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Nicolas
69 critiques
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2,5
Publiée le 17 août 2026
The Plague est un film qui met mal à l'aise du début à la fin. La musique accompagne très bien cette atmosphère particulière et renforce encore davantage le malaise.
On se retrouve surtout dans la position de spectateur, dans l'attente de savoir ce qui va se passer ensuite, sans réellement comprendre où le film veut nous emmener. J'ai eu l'impression que le réalisateur avait fait un film très personnel, presque comme une manière de se vider la tête ou de faire sortir quelque chose qu'il avait en lui, plutôt que de chercher à faire une œuvre destinée à plaire au plus grand nombre.
C'est une expérience assez particulière, mais je n'aurais ni besoin ni envie de le revoir une deuxième fois. Honnêtement, je ne vois même pas vraiment à qui je pourrais le recommander autre qu’un cinéphile aimant les films indépendants.
Le thème est bien classique et aurait mérité une autre vision. La musique est horripilante et ressemble à un crin-crin. Les jeunes acteurs sont un peu trop têtes à claques. Dommage. Vu au festival de Deauville.
Vu aux Êtats Unis en janvier, ça aurait pu être un très bon film, malheureusement tout est passé au filtre Netflix, manquent une ambience atypique et une tension.
Vu lors du Festival FIJA. Bon film sur le harcèlement au sein d'un sport étude de water polo; avec l'évolution du personnage principal qui après avoir été harcelé devient à son tour harceleur.
Le film traite du sujet de l'adolescence, dans toutes ses dimensions. La violence à la fois psychologique et physique avec laquelle celle-ci peut être vécue. Mais aussi la cruauté entre adolescents, doublée de la difficulté à exprimer les émotions et les malaises, démultipliés à cette période de nos vies. Superbes images, beaucoup de plans graphiques qui mettent en valeur l'architecture du complexe nautique, super lumière, acteurs incroyables. Malaisant car sujet traité avec la violence "nécessaire", mais magistral.
J’ai mis la note de "nul" soit la moitié d’une étoile sur The Plague et je ferais en sorte d’être bien précis sans spoiler (bien qu’il n’y a pas grand choses à spoiler dans ce film) XD
Pour commencer The Plague se veut clairement comme un film d’auteur, mais pour le coup complètement à jeter ! Vous verrez QU’UN SEUL ADULTE pendant tout le long du film qui joue un prof de sport et le tout pour surveiller - évidemment - tout un tas de gosses tous plus énervants les uns que les autres, et comme si c’était pas suffisamment grave comme ça, le tout dans un immense centre pour ados où je vous assure qu’il n’y a que le prof de sport et rien d’autres MDR. Une centre d’écolier tout en entièrement où mise à part du "sport", cherchez même pas à essayer d’imaginer qu’il pourrait y avoir d’autres adultes avec pour chacun une discipline bien à eux. Non, non et non. Vous ne rêvez pas, un centre d’écoliers où vous verrez qu’un seul adulte (prof de sport) pour gérer tout un établissement scolaire, et le pire c’est complètement ça. De mémoire, j’ai jamais vu un film comme celui- avec toutes sortes d’incohérences. Ah puis la bande son (appelons là comme ça) vous pouvez entendre d’entrés de jeu - et c’est clairement pas de la musique de films - entendre des sons au synthé bien énervent au point d’être tenté de faire "mute" sur votre télécommande tellement c’est de la purge à ce taper cette horreur en guise de "musique", et sachant en plus qu’il y a pas mal de passages dans The Plague où on peut entendre des énormités pareils !!
Le scénario va vraiment pas chercher bien loin, en réalité ça fait plus dans les moqueries et harcèlement MAIS sur fond de peste. Déjà que ce film est nul, mais reste cette impiternelle question: peste ou pas peste dans cette histoire ? Bah sans cherchez à vous sployer, c’est simple si vous avez l’intentions de voir ce film, d’avance je vous le dit, vous ne saurez à aucun moment si peste il y a ou pas ! La fin du film c’est un sale délire bien long et avec du sons qui est bien degeux et qui traine en longueur. Du coup, au moment l’apparition du générique de fin. Le premier du truc qui vient à l’esprit c’est "Oh comme ça du bien quand ça s’arrête". D’ailleurs, The Plague peut complètement se résumer à ça sens bien strict du terme: «Bon, j’ai vu une belle daube, maintenant je peux revendre mon blu-ray dans le Easy-Cash du coin» ^^
Dans un camp d’été, l’un des adolescents est marginalisé par ses camarades, accusé d’être porteur de la peste. Petit à petit, les frontières avec la réalité se brouillent, pour laisser place à un jeu impitoyable…
Dévoilé au Festival de Cannes 2025, dans la section "Un Certain regard", le film bénéficie (enfin) d'une exploitation en salle. Notre patience aura été mise à rude épreuve.
L’adolescence, la puberté et le passage à l’âge adulte sont autant d’éléments qui viennent se télescoper chez les jeunes adolescents. C’est à travers ce thriller psychologique que Charlie Polinger réalise son premier long-métrage, adapté de l'un de ses courts-métrages (Sauna - 2018). Il nous plonge de plein fouet dans les affres de l’adolescence, entre l'innocence, la vulnérabilité des uns et la violence des autres.
The Plague (2026) nous fait vivre de l’intérieur le trauma vécu par un jeune garçon qui intègre un camp d’été de water-polo. Il ne tarde pas à découvrir que derrière les rires et les boutades se cache un harcèlement insidieux et soigneusement entretenu par l’effet de groupe. Une sorte de rite initiatique pour toute nouvelle recrue qui veut se sentir intégré au sein de la meute.
La masculinité toxique n’est pas l’apanage des adultes, comme vient de nous le rappeler à juste titre le film de Charlie Polinger. Même chez les adolescents, elle pointe déjà le bout de son nez, entre humiliation, harcèlement et exclusion, il ne fait pas bon vivre dès lors que l’on est différent et/ou que l’on s’écarte du troupeau. Le réalisateur s’est inspiré de ses propres souvenirs (de ses journaux intimes) pour accoucher de ce thriller palpitant, superbement incarné par toute une ribambelle de jeunes acteurs débutants et saisissants (mention spéciale à Everett Blunck et au troublant Kayo Martin).
Charlie Polinger débute son film dans une immersion clinique et réaliste d'un stage de water-polo mais très vite il impose un virage vers le thriller psychologique jusqu'à initier des éléments du fantastique. Mais dans un premier temps on reste surtout perplexe par les enfants qui semblent obnubilés uniquement par le sexe et la jouissance (?!). Autant en 2026 après deux décennies de smartphone, de réseaux sociaux et d'internet ou pourrait en débattre on est loin de trouver ça convaincant, probant ou légitime pour ce film dont l'histoire est censé se dérouler en 2003 et c'est peu de le dire. La vraie force du film est cette façon de disséquer le processus du harcèlement, une mécanique qui fait froid dans le dos accentuer par une mise en scène clinique qui prend son temps et une bande-son inspiré du film d'horreur qui accentue la tension puis la sensation que le drame peut surgir à tout instant. L'autre excellent point repose sur les enfants qui ne surjouent jamais, qui oscillent toujours entre le naturel joueur en plan large et les instants figés où les regards ou les petits tics en disent si long. On est un peu décontenancé par le choix de la scène finale, comme une petite leur d'espoir qui ne correspond pas à la lente descente aux enfers que raconte pourtant le film. Site : Selenie
Le silence sous l'eau d'une piscine. Puis le fracas des petits corps qui y plongent. Ceux d'une équipe de water-polo de pré-adolescents, dont les jambes ne cessent de remuer pour rester à la surface de l'eau mais aussi, et c'est là toute la symbolique qui ne quittera plus "The Plague", de se débattre pour juguler un mal-être où la cruauté d'autrui peut parfois engloutir sa propre quête de soi.
Récemment débarqué de Boston, Ben intègre ce camp d'entraînement de water-polo où il découvre que la plupart des élèves se sont ligués contre l'un des leurs, Eli, accusé d'être atteint de "la Peste" à cause de ses éruptions cutanées. Si, par souhait de se conformer aux comportements de la bande d'enfants (et plus particulièrement à celui de Jack, son exécrable leader), Ben accepte d'abord de participer au rejet perpétuel que subit Eli de la part de ses camarades, il devient vite très dur pour lui de l'accepter.
Doté d'une bande originale et d'une narration particulièrement anxiogènes, "The Plague" n'est pas à proprement parler un film de genre mais il est pourtant réalisé comme un thriller psychologique glaçant, où le pire menace d'arriver à tout instant. Nous mettant instantanément dans la peau du parfait outsider que représente son jeune héros Ben, Charlie Polinger nous convie à son intégration mouvementée à l'intérieur de ce qui peut s'apparenter à la hiérarchie d'une meute pré-pubère, gouvernée par les comportements puérils et leurs débordements plus ou moins conscients de groupe, où la recherche d'identité et d'acceptation en son sein passe par des discussions/défis futiles, des blagues nauséabondes aux accents virilistes (un groupe voisin de nageuses adolescentes est le centre de gravité de leurs remarques sexuelles débridées) et, surtout la destruction de l'autre si celui-ci ne choisit pas de se conformer aux règles établies ou présente une quelconque différence. Un système de caste ignoble donc, couvé dans l'entre-soi de l'enfance sur lequel les adultes n'ont aucune emprise malgré leurs règles et leurs leçons de morale (la position de l'entraîneur joué par Joel Edgerton, seul véritable socle et rempart adulte présent dans le le film, ne fait que se fragiliser au fil des évènements).
Devenu le bouc-émissaire de la bande de Jack à cause de simples problèmes de peau (que l'on imagine facilement imputable au stress permanent qu'il subit du fait des brimades), l'isolement au quotidien d'Eli le conduit, lui, à adopter des comportements de plus en plus étranges et anti-conformistes pour le commun des mortels, ce que le film traduit de façon très intelligente par une forme de spirale où son statut de "pestiféré" ne peut qu'amplifier son impossible remontée à la surface de sa solitude, le condamnant toujours plus à devenir un "freak" infréquentable aux yeux de tous.
Passé l'introduction de Ben à l'intérieur de la violence de ce système entretenue savamment par Jack en alpha se délectant de son statut de meneur, le regard plus rationnel du garçon va évidemment en faire aussi une anomalie toute désignée par sa compassion grandissante pour Eli et ainsi nous entraîner à assister peu à peu à sa déchéance vis-à-vis du groupe. Écartelé entre le besoin de se forger une identité à travers l'aliénation de la meute et sa nature autrement plus sensible (juste humaine et éclairée) qui le place de facto à sa marge, la "contamination" dont va être victime Ben entraîne "The Plague" vers de véritables sommets d'une noirceur implacable, traitant le déboussolement identitaire brutal de son jeune héros comme une perte de repères quasi-schizophrénique, adulte, littéralement traduite par un final d'une puissance folle où, au discours de reproches sous couvert d'auto-analyse suivra une géniale séquence dévastatrice, une forme de transe en parallèle d'une autre, signature d'un point de non-retour que l'on savait presque inéluctable dans la montée en puissance des évènements.
Cette histoire méritait donc bien d'être racontée comme Charlie Polinger l'aborde, par le prisme d'une vision de l'horreur sociale brute et parfois trop insoupçonnée qui peut gouverner les plus jeunes sous les œillères que se met le monde adulte à leur égard. On sort de "The Plague" comme infecté par le marasme de tortures psychologiques subies par Ben, à terre, décontenancé... Le signe d'un film décidément pas comme les autres, ayant réussi à nous engloutir avec lui sans que l'on puisse se débattre à notre tour.
Une dizaine de jeunes joueurs de water-polo de douze-treize ans participent durant l’été 2003 à un stage d’été dans un complexe sportif californien. L’un d’entre eux, Eli, souffre d’eczéma et est ostracisé par ses camarades.
Sélectionné dans la section Un certain regard l’an passé à Cannes, Grand Prix et prix de la critique à Deauville, "The Plague" est un film intrigant. Ceux – dont je suis – qui n’aiment pas les films d’horreur auraient tort de s’en détourner. Bien qu’interdit aux moins de douze ans, "The Plague", en dépit de son titre et de son affiche, n’a en effet rien d’un film d’horreur.
Il joue sur plusieurs registres. C’est d’ailleurs ce qui fait son principal intérêt. Il joue avec les codes du film d’horreur, ou plutôt, pour être plus précis, avec ceux du body horror, comme "Grave", "Titane" ou "The Substance". Il joue aussi avec ceux du thriller, laissant planer le suspense sur l’issue plus ou moins dramatique de ce camp de vacances.
Mais "The Plague" est d’abord et avant tout – au point, c’est le reproche qu’on peut lui adresser, de se réduire à cela finalement – un film sur la pré-adolescence, sur le début de la puberté, sur le besoin irrépressible d’être accepté et adoubé par le groupe et la crainte maladive d’en être ostracisé.
Les enfants peuvent être d’une cruauté rare. On le sait depuis Sa majesté des mouches. Ben, le héros du film, en fait l’expérience. C’est un brave garçon dont les parents viennent de divorcer et qui a dû quitter Boston pour San Diego. À son arrivée dans le camp, il est choqué du sort réservé à Eli mais ne veut pas se couper du reste du groupe.
"The Plague" est un film malaisant qui nous replongera dans les affres d’une période de notre jeunesse dont beaucoup d’entre nous ont gardé un souvenir traumatisant. Amateurs de feel-good movies, passez votre chemin !
Le harcèlement scolaire : un sujet important, assez souvent traité au cinéma, parfois de façon remarquable comme dans "Después de Lucía", film de 2012 de Michel Franco ! Mais pourquoi le réalisateur américain Charlie Polinger a-t-il chois d'en faire un film qui tourne au fantastique, qui se rapproche d'un film d'horreur ? Pourquoi, surtout, l'avoir rendu particulièrement malsain ? Pourquoi, surtout, l'avoir rendu rendre si ennuyeux ?
Rien de bien original dans le propos du premier film du jeune Américain Charlie Polinger, qui nous propose une histoire de harcèlement dans un groupe de jeunes garçons en stage de .... water-polo.
Ce qui fait l'intérêt de cette première oeuvre, c'est l'incroyable maestria de la mise en scène, extrêmement précise, punchy et résolument moderne.
Le montage, la direction d'acteur et l'élégance des mouvements de caméra rendent la proposition tout à fait plaisante à suivre, si l'on n'est pas gêné par le sadisme débonnaire de ces jeunes mâles qui chassent en meute.
Quelque part entre Sa majesté des mouches et Black Swan (les aspects presque fantastiques, les mutilations corporelles), The plague est un coup de maître qui place Polinger dans le club des cinéastes à suivre absolument.
A noter que le casting des ados, emmené par le magnétique Everett Blunk, contribue grandement à la qualité de ce film, à la fois sensoriel et cérébral.
"The Plague" récompensé l'an dernier au festival de Deauville (Grand Prix) est un thriller psychologique moyen dans l'ensemble. Le réalisateur américain Charlie Polinger livre avec son premier long-métrage une œuvre visuellement réussie et portée par de jeunes talents, mais qui s'avère malheureusement trop timide dans sa narration du harcèlement scolaire, laissant une impression de profondeur émotionnelle esquivée et une déception globale.
La peste n’a pas besoin d’exister pour faire des dégâts, il suffit qu’un groupe décide d’y croire. Révélé à Un Certain Regard en 2025, The Plague est un thriller tendu sur la mécanique du harcèlement chez des garçons de douze ans : comment la violence s’organise, se légitime, se transmet et ce qu’il en coûte de la regarder sans bouger.
« Les corps ne mentent jamais. Dans la scène d'ouverture de The Plague, de jeunes garçons nagent sur place dans une piscine. Une contreplongée symbolique les observe battre des jambes pour ne pas se noyer, leurs têtes décapitées en apparence par la surface de l'eau, de simples corps en suspension, livrés à une physique implacable. C'est toute la mécanique du film en une image : tenir à flot dans un milieu qui vous dépasse, ou périr. »
« Et tout comme dans Un monde de Laura Wandel, le film expose avec efficacité la cruauté frontale et sous-jacente d'une masculinité en cours de construction. Et elle est brutale précisément parce qu'elle se cherche encore. Polinger convoque une adolescence désabusée et névrosée pour en étudier la complicité toxique, sans jamais réduire ses personnages à des archétypes. Eli n'est pas qu'une victime, c'est aussi un personnage complet, fascinant, presque insaisissable. Et Ben, lui, est pris en otage par les conventions sociales administrées par Jake, garçon de douze ans aux accents de gourou dont le pouvoir de persuasion sidère autant qu'il inquiète. »
« C'est là le vrai sujet moral du film : Ben endosse à la fois la casquette de victime et celle du déni. Il ne veut pas devenir l'un de ces garçons, mais il savoure ce que ça fait d'en être un. Ce déchirement, entre le besoin d'appartenance et ses propres codes moraux, est le moteur dramatique le plus puissant de The Plague, et il ne retombe jamais dans la facilité d'une résolution morale trop nette jusqu'à, presque, la fin. »
« Pourtant, The Plague n'en reste pas moins une œuvre d'une maîtrise formelle fascinante, dont la puissance dans la représentation du harcèlement et de ses mécaniques dépasse largement ces imperfections. Polinger filme l'enfance masculine sans nostalgie ni complaisance, avec la rigueur froide de celui qui sait exactement ce qu'il cherche à dire. Et quand les lumières se rallument, on réalise que l'on a, comme Ben, battu des jambes tout au long du film pour ne pas couler, sans jamais être tout à fait certain d'avoir vraiment touché le fond. »
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Film atypique par le sujet , l'ambiance et la musique. La tension est présente tout au long du film. Par contre , deception sur le résultat de cette tension.