mécanique qui fait froid dans le dos accentuer par une mise en scène clinique qui prend son temps et une bande-son inspiré du film d'horreur qui accentue la tension puis la sensation que le drame peut surgir à tout instant. L'autre excellent point repose sur les enfants qui ne surjouent jamais, qui oscillent toujours entre le naturel joueur en plan large et les instants figés où les regards ou les petits tics en disent si long. On est un peu décontenancé par le choix de la scène finale, comme une petite leur d'espoir qui ne correspond pas à la lente descente aux enfers que raconte pourtant le film.
Site : Selenie
RedArrow

1 884 abonnés 1 686 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2026
Le silence sous l'eau d'une piscine. Puis le fracas des petits corps qui y plongent. Ceux d'une équipe de water-polo de pré-adolescents, dont les jambes ne cessent de remuer pour rester à la surface de l'eau mais aussi, et c'est là toute la symbolique qui ne quittera plus "The Plague", de se débattre pour juguler un mal-être où la cruauté d'autrui peut parfois engloutir sa propre quête de soi.

Récemment débarqué de Boston, Ben intègre ce camp d'entraînement de water-polo où il découvre que la plupart des élèves se sont ligués contre l'un des leurs, Eli, accusé d'être atteint de "la Peste" à cause de ses éruptions cutanées. Si, par souhait de se conformer aux comportements de la bande d'enfants (et plus particulièrement à celui de Jack, son exécrable leader), Ben accepte d'abord de participer au rejet perpétuel que subit Eli de la part de ses camarades, il devient vite très dur pour lui de l'accepter.

Doté d'une bande originale et d'une narration particulièrement anxiogènes, "The Plague" n'est pas à proprement parler un film de genre mais il est pourtant réalisé comme un thriller psychologique glaçant, où le pire menace d'arriver à tout instant. Nous mettant instantanément dans la peau du parfait outsider que représente son jeune héros Ben, Charlie Polinger nous convie à son intégration mouvementée à l'intérieur de ce qui peut s'apparenter à la hiérarchie d'une meute pré-pubère, gouvernée par les comportements puérils et leurs débordements plus ou moins conscients de groupe, où la recherche d'identité et d'acceptation en son sein passe par des discussions/défis futiles, des blagues nauséabondes aux accents virilistes (un groupe voisin de nageuses adolescentes est le centre de gravité de leurs remarques sexuelles débridées) et, surtout la destruction de l'autre si celui-ci ne choisit pas de se conformer aux règles établies ou présente une quelconque différence. Un système de caste ignoble donc, couvé dans l'entre-soi de l'enfance sur lequel les adultes n'ont aucune emprise malgré leurs règles et leurs leçons de morale (la position de l'entraîneur joué par Joel Edgerton, seul véritable socle et rempart adulte présent dans le le film, ne fait que se fragiliser au fil des évènements).

Devenu le bouc-émissaire de la bande de Jack à cause de simples problèmes de peau (que l'on imagine facilement imputable au stress permanent qu'il subit du fait des brimades), l'isolement au quotidien d'Eli le conduit, lui, à adopter des comportements de plus en plus étranges et anti-conformistes pour le commun des mortels, ce que le film traduit de façon très intelligente par une forme de spirale où son statut de "pestiféré" ne peut qu'amplifier son impossible remontée à la surface de sa solitude, le condamnant toujours plus à devenir un "freak" infréquentable aux yeux de tous.

Passé l'introduction de Ben à l'intérieur de la violence de ce système entretenue savamment par Jack en alpha se délectant de son statut de meneur, le regard plus rationnel du garçon va évidemment en faire aussi une anomalie toute désignée par sa compassion grandissante pour Eli et ainsi nous entraîner à assister peu à peu à sa déchéance vis-à-vis du groupe.
Écartelé entre le besoin de se forger une identité à travers l'aliénation de la meute et sa nature autrement plus sensible (juste humaine et éclairée) qui le place de facto à sa marge, la "contamination" dont va être victime Ben entraîne "The Plague" vers de véritables sommets d'une noirceur implacable, traitant le déboussolement identitaire brutal de son jeune héros comme une perte de repères quasi-schizophrénique, adulte, littéralement traduite par un final d'une puissance folle où, au discours de reproches sous couvert d'auto-analyse suivra une géniale séquence dévastatrice, une forme de transe en parallèle d'une autre, signature d'un point de non-retour que l'on savait presque inéluctable dans la montée en puissance des évènements.

Cette histoire méritait donc bien d'être racontée comme Charlie Polinger l'aborde, par le prisme d'une vision de l'horreur sociale brute et parfois trop insoupçonnée qui peut gouverner les plus jeunes sous les œillères que se met le monde adulte à leur égard. On sort de "The Plague" comme infecté par le marasme de tortures psychologiques subies par Ben, à terre, décontenancé... Le signe d'un film décidément pas comme les autres, ayant réussi à nous engloutir avec lui sans que l'on puisse se débattre à notre tour.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2026
Une dizaine de jeunes joueurs de water-polo de douze-treize ans participent durant l’été 2003 à un stage d’été dans un complexe sportif californien. L’un d’entre eux, Eli, souffre d’eczéma et est ostracisé par ses camarades.

Sélectionné dans la section Un certain regard l’an passé à Cannes, Grand Prix et prix de la critique à Deauville, "The Plague" est un film intrigant. Ceux – dont je suis – qui n’aiment pas les films d’horreur auraient tort de s’en détourner. Bien qu’interdit aux moins de douze ans, "The Plague", en dépit de son titre et de son affiche, n’a en effet rien d’un film d’horreur.

Il joue sur plusieurs registres. C’est d’ailleurs ce qui fait son principal intérêt. Il joue avec les codes du film d’horreur, ou plutôt, pour être plus précis, avec ceux du body horror, comme "Grave", "Titane" ou "The Substance". Il joue aussi avec ceux du thriller, laissant planer le suspense sur l’issue plus ou moins dramatique de ce camp de vacances.

Mais "The Plague" est d’abord et avant tout – au point, c’est le reproche qu’on peut lui adresser, de se réduire à cela finalement – un film sur la pré-adolescence, sur le début de la puberté, sur le besoin irrépressible d’être accepté et adoubé par le groupe et la crainte maladive d’en être ostracisé.

Les enfants peuvent être d’une cruauté rare. On le sait depuis Sa majesté des mouches. Ben, le héros du film, en fait l’expérience. C’est un brave garçon dont les parents viennent de divorcer et qui a dû quitter Boston pour San Diego. À son arrivée dans le camp, il est choqué du sort réservé à Eli mais ne veut pas se couper du reste du groupe.

"The Plague" est un film malaisant qui nous replongera dans les affres d’une période de notre jeunesse dont beaucoup d’entre nous ont gardé un souvenir traumatisant. Amateurs de feel-good movies, passez votre chemin !
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 juin 2026
Le harcèlement scolaire : un sujet important, assez souvent traité au cinéma, parfois de façon remarquable comme dans "Después de Lucía", film de 2012 de Michel Franco ! Mais pourquoi le réalisateur américain Charlie Polinger a-t-il chois d'en faire un film qui tourne au fantastique, qui se rapproche d'un film d'horreur ? Pourquoi, surtout, l'avoir rendu particulièrement malsain ? Pourquoi, surtout, l'avoir rendu rendre si ennuyeux ?
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2026
Rien de bien original dans le propos du premier film du jeune Américain Charlie Polinger, qui nous propose une histoire de harcèlement dans un groupe de jeunes garçons en stage de .... water-polo.

Ce qui fait l'intérêt de cette première oeuvre, c'est l'incroyable maestria de la mise en scène, extrêmement précise, punchy et résolument moderne.

Le montage, la direction d'acteur et l'élégance des mouvements de caméra rendent la proposition tout à fait plaisante à suivre, si l'on n'est pas gêné par le sadisme débonnaire de ces jeunes mâles qui chassent en meute.

Quelque part entre Sa majesté des mouches et Black Swan (les aspects presque fantastiques, les mutilations corporelles), The plague est un coup de maître qui place Polinger dans le club des cinéastes à suivre absolument.

A noter que le casting des ados, emmené par le magnétique Everett Blunk, contribue grandement à la qualité de ce film, à la fois sensoriel et cérébral.

A voir absolument si vous le pouvez.
Ufuk K

620 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2026
"The Plague" récompensé l'an dernier au festival de Deauville (Grand Prix) est un thriller psychologique moyen dans l'ensemble. Le réalisateur américain Charlie Polinger livre avec son premier long-métrage une œuvre visuellement réussie et portée par de jeunes talents, mais qui s'avère malheureusement trop timide dans sa narration du harcèlement scolaire, laissant une impression de profondeur émotionnelle esquivée et une déception globale.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2026
La peste n’a pas besoin d’exister pour faire des dégâts, il suffit qu’un groupe décide d’y croire. Révélé à Un Certain Regard en 2025, The Plague est un thriller tendu sur la mécanique du harcèlement chez des garçons de douze ans : comment la violence s’organise, se légitime, se transmet et ce qu’il en coûte de la regarder sans bouger.

« Les corps ne mentent jamais. Dans la scène d'ouverture de The Plague, de jeunes garçons nagent sur place dans une piscine. Une contreplongée symbolique les observe battre des jambes pour ne pas se noyer, leurs têtes décapitées en apparence par la surface de l'eau, de simples corps en suspension, livrés à une physique implacable. C'est toute la mécanique du film en une image : tenir à flot dans un milieu qui vous dépasse, ou périr. »

« Et tout comme dans Un monde de Laura Wandel, le film expose avec efficacité la cruauté frontale et sous-jacente d'une masculinité en cours de construction. Et elle est brutale précisément parce qu'elle se cherche encore. Polinger convoque une adolescence désabusée et névrosée pour en étudier la complicité toxique, sans jamais réduire ses personnages à des archétypes. Eli n'est pas qu'une victime, c'est aussi un personnage complet, fascinant, presque insaisissable. Et Ben, lui, est pris en otage par les conventions sociales administrées par Jake, garçon de douze ans aux accents de gourou dont le pouvoir de persuasion sidère autant qu'il inquiète. »

« C'est là le vrai sujet moral du film : Ben endosse à la fois la casquette de victime et celle du déni. Il ne veut pas devenir l'un de ces garçons, mais il savoure ce que ça fait d'en être un. Ce déchirement, entre le besoin d'appartenance et ses propres codes moraux, est le moteur dramatique le plus puissant de The Plague, et il ne retombe jamais dans la facilité d'une résolution morale trop nette jusqu'à, presque, la fin. »

« Pourtant, The Plague n'en reste pas moins une œuvre d'une maîtrise formelle fascinante, dont la puissance dans la représentation du harcèlement et de ses mécaniques dépasse largement ces imperfections. Polinger filme l'enfance masculine sans nostalgie ni complaisance, avec la rigueur froide de celui qui sait exactement ce qu'il cherche à dire. Et quand les lumières se rallument, on réalise que l'on a, comme Ben, battu des jambes tout au long du film pour ne pas couler, sans jamais être tout à fait certain d'avoir vraiment touché le fond. »

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
lionelb30

543 abonnés 2 924 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2026
Film atypique par le sujet , l'ambiance et la musique. La tension est présente tout au long du film. Par contre , deception sur le résultat de cette tension.
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2026
Bien plus qu'un film sur le harcèlement scolaire, voici une œuvre prenante qui nous plonge (dans tous les sens du terme) dans les zones d'ombre de la pré-adolescence. Mise en scène magistrale, qui révèle un grand réalisateur.
Direct-actu.fr

390 abonnés 520 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2026
Un film de tension, l'esthétique sonore et photographique rappelle le monde de l'horreur, le montage très fluide et les plans aquatiques apportent une dimension presque horrifique. Finalement, il n'y a rien de plus monstrueux que la cruauté des jeunes et des ados. Une réussite sur le fond et la forme : le développement de la crise, du conflit et la somatisation étrange. Quant au casting, il est constitué de talents surprenants qui feront certainement parler d'eux !

(projection presse)
garnierix

306 abonnés 600 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juin 2026
Avis mitigé, car l'auteur est tout sauf ordinaire avec (du début à la fin) une image digne d'un concours photo et un son comme annonçant une horreur à venir (on a aimé les deux). Mais cette esthétique visuelle et sonore, est-elle adaptée au contexte d'une école et d'un sujet sur le harcèlement ?

Ce doute s'ajoute au malaise d'une histoire, dont l'origine est vraisemblable (celui qui a la rage), mais dont la conclusion ne conclut rien (d'autant que le pestiféré zéro s'avère être un cas psy, ou un extraterrestre). Où nous a-t-on baladé finalement ?

Et c'est sans parler du défaut majeur du film : mettre des mots d'adultes bien mâtures dans la bouche d'ados (pour ne pas dire d'enfants), ça rend le dialogue non crédible, et le film invraisemblable. Cela dit, ces pré-ados jouent particulièrement bien, il faut le dire.
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2026
Terrifiant, scotchant, ce film est un chef d'œuvre dans la mise en scène, le scénario et les interprétations, il touche des sujets importants et le ressenti des sentiments est présent à tout moment
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 476 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2026
Aucun point de vue, sur un sujet passionnant quel celui du harcèlement scolaire. Le cinéaste tente maladroitement de développer un scénario fragile et superficiel qui tient pendant les vingt premières minutes.

Quelques scènes ici ou là évitent à " the plague " l'effondrement presque total, une fois passée la mise en place du sujet.

Voisins au plan thématique, on en profitera pour visionner, de nouveau le très bon " Despues de Lucia " du mexicain Michel Franco ou " Sa majesté des mouches " l'adaptation du roman de William Golding par Peter Brook, auprès duquel ce " the plague" fait figure de film de fin d'études, d'étudiant en école de cinéma, classé vraisemblablement parmi les derniers de sa promo.

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