Bien plus qu'un film sur le harcèlement scolaire, voici une œuvre prenante qui nous plonge (dans tous les sens du terme) dans les zones d'ombre de la pré-adolescence. Mise en scène magistrale, qui révèle un grand réalisateur.
Un film de tension, l'esthétique sonore et photographique rappelle le monde de l'horreur, le montage très fluide et les plans aquatiques apportent une dimension presque horrifique. Finalement, il n'y a rien de plus monstrueux que la cruauté des jeunes et des ados. Une réussite sur le fond et la forme : le développement de la crise, du conflit et la somatisation étrange. Quant au casting, il est constitué de talents surprenants qui feront certainement parler d'eux !
Avis mitigé, car l'auteur est tout sauf ordinaire avec (du début à la fin) une image digne d'un concours photo et un son comme annonçant une horreur à venir (on a aimé les deux). Mais cette esthétique visuelle et sonore, est-elle adaptée au contexte d'une école et d'un sujet sur le harcèlement ?
Ce doute s'ajoute au malaise d'une histoire, dont l'origine est vraisemblable (celui qui a la rage), mais dont la conclusion ne conclut rien (d'autant que le pestiféré zéro s'avère être un cas psy, ou un extraterrestre). Où nous a-t-on baladé finalement ?
Et c'est sans parler du défaut majeur du film : mettre des mots d'adultes bien mâtures dans la bouche d'ados (pour ne pas dire d'enfants), ça rend le dialogue non crédible, et le film invraisemblable. Cela dit, ces pré-ados jouent particulièrement bien, il faut le dire.
Terrifiant, scotchant, ce film est un chef d'œuvre dans la mise en scène, le scénario et les interprétations, il touche des sujets importants et le ressenti des sentiments est présent à tout moment
Aucun point de vue, sur un sujet passionnant quel celui du harcèlement scolaire. Le cinéaste tente maladroitement de développer un scénario fragile et superficiel qui tient pendant les vingt premières minutes.
Quelques scènes ici ou là évitent à " the plague " l'effondrement presque total, une fois passée la mise en place du sujet.
Voisins au plan thématique, on en profitera pour visionner, de nouveau le très bon " Despues de Lucia " du mexicain Michel Franco ou " Sa majesté des mouches " l'adaptation du roman de William Golding par Peter Brook, auprès duquel ce " the plague" fait figure de film de fin d'études, d'étudiant en école de cinéma, classé vraisemblablement parmi les derniers de sa promo.
Dans un camp d’été de Water-Polo un jeune garçon arrivé dans une équipe déjà formée et doit trouver sa place. L’adolescence est l’un des plus beaux âges de la vie mais aussi l’un des plus cruels. Ce film aquatique parle du harcèlement, du phénomène de bande et plonge aux sources de la masculinité toxique. Le casting est efficace puisqu’on mettrait bien des claques à certains mômes et en sortant de la salle ont a envie de crier aux parents « Éduquez vos garçons! »
Un film d’une densité exceptionnelle, qui arrive à nous mettre mal à l’aise en permanence au vu du sujet traité. La réalisation est inspirée, comme tous les jeunes acteurs sont impressionnants et la bande son hallucinante. Un film à ne pas manquer.
Ai vu « The Plague » (La peste) du metteur en scène américain Charlie Polinger dont c’est le premier film. Le film a été présenté au Festival de Cannes 2025 dans la sélection Un Certain Regard et a obtenu le Grand Prix du jury et Prix de la Critique au Festival de Deauville, la même année. Polinger réussit avec maestria a créer un univers personnel qui mêle le thriller, le drame psychologique avec un brin de fantastique. Lors d’un stage de water-polo, nous suivons un groupe de jeunes adolescents entre 12 et 13 ans. Le réalisateur observe à la loupe comment dans un groupe, un individu prend le rôle de leader et comment celui-ci désigne une victime qui sera le bouc-émissaire. Jake (magnifique tête à claques Kayo Martin) propage la rumeur que le solitaire et un peu étrange Eli (Kenny Rasmussen) a la peste. Tout le groupe va le mettre à l’écart, le brimer… Ben (incroyable Everett Blunck) refuse de croire à cette rumeur, mais parce qu’il a un défaut de prononciation et qu’il est végétarien il à lui-même peur de devenir la prochaine cible du groupe impitoyable. Polinger filme dans la piscine d’entrainement avec une caméra sub-aquatique les jeunes garçons comme un banc de requins sauvages et inquiétants. Tout le film est dans un monochrome superbe de bleu-gris argenté. La métaphore est assez bien vue, lors de ce stage il faut absolument surnager à tout prix. Celui qui prend la tasse se noiera socialement. Un seul adulte est présent dans le casting, c’est Joel Edegerton en entraineur qui sort des sentiers battus. Le scénario est implacable et très bien construit. La musique apporte encore plus d’étrangeté et d’inquiétude par des choeurs contemporains à capella. La mise en scène est toujours inventive même si parfois elle peut être un peu répétitive et complaisante. La grande force de ce premier film est un casting hallucinant où les jeunes comédiens sont confrontés à une partitions délicate et subtile. Everett Blunck est une véritable révélation. Il est magnétique, très puissant dans son jeu et hypnotise le spectateur avec son visage polymorphe. Je suis impatient de revoir cet acteur qui a une très belle carrière devant lui. Un film brillant, fort et complexe qui décortique sans manichéïsme les phénomènes de la rumeur et du harcèlement scolaire. J’ai adoré.
Le film décortique admirablement les mécanismes de bande du harcèlement, porté par un remarquable casting de jeunes acteurs et une mise en scène envoutante.
Impressionnant de maîtrise, remarquablement mis en scène, ce premier long-métrage de Charlie Polinger nous plonge au cœur d'un camp d'été où une dizaine de pré-adolescents s'entraînent pour constituer une équipe de water-polo. Porté par de jeunes acteurs époustouflants, The plague est surtout une superbe étude sur la fabrique de la masculinité toxique et de la structuration des comportements de harceleurs – qui nous guettent toutes et tous, dans la position de harcelé comme dans celle de harceleur. En cela, il dissèque avec une grande pertinence les mécaniques de groupe et de leurs potentiels de persécution. Fin, subtil et sans tabou, ce film qui emprunte par moment les codes du thriller horrifique est une magnifique ode à la tolérance.
Gentillet, et même très propre sur lui, ce film semble ne pas vraiment vouloir aborder son sujet. Ça ne décolle jamais et moi, face à ces scènes toutes déjà vues 1000 fois dans 100 teen movies, je baille.
je m'attendais a voir un film sur une pandémie au sein d'une école, alors qu'il s'agit d'un huit clos sur le Harcèlement scolaire filmé comme un quasi film d'horreur. On pense à Sa Majesté des mouches bien entendu, mais aussi à Éléphant de Gus Van sant (la caméra qui suit de dos les ados) à Full Metal Jacket aussi (pas besoin d'expliquer pourquoi.) . Le film très anxiogène et angoissant ne laisse pas indifférent et nous rappelle que l'adolescence est pour beaucoup qui l'ont vécu une partie de non plaisir absolue ! Chapeau à la direction d'acteurs, tous les protagonistes et les 2 rôles principaux particulièrement sont tout a fait bluffant d'intensité et de justesse